Sources et limites de la croissance

Sources et limites de la croissance

Chapitre 1 : Sources et limites de la croissance. Nous allons nous interroger sur l’origine de la richesse des nations, c’est-a-dire ce qui va conditionner l’organisation economique. Problematique : – Quelles sont les sources generales de cet enrichissement et qu’est-ce qu’elles engendrent (d’un point de vue theorique et empirique) ? – Tout les pays souhaitent avoir la Croissance economique la plus eleve possible. A-t-on raison de faire cela ? Qu’est-ce qui pourrait freiner la Croissance economique ?

I. Les origines de la Croissance. A – La croissance expliquee par les facteurs de production et la fonction de production : l’analyse neoclassique. 1 – Les facteurs de production. Les facteurs de productions sont des elements dont l’objectif est de rendre possible la production d’autres biens & services. La Terre etait consideree comme l’unique source de la croissance economique, les neoclassiques retiennent maintenant deux facteurs : le Capital et le Travail.

Le Capital peut se decomposer en deux elements : le Capital physique (Materiel et immateriel, locaux, machines) et le Capital humain (l’ensemble des connaissances accumulees par les humains et mobilisable pour travailler, ex : apprentissage, formation…). 2 – La fonction de production. C’est utiliser les facteurs de production. En micro-economie, une fonction de production exprime la relation entre les entrants d’une entreprise et

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sa production. F (Capital, Travail) = Production. Elle indique sous forme d’equation ou de graphique ce que la firme peut produire a partir de differentes quantites de facteurs mais aussi de combinaisons de facteurs.

La fonction de production va indiquer aussi en particulier la production maximale possible par unite de temps a partir de n’importe quelles combinaisons de facteurs de production etant donne la dotation de facteurs et l’etat de la technologie disponible. En definitive, la fonction de production va permettre de specifier le minimum de facteurs de production necessaire pour fabriquer une quantite donnee de production etant donnee la technologie disponible a ce moment la. Le concept de fonction de production a ete invente par un economiste britannique : P. Wicksteed en 1894.

Document 15 page : 4. [pic] Les theoriciens neoclassiques resonnent en terme micro-economique. B – Le role du progres technique et de la productivite. 1 – La question du residu. Comment augmenter la production ? Donc, la croissance economique ? Pour les neoclassiques, l’origine de la croissance vient de : ( du PIB (=( de Y) = ( du K et/ou ( du L. La production d’un bien ou d’un service resulte de la combinaison du travail des actifs, du Capital fixe et des ressources naturelles. Pour faire varier la production, on fait varier la quantite de facteurs utilisee.

L’entreprise a a sa disposition plusieurs formes de fonction de production. [pic] Lorsque l’on voudra expliquer la contribution des facteurs de production dans la croissance (notamment la croissance de type intensif), l’augmentation de ces facteurs de production n’est pas suffisante. L’augmentation de la quantite de travail et de stock des equipements n’explique par exemple que deux points de croissance du PIB en moyenne chaque annee entre 1963-1973 pour une croissance qui s’est faite au rythme moyen de 5,2 points. [pic] Residu = PIB – Contribution du facteur Capital et Travail.

Lorsque l’on mesure l’apport des facteurs de production, on observe qu’il reste une partie qui ne s’explique pas par les apports direct du Travail et du Capital, c’est le Residu. On voit pourtant avec les etudes empiriques que cela correspond a une partie importante de la croissance. Il faut l’expliquer vu son importance : Dans les modeles neo-classiques de la croissance, le progres technique est une variable exogene or, on va constater progressivement que ce progres technique dans les annees 80, est plutot une variable endogene, c’est-a-dire que le progres technique est lui-meme produit dans le systeme economique.

Le Progres Technique permet la Croissance qui elle, permet a son tour le Progres Technique. Une partie du progres technique est en realite integre au facteur de production. En effet, les salaries sont mieux formes, plus competitifs donc, plus efficaces donc la croissance intensive est basee sur l’origine de la recherche pour les autorites publiques. Progres technique : defini de facon general comme l’accroissement de la connaissance que les hommes ont des lois de la nature appliquee a la production. Il consiste en l’invention de produits et procedes nouveaux qui ugmentent le bien-etre des industries soit par un accroissement, soit par une transformation de la consommation. 2 – Le role du progres technique. Joseph Alois Schumpeter (1883-1950), economiste autrichien se distingue a l’epoque par l’originalite de sa pensee. Pour les theoriciens d’avant, le progres technique etait exterieur au systeme economique. Schumpeter explique comment il existe a des moments donnes des perturbations qui vont generer de la croissance economique a travers la notion de « cycle ».

