Tpe utopie

Tpe utopie

?L’utopie a l’epreuve de la realite. Nos societes connaissent actuellement une crise sans precedent, a la fois economique, sociale et ecologique. C’est dans ce climat de crise que l’homme se met a rever de societes utopiques. En cherchant, nous nous sommes rendus compte que de nombreuses utopies avaient ete penses dans le passe, et cela deja au IVeme siecle av. J-C dans La Republique de Platon, mais que la plupart de ces utopies avait mene a un echec une fois mises en ? uvre. A travers ce TPE, nous avons cherche a comprendre pourquoi l’utopie menait generalement a un echec lorsqu’elle etait mise en ? vre. Le terme utopie, du grec « ou » = non, et « topos » = lieu, signifie etymologiquement un lieu inexistant, un lieu qui ne serait « nulle part ». Une utopie est une conception d’une societe ideale ou les rapports humains sont harmonieux. Les utopies sont, avant tout, le fruit de l’imagination d’auteurs et d’artistes qui vivaient a des epoques de changement et de crise sociale ou les valeurs morales, economiques et politiques etaient remises en question. ; elles sont, pour la plupart, decrites dans des recits a portee philosophique, politique, ideologique ou morale.

Ces recits ont pour but de critiquer

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
la societe dans laquelle vit l’auteur et de proposer une alternative a cette societe. L’exemple ideal de l’utopie est le celebre roman de Thomas More, qui s’intitule justement Utopia, il date de 1516 ; on considere d’ailleurs qu’il est le premier a utiliser le terme “utopie”. La forme francaise de « utopie » est attestee chez Rabelais en 1532 et, sur le modele de l’anglais utopia, le mot devient nom commun et integre le vocabulaire politique au XVIII° siecle. L’une des caracteristiques fondamentales de l’utopie est qu’elle a pour vocation de projeter un ideal social et non pas de le realiser.

Metaphoriquement, l’utopie ressemble a une ligne d’horizon vers laquelle on tend, sans jamais l’atteindre. PLAN : I) Besoin d’utopie II) L’utopie III) L’impossible utopie Index Bibliographie/Webographie Conclusion Besoin d’utopie : Besoin d’aspiration… L ‘utopie proprement dite nait a la Renaissance parce qu’elle traduit une maniere de penser caracteristique de l’humanisme. En effet, l’humanisme est un courant de pensee qui consiste a valoriser l’Homme, a le placer au centre de son univers, c’est egalement une idee que l’on retrouve dans l’utopie: l’Homme est le maitre de son destin.

Chez Thomas More comme chez les autres ecrivains utopistes, la societe ideale peut etre une construction humaine, sans qu’il faille compter sur une intervention divine ou sur un changement surnaturel. Le genre litteraire utopique a connu un veritable succes a une epoque ou l’on pensait justement qu’il etait preferable d’agir en construisant un monde meilleur et en reflechissant a d’autres formes d’organisations politiques et sociales plutot que d’attendre sans rien faire un monde meilleur dans l’au-dela, comme le promettent certaines religions.

Le but etant d’en finir avec la misere, la famine, le malheur, les maladies, et les guerres. Les utopies que l’on trouve dans la litterature politique du XVI° siecle au XVIII° siecle participent a une critique de la societe existante et montrent une volonte de la changer en profondeur. Pour ce faire, les auteurs utilisent la fiction car elle permet de prendre une certaine distance par rapport au present, pour eviter, par exemple, la censure ; la fiction permet egalement de decrire de maniere tres precise la societe alternative.

Les descriptions qui sont proposees, dans lesquelles on peut voir des societes heureuses et bien gouvernees, servent alors a convaincre les lecteurs de l’epoque (et d’aujourd’hui) qu’il existe des alternatives, que d’autres modes de vie sont possibles. Peu a peu, les utopies apparaissent comme differentes facons de penser le monde afin de mieux le changer. L’utopie prend alors la forme d’un « projet de societe » (c’est d’ailleurs le terme que l’on utilise aujourd’hui), un projet tres ambitieux puisqu’il devrait mobiliser un nombre important de personnes pour changer radicalement le monde existant.

Jusqu’a ce que l’utopie finisse meme par contredire son sens etymologique : qu’elle soit quelque part. De plus, on retrouve chez presque tous les ecrivains et philosophes utopistes l’idee que c’est avant tout sur l’architecture de la ville que repose le bon fonctionnement d’une societe utopique. L’utopie n’est plus alors qu’une societe “parfaite”, ou les gens vivent heureux et en harmonie, mais elle va egalement de pair avec une construction architecturale : cela peut etre une ville, comme Milet, ou un batiment, comme le Phalanstere.

Ces constructions sont decrites avec une grande precision, et chaque detail a son importance et son utilite. Aristote, dans La Politique, presente Hippodamos de Milet, l’urbaniste le plus celebre de son temps qui le premier eut l’occasion de rebatir des villes entieres. A l’epoque, Hippodamos est qualifie de “Meteorologos”, c’est-a-dire un specialiste des phenomenes celestes. Il est charge de tracer les plans des villes nouvelles dont la structure doit refleter l’harmonie cosmique et par consequent de recreer sur terre l’harmonie universelle.

