Suffit-il d’avoir bonne conscience pour etre innocent?

Suffit-il d’avoir bonne conscience pour etre innocent?

Commencez par vous demander pourquoi on vous pose la question afin de determiner le probleme du sujet. Vous pouvez simplement partir des expressions du langage courant ici : quand on dit d’une personne qu’elle a bonne conscience ou encore qu’elle a la conscience tranquille ou qu’elle n’a pas de poids sur la conscience, on signifie generalement qu’elle a estime ne rien avoir a se reprocher, qu’elle a le sentiment d’avoir bien agi. Demandez-vous alors pourquoi. En effet, ces expressions semblent signifier que la conscience serait ce qui nous permet de savoir immediatement si ce qu’on a fait est bien ou mal.

Ici, vous pouvez penser aux analyses de Rousseau dans l’Emile et, en particulier, vous reporter a la citation de Rousseau indiquee au bas de cette reponse. La conscience serait alors ce juge infaillible du bien et du mal pour reprendre l’expression de Rousseau. Montrez alors que c’est en ce sens qu’on parle de conscience morale. Il s’agit alors, pour comprendre la question du sujet, d’analyser egalement le deuxieme terme important du sujet : la notion d’innocence. Etre innocent consiste a ne pas etre coupable, a ne pas avoir commis de faute.

Si la conscience est ce qui nous dit ou nous fait

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sentir si ce que nous avons fait est bien ou mal, alors on peut considerer qu’il suffit d’avoir bonne conscience pour etre innocent. Lisez attentivement les analyses de Rousseau et montrez ce que cela implique sur la notion de conscience morale. Toutefois, il s’agit bien d’un sentiment, du sentiment d’avoir bien ou mal agi. Or, ce sentiment ne peut-il pas nous tromper ? Ne puis-je pas avoir bonne conscience tout en ayant commis une action condamnable ?

On pourrait trouver des exemples de situations dans lesquelles une personne ne se sent pas coupable alors que ce qu’elle a fait est condamnable. Ici, vous pouvez penser aux analyses de Arendt qui dans La Banalite du mal analyse le proces d’Eichmann a Jerusalem lorsqu’il etait juge pour avoir participe a la solution finale. Eichmann dit ainsi qu’il a agi par devoir et utilise des termes moraux pour justifier son action. En d’autres termes, peut-on faire confiance en notre sentiment ?

Mais alors, si ce sentiment peut nous tromper comment definir l’innocence, comment determiner ce qui est bien et ce qui est mal ? Vous trouverez de nombreux elements pour developper ces points en vous reportant aux sujets indiques au bas de cette reponse puisque ce sujet a deja ete aborde de multiples fois de maniere tres proche. A partir de la, c’est a vous de formuler la problematique du sujet. Voila les premieres pistes que nous vous proposons. Nous esperons qu’elles vous seront utiles. N’hesitez pas a nous contacter pour nous faire part de vos difficultes et de l’evolution de votre reflexion.