Sujet D Entrainement Identite Et Culture

Sujet D Entrainement Identite Et Culture

SUJET D’ENTRAINEMEN FRANÇAIS BAC PRO IDENTITÉ ET CULTURE DOCUMENT 1 : DEBOUT !

EXTRAIT DE CAHIER D’UN RETOUR AU PAYS NATAL, AIMÉ CÉSAIRE Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n’est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l’audience comme la pénétrance d’une l’Europe nous a Sni* to View pendant des siècles pestilences, car il n’est point vrai que nous n’avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde la voix prononce que onflés de st finie qu’il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l’œuvre de l’homme vient seulement de commencer et il reste à Ihomme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu’a fixée nationale martiniquaise se manifeste à travers le sentiment d’appartenir à un peuple partageant une culture et une histoire. Cette conscience nationale

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a largement été éveillée par l’action des nationalistes, sans que pour autant le « peuple » adhère ? leurs objectifs politiques. Cet aspect est développé en particulier par le biais de deux thématiques, la promotion de la langue créole et la mémoire de l’esclavage. L’attention se porte également sur les manifestations spontanées de cette conscience nationale avec, par exemple, celles qui ont accompagné la mort d’Aimé Césaire, figure hautement emblématlque pour les Martlniquais.

Ulrike Znader, Conscience nationale et identité en Martinique, 010 Question 1 : Présentez en cinq lignes le corpus documentaire 3pts Question 2 : Expliquez la métaphore suivante : « la guêpe apocalyptique », texte 1 3pts Question 3 Pourquoi l’esclavage est un élément important dans l’identité martiniquaise 4pts Travail d’écriture 10pts Pensez-vous qu’un peuple peut se construire culturellement ? partir d’une histoire destructive ? Pour répondre à cette question, vous vous appuierez sur les documents du corpus, sur les documents étudiés en cou e culture personnelle. Présentez en cinq lignes le corpus documentaire 3 pts Le corpus est composé de deux textes et d’une photographie représentant le monument commémoratif de l’esclavage en Martinique. Ces documents sont contemporains.

Ils nous évoquent la culture martiniquaise à travers les douleurs de l’Histoire. Aimé Césaire, auteur du poème libre (doc 1), est le père spirituel de la Négritude, courant littéraire travaillant sur l’identité et la culture noire/créole. Expliquez la métaphore suivante : « la guêpe apocalyptique texte 1 L’esclavage est le principe même de la destruction de l’âme humaine. Cette période colonlale a étruit les fondements martiniquais. C’est le début de la destruction d’un monde libre, cette même destruction appelée Apocalypse dans la Bible, l’anéantissement. La guêpe est l’insecte par excellence qui pique et fait mal, laissant un poison dans la plaie.

La guêpe est aussi l’animal qu s’incruste, qui s’installe là où elle n’est pas désirée. La guêpe est donc la métaphore des colons. Question 3 : martiniquaise 4pts l’essence même de la culture martiniquaise. Il a été la souffrance d’un peuple, la domination d’un autre et pourtant il est à la naissance même de la culture contemporaine e l’ile. Le monument commémoratif montre que la liberté des esclaves est un moment fort de la culture martiniquaise. Elle symbolise un printemps, une renaissance. La souffrance aboutit à un accouchement culturel. C’est en cela que le créolisme est la richesse des Martiniquais. 1 Opts La destruction est l’anéantissement d’une chose par une autre.

Elle est donc dans toutes les sociétés. Elle peut être un élément constitutif d’une identité voire même d’une identité collective, c’est-à-dire d’une culture. Mais en quoi peut-elle être l’essence, les racines d’un peuple ? our répondre à cette question, je montrerais qu’en effet, une histoire destructive peut être une base d’une identité, d’une culture. En revanche, cette même histoire apocalyptique peut très bien être un handicap à cette culture. Enfin, j’exprimerai mon avis sur cette question. Bien sûr, la destruction fait partie de la vie d’un peuple. L’Histoire montre qu’aucun peuple n’a pu vivre des siècles de bonheur exclusif.

La Négritude, courant littéraire issu de la revendication de liberté de la part des peuples colonisés, pose les piliers de la construction identitaire de a construction identitaire des Créoles et des Africains libres. Pour Aimé Césaire, le fait d’être Noir n’est pas une fatalité, c’est au contraire une force qui soude les populations africaines et créoles ensemble, donnant une histoire commune. Léopold Sédar Senghor, autre écrivain de la Négritude montre que l’Afrique blessée est fondamentale dans la construction des Africains d’aujourd’hui. Il n’est pas question de se plaindre ou gémir sans raison, ces deux auteurs veulent montrer que leur identité passe par cette période destructive de la colonisation. Grâce à cela, les peuples retrouvent avec ferveur les histoires et les mythes de l’Afrique d’avant la colonisation.

Il faut aussi rappeler que le Chevalier Saint-Georges est un Antillais à la cour de Louis XVI, et cette ascension sociale est un modèle de réussite pour des Créoles, même s’il ne faut pas oublier que la colonisation de l’Amérique a tué des milliers de personnes. La destruction n’est qu’horreur. David Diop appelle les colons les Vautours, image parfaite de charognards qui viennent piller les cadavres. L’Afrique d’aujourd’hui est meurtrie par les périodes roubles de la colonisation. Des personnes ont été torturées, violées et tuées. Ces massacres laissent des traces dans la mémoire collective. Les peuples africains peinent d’onc à se reconstruire. Il en est encore plus vrai que les Européens n’ont exprimé leur mea culpa que tardivement. La guerre est une destruction d’une population.

La guerre du Vietnam est u mea culpa que guerre du Vietnam est un exemple parfait. Elle a duré une vingtaine d’années mais elle a fragilisé un pays qui n’arrive pas ? se relever. Les viols collectifs, les massacres de jeunes, les ortures gratuites de vieillards restent gravés dans les mémoires. La souffrance est donc culturelle et les différentes ethnies de ce pays continuent à vivre dans la crainte d’une guerre qui est pourtant finie depuis 1975. Moi, je pense sincèrement qu’il est difficile de se construire ? travers la souffrance. un peuple ne peut devenir pacifique tant que la haine reste marquée au fer rouge dans son histoire. Le peuple juif reste traumatisé par la Shoah, par les camps de la mort.

Des siècles et des siècles de persécutions choquent les Juifs d’aujourd’hui. Beaucoup d’entre ux cachent leurs origines par peur et par crainte, par réflexe. Ily a une impossibilité à se ire après l’horreur, après la constru tuerie, après un génocide. Le barbarisme est donc un ennemi de la construction d’une identité et pourtant, il est le seul est unique pilier de tous les peuples d’aujourd’hui : Arabes, Asiatiques, Caucasiens, Européens, Américains, Australiens, habitants du Pacifique, Africains, Chrétiens, Juifs, Musulmans, Bouddhistes, Shintoïstes, Animistes, Athées… et d’autant plus quand ils sont considérés comme minorité dans un pays.