Travail Sur La N Gritude

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LES MEMBRES DU GROUPE : AMADOU LAMINE DIENG PATRICK MALOU Plan – La négritude : définition, origine et fondateurs Il-La biographie des d Senghor et Aimé Cés Ill- Les objectifs politi es Swipetaviewne t p g IV- « L’émotion est n V- Mon grand-père : Léopold Sedar ouvement hellène » I-La négritude : Définition origine et fondateurs Le mouvement de la négritude nait en 1934. Cest dans le journal L’Etudiant noir, réalisé par des étudiants antillo-guyanais et africains tel qu’Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor, Guy Tirolien et Birago Diop qu’apparait pour la première fois le terme de Négritude.

Le journal l’Etudiant noir est une revue créée par le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon Gontran Damas à Paris où ils étaient alors étudiants. Il y est question de l’identité du noir. Le seul numéro de la revue est paru le 1 er septembre 1934. la négritude. es fondateurs de négritude étaient en partie inspirés par leurs rencontres avec les membres de la « Harlem Renaissance », comme beaucoup d’entre eux vivaient en France pour s’échapper au racisme et à la ségrégation aux Etats-Unis.

Parmi d’autres, ils ont rencontré les écrivains Langston Hughes et Richard

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Wright et es musiciens jazz Duke Ellington et Sidney Bechet. La Négritude se veut universelle, un mouvement qui embrasse toutes les populations noires du monde. Or, c’est un mouvement complexe qui dénonce le colonialisme, rejette la domination occidentale, et défend la notion du « soi noir C’est à travers la littérature que Césaire et Senghor commencent à trouver leurs voix politiques, et chacun joue un rôle important dans sa région ? la suite de la décolonisation.

Il-La biographie des deux principaux auteurs : Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire A- LEOPOLD SEDAR SENGHOR Léopold Sédar Senghor est née à Joal (Sénégal) en octobre 906. Il est d’origine sérère, un peuple très proche de la nature, matriarcal, animiste et chrétien. Son père était un commerçant aise. Senghor a grandi dans un univers d’histoires : enfant, son oncle lul racontait des contes merveilleux.

Son ancrage dans une culture orale, musicale, animiste, a présence des femmes 2 DE 9 acquise en apprenant le latin, le français, etc. ; son œuvre poétique fait la synthèse des cultures africaine et européenne. De 1923 à 1928, il est au lycée de Dakar et il fait ses études universitaires à Paris (où il rencontre Aimé Césaire). Il est reçu ? l’agrégation de grammaire en 1935 et enseigne en France (au lycée de Tours) jusqu’en 1940. À la Libération, il publie son premier recueil poétique : Chants d’ombres.

Avec Aimé Césaire et Gontran Damas (1912-1978), Senghor crée le concept de Négritude qui consiste en l’affirmation des cultures africaines et en la revendication de l’identité noire. Senghor s’engage dans la vie politique dès 1945 et il est élu président de la République du Sénégal en 1960. Il consente cette fonction jusqu’en 1980. En 1983, il est élu à l’Académie française. Senghor est mort en décembre 2001. B- AIME CESARE Aimé Fernand David Césaire est né à Basse-Pointe en Martinique dans une famille modeste de sept enfants.

Boursier, il suit des études au lycée Victor Schœlcher à Fort-de-France, puis à Paris au lycée Louis-le-Grand où il se lie d’amitié avec éopold Sédar Senghor et enfin à l’École normale supérieure. Aimé Césaire qui fréquente le salon littéraire de Paulette Nardal entre en contact avec de jeunes étudiants africains et prend conscience de l’aliénation culturelle qui caractérise les sociétés coloniales martiniquaises et guyanaises. Avec d’autres étudiants, il fonde en 1934 le journal « L’Etudiant noir ».

En réaction à l’oppression culturelle du système colonialiste fra 3 le journal « L’Etudiant noir’. En réaction à l’oppression culturelle du système colonialiste français, Aimé Césaire commence à écrire en 1936 et forge le concept de « négritude ». II veut lutter contre la tentative d’assimilation culturelle de la France et promouvoir la culture africaine victime du racisme engendré par le colonialisme. Sa vision est celle d’un humaniste actif et concret qui défend tous les opprimés de la Terre : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

En 1939, ayant obtenu l’agrégation de lettres, Aimé Césaire etourne en Martinique où il enseigne avec son épouse au Lycée Victor Schoelcher et publie son chef d’oeuvre « Cahier d’un retour au pays natal ». Avec d’autres intellectuels français, il fonde la revue « Tropiques » qui parvient à paraître jusqu’en 1943 sous le régime de Vichy, non sans difficulté. Aimé Césaire, par sa pensée et sa poésie, influence des intellectuels africains et noirs américains dans leur combat contre le colonialisme et l’acculturation.

