théorie littéraire

théorie littéraire

pour comprendre la poésie « Poésie » vient d’un mot grec signifiant « faire, créer La poésie, c’est donc un travail sur les mots. Le poète, par le choix qu’il fait de sujets (les thèmes) et de procédés stylistiques, présente une vision du monde qui lui est propre. Le thème Un poème évoque une réalité : c’est son thème littéral, son propos central. Ce thème sert en général de cadre de référence au poème : c’est lui qui permet d’aborder des sujets de réflexion, des sentiments, des réalités morales ou esthétiques, etc.

Souvent, n poème comporte développer en sous-t Les champs lexicaux rapprochés par le se p g nant. II peut alors se ouleur au poème. de mots est assez importante pour indiquer qu’un thème est développé, ce qui montre une préoccupation de l’auteur. Généralement, le champ lexical le plus important est relié au thème majeur du poème ; il faut toutefois prendre en compte les connotations. Cintérêt d’étudier le champ lexical réside dans les thèmes qu’il permet de dégager ; sa signification est d’autant plus forte qu’il peut être combiné ? ‘autres figures de style.

En soi, il a peu d’intérêt. es figures de style Les figures de style sont un écart

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par rapport à la norme linguistique. Cet é Swige to vie' » next page écart peut être plus ou moins significatif. Par exemple, si on pense à l’inversion, elle n’est significative que si elle sert à mettre en valeur un mot ou un groupe de mots ; autrement, elle n’est qu’un artifice de versification. Les figures de style ramènent donc au jeu sur la disposition des mots, leur sonorité, leurs substitutions, etc. Elles visent à provoquer des effets chez le ecteur – voir, à ce sujet, la théorie sur les figures de style.

Pour trouver les figures de style, il n’est pas nécessaire de chercher bien fort : en général, lorsqu’un passage surprend, arrête la lecture, semble insensé ou incompréhensible alors qu’on connaît tous les mots qui s’y trouvent, c’est qu’il y a une figure de style. En effet, en poésie, on accorde toujours le bénéfice du sens, du génie à l’auteur. Tout ce qu’il fait est voulu, calculé. La versification La versification est un ensemble de règles techniques qui égissent la composition des vers réguliers.

Pour lire et apprécier la poésie versifiée, il faut en connaître les règles. La poésie est essentiellement un jeu (sur les mots, avec les mots), dont on ne saurait apprécier toute la profondeur sans en connaître le fonctionnement. De la même façon qu’on joue avec la prononciation des mots pour suivre la musique dans la chanson, le poète joue avec les rythmes pour produire du sens et de l’harmonie. e rythme Les vers les plus utilisés dans la poésie française sont 2 produire du sens et de Pharmonie. Le rythme ‘octosyllabe, le décasyllabe et Falexandrin.

L’octosyllabe est un vers de huit syllabes, sans césure (coupure) ; le décasyllabe contient dix syllabes, avec une césure à la quatrième, cinquième ou sixième syllabe ; l’alexandrin comprend douze syllabes, avec une césure à la sixième – il comprend aussi, normalement, un accent mineur dans chacune des deux moitiés du vers, avant et après la césure. par exemple : « Il fit scier’ son on’cle / Achmet’ entre deux plan’ches » (dans ce vers d’Hugo tiré du Sultan Mourad, l’apostrophe indique l’accent tonique). Comment compter les syllabes ?

Dans la versification française, toutes les syllabes sont prononcées, y compris les e muets lorsqu’ils se trouvent devant une consonne (le s du pluriel et de la conjugaison de la deuxième personne du singulier, de même que le nt de la conjugaison de la troisième personne du pluriel comptent comme des consonnes suivant le e muet et, par conséquent, font que la syllabe doit être prononcée, à moins qu’ils ne soient à la fin du vers, à la rime). Par exemple, « Du côté du pourceau, la balance pencha » (Victor Hugo, Le Sultan Mourad) ompte douze syllabes, puisqu’on prononce le e de balance.

Le e muet devant une voyelle ne se prononce pas (par exemple, « oncle Achmet » égale trois syllabes, et non quatre). Pour produire un effet 3 exemple, « oncle Achmet » égale trois syllabes, et non quatre). pour produire un effet, le poète peut choisir de prononcer comme deux syllabes deux sons qui, normalement, se prononcent comme un seul. C’est ce qu’a fait Victor Hugo avec ce vers :« Il fit sci-er son oncle Achmet entre deux planches On appelle ce procédé la diérèse. ?? l’inverse, la synérèse prononce comme une seule syllabe deux sons habituellement distincts, comme « ouvrier » prononcé en deux syllabes plutôt que trois. La rime La rime est la répétition d’un même son vocalique à la fin de deux vers différents. On parle de rime riche lorsqu’elle a la même consonne d’appui (par exemple, « partez, santé » forme une rime riche, alors que « trompé, mangeai » est une rime pauvre). Le genre de la rime Une rime est féminine lorsqu’elle se termine par une syllabe muette. Toutes les autres sont masculines.

Par exemple, ? pensent et danse » sont des rimes féminines, alors que « cœur et rancœur » ou « trembler et peser » sont des rimes masculines. Attention : « danser et pensée » NE RIMENT PAS, puisque ces mots ne sont pas du même genre. Deux rimes masculines différentes ou deux rimes féminines différentes ne peuvent pas se suivre : la règle est de les faire alterner (une rime masculine, une rime féminine, etc. ). La disposition des rimes Le type de rimes correspond à leur disposition. On parle de rimes plates lorsque le schéma AABB est reproduit (par 4