The nightmare before christmas

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CHAPITRE 9 LA STRUCTURE DE L’APPAREIL PSYCHIQUE LES TOPIQUES Introduction Le terme de « Métapsychologie » recouvre les aspects théoriques de la psychanalyse. La métapsychologie cherche à rendre compte des faits psychiques leur versant inconsci Freud dans son élab s’oppose à la fois à la qui s’intéresse uniqu OF p g otamment de tout a métapsychologie aine de son époque psychiques conscients, et en même temps il s’oppose à la métaphysique qui introduit le recours à l’irrationnel dans l’élucidation du fonctionnement mental.

Freud nous donne quantité d’exemples dans « Psychopathologie de la vie quotidienne » (1901), otamment quant aux actes manqués ; ces derniers reflètent toujours le désir inconscient de ne pas entreprendre (réaliser, vivre, réussir, etc. ) la dite démarche dans laquelle le lapsus ou l’acte manqué survient : une entreprise qui suscite un conflit intérieur tel que ces symptômes en témoignent a peu de chance d’aboutir. Avec la métapsychologie, Freud s’efforce ainsi de nous proposer une théorie de la personnalité au plus près des faits cliniques.

Pour lui l’histoire individuelle et les relations interpersonnelles à l’intérieur de cette histoire sont des éléments essentiels et fondateurs de la personnalité de chacun. sychique, les phénomènes psychiques peuvent être comparés à un jeu de

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forces qui s’inhibent ou se favorisent les unes par rapport aux autres. Ces forces exercent une certaine poussée. Elles sont d’origine pulsionnelle et s’opposent. Elles sont à l’origine des conflits à l’œuvre dans le psychisme humain, conflits qui sont la marque de la vie psychique.

Le point de vue ‘dynamique’ est donc une description de qualitative de ce ces forces, de ces pulsions. 1. 2 Le point de vue économique Il s’agit d’une description quantitative des forces en présence, en somme de la circulation et de la répartition de l’énergie ulsionnelle. Celle-ci s’écoule librement dans l’inconscient comme dans le processus du rêve. Elle peut glisser le long d’une chaîne associative d’une représentation à l’autre. Elle peut aussi être bloquée par les mécanismes de défense du moi et trouver ? s’exprimer dans la production de symptômes.

Le fonctionnement de l’appareil psychique peut être décrit comme un jeu d’investissement, désinvestissement, contre-investissement. e point de vue économique renvoie à la notion de forces qui s’affrontent en permanence : les forces des pulsions, celles du moi et celles du surmoi. 1. 3 Le point de vue topique Le point de vue topique (topos : lieu) suppose une différenciation de l’appareil psychique en un certain nombre de systèmes doués de caractéristiques ou de fonctions différentes et disposés dans un certain ordre les uns par rapport aux autres.

Ceci permet de les considérer comme des ‘lieux’ (et de créer une certaine géographie de ces systèmes puis instances) : les « lieux psychiques » ‘hypothèse de Freud vient du cont 0 systèmes puis instances) : les « lieux psychiques L’hypothèse de Freud vient du contexte scientifique de son époque, en particulier la théorie anatomo-physiologique des ocalisations cérébrales, et aussi de l’observation des faits cliniques. La découverte des souvenirs traumatisants des hystériques, levés sous hypnose, montre l’existence de couches psychiques reliées entre elles par une logique.

Les symptômes disparaissent lorsque la malade a pu se remémorer le souvenir traumatisant. En outre, l’étude du rêve révèle ridée d’un domaine inconscient qui fonctionne avec ses propres lois. Freud a élaboré successivement deux théories de l’appareil psychique, appelées « topiques »en référence avec l’idée que l’on peut les considérer comme des lieux dont on peut donner une eprésentation spatiale. 2. La première théorie de l’appareil psychique ou 1ère topique La première théorie est élaborée autour de 1900 et parait dans le chapitre VII de l’interprétation des rêves. appareil psychique se compose de trois systèmes : l’inconscient, le pré-conscient et le conscient. Schéma de l’appareil psychique A intégrer incestueux, vœux de mort, etc. ). Ses contenus se sont vus refuser l’accès au système conscient- préconscient par l’action du refoulement. Cest un inconscient constitué historiquement au cours de la vie de l’individu et plus précisément pendant l’enfance. L’inconscient fonctionne selon le principe de plaisir. L’énergie pulsionnelle y est libre ; elle se déplace et se condense facilement.

Les processus mis en œuvre pour la circulation de cette énergie sont appelées « processus primaires » , ils sont inconscients et caractéristiques du travail du rêve : déguisement, condensation, dé placement, etc. Les processus primaires visent à retrouver une identité de perception. Ceci signifie que l’inconscient cherche à reproduire, sur un mode hallucinatoire, les représentations auxquelles l’expérience de satisfaction originelle a conféré une valeur rivilégiée (cf. chapitre 1, Psychopathologie de l’enfant, K.

