Twitter et les reseaux sociaux

Twitter et les reseaux sociaux

| | |Dans quelle mesure Twitter et les reseaux sociaux remettent-ils en cause la maniere de faire du journalisme aujourd’hui ? | |[pic] | | | | | | |Histoire des medias | Sommaire 1/ Introduction ……………………………………………………………… 3 2/ Un nouveau media ……………………………………………………. 4 / De nouvelles competences ………………………………………….. 4 4/ Des avantages indeniables …………………………………………. 4 5/ Reseaux sociaux : une mine de dangers ………………………….. 5 6/ De nouveaux enjeux …………………………………………………… 6 7/ L’information internationale …………………………………………. 6 8/ Les reseaux sociaux, nouvelles sources d’informations pour les journalistes …………………………………………………………………… 7 9/ Conclusion ……………………………………………………………… 8 10/ Sources ………………………………………………………………….. 9 1/Introduction L’avenement du web a bouleverse les codes etablis et fait evoluer de nombreux metiers.

Qu’ils le veuillent ou non, les journalistes ont aussi vu leur profession changer, peut-etre meme plus que les autres… Nouveaux supports, nouvelles competences. Les reseaux sociaux se montrent relativement efficaces pour diffuser rapidement des informations. Que l’on aime ou pas, le debat est ailleurs. Le phenomene existe bel et bien. Comment doivent se positionner les journalistes face a ces nouveaux outils? Qui sont les journalistes de demain ? On observe, depuis bientot deux decennies, une hausse exponentielle des vocations journalistiques chez les jeunes francais.

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sont ceux qui veulent exercer cette mythique profession. Pour ces nouvelles generations, la possibilite de donner son avis, au plus grand nombre, sur le monde et les evenements qui le secouent apparait comme un veritable leitmotiv. Les candidats aux concours des grandes ecoles de journalisme sont chaque annee plus nombreux mais les places sont aujourd’hui tres cheres. L’apparition de ces reseaux sociaux apparait alors comme la reponse a ce besoin inconditionnelle de commenter les faits de societe. Panorama des medias sociaux pic] 2/Un nouveau media Avec la democratisation d’Internet. Arrivee dans les premiers foyers francais au milieu des annees 90, cette nouvelle technologie s’impose rapidement comme l’outil du debut du 21eme siecle. Entreprises, associations et administrations s’engouffrent alors dans la breche. Face au nombre croissant d’utilisateurs, elles cherchent toutes a mettre en place des services en ligne. Les grands groupes mediatiques sont parmi les premiers a avoir vu dans le web, la possibilite de creer de nouveaux relais de croissance.

Progressivement, Internet s’est impose comme un support mediatique a part entiere, et non plus seulement comme la vitrine des medias traditionnels. On a ainsi pu observer la creation de sites, dont le contenu redactionnel n’est disponible qu’en ligne. C’est l’aubaine revee pour les apprentis journalistes, en quete de travail et de reconnaissance. Enfin des entreprises ont besoin d’eux ! Mais sont-ils prets ? Ont-ils les competences pour exercer leur metier sur ce nouveau support ? 3/De nouvelles competences Internet a metamorphose la sphere mediatique.

Mais quelles sont les consequences de sa democratisation sur le travail des journalistes ? On souligne alors des formes redactionnelles adaptees a ce nouveau media. Contrairement a un journal, dont l’usage importe peu une fois achete, un site d’information en ligne se doit de capter son lecteur pour ne plus le lacher ! Ainsi les articles plus courts, les titres plus accrocheurs, la parole plus vivante, a l’image de ce media chaud. Cependant chaque entreprise de presse possede ses propres codes redactionnels, en fonction de son lectorat et des choix de ses dirigeants, on ne peu donc rien generaliser.

