Texte racisme

Texte racisme

? Analyse de texte avec commentaire Devoir en classe avec corrige Le racisme Le racisme est une doctrine qui affirme la hierarchie des races, la superiorite d’un groupe ethnique sur un autre. Cette idee de superiorite conduit au mepris et a la haine et justifie l’exploitation, l’esclavage, la segregation, l’elimination et l’aneantissement d’une population, c’est-a-dire le genocide. Or la theorie de la hierarchie des races, aussi bien que celle de la purete des races, est depourvue de tout fondement scientifique.

La science nous apprend qu’il n’existe aucun rapport entre les caracteres physiques et les aptitudes intellectuelles des individus; que les differences intellectuelles innees entre les divers groupes raciaux sont moins grandes que les differences existant entre les individus d’une meme race. On a d’ailleurs remarque que ceux qui ont tente de justifier l’idee d’une hierarchie sont tous arrives a la conclusion que le groupe ethnique dont ils faisaient partie etait superieur a tous les autres. En tant que doctrine, le racisme s’est constitue a la faveur de considerations pseudo-scientifiques.

Son extension a ete favorisee par le developpement des moyens d’information. En tant que passion, le racisme a ete scientifiquement analyse, et on a tente d’en comprendre l’origine. Il semble bien lie a des

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troubles de la personnalite, a un defaut de l’equilibre, a un etat nevrotique. En effet, le raciste est, en general, un homme reprime qui souffre d’un complexe d’inferiorite et d’impuissance. Ces sentiments s’attenuent lorsque le raciste decide qu’il est superieur a certains individus appartenant a certaines races.

Ces individus «infe­rieurs», il a donc le droit de les mepriser. Le mepris engendre la haine, et le complexe d’inferiorite et d’impuissance est surmonte par l’agres­sion. Il est, je crois, necessaire de noter que si les facteurs psychologiques jouent un role important dans la genese du racisme, celui-ci est favorise par toute une serie d’elements, en particulier, par des facteurs socio-economiques, par les inegalites de toutes sortes, par la segregation, qui entretiennent les differences socio-culturelles, les differences tout court.

Cependant, le droit d’etre different, d’une facon ou d’une autre, est un droit essentiel de l’homme. La Declaration universelle des Droits de l’Homme a condamne toutes les discriminations fondees sur la race, la religion ou les opinions. Nous touchons ici a la question capitale des droits de l’homme. (± 400 mots) Andre LWOFF (Prix Nobel de medecine) Extrait du discours d’ouverture au Congres du cinquantenaire de la LICRA I. Questions sur le texte (30 points) 1. Pourquoi, selon le texte, le racisme est-il depourvu de tout fondement scientifique? 15 pts) 2. Quels sont les facteurs psychologiques qui favorisent l’extension du racisme, et quels en sont les dangers? (15 pts) ? Collez au texte pour les idees! ? Utilisez autant que possible vos propres termes! ? Le simple collage entraine automatiquement une note insuffisante sur la question! II. Commentaire personnel (au choix) (30 points) 1. Comment vous expliquez-vous le succes des idees hyper-conservatrices (patriotisme, nationalisme, discipline, intolerance, … ) de l’extreme-droite a notre epoque? 2. « On ne nait pas raciste, on le devient ! »

Discutez et developpez cette affirmation. 3. « Le raciste est un egoiste qui a peur. » Discutez et developpez cette phrase 4. „Le racisme est la valorisation, generalisee et definitive, de differences biologiques (reelles ou imaginaires), au profit de l’accusateur et au detriment de sa victime, afin de justifier une agression. “ Telle est la definition du racisme que propose Alfred Memmi, professeur a l’Universite de Paris X. Expliquez et illustrez par des exemples cette definition assez complexe du racisme. ? Ecrivez au moins 200 mots! ? Structurez votre reponse! Ecrivez toujours des phrases entieres! La forme (orthographe, grammaire, vocabulaire, style) comptera pour un tiers. Neanmoins une quantite trop grande de fautes de grammaire, d’orthographe et un style trop maladroit entraineront une note insuffisante sur la question. Proposition de corrige Le racisme I. Questions sur le texte 1. Le texte avance trois raisons pourquoi le racisme n’est qu’une theorie qui ne repose sur aucune verite scientifique. Tout d’abord la science a demontre qu’il n’y aucune relation entre l’aspect du corps (p. ex. couleur de la peau, etc. et l’intelligence d’une personne. Ensuite la science a prouve que les ecarts d’intelligence sont plus prononces entre les membres d’une meme race qu’entre les membres de races differentes. Et finalement chaque raciste affirme toujours que sa race est meilleure que toute autre ethnie. Quel raciste aurait donc raison? 2. Le phenomene raciste a ete analyse scientifiquement, et on a pu noter qu’a sa base il y a des dereglements, desequilibres et nevroses psychologiques. Le raciste est generalement un etre opprime qui se sent inferieur et faible face aux etrangers.

