Tahar Djaout

Tahar Djaout

Mouloud Feraoun est un écrivain algérien d’expression française né le8 mars 1913 à Tizi Hibel en Haute Kabylie (Algérie) et assassiné à Algerle 15 mars 1962. Élève de l’école normale d’instituteurs de Bouzaréah (Alger), il enseigne durant plusieurs années comme instituteur, directeur d’école et de cours complémentaire, avant d’être nommé inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1939 son premier roman, Le Fils du pauvre.

L’ouvrage, salué par la critique obtient le Grand Prix de la ville d’Alger. L’écrivain est abattu le 15 mars 1962 à Algerl, à quatre jours seulement du cessez-le-feu, par un commando de l’OAS (assassinat de Château- Royal). Bibliographie des pri pa Sni* to View Le Fils du Pauvre, 19 La terre et le sang, 1 Les chemins qui montent, 1957 (roman) Les poèmes de Si Mohand, 1 960 (recueil de poésie) journal, 1962 Jours de Kabylie, 1968 (essai) Lettres à ses amis, 1969 (correspondance) L’anniversaire, 1972 (roman inachevé) 2.

Résumé Dans ce roman, Mouloud Feraoun raconte sa propre enfance, au sein de son illage et de sa famille en Kabylie, ainsi que son itinéraire atypique d’enfant destiné àdevenir berger et qui, au lieu de cela a eu l’immense opportunité de pouvoir fréquenter l’école. hommes etdes femmes,

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le statut des femmes, la place privilégiée des enfants mâles, la gestion des conflits familiaux, les superstitions Par ailleurs, il nous raconte sa formation scolaire jusqu’à l’âge de 19 ans veillede son entrée à l’école d’instituteur de Bouzarea.

Que représente Mouloud Feraoun pour un lecteur maghrébin d’aujourd’hui ? Il est intéressant de tester le cheminement de l’œuvre d’un écrivain qui a joué un rôle primordial en ces années 50 où il a grandement contribué à faire connaître au monde les dures conditions de VIe deses compatriotes. Mouloud Feraoun était jusqu’à il y a une vingtaine d’années, l’écrivain leplus fréquenté par les écoliers d’Algérie – et peut-être de tout le Maghreb. Le Fils du pauvre » demeure, malgré quelques rides gravées par les années, l’un des livres les plus attachants etles plus vrais de la littérature maghrébine. L’œuvre de Mouloud Feraoun a toujours eu ses détracteurs, mais aussi des défenseurs convaincus. Même des écrivains beaucoup plus « violents’ que l’auteur des « Chemins qulmontent », tels le Marocain Driss Chraibi, se sont manifestés à l’occasion pour souligner la valeur de l’œuvre et la probité de l’auteur.

Paradoxalement, les reproches adressés à Feraoun de son vivant et dès le début de sacarrière, sont les mêmes que certains exhibent aujourd’hui encore, comme si les outils de lacritique n’avaient pas évolué depuis et comme si le contexte socio- olitique et culturel de l’Algérie, était demeuré immuable. Le plus tenace des griefs s’a PAG » OF d socio-politique et culturel de l’Algérie, était demeuré immuable. Le plus tenace des griefs s’attache au cachet trop régionaliste que d’aucuns décèlent dans l’œuvre.

Tahar Djaout, écrivain et journaliste algérien, rend, en 1992, un hommage à Mouloud Feraoun hommage d’autant plus émouvant que lui aussi fut assassiné mais en 1 993 durant l’autre guerre d’Algérie, cette fois par les intégristes:« Il est intéressant de ester le cheminement de l’œuvre d’un écrivain qui a joué un rôle primordial en ces années 50 où il a grandement contribué ? faire connaître les dures conditions de vie de ses compatriotes.

Mouloud Feraoun était jusqu’à il y a une vingtaine d’années, l’écrivain le plus fréquenté par les écoliers d’Algérie. Le Fils du Pauvre demeure fun des livres les plus attachants et les plus vrais de la littérature maghrébine La mort l’a empêché d’approfondir son œuvre et de lui trouver des axes neufs comme M. Dib par exemple l’a fait après l’indépendance de ‘Algérie.

Malgré son succes Mouloud Feraoun n’a pas manqué de détracteurs : pour les uns son œuvre n’est pas suffisamment engagée dans la lutte contre le colonialisme, pour les autres elle manque de valeur esthétique. J. Dejeux conclut le chapitre qu’il consacre à cet écrivain en ces termes ;« Nous retenons et constatons chez lui non pas la violence et la révolte mais la compréhension et le désir du dialogue au point de passage de ceux qui travaillent pour un même humanisme fraternel. » D’un point de vue plus littéraire, Mouloud Feraou