Le Progres Technique va jouer un role centrale a travers un acteur cle ( l’ « entrepreneur » et le « concept d’innovation », il va expliquer le ressort qui permet d’avoir des cycles (C’est-a-dire les perturbations). [pic] – Innovation de produits = Portables, internet … – Innovation de procede = Facon de produire (Fordisme, Toyotisme)… – Innovation dans de nouvelles ressources = energies renouvelables (Solaire, huiles,…). – Innovation dans les methodes technique de commercialisation = achat en ligne… – Innovation dans l’acces a de nouveaux marches (debouches)…

Pour Schumpeter, ces innovations, grace a l’entrepreneur, vont permettre le cycle (Les choses peuvent augmenter, baisser, ou stagner). Exemple de cycle court : Juglan / Et de cycle long : Kondratisff (50 ans). Schumpeter dit que les cycles des affaires sont des fluctuations de long terme. [pic] Les phases d’expansion peuvent s’expliquer par 4 mecanismes : – Nouveaux produits = permettent l’augmentation de la demande. – Innovation des procedes = augmentation de la productivite (l’offre) et les entreprises peuvent augmenter la demande si elle debouchent sur la baisse des prix. Grappes d’innovation : les innovations se rendent possible techniquement les unes les autres. – L’innovation = augmentation de la rentabilite du Capital donc investissement massif donc, augmentation de la capacite. Les phases de ralentissement sont dues au fait que la demande finie par saturer et que la restructuration economique va amenee a une augmentation du chomage donc ( cela conduit au cercle vicieux de la recession. Schumpeter dit que le progres technique entraine a long terme des bouleversements notamment des structures de production.

Le profit de l’entreprise baisse a cause d’une augmentation de la concurrence. Cela va donc entrainer la faillite de l’entreprise, donc, une hausse du chomage et donc, une baisse de la demande. Dans les entreprises ou les gains de production sont rapides, les profits sont eleves grace au monopole. Ces profits eleves vont attirer de nombreux producteur plus productif qui augmenteront la concurrence et baisseront les prix. Les producteurs les moins productifs feront faillite a cause de la baisse des prix.

Pour Schumpeter, a cette phase du cycle disparaissent les entrepreneurs vieillis de l’economie jusqu’a l’arrivee d’un entrepreneur « innovateur » : c’est l’acteur social de la croissance qui ne va pas se contenter de gerer son affaire mais plutot de creer de nouvelles conditions, de nouvelles combinaisons productives en introduisant des innovations, en prenant des risques qui seront remuneres par des profits plus eleves. Durant la phase d’expansion, la creation l’emporte sur la recession. Durant la phase de restriction, la destruction l’emporte sur la recession. – Le role de la productivite. En France, des etudes vont etre faites pour tenter d’expliquer la contribution des differents facteurs de la productivite. Replace dans la periode des 30 glorieuses, la croissance est extraordinairement forte. Alors que la croissance du PIB/Habitant qui accompagne la 1iere croissance se fait au rythme de 1,7% pour les 4 grandes puissances, elle se fera de 45 a 75, pour ces meme pays au rythme de 3% voir meme 5 a 6% pour la France et l’Allemagne. Les economistes vont partir d’une liaison statistique entre la croissance et la quantite de facteur utilise.

Les resultats vont montrer que la contribution du travail et du capital n’explique en general que la moitie de la croissance mesuree pendant les 30 glorieuses. Lien entre croissance et productivite = Pour produire plus, il faut soit : augmenter la quantite de facteur de production (expansive) soit augmenter leur efficacite (intensive). Les gains de productivite sont donc directement du cote de l’offre mais ils sont egalement du cote de la demande car ils permettent d’augmenter la distribution des revenus. Cela permet d’augmenter les salaires et/ou les profits et/ou les recettes de l’Etat.