L’architecture de la ville est donc le reflet de l’ordre ideal. On retrouve cette idee d’harmonie universelle en observant le trace des villes inventees par des ecrivains utopistes: les rues droites, qui se coupent a angles droits, d’aspect generalement similaire, et l’on retrouve presque toujours une place au c? ur de la cite ou se deroulent toutes les manifestations de la vie sociale de la communaute. On comprend alors l’importance qu’accordent les utopistes a l’architecture. A leurs yeux, c’est l’architecture qui modele l’ame des citoyens.

On observe egalement que ces villes sont generalement fortifiees, qu’elles se trouvent sur des iles inconnues ou dans des vallees difficilement accessibles, ce qui semble illustrer que la societe qui vit a l’interieur est coupee du monde exterieur et par consequent a l’abris de ses “souillures” et de ses “vices”. L’Utopie : L’aspiration… Toutes les utopies presentent un certain nombre de points communs. Nous avons vu que les societes utopiques ne peuvent s’epanouir que dans des villes ou des constructions bien particulieres, aux dimensions et aux traces bien definis.

Desormais, nous allons voir qu’il est egalement necessaire pour qu’une societe vive en harmonie de definir certaines regles bien precises, que l’on retrouve dans la quasi-totalite des utopies : – les biens (meubles et immeubles) doivent etre mis en commun – les repas sont pris en commun – l’habillement est le meme pour tous – les malades, les anciens et les fous sont pris en charge ou expulses – les societes sont patriarcales et laissent une liberte plus ou moins grande a la femme, qui la plupart du temps exerce pleinement sa citoyennete au sein de la cite mais se trouve soumise a la tutelle masculine a l’interieur du foyer les enfants sont generalement pris en charge par l’Etat des leur plus jeune age et recoivent leur education en commun – les journees de travail sont reduites a environ six heures, en alternant avec quelques heures d’etudes quotidiennes, qui sont jugees tout aussi importantes pour les adultes que pour les enfants. On remarque egalement que dans la plupart des utopies le travail est considere comme fondamental. En effet, le bon fonctionnement des cites utopiques repose sur l’organisation du travail et la technique.

De plus, aucun metier n’est considere comme vil ou noble en lui-meme, c’est son utilite qui lui confere une certaine noblesse. – il n’existe pas de privileges, car cela detruit la coherence des societes basees sur le principe de l’egalite entre les individus, meme si tres souvent ces societes sont fortement hierarchisees. – les loisirs sont soumis a une haute surveillance :  » toujours expose aux yeux de tous, chacun est oblige de pratiquer son metier ou de s’adonner a un loisir irreprochable » (Utopie, de Thomas More)

Dans le passe, de nombreuses utopies ont ete pense et parfois meme mises en ? uvre. Nous en avons selectionne quelques unes, parmis les plus celebres, en nous concentrant sur le phalanstere de Fourier, pour sa dimension economique, ainsi que sur la societe Amish, pour sa dimension religieuse. Utopie de Thomas More : Thomas More est ne en 1478 a Londres, il etait un humaniste et un ami d’ Erasme. Dans son livre intitule Utopie, il decrit une ile merveilleuse qu’il nomme precisement Utopie, et ou s’epanouit une societe idyllique qui ignore l’impot, la misere, le vol.

Il considerait la liberte comme la premiere qualite d’une societe utopique. Il decrit dans ce livre son monde ideal : 100 000 personnes vivant sur une ile. Les citoyens sont regroupes par familles. 30 familles constituent un groupe qui elit un magistrat, le Syphogrante. Les Syphograntes forment eux-memes un conseil, qui elit un gouverneur a partir d’une liste de 4 candidats. Le prince est elu a vie, mais s’il devient tyrannique, on peut le demettre. Pour les guerres, l’ile emploie des mercenaires, les Zapoletes.

Ces soldats sont censes se faire massacrer avec leur ennemis pendant la bataille : l’outil se detruit des l’usage pour qu’il n’y ait aucun risque de putsch militaire. Sur Utopie, il n’y a pas de monnaie, chacun se sert au marche en fonction de ses besoins. Toutes les maisons sont identiques. Il n’y a pas de serrures aux portes et chacun est contraint de demenager tous les dix ans afin de ne pas se figer dans les habitudes. L’oisivete est interdite. Pas de femmes au foyer, pas de pretres, pas de nobles, pas de valets, pas de mendiants.

Ce qui permet de reduire la journee de travail a six heures. Tout le monde est tenu d’accomplir un service agricole de deux ans pour approvisionner le marche gratuit. En cas d’adultere ou de tentative d’evasion de l’ile, le citoyen d’Utopie perd sa qualite d’homme libre et devient esclave. Il doit alors travailler beaucoup plus et obeir a ses anciens concitoyens Voici un extrait de l’oeuvre, qui se situe au moment ou le heros arrive en Utopie, et nous decrit la ville qu’il decouvre : “Les rues ont ete bien dessinees, a la fois pour servir le trafic et pour faire obstacle aux vents.

