Tpe de premiere es

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Sommaire Introduction I/ Les reseaux de cocaine: le narcotrafic a. Production et trafic illicites en Colombie b. Organisation et strategie c. Les acteurs II/ Les enjeux geopolitiques a. Les conflits locaux b. L’influence des Etats-Unis sur la Colombie c. Le trafic de cocaine colombien s’etend vers l’Union Europeenne Conclusion TPE LOSSON AdelineCOVELIERS Audrey Le Trafic de Cocaine entre la Colombie et les Etats Unis

La filiere coca-cocaine s’est developpee dans le contexte d’une crise generalisee des economies latino-americaines, causee par une baisse perpetuelle du prix des matieres premieres et de mise en place des politiques d’ajustement structurel, c’est a dire de reformes economiques, des annees 80. Pres de 80% de la cocaine penetrant aux Etats-Unis provient d’Amerique latine. Produite dans la region des Andes (Bolivie, Perou, Colombie), la cocaine passe par les Caraibes, l’Amerique centrale et le Mexique avant de penetrer sur le territoire du premier consommateur mondial, les Etats-Unis.

C’est en profitant de l’indifference de la classe politique que les narcotrafiquants colombiens ont construit les reseaux qui leur ont permis de devenir les premiers producteurs de cocaine vers la fin des annees 80. Les «narcos», voyant leur pouvoir economique grandir, tendent alors a jouer un role politique. Cela debouche sur une veritable

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guerre lorsque l’etat envisage de denoncer leurs activites aux Etats-Unis. Pour combattre le narcotrafic, considere comme le plus grand ennemi de la securite nationale, les Etats Unis ont intensifie leur aide financiere et logistique aux pays de la region, tout en « militarisant » la lutte.

Quels sont les impacts economiques et les enjeux geopolitiques du trafic de cocaine entre les Etats-Unis et la Colombie ? I . Les reseaux de cocaine / Le Narcotrafic a. Production et trafic illicites en Colombie La Colombie est aujourd’hui sans conteste le premier fournisseur de cocaine au monde. Les Nations unies estiment de cette facon que pres de 400 tonnes de cocaine ont ete produites illegalement dans ce pays en 2004.

Depuis le milieu des annees 1990, c’est aussi sur le territoire colombien que se trouvent les plus grandes superficies (80 000 hectares) plantees de coca, l’arbuste dont les feuilles sont utilisees pour fabriquer la cocaine. Avec la montee en puissance du narcotrafic, la Colombie s’est profondement transformee. On ne pourrait pourtant pas accuser de laxisme, de pacifisme les gouvernements qui se sont succedes a la tete du pays. En effet la Colombie mene la « guerre a la drogue » sans relache depuis environ vingt ans, et ce alors meme qu’un conflit arme intervient dans de nombreuses regions.

Deux millions de personnes deplacees a cause de cette guerre civile. Durant les cinq premieres annees du XXI eme siecle, la guerre a la drogue, sous le nom de « Plan Colombie », s’est confondue avec le combat contre l’aide financiere a partir de fonds publics, la subvention, et a fait l’objet d’une mobilisation encore jamais vue. Les Etats Unis se sont impliques au profit de la Colombie pour y deverser 4 milliards de dollars d’aide, essentiellement pour des programmes militaires et policiers de lutte antidrogue et de lutte antiguerilla.

Les guerillas, tres presents en Colombie, designent des combattants pratiquant une guerre de harcelement, d’embuscades. D’importants fonds publics sont consacres a cette lutte, accablant d’autant plus le budget national. Malgre la fin du « Plan Colombie » en septembre 2005 les FARC (Forces Armees Revolutionnaires de Colombie), principale guerilla communiste colombienne, controlent toujours des regions en peripherie et conservent une force de frappe. Quant aux paramilitaires dont les liens avec le trafic de drogue sont flagrants, ils se sont renforces.

Plus les Etats luttent contre les narcotrafiquants, plus ceux-ci rivalisent d’ingeniosite pour acheminer leurs produits des lieux de production vers les zones de consommation. La cocaine peut etre transportee par trois moyens jusqu’a la frontiere qui separe le Mexique des Etats Unis : ·         Par la route panamericaine ·         Sur des navires qui longent la cote Atlantique ou pacifique des pays d’Amerique centrale ·         Dans des avionnettes qui larguent leurs cargaisons au large des cotes americaines ou elles sont recuperees par des vedettes rapides.