Ils vont donc mesurer le taux de consommation et la quantite d’investissement necessaire pour les profits. Exercice d’application : Document 19 page 40, Croissance et gain de productivite. 1. Productivite : relations entre valeur ajoutee et facteur de production. Gains de productivite : Defini par l’augmentation de la productivite durant la periode etudiee. Innovation de procedes : adoption de methodes de developpement, de fabrication … qui concerne les processus productifs. 2. Amelioration du confort du travail, meilleure condition de travail. Ce sont le recours a des equipements permettant d’augmenter la productivite du travail humain, c’est l’utilisation de machines plus performantes. Un equipement plus performant, l’investissement en capital fixe permet d’augmenter l’efficacite du travail humain. ( L’organisation des methodes de travail de l’entreprise. 3. Avant les manufactures nous avions plus de marchands de commerce, ils construisaient l’objet de A a Z. Puis ensuite, c’est l’organisation rationnelle du travail. Les manufactures sont equipees de nouveaux equipements, ils illustrent biens deux sources importante du travail. (Ex : manufacture d’epingle, Adam Smith).

On y introduit de nouvelles machines, lieu de rationalisation. Meilleure utilisation des salaries grace a une division du travail. Pour motiver les salaries, leurs salaires sont en fonction de leur productivite. Leur travail sera chronometre. Division verticale et horizontale du travail. Exercice d’application : Document 20 page 41. [pic] C – Les origines macroeconomiques de la croissance. 1 – La demande. Les « Agregats » sont calcules par la comptabilite nationale. Comment de grands agregats (investissement globale, demande globale) ont des repercutions sur un autre agregat : la production globale ou le PIB.

Exercice d’application : Document 22 page 42. • Le revenu est divise en plusieurs categories :[pic] Revenu disponible = revenus primaires – (Impots + taxes) + Prestations sociales. Le revenu disponible peut se diviser en deux categories : – Consommation : Il faut soutenir les menages les plus modestes. – Epargne : (Pour Keynes, l’epargne est la partie du revenu consommee) ( c’est une fuite du circuit economique. 2. Apres la crise de 1929, on a un effondrement du commerce exterieur. Cela correspond a la crise de 1929, qui a touche les pays developpe.

On a donc une montee du chomage, une baisse de la production ; une baisse des prix a cause d’une demande tres faible, et donc par l’effet de contagion, un effondrement exterieur et interieur. 3. Pour lutter contre le chomage, Keynes propose d’augmenter les depenses publiques. L’Etat va se substituer aux entreprises en augmentant les depenses publiques. Il exhorte les maitresses de maison a consommer et a ne pas epargner. Pour lui, c’est la faiblesse de consommation et l’importance de l’epargne (periode de crise, augmentation de l’epargne de precaution par peur de l’avenir) qui explique cette crise.

Synthese : Keynes developpe donc l’hypothese Union Europeenne la demande est un facteur determinant pour expliquer le niveau de la production, le niveau de l’emploi, il faut donc soutenir les revenus des menages en creant egalement des debouches pour les entreprises. Cela peut se faire de facon directe en diminuant les impots, en augmentant les depenses collectives et notamment en privilegiant les menages les plus modestes (ceux qui ont donc la proportion la plus eleve a consommer) et en augmentant les revenus minimaux. 2 – Les contributions a la croissance.

Exercice d’application : Document 23 page 43 : L’equilibre ressources-emplois en France. 4. Nous avons l’equilibre emplois-ressources. En 1990, les depenses de consommations etait de : | |1990 |2001 | |Consommation |66,3% |61% | |FBCF |17,7% |16,4% | Variation du stock |0,4% |-0,3% | |Acquisitions moins cessions d’objets de |0,1% |0,1% | |valeurs | | | |Exportation |15,4% |22,9% | Cela prouve que c’est la consommation qui est le moteur de la croissance economique. Forte contribution de la demande globale a la croissance. – La demande de consommation en terme absolu est la plus importante. – En termes d’evolution, c’est plutot la demande exterieure qu’a tire la croissance. Il est donc plus significatif de raisonner en termes de flux (variation entre les annees). ( Il ne faut donc pas confondre composante et contribution. Evolution : Depenses de consommation = (1068,5 – 886,9 / 886,9) x 100 = 20,48 %. ( Entre 1990 et 2001, les depenses de consommation ont augmente de 20,48%. ? PIB = ? des Depenses de consommation + ? de FBCF + ? des stock + ? des exportation – ? des importations. Des Depenses de Consommation = – (? FBCF + ? stock + (? des Exportations – ? des Importations) + PIB. ? de DG/PIB = contribution. On peut remarquer que pour chaque composante, sa contribution correspond a son taux de croissance. Un facteur contribue a la croissance en fonction de son poids et de sa propre croissance. Une grandeur qui pese lourd contribue fortement a la croissance meme si elle progresse peu. C’est le cas de la depense de la consommation. En revanche, la contribution de la FBCF pese beaucoup moins mais elle connait des variations plus importantes et fini donc par contribuer de facon significative a la croissance economique.