Pour surmonter ces sentiments d’inferiorite, il prend tout simplement la decision qu’il est meilleur que les membres d’une autre ethnie. Cette attitude entraine des dangers. En effet, le raciste se sent alors le droit de deprecier, de detester et finalement d’agresser les etrangers qu’il voit inferieurs. Et cette idee de superiorite peut conduire jusqu’a l’oppression et a l’extermination de toute une ethnie. II. Commentaire personnel 1. Comment vous expliquez-vous le succes des idees hyper-conservatrices patriotisme, nationalisme, discipline, intolerance, … ) de l’extreme-droite a notre epoque? De nos jours, les partis politiques muscles s’apparentant a l’extreme droite ont le vent en poupe partout en Europe. Non que le nombre de leurs membres soit particulierement eleve, mais on ne peut pas passer sous silence le nombre croissant de leurs sympathisants. Comment expliquer le succes des idees hyper-conservatrices de l’extreme droite (patriotisme, nationalisme, discipline, intolerance,… )? A cela, plusieurs raisons.

Premierement, les leaders de l’extreme droite, qui ont souvent un charisme important, disent lutter contre le systeme decadent. Mais qu’entendent-ils par la? Nul ne le sait. Cette imprecision permet a chacun de projeter ses griefs contre la societe: peur du chomage, haine des immigres, degout a l’egard des partis politiques classiques … En periode de crise, les reproches et les craintes de tous genres sont particulierement nombreux. Deuxiemement, les leaders de l’extreme droite sont generalement de grands demagogues: ils flattent et exploitent les passions des masses.

Ils usent de discours simplistes. Par exemple, certains d’entre eux soutiennent que si l’on renvoie les immigres, il y aura plus d’emplois pour les jeunes et que l’on pourra supprimer l’impot. Or le probleme n’est pas aussi simple et ce raisonnement est totalement errone. Enfin, certains jeunes sont aussi seduits par l’extreme droite. Non pas qu’ils soient particulierement interesses par les idees qu’elle vehicule, mais parce qu’elle leur donne un pretexte pour s’adonner a la violence. C’est notamment le cas des cranes rases appeles skinheads.

Ils manient la batte de base-ball et adorent la bagarre surtout quand les victimes sont des immigres. Certains groupuscules neo-nazis (favorables aux theses nationales-socialistes) organisent meme des entrainements d’une violence extreme. ou autre commentaire: On la croyait morte, etouffee a tout jamais apres les affres de 1945, mais la voila qui resurgit plus forte que jamais: l’extreme-droite n’a helas pas dit son dernier mot. De retour en France depuis quelques annees avec, a sa tete, un certain Jean? Marie Le Pen, l’ex­treme droite semble chaque jour gagner du terrain.

C’est que, en France, en Belgique et ailleurs, l’extreme droite a une strategie tres habile. Un modele de societe simple pour les paumes La strategie de l’extreme droite consiste a presenter aux paumes, sa cible de predilection, un modele de societe simple et rassu­rant, mais surtout comple­tement deresponsabili­sant: suppression des syn­dicats et de tout compro­mis inherent a la democra­tie pluraliste, presence accrue de la police, repres­sion de la delinquance, mais surtout un parti unique, le seul a connaitre et detenir la verite.