Avionnettes : Avion de petite taille, utilise pour des vols passagers. Vedettes rapides : Petite embarcation a moteur. Production de coca en Colombie Pour l’annee 2004, les etudes du gouvernement de la Colombie et des Nations Unies montrent un total de 80. 000 hectares de culture de coca dans 23 des 32 departements colombiens, representant une diminution de 7% par rapport au 2003. Au cours des quatre dernieres annees, la culture de coca a diminue de 51% (voir graphique ci-dessous). Figure 1. Culture de coca en Colombie 1994 – 2004 (en hectares)4

Pourquoi les drogues illegales sont-elles produites en Colombie ? Le succes d’une politique anti-drogue depend de la comprehension que l’on a du developpement de l’industrie illegale des drogues. D’abord, on affirme que la pauvrete est la cause de la croissance de l’industrie illegale de drogues, ainsi que l’inegalite des richesses et de revenus, la crise economique, et la situation geographique. La culture de coca en Colombie est le resultat de plusieurs facteurs, entre autres une terre tres fertile et la pauvrete des paysans.

Dans la plupart des cas, l’apparition des recoltes illicites n’augmente pas de maniere significative le revenu des paysans, mais peut ameliorer leur subsistance de base quand d’autres produits ne sont pas presents. Le cultivateur de coca est loin d’etre le beneficiaire principal du trafic. Un prix d’achat multiplie par trois jusqu’au consommateur final,d’apres le journal Le Monde (2008) 1 » Semi-grossiste 1400€ 2 » Premier intermediaire 1800€ 3 » Deuxieme intermediaire 2300€ 4 » Vendeur final 2700€ 5 » Consommateurs 4400€ b.

Organisation et strategie Les differences des origines sociales et de niveau d’education ont influence la maniere meme de controler et de developper le commerce de la cocaine. Apres ses premiers succes, Pablo Escobar (1949-1993), issu d’une famille de classe moyenne et devenu premier grand trafiquant colombien de cocaine, s’est propose de faire du trafic de drogues une entreprise ouverte et participative. Ceci en creant un lieu, un point de chute, auquel on pouvait se rendre pour marchander n’importe quelle quantite de drogue.

Le « bureau » se chargeait de la mettre en circulation dans les rues des grandes villes nord-americaines pour un prix variant de 25 000 et 45 000 dollars par kilo. Le role joue par Carlos Lehder Rivas, fils d’une Colombienne de classe moyenne, et residant aux Etats Unis, a ete fondamental dans l’ascension d’Escobar. Il commence dans le commerce de la cocaine en transportant de petites quantites de drogue, puis Lehder a eu l’idee d’un grand centre de transfert ayant sa base dans l’une des iles de Bahamas, Norman’s Cay.

L’ile a ete louee comme piste d’atterrissage et d’entree maritime aux Etats-Unis. Mais en but cette fois-ci de faire passer des quantites enormes de drogue. Le transfert de drogue et les investissements financiers des freres Rodriguez Orejuela (qui succedent Pablo Escobar), createurs du Cartel de Cali -organisation mafieuse colombienne de narcotrafiquants- ont travaille dans des conditions differentes. Ils ont privilegie les entreprises de facade, les envois camoufles en marchandise legale. Ceci par le biais d’importantes entreprises.

Ainsi, c’est en tant qu’investisseurs que les freres Rodriguez Orejuela ont essaye de penetrer le monde legal du capital. Vers le milieu des annees 1960, Gilberto Rodriguez Orejuela entre dans la direction du « Banco de los Trabajadores » dont il est le principal actionnaire. Grace a ce nouveau statut, il fait, en 1978, l’achat d’actions venant du « First Interamericas Bank » de Panama. Il detient alors 75% de la banque en 1984. La signature d’un pacte de participation avec le « Banco Cafetero » de Panama va lui permettre d’utiliser des comptes geres par celui-ci.

Ainsi, des comptes d’entreprises importantes masqueront le blanchiment de dollars sous de grands mouvements de capitaux, venant d’exportations de milliers de sacs de cafe produits legalement en Colombie. Vingt ans plus tard, le Departement du Tresor Americain a publie la liste d’une centaine d’entreprises appartenant aux freres Rodriguez Orejuela. Quant a Gonzalo Rodriguez Gacha, il s’est occupe de faire entrer des dollars en Colombie, caches dans son domicile ou ils etaient enterres et qu’il utilisait pour payer ses employes. « Rencontre avec un narco »Osito, ancien narcotrafiquant.