Un facteur contribue a la croissance en fonction de son poids et de sa propre croissance. La consommation contribue toujours positivement a la croissance alors que le solde exterieur peut contribuer negativement lorsque le solde est negatif. Cette prosperite trouve sa source dans trois grandes regulations, autrement dit trois regles du jeu que l’on peut resumer par trois noms : – Le Fordisme et l’OST : En 1917, Henry Ford invente le concept de travail a la chaine qui va permettre de fantastiques gains de productivite et son genie est qu’il va l’accompagner d’une politique salariale aboutissant a un doublement des revenus salaries.

Pour Ford, les salaires ne peuvent pas etre fixes uniquement par les regles de la concurrence entre entreprises. Le salaire est considere par chaque entreprise exclusivement comme un cout qu’il faut donc diminuer autant que possible alors que c’est un element essentiel de la demande globale, il dit « la croissance va s’etouffer si on ne fixe pas des regles de jeu collectives ». Pour lui, le resonnement est prit a l’envers car il ne faut pas voir le salaire comme un coup mais plutot comme un deboucher. Pour lui, avec le travail a la chaine, on va pouvoir produire plus.

On a donc une organisation scientifique du travail qui va entrainer une augmentation de la production et donc une production de masse. L’offre par l’augmentation de salaire cree ses propres debouches donc, pour une production de masse, si on augmente les salaires, nous avons une consommation de masse. Pour Ford, c’est le plein-emploi qui aspire la prosperite et non pas l’inverse. C’est quand tous ont un bon travail que l’economie connait la plus forte croissance. Effectivement, la crise de 1929 est une crise de surproduction du a une faible demande et a l’explosion du taux de chomage.

C’est pourquoi apres la 2ieme Guerre Mondiale, un certains nombre d’Etats interviennent sur le marche du travail et vont fixe un salaire planche. Il y a donc de nombreuses mesures pour assurer la production des salaires. – Le Beveridgisime : En decembre 1942, William Henry Beveridge rend public un rapport sur le systeme d’assurance sociale, il affirme le droit de chacun a la securite, et a la garantie d’un revenu en cas de perte d’emploi. Les principes de Henry Beveridge sont d’assurer un revenu meme en l’absence d’emploi. Ceci est donc la protection sociale.

Donc, le capitalisme pour fonctionner a besoin d’une demande forte et reguliere, la depense sociale en soutenant les revenus soutient la demande, la production donc la croissance. – Keynes : quand la consommation des menages et l’investissement des entreprises (composantes de la demande globale) ne suffit pas a assurer la croissance, l’Etat peut intervenir par deux actions soit par la politique budgetaire : L’Etat augmente la depense sociale ; ou bien par la politique monetaire : baisse des taux d’interets pour encourager les credits et la consommation. Ces trois regulations ont bien fonctionne pendant 30 ans mais qu’en est-il aujourd’hui quand on voit qu’environ 50 % des emplois en Europe sont des emplois precaires, une part des salaires dans le PIB qui diminue dans tous les pays d’Europe a cause du chomage, une part des salaires a diminuer, et enfin, qu’au nom de la competitivite et des contraintes internationales l’assurance maladie, l’indemnisation du chomage et l’avenir des retraites sont progressivement remit en cause dans tout les pays. Les regulationnistes.

