Situation du travail

Situation du travail

UNIVERSITE D’ANTANANARIVO ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES AGRONOMIQUES PROMOTION AVANA (2007-2012) 4e annee AGRO-MANAGEMENT Psychosociologie des organisations : LA SITUATION DU TRAVAIL A MADAGASCAR Expose par : * ANDRIAMIFIDY Andoniaina Vatosoa * ANDRIAMIHAINGO Tsitohaina Andrandraina * RAHELINIRIANA Onitiana Nathalie * RAKOTO NDRABE Manohisoa * RAKOTOARISON Holy Malalasoa * RAKOTONIRINA Tiana Lalasoa Octobre 2010 VATOSOA [Tapez le nom de la societe] ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES AGRONOMIQUES PLAN Introduction Methodologie Resultats I- Generalites sur le travail a Madagascar . Cadrage juridique 2. Cadrage sociale : les services sociaux II- Situation du travail a Madagascar 1. Emploi rural 2. Emploi moderne public 3. Emploi moderne prive 4. Emploi informel 5. Emploi temporaire Discussions et recommandations Conclusion References bibliographiques INTRODUCTION Dans les pays en voie de developpement, la plupart de la population survit grace a son travail et ceci est presque toujours vrai en ce qui concerne les pauvres. A Madagascar, on estime qu’environ deux-tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvrete (Banque Mondiale, 1996).

La pauvrete est ici definie selon la definition de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Une personne est pauvre lorsque son revenu se situe en dessous d’un seuil minimum de survie (1$US par jour). Ainsi, la pauvrete est due a l’insuffisance de revenu.

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Etant donne que l’emploi est la principale source de revenu, il s’ensuit que la pauvrete trouve son origine dans l’insuffisance des emplois productifs. Donc, c’est dans l’emploi qu’il faut chercher une issue a la pauvrete a travers une croissance durable plus equilibree qui beneficie aux pauvres.

Cependant, a Madagascar, il n’existe pas de veritable marche du travail unifie comme dans la plupart des pays developpes. Le marche du travail est caracterise par la superposition de segments de marche : rural (traditionnel et agro-industrie), informel, moderne (public et prive), temporaire. A l’interieur de ces segments de marche, l’adequation offre-demande se realise difficilement, y compris pour l’emploi moderne. Comment se presente RESULTATS I- GENERALITES SUR LE TRAVAIL A MADAGASCAR 1. CADRAGE JURIDIQUE

La loi n°2003-044 portant Code du travail fixe les principes generaux applicables a tous les travailleurs dont le contrat de travail est execute a Madagascar a l’exception des agents encadres par l’Etat et aux travailleurs regis par le Code de la marine marchande ; et a tout employeur quel que soit son statut ou son secteur d’activite. L’elaboration du present Code a tenu compte des principes fondamentaux tels que : * Le respect des droits fondamentaux prevus par les Conventions internationales du Travail La promotion du dialogue social a tous les niveaux (bipartite ou tripartite) entre les principaux acteurs du monde du travail : l’employeur, le travailleur et l’Etat * La recherche constante de l’equilibre des interets au sein de l’entreprise * La definition claire des responsabilites de chaque acteur * La securisation de l’emploi et la lutte contre le chomage… 2. CADRAGE SOCIAL * PROTECTION SOCIALE L’organisme qui s’occupe de cette protection sociale est la CNAPS (Caisse nationale de la prevoyance sociale). Seuls les salaries cotisent a cette caisse.

Les ressources financieres proviennent des cotisations payees par les employeurs et les travailleurs a hauteur de 13% pour les employeurs, et 1% pour les travailleurs. Les cotisations versees sont calculees sur un salaire plafonne a huit fois le salaire minimum d’embauche (253. 060 fmg/mois) soit 2. 024. 480 fmg par mois dans le regime general et 2. 054. 400 fmg dans le regime agricole. Pour pouvoir beneficier de prestations, il faut 15 annees d’affiliation et 24 trimestres de cotisations. Les prestations assurees sont : les prestations familiales comprenant les allocations prenatales de maternite, familiales plus les indemnites de demi-salaire pendant le conge de maternite de la femme. * la pension de vieillesse * la rente d’invalidite * l’allocation des survivants en cas de deces du travailleur ou du pensionne * les soins pour accident de travail * les maladies professionnelles. En outre, dans le cadre du code de travail, les employeurs doivent fournir des soins medicaux a leurs salaries et a leur famille. Ces soins s’obtiennent aupres des services medicaux interentreprises. (exemple : l’OSTIE)