Reste que tous s’accordent a dire que le journalisme en ligne est, par essence, multi-mediatique. On peu parler d’une ecriture en « quatre dimensions » : il faut, bien souvent, ajouter au texte de la photo, une illustration, du son et meme de la video. C’est souvent le meme journaliste qui doit tout gerer et produire tout ce dont il a besoin pour completer son article. Encore une fois, l’idee que le reporter doit etre polyvalent et multimedia. De nouvelles aptitudes professionnelles, auxquelles beaucoup ne sont pas prepares. /Des avantages indeniables Les reseaux sociaux offrent aux journalistes de nombreux avantages. Premierement, ils leur permettent de toute evidence d’etendre leurs reseaux de connaissances. Mais ils leur offrent aussi la possibilite d’exercer une sorte de « veille » sur la toile. Aujourd’hui, on peut  tout trouver sur Internet, le meilleur comme le pire. Il est donc tout a fait indispensable pour les nouveaux journalistes de connaitre et d’utiliser ces nouveaux outils qui sont a leur disposition, tels les flux RSS. Autre avantage, la vitesse.

Les reseaux sociaux prouvent chaque jour leur grande efficacite en la matiere. Le cote seducteur de ces nouvelles technologies est egalement un facteur a prendre en compte. Pouvoir consulter les mises a jour sur son « iPhone » ou sur tout autre Smartphone a la mode reste tres attirant et pratique, egalement pour les journalistes. Dans le debat qui oppose la course a la vitesse au retour a l’analyse que demande le citoyen ? A cela, deux visions sont possibles. D’un cote, notre societe de l’instantaneite pousse de plus en plus les gens a consommer l’actualite en mode « fast-news ».

Les reseaux sociaux s’inscrivent dans cette tendance a zapper abondamment de media en media, de maniere destructuree. D’un autre cote, il existe un autre public, une autre demande croissante qui est de recevoir de l’actualite plus creusee. 5/Reseaux sociaux : une mine de dangers Mais les inconvenients que presentent Twitter, Facebook, Myspace et compagnie existent eux aussi et font grincer les dents de certains specialistes des medias. En ce qui concerne le traitement de l’information, le defaut principal de ces plateformes est le peu de fiabilite des sources.

De plus, le fait que les journalistes participent et « veillent » sur ces sites pourrait aussi leur fait perdre leur temps pourtant si precieux. Ils pourraient aussi se faire tromper par l’effet de rumeur. La precipitation des utilisateurs diffusant n’importe quoi a tout-va et plus vite que leurs souris est en effet parfois etonnante. Les reseaux sociaux ont donc un cote contre-productif en ce qui concerne le journalisme. Ainsi, il vaut mieux eviter ce genre de pieges lorsqu’on se lance a la recherche d’information sur ces differents sites. Il faut donc les manipuler avec prudence et discernement.

Si l’utilite de ces nouvelles ressources n’est plus a demontrer, tous les patrons de presse s’accordent a dire qu’elles ne doivent en aucun cas remplacer les enquetes sur le terrain, mais plutot les accompagner. Le role des journalistes est aussi de faire le tri des « twittages » intempestifs, afin de faire le tri dans ce flot d’informations, il reste heureusement le travail intellectuel des journalistes. L’avis des specialistes des medias se rejoignent d’ailleurs sur ce point. L’interet d’une information, c’est la valeur ajoutee par le journaliste qui fait comprendre l’actualite.

Twitter n’explique pas, il expose. Pour pallier les travers des reseaux sociaux tout en profitant des services qu’ils peuvent fournir aux journalistes, une grande prudence est donc vivement conseillee. 6/De nouveaux enjeux Les reseaux sociaux ont egalement bouleverses le metier des journalistes des medias traditionnels, en place depuis de longues annees. Ces derniers ont vu arriver une vague de jeunes journalistes qui, maitrisent beaucoup mieux qu’eux les nouvelles technologies. Dans ces  organes de presse, les reactions sont plus que mitigees face aux methodes de travail de ces nouveaux arrivants.

On demande aujourd’hui aux journalistes de reflechir non plus en termes de titre de presse ou de chaine de television mais plutot de groupe media. Cette strategie, aux bienfaits economiques indeniables, elle demande aux journalistes en place un veritable effort. Idealement, les reporters du papier devront  desormais reflechir aux declinaisons possibles sur le site de son journal, sans necessairement les mettre en place eux-memes. On peut egalement demander a certains chefs de rubrique de tenir un blog, afin de mettre en lumiere les contenus du titre.