Livre: « Confessions d’un narcotrafiquant, de Paris aux cartels colombiens » « Chacun aura son role. Alex s’occupera de faire arriver le produit et de le couper. Je le distribuerai. On sera associes a l’ouverture a 50-50. Alex et son equipe s’occupent de la fermeture. Ici, les deux termes prennent une autre definition. L’ouverture signifie le financement. La fermeture, c’est l’organisation, la logistique. Il nous faut monter un holding, avec des ecrans offshore (« loin des cotes » en anglais) a Gibraltar, a Torola, en Suisse ou en Andore pour commencer les operations.  Le holding est une societe qui peut, en detenant un nombre suffisant d’actions de chacune de ses filiales, s’assurer du controle du groupe qu’elles forment. Une telle societe qui n’a qu’une activite financiere est denommee « holding ». C’est sur ce principe que travaillent les trafiquants de drogue. « Les transactions se feront depuis une banque Chypriote, autrichienne ou lituanienne pour le Panama, le Bresil, l’Argentine, ou le Paraguay… Pour faire rentrer le cash, il faut evidemment des participations dans des restaurants, des hotels, clubs ou societes de location de voitures, … Durant les annees 80, Pablo Escobar avait lie des liens etroits avec les clubs de football, deja percus comme de veritables machines a blanchir de l’argent sale. En decembre 2010, drogue, blanchiment d’argent et football sont a nouveau associes. Le Club de L’Independiente Santa Fe, prestigieux club de la Colombie situe a Bogota, est suspecte de recevoir de l’argent sale des cartels de la drogue pour veiller au bon fonctionnement de l’equipe. En octobre 2010, ce sont 75 millions d’euros qui sont saisis par les autorites colombiennes.

Le ministre de l’interieur colombien voit en cette perquisition une preuve evidente des flux d’argent entre football et drogue. D’apres la Police, achat et vente de joueurs, recettes de la vente de billets, marchandage (aucun employe n’est affecte a la vente d’un produit particulier), tout a servi a financer le business de la drogue. Toujours en octobre 2010, lors d’une operation de lutte anti-blanchiment d’argent du trafic de drogue, 11 presumes coupables d’un blanchiment de plus de 280 millions de dollars, fruit de la vente de cocaine en Europe, serait a l’origine du financement des FARC. Le blanchiment est un delit dur a combattre.

Les FARC s’inspirent de la strategie de l’homme de paille pour placer de petites sommes sur differents comptes. L’homme de paille est une technique rhetorique. Elle consiste a presenter la position de son adversaire de facon volontairement erronee, a creer un argument facilement refutable pour ensuite l’attribuer a son opposant. Franklin Jurado, economiste colombien diplome de Harvard, s’est reconnu coupable de blanchiment en avril 1996. Il mit a profit ses connaissances de la prestigieuse universite des Etats Unis. Il a fait circuler 36 millions de dollars tires de la vente de cocaine entre diverses banques et ocietes, et ce pour le compte de Jose Santacruz-Londono, un second defunt seigneur de la drogue apres Escobar. Cette affaire est un exemple de moyens de plus en plus complexes utilises par les cartels. Ils mettent en oeuvre un systeme bancaire dit « souterrain », legal car l’argent n’entre jamais dans le systeme bancaire officiel, ne laissant aucune trace materielle. Il n’y a pas de pactes ecrits, mais des alliances familiales par exemple. L’existence des banques offshore, dans des paradis fiscaux garantissant le secret a leurs clients, a permis aux trafiquants de creer leurs reseaux internationaux.

Le libre-echanges et les zones commerciales ont offert de nouvelles perspectives de blanchiment en elaborant des factures fantaisistes (un produit, un prix multiplie par 100). Les Grandes Affaires, comme les societes de courtage ou les compagnies d’assurance sont aussi des machines a blanchir ideales grace a leurs capitaux eleves. c. Les acteurs Les narcotrafiquants se presentent avant tout comme des entrepreneurs gerant des reseaux nationaux et internationaux complexes. Ce que l’on appelle « cartels » n’est d’abord que l’association de divers entrepreneurs dans un meme et seul reseau.