L’extreme droite se base sur la peur, les incerti­tudes des citoyens et les conditions socio-economiques defavorables pour renforcer son electorat. En prenant appui sur les fai­blesses de la societe qui ne parvient pas a trouver de solutions aux phenomenes d’insecurite que vent le chomage, la crise du loge­ment, la criminalite, elle parvient a s’ancrer dans notre echiquier politique. Pour trouver une solution a un probleme, le plus simple, c’est de choisir un bouc emissaire: le grand responsable de tous les maux.

Pour l’extreme droite, rien de plus facile: les exclus ne manquent pas. Homosexuels, toxi­comanes, pauvres, defen­seurs des droits de l’hom­me, pacifistes, chomeurs, Juifs et (les „chouchous ») immigres. „Il y a trop d’Arabes » Pour convaincre les autochtones que les etrangers representent un danger pour la societe, l’extreme droite utilise des cliches plus faux les uns que les autres. Vu la precarite du role des etrangers au sein de notre societe, il est facile d’en faire les boucs emissaires ideaux pour tous nos pro­blemes.

Ainsi, les cam­pagnes electorales varient au gre des theories d’«inferiorite raciale» et des slogans pronant les differences culturelles en tant que freins a l’integra­tion. „Oui a l’identite nationale. Non a la societe cosmopolite » Dans une democratie, chacun est libre d’expri­mer ses opinions. Des lors, les partisans de l’ex­treme droite ont egale­ment le droit, au meme titre que tous les ci­toyens, d’exprimer libre­ment leurs idees. Malheu­reusement, les theses vehiculees par les partis d’extreme droite (le Front national en France, le Vlaams Blok en Bel­gique… encouragent la haine et la violence envers les etrangers. Un sondage effectue en Fran­ce en novembre 1996 aupres de 1 049 per­sonnes de plus de 18 ans revele «la persistance d’un certain racisme en France»: 61% des Francais interroges trouvent «qu’il y a trop d’Arabes», 58% «trop de musul­mans» et 38% «trop de Noirs». Les partis d’ex­treme droite vibrent ainsi au meme credo: ren­voyer tous les immigres chez eux. Or, cette croyance a l’identite nationale, cette aversion de la democratie et du pluralisme sont autant de recoupements avec l’ideo­logie fasciste de l’entre­-deux? uerres. II y a de quoi fremir… 2. « On ne nait pas raciste, on le devient ! » Discutez et developpez cette affirmation. De petits enfants, qu’ils soient de couleur blanche ou noire, n’ont manifestement pas de prejuges racistes. Ils se regardent, se sourient et jouent les uns avec les autres. Ce n’est que lorsque leur comportement est critique par des adultes (leurs parents par exemple) ou ridiculise par des copains plus ages que le prejuge nait dans la tete des enfants et risque d’influencer leur attitude envers un etranger.

La valorisation et la devalorisation d’une personne humaine d’apres des criteres nationaux ou raciaux sont absentes chez le tout jeune enfant. Le prejuge raciste n’est pas inne, mais implante par l’entourage de l’enfant, la societe dans laquelle il evolue. Ainsi les formes individuelles de racisme se manifesteront differemment suivant les circonstances et les regles du groupe, de la societe dans laquelle vit l’individu. La maniere concrete de traiter les Noirs, a telle epoque et dans tel pays, n’est pas identique au statut des travailleurs immigres dans tel autre.

Et ces attitudes differentes auront une influence sur le comportement raciste des membres de la societe. L’enfant, on l’a dit, n’a pas spontanement de reactions racistes, et capitale est donc l’influence du milieu familial et de l’education, qui participeront ou non a l’etablissement des prejuges. L’attitude colonialiste, le plus souvent meprisante pour les colonises («ces gens-la ne sont pas comme nous», tutoiement de l’indigene, … ) a sans doute amorce chez l’enfant un comportement raciste.

Le petit Europeen que l’on menacait, en Afrique du Nord, de faire «venir l’Arabe» s’il ne s’endormait pas gentiment, avait de grandes chances de manifester, plus tard, une certaine hostilite envers ces gens qu’on lui decrivait comme des ogres. On ne nait donc pas raciste, on le devient. L’attitude de nos societes face aux travailleurs immigres joue egalement son role. Pour des raisons historiques, les immigres ne trouvent le plus souvent d’emplois que dans les secteurs marginaux du travail, secteurs que les travailleurs autochtones delaissent.