C’est donc pour eux une charge de travail supplementaire, que certains ne voient pas d’un bon ? il. Le travail des journalistes « traditionnels » a donc indeniablement ete bouleverse par l’arrivee du web 2. 0 : desormais, tout le monde se reclame journaliste et peut ainsi donner son avis sur ce qui l’interesse, remettant en cause et decredibilisant parfois  les grands medias. Ainsi, on note chez certains anciens une relative aversion pour le web, souvent transposee sur les journalistes multimedia de leur propre groupe.

On remet en cause leur talent journalistique et leurs pratiques, sous couvert d’un conflit generationnel. 7/ L’information internationale Elle serait la grande force des twitteriens, fort souvent evoquee par ceux que l’on decide de « followe ». Certes ce sont des breves mais les evenements iraniens, le seisme a Haiti,… sont bien presents sur Twitter. On peu alors s’etonner de la faible place qu’occupait le Honduras au moment ou l’ancien president elu etait refugie a l’ambassade du Bresil, sur les grands medias traditionnels. Qu’elle etait donc la part laissee a la crise hondurienne?

Dans la matinee du mercredi 25 fevrier 2009, Twitter, la plateforme permettant aux utilisateurs de dire ce qu’ils font en 140 caracteres, a ete le premier a annoncer qu’un avion s’etait ecrase a Amsterdam. Ce n’est pas la premiere fois que ces types de plateforme prennent de vitesse les canaux d’information classiques. En effet, les photos du dernier crash aerien aux Etats-Unis nous sont aussi parvenues via Twitter. 8/ Les reseaux sociaux, nouvelles sources d’informations pour les journalistes I n’y a pas de doute, les journalistes doivent apprendre a se servir des reseaux sociaux et le faire effectivement.

Aux Etats-Unis, ces nouvelles sources commencent a s’installer dans les usages, revele une etude realisee par le cabinet d’etudes Cision et la George Washington University aupres de journalistes de la presse ecrite et Internet. Plus de la moitie des journalistes sondes (56%) estime que les medias sociaux ont eu une certaine importance dans l’enquete et la production de certains articles. La statistique est tiree vers le haut par les journalistes du Web (69%), vers le bas par ceux qui travaillent en presse magazine (48%). Au total, 28% n’y accordent peu ou pas d’importance. Quelles sont ces sources ?

Les blogs restent loin devant, cites par 89% des journalistes. Les reseaux sociaux comme LinkedIn et Facebook sont utilises par 75% des journalistes Web, 72% des journalistes de presse quotidienne et 58% des journalistes de presse magazine. Grace a Facebook ou twitter on peut non seulement communiquer directement avec des clients potentiels mais aussi avec des journalistes qui peuvent parler d’une start-up dans un journal economique quotidien ou un magazine hebdomadaire. Autrement dit, publier des contenus sur les reseaux sociaux peut etre un chemin indirect et facile pour pouvoir faire parler de son concept dans la presse de grande nfluence. De plus les blogs qui rappelons le sont les sources privilegies des journalistes en terme de sources sociales, reste un outil qui laisse des traces durables au meme titre qu’un journal. 9/Conclusion La conclusion semble etre connue d’avance: les medias traditionnels restent incontournables. En revanche il en va de meme pour Twitter et Facebook lus avec assiduite pendant toute une journee, ils ne peuvent remplacer une page d’analyse du Courrier International par exemple. Une autre conclusion s’impose: les journalistes n’ont plus le monopole de l’information.

En fait, ils ne l’ont jamais eu. Tout au plus pouvaient-ils pretendre au monopole de la diffusion de l’information, mais ne l’ont jamais eu non plus. Ils pouvaient par ailleurs pretendre au monopole de la diffusion de l’information a une grande echelle. Si l’autre relaye, c’est que les informations donnees a la base ont exactement les memes defauts: faiblesse de l’interet porte a l’actualite internationale dans les medias traditionnels, volonte d’etre proche des gens et traitement de la politique qui oublie les idees, les dogmes, les ideologies pour une simple communication.

Sources http://carnetsdudevoir. com www. le figaro. fr http://www. metiers. internet. gouv. fr www. nouveaupouvoir. com http://www. ipsos. fr www. digitallearning. macfound. com http://neobiblio. wordpress. com http://titaninteractif. wordpress. com www. dmconseil. com http://technaute. cyberpresse. ca http://handbook. reuters. com http://www. educnet. education. fr