Les constructions ont bonne apparence. Elles forment deux rangs continus, constitues par les facades qui se font vis a vis, bordant une chaussee de vingt pieds de large. Derriere les maisons, sur toute la longueur de la rue, se trouve un vaste jardin, borne de tous cotes par les facades posterieures. Chaque maison a deux portes, celle de devant donnant sur la rue, celle de derriere sur le jardin. Elles s’ouvrent d’une poussee de main, et se referment de meme, laissant entrer le premier venu. Il n’est rien la qui constitue un domaine prive.

Ces maisons en effet changent d’habitants, par tirage au sort, tous les dix ans. Les Utopiens entretiennent admirablement leurs jardins, ou ils cultivent des plants de vigne, des fruits, des legumes et des fleurs d’un tel eclat, d’une telle beaute que nulle part ailleurs je n’ai vu pareille abondance, pareille harmonie. Leur zele est stimule par le plaisir qu’ils en retirent et aussi par l’emulation, les differents quartiers luttant a l’envi a qui aura le jardin le mieux soigne. Vraiment, on concevrait difficilement, dans toute une cite, une ccupation mieux faite pour donner a la fois du profit et de la joie aux citoyens et, visiblement, le fondateur n’a apporte a aucune autre chose une sollicitude plus grande qu’a ces jardins. ” Thomas More, Utopie, 1515. Hippodamos a Milet En 494 avant J-C, l’armee de Darius, roi des Perses, detruit et rase la ville de Milet. Les anciens habitants demandent alors a l’architecte Hippodamos de reconstruire d’un coup leur cite tout entiere. Il s’agit d’une occasion unique dans l’histoire de l’epoque. Jusque la, les villes n’etaient que des bourgades qui s’etaient progressivement developpees dans la plus grande anarchie.

Etre charge d’eriger dans sa totalite une ville de taille moyenne, s’etait se voir offrir l’occasion d’eriger LA ville ideale. Hippodamos saisit l’aubaine. Il dessine la premiere ville pensee geometriquement. Il ne veut pas seulement tracer des rues et batir des maisons, il est convaincu qu’en repensant la forme de la ville, on peut aussi repenser la vie sociale. Il imagine une cite de 5040 habitants, repartis en 3 classes : artisans, agriculteurs, soldats. Hippodamos souhaite une ville artificielle, sans plus aucune reference avec la nature.

Au centre, une acropole d’ou partent 12 rayon la decoupant tel un gateau en 12 portions. Les rues de la nouvelle Milet sont droites, les places rondes et toutes les maisons sont strictement identiques pour eviter toute jalousie entre voisins. Tous les habitants sont d’ailleurs des citoyens a part entiere. Ici, il n’y a pas d’esclaves. Hippodamos ne souhaite pas non plus d’artistes dans sa ville. Les artistes sont selon lui des gens imprevisibles, generateurs de desordre. Poetes, acteurs et musiciens sont bannis de Milet et la ville est egalement interdite aux pauvres, aux celibataires et aux oisifs.

Le projet d’Hippodamos consiste a faire de Milet une cite au systeme mecanique qui ne tombera jamais en panne. Pour eviter toute nuisance, pas d’innovation, pas d’originalite, aucun caprice humain. Hippodamos a invente la notion de « bien range ». Un citoyen bien range dans l’ordre de la cite, une cite bien rangee dans l’ordre de l’etat. Propage par Alexandre le Grand (notamment utilise a Alexandrie), le plan Hippodamien eut un succes considerable dans le monde hellenistique avant d’etre repris par les Romains qui l’utiliserent systematiquement dans la fondation de leurs colonies.

Ce plan est aussi appele, compte tenu de sa forme, « en damier ». L’abbaye de Theleme dans Gargantua, de Rabelais En 1534, Francois Rabelais proposa ce qu’il pensait etre la societe utopique ideale qu’il decrit a la fin de Gargantua, l’abbaye de Theleme : Il ne veut pas de gouvernement car, pense-t-il : « comment pourrait-on gouverner autrui quand on ne sait pas se gouverner soi-meme ?  » Dans l’abbaye de Theleme, la devise est : “fais ce que voudras”, les thelemites agissent donc « selon leur bon vouloir », sans gouvernement. Pour que l’utopie reussisse, les hotes de l’abbaye sont tries sur le volet.

N’y sont admis que des hommes et des femmes bien nes, libres d’esprit, vertueux, beaux et « bien natures » . On y entre a 10 ans pour les femmes, a 12 pour les hommes. Dans la journee, chacun fait ce qu’il lui plait, travaille si ca lui chante et sinon, se repose, boit, s’amuse… Les horloges ont ete supprimees, pour eviter toute notion du temps qui passe. On se reveille a son gre, on mange quand on a faim. L’agitation, la violence, les querelles sont bannies. Des domestiques et des artisans sont installes a l’exterieur de l’abbaye et sont charges des travaux penibles. La construction serait en bord de Loire, dans la foret de Port-Huault.

Il comprendrait 9332 chambres. Rabelais ne prevoit pas de murs d’enceinte car il dit que les murailles « entretiennent la conspiration », on y trouverait de nombreuses bibliotheques, un parc comprenant un labyrinthe et une fontaine au centre. Chaque batiment serait haut de 6 etages et un tout-a-l’egout deboucherait sur le fleuve. Cependant, Rabelais n’etait pas dupe. Il savait que son abbaye ideale serait forcement detruite par la demagogie, les doctrines absurdes et la discorde, ou tout simplement par des broutilles, mais il etait convaincu que cela valait quand meme la peine d’essayer.

