Sujet D Entrainement Negritude

Sujet D Entrainement Negritude

SUJET D’ENTRAINEMENT FRANÇAIS BAC PRO NÉGRITUDE TEXTE 1 : AFRIQUE, DAVID DIOP, 1956 Afrique, mon Afrique, Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales Afrique que chante ma grand-mère Au bord de son fleuve lointain Je ne t’ai jamais connue Mais mon regard est plein de ton sang Ton beau sang noir à travers les champs répandu Le sang de ta sueur La sueur de ton trava- Le travail de l’esclava or7 L’esclavage de tes en ts Sni* to View Afrique dis-moi Afriq Est-ce donc toi ce do Et se couche sur le poids de l’humilit Ce dos tremblant à zébrures rouges Qui dit oui au fouet sur les routes de midi

Alors gravement une voix me répondit Fils impétueuxl cet arbre robuste et jeune Cet arbre là-bas Splendidement seul au milieu de fleurs blanches et fanées C’est l’Afrique, ton Afrique qui repousse Qui repousse patiemment obstinément Et dont les fruits ont peu à peu L’amère saveur de la Liberté DOCUMENT 2 : DISCOURS SUR LA NEGRITUDE, AIME CÉSAIRE, 1987 Ardent, brusque, fougueux Question no 1 . 3 points Présentez, en six lignes, le corpus documentaire. Vous préciserez le courant littéraire dans lequel il s’inscrit et le contexte historique/politique de ses auteurs.

Analyse

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
et interprétation Question nD2 : En faisant une analyse du style du premier document, vous expliquerez en quoi ce style particulier d’écriture évoque la souffrance. Question n03 : 4 points Quels éléments montrent que la colonisation et la décolonisation ont participé à l’apparition d’une nouvelle identité ? (utilisez tous les documents). Evaluation des compétences d’écriture (IO points) Selon vous, faut-il oublier ou rester fidèle à son passé et à ses origines ?

Vous répondrez à cette question dans un développement argumenté d’une quarantaine de lignes, en vous appuyant sur les ar ments des documents, sur vos ectures de l’année et sur PAG » rif 7 anaphore « Afrique » qui évoque d’entrée la douleur que ce continent a subie tout au long des XIXème et XXème siècles. L’auteur utilise aussi des métaphores dans sa poésie. Il détourne les images pour provoquer chez le lecteur des émotions inattendues, de la tristesse et même de la souffrance.

Ex : mon regard est plein de ton sang sang de ta sueur, Est-ce donc toi ce dos qui se courbe Et se couche sur le poids de l’humilité, seul au milieu de fleurs blanches et fanées… La poésie ne rime pas, ceci apporte de l’ampleur au texte en montrant une indépendance e l’écrivan face à l’écriture normée de la poésie en métropole. Enfin, David Diop utilise un champ lexical de la souffrance, voire même de la douleur : sueur, travail, esclavage, zébrures rouges, fouet, fanées, amère saveur.

A la fin de sa poésie, David Diop évoque une Afrique qui renait de ses cendres, à l’image d’un phœnix. Face à la lourde domination européenne, les Africains puisent dans leurs forces culturelles pour créent une nouvelle culture. Il la compare à une fleur qui pousse malgré tous les jougs qu’elle a subis. La statue martyre est un syncrétisme entre la culture relgieuse européenne le christ aux épines) et la sculpture d’art premier du Congo.

La statue est donc l’incarnation des hommes et femmes africains qui acceptent de se laisser tuer pour témoigner de sa culture ou de sa foi (définition même du e même incarnation du PAGF3œF7 Toutefois, le document qui évoque le mieux le mélange des cultures est bien évidemment le texte d’Aimé Césaire, père fondateur de la Négritude avec Léopold Sédar Senghor. La Négritude est une façon de vivre qui résulte avant tout des va-et-vient, des échanges inégaux entre la métropole et les colonies.

L’identité créole est le ruit de la rencontre non-voulue entre des peuples animistes et des peuples conquérants justifiant leur action par un socialisme civilisateur ou une domination religieuse. Etre créole, c’est vivre son passé dans un présent multiculturel. C’est accepter les souffrances du passé pour construire une culture revendicatrice d’égalité et d’amour fraternel, les valeurs la République Française, elle-même qui a massacré des peuples au nom de sa devise.

Evaluation des compétences d’écriture (10 points) Nous vivons à Fheure actuelle dans un monde en mouvement perpétuel. Les peuples sont es résultats de mélanges volontaires et/ou involontaires. Les migrations structurent le monde du XXIème siècle. Le pluriculturalisme est donc visible un peu partout à l’échelle de la planète. Alors, faut il garder ou non sa propre culture pour se construire, pour réussir à s’intégrer dans une société qui ne nous ressemble pas forcément ? Dans un premier paragraphe, nous essaierons de comprendre les phénomènes liés à l’assimilation.

