Souvenir de la nuit du quatre Victor Hugo

Souvenir de la nuit du quatre Victor Hugo

Souvenir de la nuit du quatre L’enfant avait reçu deux balles dans la tête. Le logis était propre, humble, paisible, honnête; On voyait un rameau bénit sur un portrait. Une vieille grand-mère était là qui pleurait. Nous le déshabillions en silence. Sa bouche, Pâle, s’ouvrait ; la mort noyait son ?il farouche ; Ses bras pendants semblaient demander des appuis. Il avait dans sa poche une toupie en buis. On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies. Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies ? Son crâne était voué L’aïeule regarda des elle swaps vie nées page Disant : « Comme il es lança!

Dieu ! Ses pauvres ch. Et quand ce fut fini, I fend. La lampe ! Tempe l » La nuit était lugubre; on entendait des coups De fusil dans la rue où l’on en tuait d’autres. – Il faut ensevelir l’enfant, dirent les nôtres. Et l’on prit un drap blanc dans l’armoire en noyer. ‘aïeule cependant l’approchait du foyer, Comme pour réchauffer ses membres déjà raides. Hélas! Ce que la mort touche de ses mains froides Ne se réchauffe plus aux foyers d’ici-bas! Elle pencha la tête et lui tira ses bas, Et dans

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
ses vieilles mains prit les pieds du cadavre. Est-ce que ce n’est pas une chose qui navre! Cria-t-elle ! Ioniser, il n’avait pas huit ans ! Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents. Monsieur, quand il fallait que je fesse une lettre, ces lui qui l’écrivait. Est-ce qu’on va se mettre A tuer les enfants maintenant? Ah! Mon Dieu! On est donc des brigands ? Je vous demande un peu I jouait ce matin, là, devant la fenêtre! Dire qu’ils m’ont tué ce pauvre petit être! Il passait dans la rue, ils ont tiré dessus. Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.

Moi je suis vieille, il est tout simple que je parte; Cela n’aurait rien fait à monsieur abondante De me tuer au lieu de tuer mon enfant!  » Elle s’interrompit, les sanglots l’étouffant, Puis elle dit, et tous pleuraient près de l’aïeule : « Que vais-je devenir à présent, toute seule? Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd’hui. Hélas! Je n’avais plus de sa mère que lui. Pourquoi la-t-on tué ? Je veux qu’on me l’explique. L’enfant n’ pas crié vive la République Nous nous taisions, debout et graves, chapeau bas, Tremblant devant ce deuil qu’on ne console pas. Vous ne compreniez point, mère, la politique.

Monsieur napoléonien, c’est son nom authentique, Est pauvre, et même prince; il aime les palais; Il lui convient d’avoir des chevaux, des valets, De l’argent pour son jeu, sa table, son alcôve, Ses chasses ; par la même occasion, il sauve La famille, l’église et la société; Il veut avoir Saint-clou, plein de roses l’été, Où viendront l’adorer les préfets et les maires, ces pour cela qu’il faut que les vieilles grand-mères, De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps, Cousent dans le linceul des enfants de se 2 Cousent dans le linceul des enfants de sept ans.

Jersey, 2 décembre 1852 étude méthodique introduction Souvenir de la nuit du quatre est extrait du recueil poétique et satirique Les Châtiments : 7 livres aux titres ironiques, au ton olympique : pamphlets. Dénonce politique de loués-napoléonien abondante (napoléonien AI). Ici, troisième texte du livre deux : épisode qui a suivi le coup d’état. Insurrection républicaine a été réprimée ; un enfant est mort. Victoire ego a participé à la toilette funèbre, dans un quartier populaire. Texte poétique de cet épisode qui a bouleversé Victoire ego. Le texte se présente comme un récit.