Finalement, son abbaye ne sera jamais construite. Phalanstere de Fourier Charles Fourier etait un fils de drapier, ne a Besancon en 1772. Des la revolution de 1789, il fait preuve d’etonnantes ambitions pour l’humanite. Il veut changer la societe. Il expose ses projets en 1796 aux membres du Directoire qui se moquent de lui. Contraint de travailler dans le commerce, Charles Fourier poursuit neanmoins sa recherche sur la societe ideale qu’il decrira dans les moindres details dans plusieurs livres, dont Le Nouveau Monde industriel et societaire.

Cette societe ideale, Charles Fourier la nomme Phalange, en rapport avec le “Phalanx”, qui est un corps d’armee d’elite dans l’Antiquite. La Phalange est une communaute qui se compose exactement de 1620 personnes, 810 femmes et 810 hommes pour une stricte parite des sexes. La Phalange doit remplacer la famille car sans famille il n’y a plus de rapports parentaux et par consequent plus de rapports d’autorite. Contrairement a Rabelais, Fourier pense qu’il faut un gouvernement pour chaque Phalange, mais qu’il doit etre restreint au strict minimum.

Chaque Phalange est logee dans une maison-cite que Fourier appelle le Phalanstere, association de Phalange et de monastere. C’est, dit-il, une sorte d’hotel cooperatif. Fourier decrit dans Le Nouveau Monde industriel et societaire son Phalanstere ideal, avec une immense precision : Tout d’abord, le site : le phalanstere sera construit “dans un pays pourvu d’un beau courant d’eau, coupe de collines, propre a des cultures variees, adosse a une foret”. Puis, le domaine : quatre cents hectares avec batiments de ferme et etablissements industriels permettant a la Phalange de vivre en autarcie.

Et enfin, le phalanstere lui-meme : un palais elegant et commode, de la plus belle symetrie, tenant de Versailles : une longueur de six cents toises (soit plus d’un kilometre), des batiments a trois niveaux de cent soixante-deux fenetres chacun en facade, des batiments a cinq niveaux et sept grandes cours interieures ; a l’interieur, des arcades et des grandes galeries pour faciliter les rencontres et la circulation ; au centre, un beffroi de huit etages, la “tour d’ordre”, siege du telegraphe, de l’horloge, et des signaux charges de transmettre les instructions aux travailleurs dissemines dans la campagne ; on trouve aussi une bibliotheque, un theatre, une bourse, une galerie pour les expositions, des salles d’etudes, des refectoires ; il y a egalement une cour d’honneur de 600 metres sur 300 metres, et une cour d’hiver de trois cents metres de cote (a comparer aux cent metres de la place des Vosges) plantee d’arbres a feuillage. L’ete, le phalanstere est raffraichie par des jets d’eaux ; et l’hiver il est chauffe par d’imposantes cheminees. Pour ce qui est de la vie a l’interieur du phalanstere, les repas sont pris en commun, et toute la Phalange travaille. Cependant, tous les travaux sont attrayants, ils ne durent pas plus de deux heures, chacun choisit un travail qui lui correspond le mieux, et il s’agit surtout de jardinage et d’artisanat. Enfin, ce sont les enfants qui sont charges des travaux repugnants, regroupes en “petites hordes”.

Sur le plan sexuel, liberte totale : « Toute femme pourra avoir simultanement, si tel est son gout, un epoux, un geniteur pour avoir des enfants, un favori pour vivre dans sa compagnie, et de simples possesseurs. » Toutefois, bien que le phalanstere soit une communaute, il ne pretend pas instaurer l’egalite. En effet, Fourier pense que “l’inegalite entre dans le plan de Dieu”. Le phalanstere est donc ouvert aux riches et aux pauvres qui y vivront selon leurs moyens, dans des chambres plus ou moins grandes, en prenant des repas plus ou moins raffines. Dans sa vie, Charles Fourier lanca plusieurs appels au mecenat auxquels personne ne repondit.

Des disciples de Fourier, notamment Victor Considerant, construirons des phalansteres jusqu’en Argentine, au Bresil, au Mexique et aux USA mais sans reprendre l’ensemble de ses idees, oubliant pour la plupart tout ce qui etait contraire a la morale (polygamie, libertinage, etc. ) Les Amish : Les Amish sont une communaute chretienne anabaptiste* presente en Amerique du Nord, vivant de facon simple et a l’ecart de la societe moderne. La premiere regle amish est : « Tu ne te conformeras point a ce monde qui t’entoure ». La majorite des Amish appartiennent a l’Ancien Ordre (Old Order), tres rigoureux, qui regroupe 47 000 personnes environ en Pennsylvanie, 55 000 en Ohio, 37 000 en Indiana et 59 000 dans d’autres Etats aux Etats-Unis (ainsi qu’en Ontario, au Canada).