Les fonctionnaires ont un regime tout a fait different. Ils sont regis par le statut general des fonctionnaires qui leur garantit des prises en charge par l’Etat dans des hopitaux publics agrees et chaque ministere est dote d’un service medical pour son Personnel. Pour la retraite, les fonctionnaires sont affilies a la CRCM (Caisse de retraite civile et militaire). Enfin pour le reste de la population, il existe des centres de sante de base communautaires et des hopitaux publics. Il paye une participation aux frais, recouvrement des couts. Les plus demunis sont pris en charge par l’Etat.

Cette fraction de la population ne beneficie pas de pension de retraite. * SYNDICAT Le syndicat est une organisation de travailleurs ou l’employeur ayant pour but de promouvoir et de defendre les interets des travailleurs ou des employeurs. L’objectif du mouvement syndical est le progres economique et social de ses membres. A Madagascar le premier syndicat chretien fut fonde par la mission catholique apres la reconnaissance de l’existence legale des syndicats par le gouvernement francais en 1937. C’etait en 1949 la creation de la confederation des travailleurs Malgaches et Comores (CTMC), qui est actuel F.

M. M (Foiben’ny Mpiasa Malagasy). Et aussi l’affiliation avec CISL. L’adhesion a un syndicat se fait sur un bulletin d’adhesion et une cotisation annuelle est requise. Il s’agit d’une somme tres modique etant donne le pouvoir d’achat tres bas des travailleurs. Certains syndicats ne font meme pas payer des cotisations a leurs membres. Il en resulte que les ressources financieres sont tres basses et cela retentit sur le fonctionnement du syndicat. Ceux qui ont des affiliations internationales, ont le benefice de participer a des formations exterieures (SEKRIMA, USAM, FMM)

A Madagascar, on estime a 10% le taux de travailleurs syndiques quoique l’on note un taux plus eleve dans les entreprises franches textiles (13%). Ce taux de syndicalisation est faible et peut s’expliquer par le fait que le phenomene de desyndicalisation s’est accru ces dernieres annees par l’implantation des entreprises franches qui ont entraine une dereglementation. Du fait de la concurrence entre travailleurs (plus de demandes que d’offres), le syndicat a de plus en plus de difficultes pour sensibiliser ces travailleurs sur leurs droits car ils ont peur d’etre licencies.

Cette faiblesse ne permet pas aux syndicats d’etre consideres dans les discussions socio-economiques du pays ou l’on fait appel a la societe civile qui meconnait le syndicat. II- SITUATION DU TRAVAIL A MADAGASCAR 1. EMPLOI RURAL Une population jeune, a dominante rurale, est la caracteristique de la demographie qui determine le marche de l’emploi a Madagascar ; cependant, cette population est pauvre puisque le taux de pauvrete en milieu rural ou se trouve 85% de la population totale. La population en age de travailler represente 78% environ de la population totale du pays et dont l’age moyen est de 21 ans. Sur ’ensemble du territoire, l’on constate une repartition inegale de cette population en age de travailler. a) Situation du travail en milieu rural : secteur primaire Le caractere rural de l’economie malgache determine sa structure et son fonctionnement et le marche du travail en est fortement marque. Toutes les composantes se declinent a partir des elements constitutifs du monde rural. L’agriculture represente de loin l’activite la plus repandue puisque 3 chefs de menage sur 4 sont des agriculteurs. L’agriculture est l’affaire des moins instruits car, en 1997, 1 agriculteur sur 3 etait sans instruction et pres de 6 sur 10 de niveau primaire.