Les paramilitaires sont nes a la fin des annees 60, bras armes des narcotrafiquants a partir de 1985. Osito, ancien narcotrafiquant. Livre: « Confessions d’un narcotrafiquant, de Paris aux cartels colombiens » Quand vous etes un narcotrafiquant, « votre emploi du temps ne change en rien de celui d’un homme d’affaires ordinaire. Rendez-vous, decisions importantes, strategies d’investissements, dejeuners et diners d’affaires, parties d’echec jusqu’a l’aube avec une bouteille de Napoleon et un joint comme outil de reflexion… C’est le milieu qui a « su  immediatement qu’il y avait quelque chose a faire de ce jeune type arrogant qui voulait en croquer ». Osito a garde son savoir pour les montages financiers complexes, l’alliance d’articles du code des impots, en alternant remboursements de TVA, ou taxation sur les dividendes des actionnaires. Dans son ouvrage, Osito insiste sur le besoin vital d’effacer certains passages de sa vie de narcotrafiquant, comme une scene vecue en Colombie, ou les cartles ont fait mourir un homme avec un serpent vivant…

Des personnes fortunees placent quelque fois des capitaux dans des operations de transport realisees par telle ou telle organisation sans y etre attaches pour toujours. Les « chefs » des cartels de Cali et de Medellin (annees 1980) font preuve de prudence vis a vis du personnel qu’ils engagent, de facon a ce qu’il soit restreint. Ils finissent parfois par recruter des hommes de mains, de maniere occasionnelle, parmi les nombreux jeunes defavorises des villes de Colombie. Et ils collaborent malgre tout avec ceux qui exercent la fonction d’encadrer les zones de culture.

II / Les enjeux geopolitiques a. Les conflits locaux Depuis le debut des annees 90, la drogue joue un role, a des degres divers, dans une trentaine de conflits qui se sont deroules a travers le monde. Elle contribue a leur financement comme en Colombie. La drogue joue egalement un role dans les relations entre pays. Les cultures de coca et la production de cocaine sont par exemple l’axe essentiel des relations entre Washington et la Bolivie. La Colombie est un pays ou les guerillas de gauche et les paramilitaires d’extreme droite se financent grace a l’argent de la drogue.

Mais en meme temps, la Colombie est un territoire vital pour les Americains pour controler le nord de l’Amerique latine et les Caraibes (ils ont perdu leurs bases militaires au Panama, et on leur a interdit le survol de l’espace aerien du pays). D’ou le «Plan Colombie» a travers lequel ils fournissent pres de deux milliards de dollars d’armement aux forces armees. Pendant des annees, l’economie de la drogue s’est developpee en Colombie sans que cela ne suscite aucune inquietude. Elle etait evoquee comme economie « illegale » mais toleree.

Des Colombiens interviennent dans les operations de transfert vers les Etats-Unis, mais elles sont le plus souvent faites par des Americains. Mais les revenus que la Colombie tire de cette activite a la fin des annees 1970 sont considerables. Ils subissent vers 1984 une reduction tres forte mais connaissent une certaine reprise a partir de 1987-88. La reduction s’explique par la reussite des pressions exercees par les autorites americaines sur le gouvernement colombien. Bien que le business de la drogue finance la Colombie, le blanchiment d’argent pourrait avoir des impacts considerables.

L’argent sale infiltre dans les secteurs financiers et dans la comptabilite nationale peut aller jusqu’a saturer et menacer la stabilite economique et politique du pays. Avec des statistiques erronees, la politique empathie. Les transferts de fonds inattendus rendent les taux de change et d’interet instables, et le peu de solidite dans les avoirs, des risques d’instabilite monetaire. La faussete des declarations de revenu perturbe la levee des impots et la repartition des depenses publiques. Les ressources sont mal affectees: problemes de fixation des prix.

En Colombie, l’augmentation des superficies cultivees a permis aux groupes en forte rebellion, que ce soit les Forces armees revolutionnaires de Colombie (FARC) marxistes, ou les groupes paramilitaires d’extreme droite, de se developper. Protegeant les paysans producteurs de coca et tirant profit des taxes sur la production et le trafic de cocaine, ils ont fait grandir leur controle territorial et le nombre de leurs combattants. Les paramilitaires, contrairement aux FARC, sont au niveau structurel lies aux cartels de la drogue qui souvent, les ont cree de toutes pieces pour proteger leurs proprietes rurales et leurs laboratoires.