L’origine des Amish remonte a 1693, a Sainte-Marie-aux-Mines, lorsqu’un eveque, Jakob Amman (1645-1730), quitte la branche suisse des Mennonites, car sa theologie ne correspondait plus a celle instauree, apres avoir tente de mobiliser les Freres d’Alsace pour une vie plus simple. En 1712, Louis XIV tente de deplacer les Freres c’est ainsi qu’ils arrivent aux Etats-Unis d’Amerique. A partir de 1681, William Penn, fondateur de la Societe des Amis de Dieu, plus connue sous le nom de Quakers, accueille tous les reprouves, a condition qu’ils tolerent les autres. Cette organisation rejette les principes de conformisme a la societe de consommation, et adopte un train de vie marginal.

C’est en cela que l’organisation Amish se detache du reste du monde pour atteindre un ideal de vie qui allie le sens de la communaute a l’importance de la religion. Chaque congregation Amish est independante et a sa propre tradition. Les congregations communiquent entre elles, mais il n’existe aucune organisation regionale ou nationale. Les congregations sont dirigees par un eveque, un precheur, et deux niveaux de diacres*. Les femmes qui restent silencieuses pendant les cultes (sauf pour chanter) participent comme les hommes a l’election des dirigeants de la congregation : chaque membre baptise donne le nom d’un homme qu’il pense etre designe par Dieu. La lecture et l’application des enseignements du Nouveau Testament sont une des bases de leur vie quotidienne.

Par exemple, les femmes portent des robes parce que la Bible leur empeche de porter des vetements d’hommes et inversement. Les femmes couvrent leur tete afin de respecter une exhortation de l’apote Paul, etc. Entre les differentes communautes, les moyens d’appliquer les theories du Nouveau Testament different, mais en general les Amish s’habillent de couleurs foncees. Les hommes se font pousser la barbe des le mariage. Les femmes portent une coiffe proche de la quichenotte du pays Vendeen. L’ideal de tous consiste a etre modeste. Les Amish n’ont pas de securite sociale ni de cotisation de retraite : l’entraide et la solidarite remplacent tout cela. Les familles ont souvent de 8 a 10 enfants.

En regle generale, les Amish ne votent pas et ne paient pas d’assurance sociale. Ils ne participent pas au service militaire. Les Amish du Vieil Ordre, une Eglise mennonite*, ont certaines particularites qui peuvent frapper le visiteur ou l’etranger : -ils ont, encore aujourd’hui, des voitures a cheval appele le buggy -les labours se font a l’attelage, sans tracteur (certaines communautes possedent des tracteurs sans pneus, avec des roues en fer). Ils ouvrent neanmoins des magasins en ville ou l’on peut se procurer de l’artisanat amish,. Ces magasins, par exception, sont branches sur des groupes electriques si leur proprietaire n’est pas Amish.

La plupart des Amish parlent un dialecte allemand appele l’allemand pennsylvanien (« Pennsylvania Dutch »). Ce terme vient du mot « Deutsch », qui renvoie a toutes les personnes parlant l’un des nombreux dialectes germano-danois. Ce dialecte est assez proche du suisse allemand et de l’alsacien. Au sein de la famille Amish les parents et les grands-parents considerent que leurs paroles aident nettement moins que leurs actes a l’education des enfants. Les Amish ont comme principe educatif que les enfants ne suivent pas les conseils mais l’exemple des adultes. Les Amish n’ont habituellement pas recours aux medecines « modernes ». Ils ne frequentent pas les hopitaux, et se soignent eux-memes.

En somme, leur vie quotidienne ainsi que leurs ideologies s’approche d’un ideal de vie en communaute a couvert du monde exterieur mais surtout du progres qu’il soit economique, politique ou scientifique. L’impossible utopie : L’aspiration impossible… Toutes ces utopies paraissent si ideales… Elles fonctionnent si bien et sont si precisement detaille que l’on est tente de se dire: pourquoi pas ? Apres tout, pourquoi ne serait-il pas possible d’appliquer a la lettre l’une de ces utopies dans notre monde, afin de creer la societe “parfaite” ? Dans cette partie, nous allons justement etudier une tentative de mise ? uvre d’une utopie: les Khmers Rouges. Puis, nous etudierons deux contre-utopies litteraire celebre: 1984, de Georges Orwell et Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley. Les Khmers Rouges : La theorie :

Pour comprendre et analyser le cauchemar khmer, il faut tout d’abord commencer par etudier le climat dans lequel les futurs architectes khmers rouges ont evolue. Nous prendrons comme point d’appui pour ce retour dans le passe l’enfance du leader des khmers rouges, Pol Pot. A cette epoque il etait connu sous le nom de Saloth Sar. Lors de sa jeunesse et il en est de meme aujourd’hui le Cambodge etait et reste un peuple aux coutumes tres feodales. Premier element qui affirme cette feodalite est la non-existence d’une classe moyenne, il y a une aristocratie qui est liee d’une maniere ou d’une autre a la famille royale par concubinage et les paysans. Dans cette monarchie, le roi etait au-dessus de tout, la seule vraie justice, celle qu’on ne pouvait refuter emanait de lui.

