Un coeur simple

Un coeur simple

Inspire des souvenirs d’enfance de Gustave Flaubert, « Un C? ur Simple », est une nouvelle qui expose bien les valeurs de l’epoque ou les conventions imposent leur dictature supreme. Dans ce premier recit du recueil Trois Contes, le theme de la religion est au centre de l’histoire. L’Eglise, maitre de leurs destines, regne sur la vie de Felicite, celles des personnages secondaires ainsi que de la societe elle-meme. Tout d’abord, la vie de Felicite, l’heroine de « Un C? ur Simple », est dictee presqu’entierement par la religion. Ses journees se passent au rythme des cloches, et jamais elle ne s’en indigne.

Routine qui ne change a peine a travers les annees, Felicite se laisse porter a travers les evenements avec une soumission a toute epreuve. « Elle se levait des l’aube, pour ne pas manquer la messe. » Une constance quotidienne, sans arriere pensee, qui etait effectuee avec candeur. « Quand elle avait fait a la porte une genuflexion, elle s’avancait sous la haute nef entre la double ligne des chaises, ouvrait le banc de Mme Aubain, s’asseyait, et promenait ses yeux autour d’elle » L’imparfait use dans cette citation montre l’habitude qu’a Felicite d’assister a ce rituel.

Repetant les memes gestes a chaque fois, elle ne se

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lasse pas et la monotonie de son existence n’effleure pas son esprit. De plus, sa ferveur n’est pourtant pas inspiree par la culpabilite, semblant plutot venir de sa jeunesse difficile ou elle trouve refuge dans ses devotions quotidiennes emmurees dans leur rigidite perpetuelle. La religion est rassurante pour ce personnage principal qui a grandi prive d’amour. «Felicite, en passant pres du Calvaire, voulut recommander a Dieu ce qu’elle cherissait le plus ; et elle pria pendant longtemps, debout, la face baignee de pleurs, les yeux vers les nuages. Cet extrait manifeste la foi qui l’habite, convaincue que prier Dieu est la seule option offerte afin de proteger les etres chers a son c? ur deja meurtri par les malheurs passes. Elle peut puiser du reconfort dans ses prieres, en ayant l’assurance de toujours pouvoir se tourner vers la religion en cas de detresse. C’est egalement la principale source de distraction de cette servante, qui voit son calendrier ponctue d’evenements ou elle n’est jamais le centre mais qu’une figurante docilement satisfaite.  …des annees s’ecoulerent, toutes pareilles, et sans autres episodes que le retour des grandes Fetes, Paques, l’Assomption, la Toussaint. » Les fetes religieuses sont les seules choses qui font varier son horaire, sans qu’elle en soit moindrement contrariee. Soumise sans dessein qui serait a son avantage, Felicite est l’incarnation meme de la bonne chretienne. « … la communion. Elle la recut devotement, mais n’y gouta pas les memes delices. » Felicite ne ressent pour elle-seule un moment de beaute pure relie a la religion que dans les dernieres secondes de sa vie.

Dans sa douce decente vers la mort, elle est atteinte de surdite et devient aveugle, associant le seigneur a son defunt perroquet, Loulou. Son unique instant de vrai bonheur a lieu lorsqu’elle inspire l’encens des paroissiens qui celebre une fete religieuse dans sa cour, et qu’elle croit entrevoir, a l’instant de sa mort, comme le sauveur lui ouvrant les portes du ciel, un gigantesque perroquet. « quand elle exhala son dernier souffle, elle crut voir, dans les cieux entrouverts, un perroquet gigantesque, planant au-dessus de sa tete. Donc, pour Felicite, la religion est centrale dans son existence, etant sa routine, son refuge, ses loisirs et son bonheur. Ensuite, la religion a la main mise sur la societe dans son ensemble, prescrivant ses conventions et le quotidien des citoyens. Dans « Un C? ur Simple », toutes les activites des gens se font en fonction des convenances. « Les garcons a droite, les filles a gauche, […] derriere le tabernacle, un groupe en bois representait saint Michel terrassant le dragon. » Sans remise en question, tout est soumis a un ordre precis selon les lois de l’Eglise.

Ainsi, toutes les visites, loisirs et autres sont regies en prenant compte des messes et offices religieux. De plus, l’on peut remarquer l’emprise de ces croyances dans la famille de Mme Aubain, qui se resout a se separer de ses enfants, puisqu’il est normal d’envoyer son fils dans un college et primordial pour son education de mettre dans un couvent sa fille. « Mme Aubain voulait faire de sa fille une personne accomplie ; […] elle resolut de la mettre en pension chez les Ursulines de Honfleur. Cela montre le role de la religion dans la societe de l’epoque, le seul moyen d’etre eduquer etant d’etudier avec des membres de l’Eglise. C’est aussi Elle qui dictent tous les rituels accomplis, du bapteme aux derniers sacrements. Que ce soit pour une Fete ou des funerailles, les procedures sont suivies a la lettre. « Apres la messe, il fallut encore trois quarts d’heure pour atteindre le cimetiere. Paul marchait en tete, et sanglotait. M. Bourais etait derriere, ensuite les principaux habitants, les femmes, couvertes de mantes noires, et Felicite. Cette scene montre l’importance des actions posees, dans un ordre rigide puisque les hommes marchent devant, suivi des femmes et ensuite de Felicite, dans une hierarchie stricte, sans revolte. Personne pour s’offusquer de cette organisation imposante, obeissant ses lois au doigt et a l’? il, la religion decide de tout dans la societe convenable de la nouvelle de Flaubert. Pour finir, le theme de la religion est au centre de « Un C? ur Simple », puisque celle-ci est la principale fondation des personnages de l’histoire. Avec son emprise bien installee, l’Eglise dirige la societe et chaque individu.

On retrouve le merveilleux associe a la religion, le JesusPerroquet de Felicite dans « Un C? ur Simple », par exemple, dans le conte La Legende de St Julien, egalement dans Trois Contes de Flaubert, alors que le personnage principal recoit des propheties d’animaux. Toutes les citations proviennent de « Un C? ur Simple » http://fr. wikisource. org/wiki/Un_C%C5%93ur_simple#III Marie-Pier Joly 6130983 Dissertation Un C? ur Simple Travail presente a M, Gilles Lacombe Dans le cadre du cours FRA1748 Vendredi 18 fevrier 2011 Universite d’Ottawa