Les Etats-Unis reclament qu’on leur livre un certain nombre de paramilitaires, ils ferment les yeux sur le lien que d’autres entretiennent avec le gouvernement du president republicain de la Colombie Alvaro Uribe. Cela suffirait a suggerer que la presence americaine en Colombie suit d’autres interets que ceux de la guerre a la drogue. Ce sont les Etats-Unis qui aux statuts de premiere puissance mondiale et leaders de la « guerre a la drogue » font l’usage le plus regulierement de cet outil geopolitique, comme le montre leur intervention en Colombie.

Malgre les liens etablis entre l’armee, le gouvernement et les paramilitaires, l’ensemble etant responsable de 2/3 des meurtres commis en Colombie d’apres la Federation Internationale de la Ligue des Droits de l’Homme,  le gouvernement des Etats-Unis fournit chaque annee plusieurs milliards de dollars d’equipements militaires au general a la tete de l’armee colombienne (Mario Montoya Uribe). Les Etats-Unis utilisent ainsi de maniere evidente le pretexte du narcotrafic colombien pour controler un pays sur le plan geographique, economique et ecologique. Le « Plan Colombie » comporte a l’origine des fonds destines a mettre en ? vre une serie de politiques antidrogue. Cependant, l’usage de ces fonds est strictement limite a la lutte contre la drogue par le gouvernement des Etats-Unis. Ce plan consiste a la mise en place de politiques traditionnelles comme les programmes de renforcement du systeme judiciaire et des moyens techniques des organismes gouvernementaux anti blanchiment, de la police et des forces armees. La politique qui suscite le plus de polemique, financee par le « Plan Colombie » sont les champs de cocaine et de pavot asperges d’herbicide par les voies aeriennes.

Les defis auxquels le trafic de drogue confronte le gouvernement colombien 1 Neutraliser le lien criminel entre les drogues et le terrorisme 2 Renforcement du controle de l’etat sur le territoire et protection de la population civile 3 Contenir la menace regionale, continentale et mondiale. 4 Limiter l’impact environnemental du trafic de drogue 5 Responsabilite partagee Exemple chiffre : Depuis plus de 30 ans, les pays occidentaux, et particulierement les Etats-Unis, appuient, financierement et militairement, la repression de la production, du trafic et de la consommation de drogues.

Mais, malgre les milliards de dollars investis dans cette guerre, le marche des substances illicites est florissant. La production n’a pas diminue, pas plus que le nombre de consommateurs. b. L’influence des Etats Unis sur la Colombie Le « Plan Colombie », narcoterrorisme et geopolitique. Cette recherche etudie les enjeux geostrategiques de la composante militaire de l’aide des Etats-Unis au gouvernement colombien du President Andres Pastrana, destinee a renforcer l’Etat et a lutter contre le narcotrafic et l’insurrection armee dans le cadre du Plan Colombie.

L’internationalisation du traitement repressif de la criminalite organisee liee au trafic de drogue et la reorientation militariste de la strategie de lutte contre la menace narcoterroriste en Colombie auxquelles aboutit le soutien de Washington s’inscrivirent dans la nouvelle architecture securitaire mise en place par la premiere puissance mondiale pour garantir la stabilite geopolitique de la region andine depuis la fin de la Guerre Froide, dans un contexte de redefinition des concepts de puissance, de defense et de securite.

Apres avoir rappele les antecedents historiques, les acteurs et les facteurs de reproduction de la violence en Colombie et de la strategie geopolitique des Etats-Unis en Amerique latine, ce travail analyse l’influence des interets politiques, militaires et economiques sur l’elaboration de l’aide etats-unienne au Plan Colombie, et les effets de la mobilisation des moyens militaires contre les menaces asymetriques relatives aux conflits de basse intensite sur la dynamique geopolitique du conflit colombien entre 1998 et 2002.

L’echec des negociations de paix entre le gouvernement et les rebelles colombiens, le changement d’Administration aux Etats-Unis et le contexte de guerre contre le terrorisme suite aux attentats du 11 septembre 2001 firent evoluer le soutien etats-unien au Plan Colombie d’une aide anti-drogue a la lutte anti-terroriste. c. Le trafic de cocaine colombien s’etend vers l’Union Europeenne La production, le trafic et la consommation illicites de cocaine, auparavant consideres comme concernant principalement les Etats-Unis, revetent de plus en plus une dimension mondiale.