Il n’existait pas comme en France ou les autres pays europeens une classe bourgeoise. Autre aspect notoire du Cambodge est l’importante place qu’y occupe la superstition. Chaque village a son sorcier et son guerisseur et chaque communaute possede son neak’ta, figure ancestrale ou genie tutelaire qu’il faut se concilier par des offrandes d’eau parfumee et d’encens. En ce sens le Cambodge ressemble beaucoup plus a ses homologues asiatiques. A la campagne on mettait sur le compte des sorciers de nombreuses morts violentes. Aujourd’hui encore des khmers sortis d’universite justifiait le lynchage d’un individu soupconne de sorcellerie en disant : « Ses pouvoirs sont vraiment terribles que voulez vous que les paysans fassent ? ».

Cette superstition sera une des bases aux atrocites commises par les khmers rouges tel que le fait de manger le foie d’un individu, ce qui selon les croyances khmeres avait la vertu de nous donner la force de celui a qui appartenait le foie. En continuant a explorer le monde parallele auquel fut expose Sar nous parlerons maintenant des contes pour enfants des khmers. Les histoires et contes racontes aux jeunes khmers etait differents de ceux de la plupart des pays ou la vertu est recompensee et la mechancete punie, le monde imaginaire qui s’offrait a Sar montrait des voleurs impunis et coulant des jours heureux. A condition qu’elle reussisse l’infamie n’est pas condamnee. La ruse est admiree, l’honnetete decriee et la bonte passe pour de la stupidite. Il n’y a guere de place pour la compassion.

Saloth Sar etant lie a la famille royale il a pu beneficier du privilege d’aller dans un vat, un monastere bouddhiste ou l’on apprend a lire et a ecrire. C’est la egalement que les jeunes khmers de bonne famille apprennent le cpap qui est un ensemble de regles tres strictes qui regissait la vie des khmers. Ceux-ci etaient tres rigides et deshumanises et variaient selon le sexe, les petites filles khmeres devaient apprendre des le plus jeune age nombre de regles dont celles-ci : Ne tourne jamais le dos a ton mari quand il dort et ne lui touche pas la tete Avant de t’incliner en son honneur…Respecte et crains ses v? ux et prends a c? ur On peut sans doute parler d’une predisposition aux atrocites qui suivirent.

La rigueur et le manque d’humanite qu’on attribue au regime khmer n’etaient pas nouveaux. Le Cambodge etait depuis longtemps un pays tres strict ou les libertes fondamentales n’existaient pas. Le Cambodge a cette epoque etait un protectorat francais, et apres avoir connu pendant une breve periode l’independance sous les japonais en Mars 1945, les khmers ont commence une lutte pour l’independance qui anime le c? ur de tous les jeunes khmers dont Pol Pot et les autres futurs leaders khmers rouges. Cette envie d’etre independant se juxtapose aussi a l‘envie des jeunes khmers de retrouver la splendeur perdu de l’empire khmers dont l’Angkor par son architecture et l’incroyable etalage de savoir est le temoin.

Les jeunes khmers voulaient un Cambodge fort et independant. L’utopie khmere rouge prend ses sources dans de nombreuses idees qui proviennent des annees pendant lesquels Saloth Sar etudiait a Paris. Sar lors de son sejour a Paris fut alors intrigue par la Revolution francaise et etablit un parallele avec la situation dans son pays. Il etudia celle-ci a travers le livre de Pierre Kropotkine. La grande revolution. De la lecture de ce livre Sar tira trois idees maitresses qui ont servi de pilier au systeme khmer rouge : La revolution exige une alliance entre intellectuels et paysans, il faut la mener jusqu’au bout sans compromis ni hesitation, l’egalitarisme est le fondement communisme.

Celui-ci croyait que la revolution francaise avait echoue car les francais s’etaient arretes a mi-chemin. L’interet du communisme porte par les jeunes khmers en France n’est pas le fruit du hasard puisque les seuls a approuver l’independance du Cambodge en France etaient les communistes. Sar et ses compagnons toutes les differentes formes existantes de communismes et tirerent de chacune de ses formes des idees precises en les sortant de leur contexte. On ne prenait rien dans son ensemble. De Staline, on tira une idee primordiale. « Un des mots d’ordre du parti bolcheviks » ecrivait Staline, est que le parti se fortifie en s’epurant des elements opportunistes :

Sans une lutte intransigeante contre les opportunistes dans ses propres rangs…le parti de la classe ouvriere…ne peut remplir son role…Il peut sembler que les bolcheviks aient accorde trop de temps a cette lutte, qu’ils en aient surestime l’importance. Mais c’est absolument faux. On ne saurait pas plus tolerer l’opportunisme chez soi que l’on ne saurait pas plus tolerer un ulcere dans un organisme sain…C’est de l’interieur que les forteresses s’enlevent le plus facilement. Pour obtenir la victoire il faut avant toute chose epurer le parti…des capitulards, du deserteur et des traitres. De Mao, les khmers rouges tirerent l’idee de la nouvelle democratie. On pouvait passer d’un systeme feodal directement a un systeme communiste sans passer par le capitalisme. De celui-ci, il decouvrit comment definir un traitre et comment les traiter :