La recherche d’un logement sera souvent compliquee par cette situation peu favorable. Elle aboutira vite a une segregation et le repli dans des quartiers ou les logements miteux sont «abandonnes» aux travailleurs immigres. Ainsi se trouve mis en place, par les mecanismes de fonctionnement de la societe, le decor parfait pour l’emergence d’attitudes racistes: en plus d’etre un homme de couleur ou un Arabe, l’immigre occupe un emploi peu valorisant et peu stable et habite un quartier miserable ou, regroupes, les etrangers paraissent particulierement menacants et dangereux. Il y la, dit Francois de Fontette, tout ce qu’il faut pour attirer le mepris de ceux dont la preoccupation (peut-etre inconsciente) est d’avoir toujours quelqu’un en dessous de soi; tant il est vrai que si l’argent va a l’argent, l’humiliation et l’amertume ne sont pas epargnes a ceux qui en sont abreuves. » Le comportement raciste decoule donc de l’attitude de la societe tout entiere. 3. « Le raciste est un egoiste qui a peur. » Discutez et developpez cette phrase C’est vrai que le comportement raciste releve de la psychologie des individus.

D’un point de vue individuel, la peur de l’Autre (la peur devant l’Autre) et l’interet semblent etre les deux raisons fondamentales de l’agression raciste, en acte ou en parole. La peur de l’Autre, dit Albert Memmi, vient du fond des ages, de l’epoque ou il fallait vivre dans la mefiance, sous peine d’etre attaque ou meme tue. Le passage au racisme est facile a comprendre: il faut se defendre contre l’etranger, le mieux etant encore d’attaquer avant qu’il n’ait l’occasion de le faire lui-meme.

Pour justifier une telle action, il faut rendre l’autre mauvais: on sera alors autorise a le hair et a le detruire. La demarche raciste va augmenter la difference, que celle-ci soit reelle ou imaginaire, et la retourner contre l’etranger. Plus cette difference sera nocive et infamante, plus elle servira son inventeur. Elle sera en outre generalisee: tous les Juifs sont avares, tous les Arabes sont paresseux, et pas seulement un Arabe (ce qui peut arriver).

Cela permet d’ailleurs au raciste, par un curieux effet inverse, de connaitre un bon Juif, ou un bon Arabe, qui constituera pour lui l’exception qui vient justement confirmer la regle. En outre, cette generalisation devra etre sans appel: quoi de plus securisant qu’une inferiorite definitive. Ce groupe domine ne pourra jamais relever la tete, sa constitution meme le condamne eternellement a etre eternellement asservi. Ce meme mecanisme existe egalement, motive cette fois par l’interet.

La traite des Noirs, la colonisation, ont systematise l’utilisation de l’argumentation biologique pour justifier une exploitation. Les nobles espagnols utiliserent ainsi l’argument biologique contre les Juifs une fois que ceux-ci, convertis au christianisme, eurent gagne le droit d’etre leurs egaux. Aujourd’hui, le commercant, l’avocat, le medecin, le chomeur, utiliseront le meme type d’argumentation pour defendre leurs interets face aux concurrents noirs, juifs ou maghrebins. Ces deux motivations, la peur et l’interet, sont d’ailleurs intimement liees.

Le citoyen autochtone qui est deja obscurement saisi d’angoisse face a ces hommes immigres differents de lui, sait aussi que ceux-ci sont le plus souvent tenus aux travaux les plus penibles, les moins bien remuneres: il lui faut donc legitimer ses propres avantages en les justifiant. C’est aussi, parce qu’il a peur, que le raciste agit rarement seul, mais a l’interieur d’un groupe securisant. 4. „Le racisme est la valorisation, generalisee et definitive, de differences biologiques (reelles ou imaginaires), au profit de l’accusateur et au detriment de sa victime, afin de justifier une agression. Telle est la definition du racisme que propose Alfred Memmi, professeur a l’Universite de Paris X. Expliquez et illustrez par des exemples cette definition assez complexe du racisme. Pour mieux expliquer la definition d’Alfred Memmi, il serait peut-etre utile de la subdiviser en quatre parties et de les expliquer l’une apres l’autre. Le racisme est 1) la valorisation, generalisee et definitive 2) de differences biologiques (reelles ou imaginaires) 3) au profit de l’accusateur et au detriment de sa victime 4) afin de justifier une agression. d 1) Le raciste, en effet, se considere comme superieur, c’est-a-dire il affirme que sa race/nation est plus noble et parfaite que les membres des autres races/nations. Cette valorisation est generalisee. Cela veut dire qu’en parlant p. ex. de la race blanche, tous les Blancs ont davantage de valeur que les «autres». Ainsi tous les Blancs, sans exception, seraient plus intelligents et consciencieux que p. ex. les Noirs. En meme temps tous les Non-Blancs seraient dans la meme optique stupides, paresseux, fourbes, ivrognes etc.