L’Europe etait auparavant un pays consommateur d’heroine en provenance d’Asie. Mais, depuis 1999 la cocaine colombienne est detournee pour l’Europe a cause de l’influence de la mafia russe Resultat : l’Europe detient aujourd’hui la deuxieme place dans le monde en matiere de consommation de cocaine, apres les Etats-Unis. L’action determinee menee par les Etats-Unis contre le trafic et la consommation de ce produit sur leur territoire a abouti progressivement a une saturation du marche nord-americain et a un report vers l’Europe, ou l’arrivee de cocaine progresse chaque annee.

Sur une production mondiale de cocaine estimee a pres de 1000 tonnes, les experts internationaux estiment que la quantite importee d’Amerique Latine a destination du marche europeen ne cesse de croitre et depasserait actuellement 200 tonnes. Le flux de trafic en direction de l’Europe transite principalement par les departements d’outremer. Le grand trafic est maritime et aboutit principalement en Espagne sur les cotes de Galice, au Portugal, ainsi qu’aux Pays-Bas dans le port de Rotterdam.

Il met egalement a profit la sous-organisation de certains pays de la cote ouest africaine ou il trouve aisement des portes d’entrees. Par ailleurs, un trafic regulier par voie aerienne est opere par des petits porteurs. Ainsi en France, le trafic des passeurs aux aeroports continue d’augmenter de facon considerable a l’image de ce que connaissent tous les aeroports europeens. Il y un interet grandissant de l’Union Europeenne en la Colombie et ’Amerique du Sud, on le voit dans cette intervention d’un parlementaire de l’UE : « L’UE a une gamme d’interets en Colombie, qui vont du commerce et investissement economique jusqu’aux problemes de la production et commerce de drogues, les reseaux criminels, le terrorisme, la migration et le conflit interne qui prend une dimension regionale. En consequence, la commission du parlement europeen travaille en relation avec l’ONU etl’OEA –Organisation des Etats Americains- par l’intermediaire de sa « mission de soutien du processus de paix en Colombie » (MAPP/OEA).

Le soutien n’est pas seulement economique mais aussi dans le developpement soutenable, et dans les travaux de cohesion sociale. Pour poursuivre ces objectifs, l’union europeenne utilise plusieurs instruments, la diplomatie active, le soutien des initiatives internationales que stimulent les processus de paix en Colombie, et elle reste en contact permanent avec le gouvernement colombien. L’autre instrument tres important employe par l’union europeenne est le regime commercial favorable accorde aux exportations colombiennes avec l’intention de favoriser le developpement economique.

Le troisieme instrument utilise est l’aide au developpement social et industriel. La Commission a consacre 136 millions d’euros entre 2001 et 2003 dans l’implementation de ces projets en Colombie. CONCLUSION La situation sociale en Colombie est catastrophique. Une guerre civile qui dure depuis 1948 se voit renforce par le budget enorme du meilleur affaire illegal (o legal) qui existe dans le monde. Le trafic de drogue amene la violence, le deplacement de la population, la violation des droits de l’homme, dans des proportions qu’aucun pays du monde ne peut egaler.

La Colombie paye tous les jours les consequences d’un conflit que n’a aucun sens politique. Le gouvernement Colombien essaye, dans la mesure du possible, de lutter contre la production et le trafic de la drogue, mais le probleme n’est pas seulement du pays producteur, c’est surtout des pays importateurs. Et ce n’est pas en financant une guerre avec des materiaux de plus en plus sophistiques que l’on va l’arreter. Le controle de l’offre commence avec le controle de la demande. Bibliographie ·         Le JDD. fr ·         Wikipedia ·         Conflits. revue. org          « Drogues et antidrogue en Colombie ». Ouvrage de l’institut National des hautes etudes de securite. ·         Hopital-marmottan. fr ·         Interpol. int ·         Le Monde, journal du 15 Fevrier 2008 ·         Opalc. fr ·         Irenees. net ·         LeMonde. fr ·         Latinreporters. com ·         Cyberpresse. ca ·         Thewaylatina. com ·         Cannabis. free. fr ·         Un-org ·         « Le trafic de drogue joue un role dans la majorite des conflits locaux ». These d’Alain Labrousse, universitaire ·         Webduweb. free. fr/colombie. htm ·         Courrierinternational. com