Inscrit au Parti communiste, il est élu maire de Fort-de-France en 1945, puis devient député, mandat qu’il détiendra jusqu’en 1993. En désaccord avec le PC sur a question de la déstalinisation, il quitte le parti en 1956 et crée deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l’autonomie de la Martinique. Siégeant à l’AssembIée nationale, comme non inscrit, il devient apparenté socialiste partir de 1978 à 1993. Aimé Césaire demeure maire de Fort-de-France jusqu’en 2001.

Sa politique culturelle cherche ? 4 Aimé Césaire demeure maire de Fort-de-France jusqu’en 2001. Sa politique culturelle cherche à mettre la culture à la portée du peuple et à valoriser les artistes du terroir notamment avec la mise en place en 1972 des festivals annuels de Fort-de-France. Retiré de la vie politique, Aimé Césaire s’insurge cependant contre la loi du 23 février 2005 sur les « aspects positifs de la colonisation » qu’il faudrait évoquer dans les programmes scolaires. A l’élection présidentielle de 2007, il apporte son soutien à Ségolène Royal.

Aimé Césaire meurt le 17 avril 2008 et a droit à des obsèques nationales à Fort-de-France, en présence du Président de la République Ill- Les objectifs politiques et culturels de ce mouvement I. LA NEGRITUDE, IDEOLOGIE A LA FOIS DE LA CONTRE- ACCULTURATION ET DE L’OUVERTURE A L’AUTRE « (La) négritude senghorienne explique Claude Souffrant ; ntroduit entre le colonisé et le colonisateur un élément de différenciation, un ferment de contre-acculturation, un virus anti- assimilationniste » [6].

Cependant, la préservation de l’identité culturelle, à laquelle permet d’aboutir le « vaccin » de la négritude, n’est pas une fin en soi. Autrement elle n’aurait été que la résultante d’un racisme au rebours. Tout le contraire de ce que vise Senghor pour qui si la culture est d’abord enracinement, elle est aussi et « toujours déracinement, assimilation des valeurs étrangères Ici le terme d’assimilation doit être référé, au plan sémantique, à la célèbre hrase « assimiler et non se laisser assi S phrase « assimiler et non se laisser assimiler La négritude est donc à la fois retour à soi et ouverture à l’autre.

Ce qui donne sa richesse, ou sa complexité, supplémentaire au champ ainsi balisé, c’est que, dans l’optique senghorienne la notion d’ouverture exprime également une démarche attendue de l’Occident prié de recevoir et respecter les cultures africaines. La politique et la stratégie culturelles du Président-poète, c’est-à- dire, d’une part, les théories qui impulsent son action et, d’autre part, l’ensemble des projets conçus et réalisés pour atteindre ses bjectifs, sont fondées sur cette dialectique de l’enracinement et de l’ouverture dans toutes ses significations enchevêtrées.

Il. S’ENRACINER DANS LES VALEURS DE LA NEGRITUDE A propos du concept de l’enracinement quelques rappels historiques s’imposent. Le mouvement dit de la négritude a été lancé, dans les années 1930, avec la revue L’ETUDIANT NOIR, dirigée par Aimé Césaire, par des étudiants africains, antillais et guyanais. Les figures de proue du mouvement étaient, outre Césaire lui-même, Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas.

Réponse à la situation coloniale, le mouvement de la négritude st né sous l’influence de la « Négro-Renaissance americaine elle-même réplique au racisme qui était un avatar de la période de l’esclavage. La Négro-renaissance était, l’on s’en souvient, animée par des poètes et intellectuels négro-américains tels que Alain Locke, W. animée par des poètes et intellectuels négro-américains tels que Alain Locke, W. E. B. Dubois, Countee Cullen, Claude Mac kay, Richard Wright et autre Langston Hughes. Cobjectif était de remonter aux sources de l’Afrique noire.