Dans un deuxième paragraphe, nous nous pencherons sur le cas de l’intégration avant d’arriver, enfin, au mariage parfait du passé et du présent : l’acculturation. Nous omettons volontairement les processus identitaires liés aux sexualités (hétéro – homo omettons volontairement les processus identitaires liés aux sexualités (hétéro – homo – bi – trans) afin de se concentrer exclusivement sur les processus identitaire liés aux migratlons. Le premier phénomène d’appropriation culturelle est l’assimilation. C’est le modèle anglosaxon.

Il peut être considéré comme violent étant donné que l’immigré vit dans une communauté qui a gardé ses pratiques et us culturels tout en devant se fondre dans le paysage local. A Londres, par exemple, des quartiers entiers son habités par des ommunautés asiatiques (Chinatown, quartier hindous… ). Ce phénomène a donné, aux Etats-Unis, des quartiers sinistrés, les ghettos. Le choc est violent pour une personne qui est obligé de partir de son pays tant pour des raisons économiques que des raisons politiques.

Le cinéma américain montre bien ces phénomènes (ex : Precious, American History Par-dessus cette non-intégration, il existe un héritage lourd : l’esclavage. Le pasteur Martin Luther King l’explique très bien dans son célèbre discours « have a dream L’assimilation nous empêche de vivre comme les populations qui nous accueillent. Elle ous met sur le banc de touche tout en nous pointant du doigt : untel est Pakistanais, untel est Porto Ricain… L’assimilation n’est autre que la colonisation des temps modernes avec des processus inversés (cf. les écrits d’Aimé Césaire).

Le deuxième modèle est appelé « intégration ». C’est le modèle français par excellence. Les arrivants ne doivent pas être mis de côté, ils doivent intégrer les mêmes us et coutumes que ceux des habitants du pays. La doivent intégrer les mêmes us et coutumes que ceux des habitants du pays. La laïcité facilite cette intégration puisque toutes les religions sont cceptées mais n’interviennent pas dans la politlque de l’Etat. un musulman a autant de chance de réussir à l’école qu’un juif ou un chrétien étant donné que les « enfants de la République » sont égaux de droits.

Dans les années 1 960 – 70, les Espagnols et les Portugais sont venus en France pour trouver du travail. Ils se sont intégrés par le biais de la langue, par exemple. Dans l’œuvre Les femmes du 6ème étage, nous voyons clairement que les points communs ont permis une intégration lente mais bien réelle (pratiques ferventes, langue latine, ressemblance vestimentaire… ). Toutefois, il ne faut pas tout abandonner pour pouvoir s’intégrer. Dans la même œuvre, les femmes de ménages organisent des soirées dites espagnoles où elles mangent des plats de la méditerranée hispanique, où elles dansent du Flamenco, etc.

L’intégration a permis, aussi, pendant longtemps à accueillir des populations étrangères, réelle ressource pour une économie en plein développement. Garder une part de soi-même est important pour se construire. Le courant de la Négritude nous enseigne cette sagesse. On peut donc aboutir à un processus fortement achevé d’union entre soi et les autres : l’Acculturation. Il s’agit de rester comme on est, avec ses valeurs, ses codes tout en étant dans une société différente de la nôtre. Le mélange, souvent frontal, nous permet de nous enrichir culturellement.

La colonisation en est un bon exemple. Certes, elle est s pac;F6CF7 culturellement. La colonisation en est un bon exemple. Certes, elle est synonyme de domination et de massacres, mais elle a quand même apporté une culture à part entière : le créolisme. Etre créole, c’est accepté son passé, ses origines. Cest vivre avec son temps, à savoir vivre la modernité. Par exemple, être Martiniquais aujourd’hui ‘est vivre comme un Français, avec les mêmes idéologies regroupées dans la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

C’est vivre avec les technologies de la cinquième puissance du monde. Toutefois, c’est aussi être conscient de ses origines, vivre l’héritage de l’esclavage (cf. Aimé Césaire), revendiquer ses différences et accepter le mélange. Il ne faut donc pas tomber dans le folklore. Porter un madras, c’est ni être dans son époque ni être dans l’idée de fraternité. Par contre, on peut très bien le porter quand on a conscience que c’est un héritage folklorique our danser, pour « carnavaler », si on veut reprendre un mot créole traduit en français.

Car c’est ça aussl l’acculturation, c’est le mélange des langues. Cest reconnaître les dialectes et langues locales tout en acceptant une langue unique pour pouvoir communiquer avec tout le monde. Alors, oui, il faut savoir abandonner un peu de soi pour s’intégrer à un groupe qui n’est pas au départ le sien. Abandonner seulement un peu de soi, il ne faut pas se mentir à soi-même, il faut garder ses racines tout en acceptant le changement. Le monde est ainsi fait : de différences et de ressemblances.