On voit bien qu’une telle generalisation ne peut etre que fausse, vu que toute personne un peu censee devrait tout de suite comprendre qu’aucune race n’a l’apanage de l’intelligence ou de la beaute, mais que dans toute race/nation il y a des gens qui sont intelligents, beaux, stupides ou laids. Or le raciste tient a appliquer a tous les membres de sa race/nation toutes les valeurs positives et a rejeter tous les defauts sur les autres races/nations. De plus cette valorisation ne vaut pas pour un certain moment de l’histoire, mais elle est definitive.

Cela veut dire qu’aux yeux du raciste blanc, les Blancs ont depuis toujours ete superieurs et qu’ils le resteront pour toujours. Pour le raciste, sa soi-disant superiorite est eternelle, immuable, inalterable. ad 2) Pour prouver sa superiorite, le raciste cherche des preuves dans les differences biologiques entre les races. Ainsi pour lui tous les Juifs auraient des nez crochus, tous les meridionaux seraient de petite taille, etc. Le raciste n’aurait aucun des ces «defauts». Tous les membres de sa race/nation auraient des beaux nez droits, seraient de grande taille, etc.

Le raciste blanc deduit souvent sa superiorite de la couleur de sa peau. Ainsi le Blanc serait superieur au Noir rien qu’a cause de la couleur de la peau. Le raciste joue ici sur le symbolisme des couleurs, la couleur blanche etant souvent associee a la purete et a l’innocence, alors que le noir est la couleur du mal, du peche, de l’impur. Meme si dans ce cas le raciste s’inspire d’une difference biologique bien reelle (le Blanc est effectivement blanc, et le Noir est effectivement noir), il en tire des conclusions stupides et deraisonnables.

Ceci est encore plus evident, si le raciste recourt a des differences biologiques imaginaires, c’est-a-dire denuees de tout fondement scientifique. Cela a ete le cas des nazis qui ont voulu deduire de la forme de la boite cranienne des Juifs une inferiorite de ces gens et par la-meme une superiorite de la race arienne. On comprend aisement la stupidite de tels raisonnements, si on se rappelle que le physique d’Hitler correspondait a tout sauf au type arien du surhomme germanique. ad 3) Evidemment le but du raciste est de valoriser sa propre race/nation pour discrediter en fin de compte les autres races/nations.

Il le fait souvent pour rendre ainsi aux membres de sa nation un sentiment de fierte, surtout en temps de crise. ad 4) En fin de compte, le raciste ne se contente pas d’affirmer sa superiorite et l’inferiorite de tous les autres. Il ne le fait pas par pur desinteret. Generalement le racisme sevit en temps de crise economique et a l’aube ou au cours d’une guerre. Dans ces situations, le raciste a besoin de faire passer les membres des autres races/nations pour des etres inferieurs afin de faire accepter a ses concitoyens les mesures qu’il entend prendre a l’encontre des etrangers.

Ainsi dans la tete des gens, les «autres» doivent avoir ete suffisamment rabaisses pour que la population du pays raciste accepte qu’on licencie massivement les etrangers en temps de crise, qu’on leur fasse porter le chapeau de tous les problemes du pays autochtone. Et en temps de guerre, p. ex. dans l’Allemagne nazie, la population allemande a d’abord du etre passablement matraquee par la propagande antisemite, qui identifiait les Juifs a des etres inferieurs, des sous-hommes (Unter­menschen), de la vermine (Ungeziefer) pour qu’elle accepte les horreurs commises dans les camps de concentration …