Si nous avons opéré ce bref rappel, c’est surtout, parce que les principaux animateurs des deux mouvements étaient des poètes ngagés à penser et bâtir un monde nouveau. Ceci est encore plus vrai pour Senghor qui, poussant jusqu’au bout cette logique de Jean-Paul Sartre selon laquelle : « à chaque époque, les circonstances de l’histoire élisent une nation, une race, une classe pour reprendre le flambeau en créant des situations qui ne peuvent s’exprimer ou se dépasser que par la poésie » [7] a construit toute sa politique et sa stratégie culturelles à partir de sa conception de la poésie.

La poésie négro-africaine, affirme Senghor, se caractérise par « un ensemble d’images analogiques, mélodieuses et rythmées ». Le rythme étant identifié comme des « répétitions qui ne se répètent pas Cette même définition ajoute-t-il est applicable à l’art, à la danse voire à l’architecture négro-africains. I s’agira donc pour lui d’illustrer et de défendre cette esthétique ? travers une série de réalisations culturelles et artistiques.

Le premier Festival Mondial des Arts Nègres, organisé en Avril 1966, figure au nombre de ces réalisations. Les arts et la littérature, de l’Afrique pré et post-coloniale furent convoqués pour illustrer la richesse des civilisations noires dans le temps et a post-coloniale furent convoqués pour illustrer la richesse des civilisations noires dans le temps et dans l’espace. De même que les invariants culturels qui ramènent les différentes créations et expressions à un fonds commun.

On doit au Festival mondial des arts nègres la construction du Musée dynamique conçue, d’abord, pour abriter un dialogue entre l’art traditionnel et l’art contemporain. Dialogue ou se précisent les filiations, se dessinent les émancipations et, toujours, se donnent à voir et sentir l’émotion nègre à travers les « images analogiques, mélodieuses t rythmées Le Musée dynamique s’ouvrira par la suite aux créations occidentales. Singulièrement à celles qui étaient, ou semblaient, influencées par l’esthétique négro-africaine.

Une manière de montrer, comme à l’occasion de l’exposition des oeuvres de Picasso, Manessier, Soulages… , « qu’il ne faut pas renverser les rôles car comme on le sait ce sont les artistes français qui ont imité l’art nègre » [8] et non pas le contraire. Autre réalisation, le Théâtre National Daniel Sorano ambitionne lui de révolutionner l’art dramatique contemporain et lui apportant e souffle vivifiant du théâtre négro-africain où se rencontrent et s’harmonisent la danse, le chant et la poésie.

Il s’agit également de bâtir une sorte de « Comédie négro-africaine » qui, à l’image de la Comédie française pour la France, mettrait en scène et diffuserait dans le monde entier les grands classiques africains. Sans oublier de revisiter les grands classiques de 8 classiques africains. Sans oublier de revisiter les grands classiques de l’Occident en les soumettant à l’esthétique négro-africaine. La Manufacture Nationale de Tapisserie devenue Manufactures Sénégalaises des Arts Décoratifs (M. S. A.

D), qui transpose en tapisserie les oeuvres de plasticiens sénégalais, PEcole d’Architecture et d’Urbanisme, qui a pour vocation de former des architectes maîtrisant les subtilités du « parallélisme asymétrique » un répondant des « répétitions qui ne se répètent pas l’Ecole Nationale des Arts, destinée à devenir le vivier d’institutions comme Sorano ou le Musée dynamique, les Nouvelles Editions Africaines qui se veulent un moyen de diffusion d’une littérature illustrant les canons nègres, sont ? ranger parmi ces réalisations. IV- « L’émotion est nègre comme la raison est hellène »

Cette pensée est l’œuvre de Leopold Sedar Senghor. En terme simple pour éclairer la pensée de l’auteur de cette assertion cela veut dire que le Blanc raisonne et aime raisonner en toutes circonstances, tandis que le Noir n’est pas actif devant les problèmes posés, il ne fait que subir les conséquences des vicissitudes du monde. V- « Mon grand-père meurt, je dis hurrah ! » Aimé Césaire affirme à travers ce proverbe que les noirs se révoltent et veulent avoir plus d’autonomie -leur volonté d’acquisition de leur indépendance sera le point de départ d’une renaissance des nègres. 9