Gueniche, 2002). Ainsi, par exemple, en suçotant, le bébé cherche à reproduire l’expérience de satisfaction de la tétée, sur un mode hallucinatoire : il rêve d’un sein gratifiant. es pulsions peuvent aller de l’inconscient vers le conscient (sens progrédlent) mais elles peuvent aussi être refoulées du conscient vers l’inconscient ; il y a alors régression (sens régrédient) : cf. J Bergeret. Il existe une première censure entre le système Inconscient et le système Pré-conscient. Cette censure est à l’œuvre dans le rêve.

Il s’agit de pulsions ou de désirs contraires à l’intérêt de la personne (tuer son père, emprisonner sa rivale, etc. ). Cette première censure s’oppose à l’émergence du désir qui va être déformé, condensé, refoulé, etc. (Idem 4 0 déformé, condensé, refoulé, etc. (idem pour le symptôme névrotique). En effet, les contenus inconscients fortement investis pulsionnellement cherchent à revenir dans le conscient. Pour y parvenir, ils ne peuvent le faire que sous la forme de compromis, après avoir été soumis aux déformations de la censure.

Notons que la censure entre le système inconscient et le système réconscient est sévère ; elle est une barrière active qui interdit ? telle ou telle représentation l’accès à un certain territoire. 2. 2 Le système pré-conscient Il est situé entre les deux systèmes inconscient et conscient et séparé de chacun d’entre eux par une censure (la deuxième). Toutefois, il se rapproche plus du système conscient par son fonctionnement et Freud parle souvent du système pré- conscient/conscient.

Les idées pré-conscientes peuvent facilement devenir conscientes (analyse des actes manquées, des lapsus, etc. ). La censure vers le conscient a davantage une onction de sélectionner les pensées plutôt que de les refouler, de les réprimer ou les déformer. Ainsi le préconscient joue le rôle de filtre qui refoule dans l’inconscient les pulsions inacceptables par la conscience. e préconscient est constitué des représentations de mots, c’est- à-dire des contenus des pensées.

On dit qu’une représentation est une trace mnésique plus ou moins investie affectivement. La représentation de mot est une trace verbale. L’énergie pulsionnelle n’est plus libre de se décharger à sa guise ; elle est liée par le processus de la pensée, du raisonnement et de a mémoire ; les processus mis en œuvre pour la lia processus de la pensée, du raisonnement et de la mémoire ; les processus mis en œuvre pour la liaison de cette énergie sont appelées « processus secondaires 2. Le système conscient Quand on parle de conscient, on entendu souvent le terme de perception-Conscience (Pc-Cs). Le système conscient ou perception-conscience se situe à la périphérie de l’appareil psychique, entre le monde extérieur et les systèmes mnésiques. Ce système est chargé d’enregistrer les informations venant de l’extérieur et de percevoir les sensations intérieures qui sont de ‘ordre du plaisir-déplaisir. Ce système ne garde aucune trace durable des excitations ou stimulations qu’il reçoit.

Comme son nom l’indique c’est un système de perception. Il fonctionne sur un registre qualitatif et non quantitatif comme le reste de l’appareil psychique. Ce système conscient est également le siège des processus de pensées, c’est-à-dire des raisonnements mais aussi des remémorations de souvenirs. Le conscient est la partie la plus superficielle de la personnalité, le haut de l’iceberg. Du point de vue dynamique, ce système joue un rôle d’évitement u conflit (évitement conscient du désagréable, régulation discriminante du principe de plaisir, etc. . Il est régit par le principe de plaisir. pour finir, nous pouvons également mentionner une troisième zone frontière, celle qui se situe entre le monde extérieur et la surface de rappareil psychique (le système préconscient- conscient). Sa fonction est celle d’un filtre ; elle évite l’irruption ? l’intérieur du psychisme de stimuli trop violents qui ne pourraient pas être maîtrisés, c’est pour cette raison que l’on parle 6 0 trop violents qui ne pourraient pas être maitrisés, c’est pour cette aison que l’on parle de pare-excitations.

Dans cette première topique, chaque système apparaît surtout comme un contenant et le travail semble se faire en quelque sorte aux frontières. 3. La seconde théorie de l’appareil psychique ou 2ème topique La seconde théorie est essentiellement développée en 1923, après l’article princeps de 1920 « Au-delà du principe de plaisir ». Freud recentre le travail de l’appareil psychique sur les systèmes eux-mêmes, qu’il appelle « instances Ce n’est plus l’aspect topique qui prédomine dans sa deuxième topique ; l’appareil sychique est ‘un peu’ conçu sur le modèle des relations interpersonnelles.

Cette théorie est plus proche du mode fantasmatique selon lequel chacun perçoit son monde intérieur. L’accent n’est plus mis sur les notions de représentants, de traces mnésiques mais essentiellement sur la notion de conflit entre les instances, et même à l’intérieur d’une même instance. ‘appareil psychique se compose alors de trois instances : le ça, le moi et le surmoi. personnalité, « marmite bouillonnante » dit Freud ; il s’agit du premier réservoir de l’énergie psychique, de la libido, des pulsions de vie et des pulsions de mort.