Cette situation est caracterisee par : * le poids important des emplois non salaries : les emplois non salaries representent 88% des emplois ruraux. Les menages agricoles, notamment les petits exploitants qui en constituent la grande majorite, n’ont pas recours en general a la main d’? uvre salariee. Ils mobilisent leur main d’? uvre familiale, c’est-a-dire, les jeunes, les femmes ainsi que des proches dans le code des systemes d’entraide traditionnels. * L’importance de la pluriactivite : La faiblesse des revenus tires des activites agricoles et leur caractere saisonnier expliquent l’importance de la pluriactivite en milieu rural.

Plus de 50% des actifs ruraux ont eu recours a cette pratique. Le salariat agricole, l’artisanat ainsi que les emplois temporaires crees par les differents projets et programmes intervenant en milieu rural constituent les principales opportunites d’activites secondaires pour les actifs ruraux. * Enfin, c’est dans les emplois agricoles que les remunerations sont les plus faibles (1,5 millions de FMG par an par menage de taille moyenne de 5,5 personnes, y compris l’autoconsommation valorisee au prix du marche). b) Problematique et enjeu

Plus de 85% des pauvres a Madagascar resident dans le milieu rural et sont a majorite des petits exploitants agricoles. La situation de pauvrete qui continue a prevaloir dans le monde rural est due a plusieurs facteurs : * le probleme d’acces a la terre et a la propriete : Il s’agit de l’exiguite des parcelles avec une moyenne de l’ordre de 50 ares dont la moitie consacree a la riziculture pour moins de 20% des menages les plus pauvres. L’acces a la propriete et la securite fonciere restent le principal probleme puisque 58,5% des parcelles sont destinees au metayage. les difficultes d’acces aux sources de financement, aux services sociaux de base en general ainsi qu’aux marches. 2. EMPLOI MODERNE PRIVE a) Situation actuelle Il faut comprendre par « emploi moderne », l’emploi dans l’ensemble des entreprises formelles, declarees sur le plan statistique et fiscal. Sur le plan de l’emploi, le tableau qui suit donne l’evolution de l’emploi salarie (hors fonction publique) par secteur : En termes d’emploi, pour 464 000 emplois modernes prives existants en 2001, 18% relevent du secteur primaire, 42% du secteur secondaire et 40% du secteur tertiaire.

Il est constate que le secteur secondaire est devenu le principal pourvoyeur d’emplois du secteur moderne par la branche « textile – confection – cuirs » englobant presque la moitie des effectifs du secteur secondaire, suivie de la construction avec pres du cinquieme des effectifs. En effet, depuis 1990, les activites des entreprises franches n’ont pas cesse de se developper. Les couts et la productivite de la main d’? uvre offrent un avantage comparatif dans certaines industries a haute intensite de main-d’? uvre.

En 2001, la zone franche a Madagascar comptait pres de 307 entreprises couvrant plusieurs domaines d’activites mais dont la plupart se trouvent dans la branche textile. L’industrie malgache a ete renforcee par l’expansion de ces entreprises franches qui ont apporte un investissement total d’un montant de 1575 milliards de FMG et utilisant pres de 110 000 employes dont la grande majorite est dans le textile. b) Problematique et enjeu Le secteur prive moderne est structurellement fragile et d’importance encore faible pour etre en mesure d’absorber l’afflux de main-d’? uvre nouvelle arrivant de facon continue sur le marche du travail.

Malgre leur dynamisme apparent, la veritable relance de l’emploi est loin d’etre acquise car les investisseurs directs etrangers hesitent a s’installer pour des raisons multiples liees principalement a l’environnement juridique et foncier et au manque des conditions de securisation des investissements du aux situations d’instabilite politique. Particulierement, la precarite de l’emploi « zone franche » a ete demontree lors des differentes crises que le pays a traversees. Il n’y a pas eu de veritable transfert de technologie et de competence car les travailleurs licencies ont plus de mal a se reinserer.

Les carences evidentes, en ce qui concerne l’application des dispositifs juridiques et legislatifs, rendent encore les travailleurs des zones franches plus vulnerables. Sans compter que les aleas de la mondialisation et la frenesie des delocalisations et des choix des investisseurs, rendent encore ce secteur plus frileux. Sur le plan de la qualification, la desarticulation entre la formation professionnelle et les besoins des entreprises doit amener a repenser le systeme de l’education et de la formation a Madagascar.