Il s’agit pour cette ecole de pensee (representant : Robert Boyer et Michel Aglietta) d’expliquer comment le capitalisme a reussi a survivre malgre les crises, comment il a su s’adapter a un contexte economique et social en constant changement. ( Mode de regularisation : L’ensemble des mecanismes qui permettent de maintenir le processus de l’accumulation dans des limites compatibles avec la cohesion sociale au sein des societes. Exemple de regulation : – Le capitalisme : Proletariat / Bourgeoisie. – L’esclavagisme : Maitre / Esclave. – Ancien regime : Noblesse / Clerge / Trois Etats (Les 3 ordres). Mode de production antique : Seigneur / Serf. Le mode de regulation va determiner les rapports de force entre les groupes sociaux, le role de l’Etat plus ou moins important, elle va determiner le rapport entre les entreprises, le role du credit, le role de la monnaie, etc. Ainsi le developpement du capitalisme peut etre analyse comme une serie de mode d’accumulation (des biens, richesses…). Ainsi, on change de mode de regulation a chaque crise. Ainsi, lorsqu’un mode de regulation atteint ses limites, il faut le changer. (Exemple : Crise du Fordisme ou on est passe de crise d’endettement a un Etat qui va laisser faire le marche).

Les Institutionnalistes (Veblen, & Mitchell) Courant invente par Veblen, & Mitchell, ne au debut du 20ieme Siecle et qui va connaitre son apogee dans les annees 20 et 30 en influencant des mesures prises lors du New Deal. Les institutionnalistes vont s’aider de l’apport de d’autres sciences que l’economie. Pour eux, leur analyse va se concentrer sur l’evolution et l’origine des institutions sociales (Religion, ecoles, etc. ) et pour eux, ce sont les regles sociales qui determinent l’activite economique qui doivent etre analysees. Ce sont bien les regles sociales qui vont determiner l’activite economique.

Ils inversent donc les roles. L’interet majeur de l’institutionnalisme c’est sa capacite majeure a amener une reflexion. Cela permet une reflexion plus approfondie sur un raisonnement d’ordre ethique sur le capitalisme contemporain et ses transformations. L’etat, dans ce type d’analyse va occuper un role central. 3) Le role de l’Etat : – L’Etat regule les marches : L’economie des marches suppose d’imposer des regles qui doivent d’abord etre construites (exemple : l’Etat intervient sur le marche du travail avec le salaire minimum) et les faires respecter.

L’experience nous montre que dans les pays ou l’autorite de l’Etat n’est pas etablie ou reconnu, on constate que la croissance est beaucoup plus lente et parfois meme impossible. – L’Etat peut favoriser le PT : Dans la recherche fondamentale, dans les subventions qu’il peut accorder dans les entreprises. – L’Etat prend en charge les infrastructures collectives : (Routes, etc. ) – L’Etat genere des externalites positives. – L’Etat favorise la croissance par sa politique economique : Budgetaire monetaires ,etc.

L’Etat va permettre au marche de fonctionner en assumant des taches essentielles pour la societe et qui ne pourrait pas l’etre par le marche. II. Les limites de la croissance. A – La remise en cause de la croissance. Faut-il chercher a tout prix a accelerer la croissance economique, le pourra-t-on meme ? 1 – Les remises en cause de la mesure de la croissance. – Le PIB est un agregat (valeur macroeconomique) de la comptabilite nationale dont la construction comme tout les indicateurs ne va pas sans poser de probleme. De ce fait, la croissance economique mesuree ainsi n’est peut-etre pas completement fidele a la realite d’un pays.

De ce fait les comparaisons entre pays peuvent ainsi etre faussees. – Le PIB ne comptabilise pas la production domestique informelle non marchande. Ne prend pas en compte la production non remunere. Il y a une grosse partie des richesses qui ne sont pas comptabilisees. – Tout ce qui est activites nuisibles ou les activites reparatrices ne sont pas prises en compte. (exemple : la pollution ou encore les accidents de la routes qui vont faire travailler plus de monde). 2 – Remise en cause du dogme de la croissance. ( Lie au dogme du PIB.