Soit vous cooperez avec le parti communiste soit vous vous opposez a lui… Des l’instant ou vous vous opposez au Pari communiste, vus devenez un traitre…Quiconque cherche a s’opposer au Parti communiste doit s’attendre a etre reduit en poussiere. Si vous n’avez pas envie d’etre reduit en poussiere, vous feriez certainement mieux de renoncer a votre opposition. L’idee de la ligne de demarcation etait deja un principe existant dans la culture khmere, soit on appartient au village soit appartient a la foret. Il n’y a pas d’entre deux. Une des particularites du regime khmer est la coloration religieuse dont elle est empreinte. A l’instar de ses voisins ou la religion dominante etait le confucianisme, le Cambodge etait lui un pays bouddhiste. Et dans le bouddhisme il y a deux spects importants qu’on ne peut dissocier de l’ideologie khmere : l’abandon des liens personnels et la repression de l’individualisme. Les resultats : Au retour de leur voyage en France les khmers rouges essayerent d’appliquer leurs nouveaux dogmes au cambodge. Au debut Saloth Sar et ses compagnons essayerent de se faire entendre a travers le systeme parlementaire mais cela echoua face a l’implacable refus du Prince Sihanouk au debat libre. Cela etait possible puisque le Cambodge n’etait pas une democratie. C’est alors que debuta l’initiation au maquis ou parti se battit en tant guerilleros. En 1975, ils accederent au pouvoir et confronterent alors l’utopie khmere rouge a la realite. Toutes les villes furent videes et cela pour trois raisons principales.

Premierement l’un des but du regime khmers etait d’etre sur productif au niveau du riz afin de pouvoir en vendre et de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’etat, on avait donc besoin de main d’? uvre. Deuxiemement, les personnes qui habitaient alors les villes etaient ceux qui avaient fui les Khmers rouges et se sont refugies en ville, et donc hostile au regime khmers rouges, c’etait les gens les plus riches du Cambodge et donc egalement hostiles au communisme. De plus l’utopie khmere etait basee sur l’egalitarisme la plus absolu. S’il y avait des citadins et des non citadins cela aurait ete inegal. Ils ont aboli l’argent et la propriete privee.

L’abolition de l’argent etait la mesure la plus extreme pour garantir le non capitalisme. De plus si l’argent existe, certains en auront plus que d’autres et donc l’equilibre serait detruit. L’abolition de la propriete privee materielle et mentale releve de la meme raison : Pour detruire la propriete privee, la methode approprie a ete l’evacuation des villes…Mais la propriete privee individuelle est plus dangereuse, elle comprend tout ce que vous estimez etre « a vous », tout ce qui existe selon vous vous en relation avec vous—vos parents, votre famille. Si vous dites « ma femme », c’est mal. Il faut dire « notre famille ». La nation cambodgienne est notre grande famille.

Les connaissances que vous avez dans votre tete, vos idees, sont elles aussi une propriete privee mentale. Pour devenir un vrai revolutionnaire, il faut nettoyer votre esprit. Aussi la premiere chose a faire pour vous rendre capables a la revolution communiste, de vous mettre sur le meme plan que les gens ordinaire du Cambodge, les paysans. Si nous arrivons a detruire toute la propriete privee materielle et mentale…les gens seront egaux. Des l’instant ou vous autorisez la propriete privee, une personne aura un peu plus, une autre un peu moins, et elles ne seront plus egales. Mais si vous n’avez rien, zero pour lui et zero pour toi, c’est la vraie egalite.

Pol Pot croyait fermement qu’on ne pouvait faire les choses a moitie et donc meme lorsque le systeme montrait des failles celui-ci ne se ravisa pas, il fallait finir ce qu’on avait commence, on ne fait pas de compromis. A part l’independance ce qu’ils ont obtenu, les khmers rouges voulait se mettre au meme niveau que ses voisins Vietnamiens et Thailandais, deux pays puissants et prosperes. Pol Pot voulait que cela se fasse rapidement et a ainsi fait travailler son pays litteralement jusqu’a la mort comme peut le temoigner l’exemple suivant. Tout le monde fut envoye dans les rizieres afin de produire le plus de riz possible, les khmers rouges imposerent alors des quotas faramineux impossibles a atteindre.

Les administrateurs locaux des rizieres de peur de represailles renvoyerent la plus grande partie des reserves de riz au bastion des khmers ne laissant rien ou presque rien aux travailleurs. La population n’avait plus qu’a mourir de faim. Les khmers rouges etaient egalement en tres petit nombre du fait du grand nombre de conditions qu’il fallait remplir pour joindre ses rangs. Il fallait etre issu d’une famille paysanne pauvre et avoir fait ses preuves. A cause de ce petit nombre, les khmers rouges mirent en place un regime base sur la terreur afin de controler l’ensemble de la population. Un regime tres strict fut mis en place dans les camps de travail force.

Si on n’atteignait pas les quotas journaliers, les rations de nourriture etaient diminuees. Si on volait de la nourriture, on etait passable de mort. Si on etait suspecte d’avoir proferer des paroles contre le regime, on etait tue. Il n’y avait ni jugement ni explication. Des administrateurs allaient voir le chef de village et on lui demandait de lui amener certains individus, le chef comme la famille ne savaient jamais pourquoi et ne virent plus jamais ces personnes. Des personnes disparaissaient, la population etait alors trop terrifiait pour oser resister. D’autre part les morts elles-memes furent lentes et cruelles. Il fallait des exemples afin de que ce qui assistaient aux executions furent dissuades de trahir le parti.