En outre, l’application du transfert effectif de competence devra permettre de suppleer a terme l’utilisation grandissante, a l’heure actuelle, du personnel expatrie dans des domaines tres diversifies. 3. EMPLOI MODERNE PUBLIC a) Situation actuelle Le secteur moderne public englobe les salaries de la fonction publique et des entreprises publiques et mixtes. La fonction publique est composee de fonctionnaires et d’agents contractuels (EFA, ELD, ECD, EMO) de l’administration generale publique, de l’armee et de la police. Les agents publics sont regis par des statuts et classes en categorie (1 a 10) selon leurs titres et diplomes.

Avec un total de 114 661 agents en 2001, l’effectif de la fonction publique apparait plus qu’insuffisant au regard des responsabilites de l’Etat, de l’etendue du territoire et du nombre actuel de la population malgache. La repartition des emplois publics fait ressortir des desequilibres au niveau des ministeres, des provinces et du milieu rural et urbain, suivant les aspects suivants : – Le Ministere charge de l’Education regroupe plus de 43% des agents de la fonction publique. L’ensemble des agents relevant des Ministeres de l’Education, de la Sante, des Forces Armees representent pres de 80% de l’effectif global. Plus de 40% des agents sont en poste dans la province d’Antananarivo, cette concentration etant en liaison avec le role devolu a la capitale ou siege l’ensemble de l’administration centrale et des institutions. – Le taux d’encadrement est plus faible en milieu rural avec un ecart plus accentue pour les communes rurales enclavees. La fonction publique est constituee en majorite par des cadres moyens. Le niveau d’instruction y est plus eleve qu’ailleurs et il en est de meme de l’age moyen car moins de 10% seulement des agents ont moins de 30 ans et la plupart ont effectue plus de 10 ans de service.

On y compte en general une femme pour deux hommes. Le secteur moderne public a ete la principale victime de l’ajustement structurel. La reduction des depenses publiques et le desengagement de l’Etat des activites productives se traduisant par le gel des effectifs pour la fonction publique et le licenciement massif du personnel pour les entreprises publiques ont eu pour effet de releguer le secteur public, qui etait le principal pourvoyeur d’emploi du secteur moderne dans les annees 80, au 3eme rang apres le secteur prive et le secteur informel. L’effectif de la fonction publique n’a pas cesse de decroitre.

L’Administration publique ne represente plus que 3,6% des emplois des secteurs institutionnels en 2001. Le desequilibre dans la repartition des agents et la structure de l’emploi public n’ont pas evolue au cours de la derniere decennie. La creation ces dernieres annees de nouveaux postes budgetaires en accord avec les institutions de Brettons Wood a ete effectuee essentiellement au profit des ministeres ou des corps qui ont en charge les secteurs prioritaires. Il en est resulte une tendance a l’accentuation de la sous-administration, notamment dans les zones reculees ou la situation de pauvrete est en general plus accentuee.

Parallelement, la politique de liberalisation et l’orientation vers une economie de marche developpe au debut des annees 90 ont assigne un nouveau role a l’Etat (partenaire du prive, garant de l’environnement socio-economique favorable aux activites) et des nouveaux objectifs a la fonction publique : fonction de gestion et de facilitation avec performance et qualite des services. b) Problematique et enjeu Les nouvelles missions de la fonction publique lui imposent de proceder a des changements, que ce soit dans la realisation des taches qu’en ce qui concerne les mentalites.

La politique de decentralisation renforcee par la mise en place des provinces autonomes implique un renforcement du personnel mis a la disposition des collectivites territoriales ; or, globalement, ces objectifs ne sont pas atteints. Concernant les objectifs de performance et de qualite des services rendus, les principaux problemes rencontres sont lies a la demotivation des agents, la defaillance dans la mise a jour des competences d’une fraction des fonctionnaires, le manque ou l’obsolescence de materiel et des outils de travail. Plusieurs facteurs y concourent, entre autres : le niveau relativement bas de la remuneration poussant les agents a rechercher des activites d’appoint, * la mauvaise repartition du personnel entrainant des sous-emplois ou des sur-emplois, * des affectations inadequates a un poste de travail. Par ailleurs, le vieillissement du personnel de l’Etat engendre par le gel du recrutement pose le probleme de la releve et des capacites de mutation de la fonction publique ou la securisation de l’emploi provoque des effets pervers. L’ensemble de ces problemes aboutissent au dysfonctionnement de la fonction publique. Il existe un besoin de competence et d’operationnalite dans la fonction publique.