Exemple : Tabac, on veut en fabriquer plus, mais parallelement, on augmente les medicaments contre le cancer … Est-ce-que produire plus apporte du progres dans la population ? Si on augmente le PIB avec l’augmentation des produits nuisibles cela entraine une augmentation des degats et donc, du PIB. La croissance peut devenir inegalitaire : – Les ecarts de croissance se creusent entre les plus riches et les plus pauvres. – Mais aussi se creusent au sein de plusieurs pays opposant les pays les plus pauvres et les pays les plus riches. Donc, le PIB n’est pas un indicateur de bien-etre.

Donc, la croissance n’est pas le developpement ; le classement du PIB/habitant du pays ne correspond pas toujours au classement selon l’IDH. Donc, un taux de croissance eleve du PIB n’est pas forcement synonyme du bien-etre collectif. B – La croissance et le developpement durable. 1 – La remise en cause de la croissance au nom du developpement durable. – l’epuisement des ressources non renouvelable et la croissance nulle. « Halte a la croissance » (sous-titre : Rapport sur les limites de la croissance) : c’est un rapport qui a ete demande a l’equipe du MIT (Massachusetts Institut of Technology) par le club de Rome en 1970.

Cette la premiere etude importante qui souligne les dangers economiques de la croissance economique et demographique que connait alors le monde. Par ses principales propositions de croissance « zero », il a eu le merite de poser la question sur « quel croissance pour demain ». La forte croissance economique grace au progres technique et a la mondialisation a permit d’ameliorer le bien-etre mais le prix a payer a ete de fortes pressions sur l’environnement. Les ressources alimentaires etant limitees, si la loi de rendement decroissant s’applique, la mise en culture de nouvelles terres sera plus couteuse, mais aussi moins profitable. la pollution et la degradation de l’environnement et les theories de la decroissance. Au plan demographique : ( Si la population mondiale augmente (augmentation des besoins alimentaires), les ressources s’epuisent. Ce que entrainera une augmentation de la famine, disettes, probleme de l’eau … meme si l’echeance est plus ou moins retardee. Au plan economique : ( Epuisement des ressources energetiques (= des supports de l’activite economique et d’une croissance exponentielle). ( Perte de la biodiversite : cause a cause de la pollution et rechauffement climatique.

Le developpement durable peut etre defini comme un sentier de developpement dans lequel la maximisation du bien-etre des generations actuelles ne conduira pas a une diminution du bien-etre des generations futures. C’est le souci d’une large vision de ce qu’indique le bien-etre humain et la recherche d’un equilibre entre l’efficience economique, le progres social et la protection de l’environnement. Le developpement durable est donc vu comme une version elaboree par rapport a la croissance. C’est encore l’idee que le developpement est lie a la croissance.

En effet, seul la croissance permet d’aller vers plus de richesses meme si elles sont mieux partagees. Pour les theoriciens de la decroissance le probleme est celui de la definition des richesses et de quel partage de ces richesses. Cette theorie a ete exprimee la premiere fois par Nicolas Georgescu Roefen et elle est nee d’une controverse sur la croissance du PIB et ces theoriciens de la croissance pensent que la croissance mesuree par cet indicateur n’est que quantitative. Ils pensent que la croissance mesuree par le PIB n’est que quantitative. Cette theorie d’oppose a la these liberale et a ceux qui defendent le developpement durable. ) La compatibilite entre developpement durable et croissance. – Critique de la decroissance. Pour les partisans de la decroissance, la planete ne peut soutenir une hausse perpetuelle de la consommation. Il faut donc que les pays riches acceptent de voir leur niveau de consommation physique et energetique baisser. Pour eux, cela ne signifie pas pour autant une baisse du niveau de vie. En effet, si on a une baisse de la consommation, on a une baisse de la production ce qui entraine une baisse du nombre d’emploi (Baisse du nombre d’heure de travail, donc plus de loisirs et baisse du stress).

Grace au Progres Technique lui-meme, le Progres Technique entraine une baisse du temps de travail. – Croissance moins polluantes. ( Idees = economiser les energies renouvelables (exemple : ampoules basses consommations – Recyclage …). – roles de l’Etat et institutions internationales. L’Etat a mit en place plusieurs taxes pour proteger l’environnement. (Exemple : taxe Carbonne, les bonus ecologiques,…). Institutions Internationales : Recemment, la conference de Copenhague.