Il regroupe ce que Freud mettait dans le système inconscient de sa première topique (pulsions originaires et désirs refoulés) bien qu’une partie de cet inconscient ne se retrouve pas dans le Ça. Pour Freud, à l’origine, « tout était Ça » ; et le Moi se serait développé à partir du Ça sous l’influence persistante du monde extérieur pour Freud, le Ça est « la partie obscure, impénétrable de notre personnalité » ; ses contenus, expression psychique des pulsions, sont inconscientes. Une part de ses contenus est héréditaire et innée ; l’autre part est refoulée et acquise.

Le Ça est soumis au « principe de plaisir » et est régi par les lois du processus primaires ; il ne connaît pas le temps et vise des objets fantasmatiques. II ignore les jugements de valeur, le bien, le mal et la morale. Les processus qui se déroulent dans le Ça n’obéissent pas aux lois logiques de la pensée. Le principe de contradiction n’existe pas ; rien qui ne puisse être comparé à la négation. Il n’y a ni notion de temps, ni notion d’espace. 3. 2 Le Moi Le Moi n’existe pas d’emblée mais émerge progressivement à partir des expériences de la réalité dans une différenciation rogressive du ça.

En outre, le Moi peut être vu comme se formant à la suite d’identifications successives à des objets extérieurs qui sont intériorisés et incorporés au moi. Le Moi apparaît comme une unité et comme l’instance qui assure la stabilité et Fidentité de l’individu, au contraire du ça qui est morcelé et en tendance B0 stabilité et l’identité de l’individu, au contraire du ça qui est morcelé et en tendances indépendantes les unes des autres. Le Moi est le médiateur chargé des intérêts de la personne.

Il assure ainsi l’auto-conservation de Vindividu dans la mesure où l tente de concilier au mieux les exigences diverses du ça et du monde extérieur en utilisant ses possibilités d’action sur l’un et sur l’autre grâce aux acquis mémorisés ; il est par ailleurs le pôle défensif de la personnalité. Dans cette deuxième topique, le Moi assure la fonction de conscience (même si une grande partie du Moi est inconsciente); on peut dire que toutes les fonctions qui, dans la première topique, étaient dévolues au préconscient, lui sont attribuées.

Cependant, il est tiraillé entre les exigences pulsionnelles du Ça, les impératifs du Surmoi tu ne dois pas », « il ne faut pas », etc. et la réalité, le monde extérieur. Son autonomie est donc toute relative. Il est obligé de trouver des mécanismes de défense pour pallier aux exigences contradictoires auxquelles il est soumis. Sa structure est dominée par le « principe de réalité » (pensée verbale, analyse, logique, impératifs sociaux, objectivité).

Il se différencie d’avec le ça au contact des réalités extérieures et son activité est pour partie consciente : perception, processus secondaires, jugement, raisonnement, etc. Le Moi met en place des opérations défensives qui sont pour artie inconscientes pour lutter contre l’angoisse suscitée par les conflits entre les différentes instances de la personnalité (ça et surmoi).

En 1926 dans « Inhibition, symptôme et angoisse h, Freud démontre que l’angoisse est prod En 1926 dans « Inhibition, symptôme et angoisse Freud démontre que l’angoisse est produite par le Moi lorsque celui-ci est débordé par un afflux d’excitations qu’il ne peut maîtriser. Notons pour finir, que la résistance à la remémoration ou ? l’association libre dans le conflit psychique refoulé est la marque de l’aménagement défensif moique. 3. ce surmoi Classiquement le Surmoi est défini comme « Phéritier du complexe d’Œdipe » (1923).

Il se constitue par intériorisation des exigences et des interdits parentaux ; il ne s’agit pas d’une identification aux parents eux-mêmes mais aux interdits et aux règles morales des parents. Dans « Deuil et Mélancolie », Freud en 1915 écrit « le surmoi de l’enfant ne se forme pas à l’image des parents, mais bien à l’image du surmoi de ceux-ci ; il s’emplit du même contenu, devient le représentant de la tradition, de tous les jugements de valeur qui subsistent ainsi à travers les générations Le Surmoi en fait est un censeur, un juge moral à l’égard du Moi.

Les fonctions du Surmoi sont la conscience morale, l’auto- observation, l’auto-critlque et la formation d’idéaux, et la censure Le Surmoi Senrichit des règles de la société. Ainsi, toute vie en société implique un surmoi. Il tire son énergie du ça mais s’enracine dans le Moi où vont s’intérioriser les interdits parentaux et la loi du groupe. L’enfant renonce à la satisfaction de ses désirs oedipiens frappés d’interdit ; il transforme son investissement sur les parents en identification aux parents et il intériorise cette interdiction. 0 0