synthèse comédie

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La Comédie Il est impossible de donner une définition univoque et précise du genre, protéiforme (Protée : dieu marin qui avait reçu de Poséidon, son père, le don de changer de forme à volonté, ainsi que celui de prédire l’avenir à ceux qui pouvaient ly contraindre). Tantôt le genre est compris par opposition à la tragédie, pour désigner une pièce dont les personnages appartiennent à une humanité plus moyenne et dont les péripéties trouvent une conclusion plus heureuse, tantôt pour le distinguer de la farce, par son expression plus décente, plus conforme a la raisemblance et plus chargée d’intentions littéraires.

Le mot « Sui # to page comédie » a, en outr théâtre. Genre protéiforme comédie larmoyante, comédie de l’absurde Swipetaviewne t p te espèce de die d’intrigue, la héroïque, la ée depuis sa naissance entre ses origines populaires et son ambition littéraire. La comédie naît en Grèce, dans le cadre des fêtes traditionnelles en l’honneur de Dionysos : au milieu des réjouissances populaires qui suivaient les cérémonies religieuses, un cortège burlesque qui parle de situations ou de sentiments élevés à l’aide ‘expressions triviales) se formait dans une explosion de plaisanteries et de chansons.

Ce ne fut pas avant 460 que l’on admit

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la comédie aux représentations officielles ; considérée dès son apparition comme un un genre mineur, la comédie grecque porta longtemps les traces de son origine populaire. Dans une première phase, d’environ 450 à la fin du Vème siècle, la comédie ancienne » est illustrée par Aristophane ( né ? Athènes, vers 445-386 av. J. C. ; les onze pièces qui nous sont parvenues constituent des variations satiriques sur des thèmes ‘actualités et défendent les traditions contre les idées nouvelles ; elles mettent en scène des petites gens aux prises avec l’actualité la plus immédiate pour s’en prendre aux personnages en place, aux mœurs politiques, voire aux fondements de la cité. Leur marque principale est l’imagination, du langage, du geste et de la pensée (Les Grenouilles visent Euripide, Les Nuées visent Socrate, par exemple).

Mais à la fin du Vème siècle, les auteurs comiques sont amenés à renoncer à toute satire trop actuelle et trop précise ; la « omédie moyenne », qui dure jusque vers 330, cherche ses thèmes dans la mythologie et dans l’observation des mœurs en attendant que Ménandre (vers 342-292 av. J. C. ), principal auteur de la « comédie nouvelle connu surtout par les imitations qu’en feront Plaute et érence, oriente cet art vers la peinture de l’amour contrarié, des caractères et des conditions, en évitant toutes les outrances du langage ; l’intrigue s’émonde et la psychologie s’affine.

On voit ainsi le chemin parcouru : du comique au plaisant, du merveilleux et du bouffon au naturel, de la satire débridée à la eçon morale, de la fête populaire au divertis 2 OF s du bouffon au naturel, de la satire débridée à la leçon morale, de la fête populaire au divertissement de bonne compagnie. Entre-temps, Aristote (383-322 av. J. C. ) aura proposé l’une des premières définitions de la comédie qui doit être, selon lui, « l’imitation d’hommes de qualité morale inférieure, non en toute espèce de vie, mais dans le domaine du risible, lequel est une partie du laid.

Car le risible est un défaut et une laideur sans douleur ni dommage. » Curieusement, c’est une même trajectoire que la comédie va uivre à Rome, jusqu’à la venue de Plaute (254-184 av. J. C. ) qui favorise le plaisir plutôt que la dignité littéraire. Térence (né ? Carthage vers 190-159 av. J. C. ) fera accomplir au genre le même chemin que la comédie grecque naguère avec Ménandre : c’est de nouveau le règne de la décence, du sérieux et du bon ton qui privilégie le naturel et la vraisemblance psychologique.

Esclave affranchi, Térence a écrit six comédies et il devint un modèle pour les classiques français, dont Molière. Mais malgré ces changements, la comédie reste un théâtre populaire, avec les tellanes, pièces bouffonnes improvisées qui annoncent la Commedia dell’arte. Le rêve de faire de la comédie un genre littéraire a échoué. En effet, de l’Empire romain au Moyen Age européen, ce sont les formes populaires du jeu comique qui fleurissent partout, au détriment du théâtre écrit.

Si, dans les écoles, on continue de lire Plaute et Térence, le théâtre du Moyen Age se fait sur les tréteaux, à travers la 3 OF s continue de lire Plaute et Térence, le théâtre du Moyen Age se fait sur les tréteaux, à travers la farce, la satire et l’allégorie ervant d’intermèdes dans les Miracles et les Mystères (Le Jeu de la Feuillée, Le jeu de Robin et de Marion), revivifiant ainsi l’immémoriale tradition transmise par les jongleurs et les funambules.

Malgré le désir de certains humanistes, la comédie en tant que théâtre littéraire reste une utopie d’intellectuels ; il faudra qu’elle trouve son public. Aux alentours de 1 630, révolution se précipite. L’aristocratie commence à s’intéresser aux débats littéraires et philosophiques ; les femmes prennent une place de plus en plus importante dans a société, des salles de théâtre se créent ; les nouveaux théoriciens de Chapelain à l’abbé d’Aubignac, soutenus par Richelieu, bénéficient d’une plus large audience que leurs prédécesseurs.

Surtout, le théâtre commence à trouver un statut dans la vie mondaine et sociale. Entre 1630 et 1635, Corneille donne six comédies qui intronisent cette forme avec éclat dans l’univers de la littérature : conformes, pour l’essentiel, aux règles nouvelles, elles proposent un modèle de haute tenue littéraire. Mais il s’agit de divertir et de plaire plus que de faire rire. Molière amènera la comédie sur le théâtre et lui donnera sa profondeur sans jamais se passer de la médiation du rire.

Cependant, au XVIIIème siècle, la comédie mais aussi la tragédie, trop contraintes par les règles classiques, s’anémient. Seul, Marivaux (1688-1763 4 OF S tragédie, trop contraintes par les règles classiques, s’anémient. Seul, Marivaux (1688-1763) invente une forme originale de théâtre, en conformité profonde avec l’évolution de la culture et de la sensibilité ; il fait du langage le lieu même de l’action dramatique et donne un sens nouveau à la notion de eprésentation , qui devient un jeu de miroirs se répercutant et se modifiant l’un l’autre.

Mais c’est à contre-courant que naît ce style moderne de comédie, qui use tour à tour de l’apologue récit dont on tire une leçon, discours narratif démonstratif et allégorique, à visée argumentative et didactique, rédigé en vers ou en prose), de l’allégorie (z idée abstraite représentée par du concret.

En littérature, l’allégorie est une figure rhétorique qui consiste à exprimer une idée en utilisant une histoire ou une représentation qui doit servir de support comparative), des chémas de la commedia dell’arte, des conventions dramatiques à la française : en avance sur son temps, qu’il exprime pourtant avec une infinie subtilité dans ses divers registres, Marivaux est rejeté par les défenseurs du Classicisme.

Pour dresser le constat de la crise larvée du théâtre, il faut attendre Diderot (1713-1784), vers 1760, mais ses idées ne seront appliquées qu’au XIXème siècle. La comédie s’engagera, à ce moment-là, dans le réalisme mais elle aura d’abord connu une nouvelle heure de gloire avec Beaumarchais. S OF s