Un des points qu’il est important de signaler est de corriger l’erreur commise lorsque certains parlent du genocide khmer. Il n’y a point eu de genocide puisque a aucun moment les khmers rouges ne voulurent extermine une part de leur population a cause de leur race. Les contrastes : Quels furent concretement les resultats de l’utopie khmere ? Les khmers rouges voulaient faire de leur terre un pays puissant et riche, ils en ont fait un pays pauvre et faible. Ils voulaient etre sur que le Vietnam son puissant voisins ne « l’avale » pas, mais le pays fut envahi par celui-ci. Plus ou moins 1. 5 millions de morts ce qui equivaut a 20 ou 25% de la population totale. ans et 8 mois apres que les khmers rouges prirent le pouvoir, le Cambodge fut envahit par le Vietnam qui installa a son tour un nouveau gouvernement. Celui-ci a aucun moment ne fait part de sa volonte a respecter la vie humaine. Les morts ne font que parti des sacrifices a faire pour atteindre le renouveau du Cambodge. C’etait un reve trop utopique n’ayant aucun lien a la realite que ce soit dans la pratique ou la theorie. Les idees que les Khmers rouges utiliserent afin d’etablir leur propre utopie etait des idees sorties de leur contexte et donc dangereuses. On voulait juste un pays fort et independant, mais dans la theorie aucune ligne de conduite precise n’etait dictee, c’est une des raisons qui a conduit au desastre khmer.

Les contre-utopies, ou dystopies, s’opposent aux utopies : au lieu de presenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. Elles recuperent le schema general de l’utopie, les themes et les lieux communs, pour demontrer que chacun des bienfaits de l’utopie finit par se retourner contre son beneficiaire. Et elles le prouvent toujours de la meme maniere: en poussant la logique jusqu’a l’extreme, en imaginant l’utopie enfin achevee, et en soulignant quelles seraient les consequences de cette “perfection”. Par le biais de la caricature, elles demasquent le double jeu de l’utopie, les cauchemars dissimules sous les merveilles promises. 1984, de Georges Orwell Dans ce livre, le monde a ete divise en trois super-puissances constamment en guerre.

Chacune de ces trois super-puissances est dirigee par un parti tres hierarchise qui, au nom des principes humains a rendu au neant toutes les libertes et fait vivre les gens dans la haine de l’autre et dans l’envie de denoncer le fautif (meme les enfants espionnent leurs parents pour les denoncer de la moindre erreur). L’humanite est desormais reduite a la haine mais le plus terrible, c’est que cette haine est entretenue par les partis, alors que les gens ne s’en rendent meme pas compte, tout cela leur parait normal. La super-puissance decrite est dirigee par l’enigmatique « Big Brother », personne dont l’existence n’est pas verifiee. Le parti a ete cree dans le but de rendre les gens eureux, comme en temoigne la devise « la guerre c’est la paix, la liberte c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». En entretenant une haine constante des autres en utilisant un principe de double pensee qui fait concevoir que le mal n’est que le bien ( ex : le ministere de l’Amour qui est en realite le ministere de la torture. ), en creant un langage qui ne permet pas d’exprimer une opinion et qui, ainsi, empeche les gens de penser par eux meme et d’avoir un jugement sur la realite ; le parti rend les gens heureux, ils sont comme hypnotises et ne voient rien de mauvais, carrement manipules par le parti. C’est la realisation d’une utopie pour ces gens. Du point de vue du lecteur, c’est paradoxal, puisque les gens ont vraiment une existence lamentable.

Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley Nous sommes dans le futur et le pays controle les naissances afin de les diviser en castes qui dependent de la nature biologique des f? tus. Ces castes s’etendent des Alphas (ceux qui sont destines « a controler le monde ») jusqu’aux Epsilons (les sous fifres). En fonction de son education chaque caste est heureuse : par exemple, les Alphas ont une education basee sur la fierte d’etre Alphas, puisqu’ils sont les meilleurs et les Epsilon recoivent leur education sur la chance de ne pas avoir a reflechir autant que les Alphas, et de beneficier de plus de temps libre… Ainsi chaque caste est heureuse. Conclusion :

L’Utopie de Thomas More s’acheve par cette phrase : “Il y a dans la republique utopienne bien des choses que je souhaiterais voir dans nos cites. Je le souhaite plutot que je ne l’espere. ” Au travers de cette recherche sur l’utopie, nous nous sommes rendus compte que c’est la que reside le veritable probleme: Toutes ces organisations ideale de la societe, decrites par le biais de recits fictifs detailles, ne peut faire l’objet que d’un souhait, et non d’un espoir. L’espoir est la conviction interieure qu’un jour cette societe se realisera; le souhait n’est qu’un voeux pieux, le desir que ce qui n’existe pas devienne a la fois possible et reel. Au demeurant, notre histoire est remplie de promesses non tenues et il vaut mieux imaginer le futur que le subir.