Table Ronde Sur Poussiere Sur La Ville 2

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1 . En quoi la première phrase du roman est-elle représentative du reste du roman? «lJne grosse femme, rœil mi-clos dans la neige me dévisage froidement. » Dans un premier temps, la distinction entre les différentes classes sociales de la petite ville minière de Macklin en est une marquée. Selon les règles sociales communément acceptées par ses habitants, le comportement de l’un doit forcément concorder avec la classe dans laquelle il se situe. Autrement dit, les gens de «classe supérieure» se doivent d’afficher un comportement to neKtÇEge exemplaire, distinctio ui peuvent adopten er or 5 jugées tout-à-fait ina ptu,:.

En décidant d’aller n enfreint cette règle e « classe inférieure» quelles sont «classe élevée». tel, Alain Dubois ies, enflammant, par le fait même, les d bats. Les habitants de Macklin, le dévisageant à toute bonne occasion, ne se privent pas de le lui faire comprendre: «Mes voisins interrompent leur conversation et me regardent droit dans les yeux, sans amusement, avec gravité. » p. 116 En défigurant ainsi Dubois, les miniers et les ouvriers expriment leur désaccord envers la présence d’un notable parmi ux.

Ce désaccord se tradult d’allleurs en une certaine haine à l’égard du médecin, récemment installé chez eux et avenu chercher leur

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argent». Dans le même ordre d’idée, Swipe to nex: page plusieurs personnes d’influence lui reprocheront son comportement, jugé tout aussi déplacé par la petite-bourgeoisie: « Il est impossible de faire une carrière à Macklin si l’on n’a pas une conduite irréprochable. Le moindre faux pas est commenté et grossi démesurément. »p. 144 Dans un second temps, Dubois, arrivé de la grande ville et ne partageant pas les idées onservatrices de Macklin, demeurera un éternel étranger pour ses paires.

Cette différence marquée entre Dubois et les gens de la petite ville est à l’origine de leurs préjugés, leur donnant une certaine justification pour le rejeter de la sorte: «On a fait le vide autour de moi en très peu de temps. La consigne a fait le tour de la ville et de la campagne et tout le monde se serre les coudes.  » En ce sens, Alan Dubois est dévisagé, tout au long du roman, pour ses moindres écarts de conduite et de sa philosophie réformiste qui n’est pas la bienvenue à Macklin, au même titre u’au tout début du roman par la grosse femme. ?L’ordre du discours constitue un facteur important de cohésion dans une communauté» (https://w. uw. ruor. uottawa. ca/bitstream/ 10393/22175/1 ,’EC56073. PDF) 2. Quelles sont les causes du malheur de Madeleine? De celui du docteur? D’abord, le mariage entre Madelaine et Alain est à l’origine de leur malheur. S’étant uni à la h ord prendre le temps de *AGF 9 rif s couple s’est tiré une balle dans le pied. En effet, le docteur et sa femme, issus de milieux bien distincts et ne partageant pas les ême valeurs, sont deux personnages qui s’opposent en tout point: «Sur quoi nous accordons nous?

Ah! Que tout cela est pauvre, que tout est bien raté! Nous ne sommes liés que par un échec commun. » (p. 97) La distance entre Alain et Madeleine que crée leurs nombreuses différences en est une, à la fois psychologique et physique. Le docteur n’arrive pas à atteindre la part essentielle qui réside en sa femme, ce qui alimente son inquiétude lié à l’état de santé de leur couple, sentiment qui le ronge jour après jour.

L’indifférence de Madeleine envers son ari, son aversion pour la stabilité et l’immobilisme, son appétit insatiable de liberté, ainsi que ses innombrables sauts d’humeur font d’Alain un homme des plus malheureux, alors qu’il tente par tous les moyens de monnayer le bonheur de sa femme au prix du sien. Ainsi, il permet à Madeleine de vivre ses folies, notamment celle de le tromper aux yeux de tous, mais également de recevoir quotidiennement son amant sous leur toit, ce qui ne fait qu’aggraver la peine profonde du docteur.

Pour pallier à ses problèmes conjugaux, pour les oublier, du moins, il décide de noyer sa douleur dans l’alcool. Jugé lâche par le reste de la ville, le comportement d’Alain envers sa femme, de même que son alcoolisme nuisent à sa profession de médecin: ses clients se font de plus en plus rares et ses problème nuisent à sa profession de médecin: ses clients se font de plus en plus rares et ses problèmes financiers, de plus en plus importants. L’intolérance et la rancune des citoyens de Macklin vis-à-vis d’Alain se font lourdes à supporter pour le jeune docteur qui ne souhaite que rendre sa femme heureuse.

En ce qui a trait au malheur de Madeleine, celui-ci réside également en on union avec Alain. Tout-à-fait unique et imprévue, elle a soif de liberté et ne s’intéresse qu’à ce qui est nouveau, différent, passionnant et absolu. Elle se lasse donc bien rapidement de ce qui impregne son quotidien, notamment de son mari et de la petite ville pluvieuse et ennuyeuse de Macklin: «EIIe exprime le suc de tout dès l’abord et connaît ensuite une dépression où elle s’abandonne avec nonchalance. Forcément sa vie est faite de moments d’ardeur et de grands espaces vides où elle est dune passivité déconcertante. ? (p. 20) Ennuyée de cet endroit t de sa relation avec Alain, elle sort fréquemment chez Kouri où elle tombe amoureuse d’un jeune, beau et grand garçon, Richard Hétu. Cet amour impossible la rend, cependant, d’autant plus malheureuse, lui rappelant continuellement la vie de prisonnière dans laquelle s’est embarquée en épousant Alain. Son acharnement amoureux ne fera qu’exacerber sa douleur, l’a poussant éventuellement jusqu’au suicide. Madeleine : elle a marié Dubois sans vraiment le connaître et donc sans vraiment l’aimé et maintenant elle aime quelqu’un d’autre. M : Elle a un PAGF