Il existe aussi un besoin de recrutement et de gestion plus efficace de ressources. La demande de travail dans le secteur public devra etre definie comme utilite ou besoin. L’offre d’emploi dans ce secteur reste importante en depit d’une realite reputee decevante. L’integration des agents contractuels et le recensement des fonctionnaires ont ete effectues a la demande des concernes pour les ECD, en particulier les ECD-EMO. Mais les recensements realises jusqu’a maintenant, n’ont pas permis de se fixer sur l’effectif reel des fonctionnaires en exercice ou en poste.

Au regard des orientations politiques fondamentales (desengagement de l’Etat, decentralisation) et des obstacles et contraintes qui ne permettent pas a l’administration publique d’assurer ses nouvelles missions et responsabilites, le recrutement, la gestion et la formation du personnel constituent des domaines d’intervention necessitant des reflexions approfondies. 4. EMPLOI INFORMEL a) Situation actuelle L’EPM est la source principale qui fournit un ensemble d’informations chiffrees nationales bien differenciees sur l’economie informelle.

Afin de contourner les difficultes de definition, la notion d’unite de production informelle (UPI) operant dans les branches marchandes non agricoles est introduite pour designer les etablissements du secteur informel dans la mesure ou la plupart d’entre eux ne possedent ni de local dedie ni de terrain amenage pour l’exercice de leurs activites. L’entreprise non agricole (ENA) est differente de l’UPI mais sur l’ensemble du territoire, 96% des ENA sont informelles ; l’on peut ainsi en deduire des indications sur le poids du secteur informel dans les activites de la population.

Le secteur informel connait un developpement spectaculaire depuis ces 3 dernieres decades a Madagascar, du fait de la crise economique de longue date et des differents changements de politiques economiques et bouleversements institutionnels. Son role, surtout tourne vers la satisfaction de la demande domestique, est devenu primordial en tant qu’amortisseur de choc social et economique. Le poids du secteur informel dans l’economie et dans le revenu des menages, plus particulierement chez les plus demunis, represente une dimension incontournable dont il y a lieu de tenir compte dans toute etude sur l’emploi.

Le taux de salarisation, mesurant le degre de formalisation des relations de travail et etant deja faible en general (52% en zone urbaine), l’est nettement plus encore dans le secteur informel ou il est de 17%. L’absence de toute protection devient la caracteristique principale des emplois proposes : contrat de travail oral (les contrats ecrits constituant une exception), et aucune prestation ni couverture sociales institutionnelles. Les categories d’emploi informel predominantes sont essentiellement celles des travailleurs independants et des aides familiaux, les apprentis jouant un role marginal.

Les 2/3 des entreprises informelles sont unipersonnelles (auto-emploi) et tres peu emploient plus de 3 personnes. La taille varie cependant selon l’activite, les entreprises de confection et de BTP en zone urbaine etant en moyenne les plus grandes. b) Problematique et enjeu Le probleme de la surface financiere et d’acces aux ressources productives constitue l’obstacle principal a l’amelioration de la situation economique des entreprises informelles et a leur insertion dans le circuit formel.

Le manque de capital et l’absence de credit constituent la principale difficulte de creation avancee par 46% des ENA, la difficulte de montage et d’evaluation de projet vient ensuite avec une proportion de 13%. Les politiques de credit sont en general discriminatoires a l’egard des entreprises du secteur informel ne possedant pas de garantie suffisante. Les emprunts, de montant peu eleve, sont contractes aupres de la famille du chef d’etablissement et des fournisseurs de facon informelle, suivant des pratiques et taux usuraires.

Enfin, l’absence d’une strategie de developpement du secteur informel en vue, entre autres, d’une politique de formalisation progressive et structuree reste un probleme crucial a resoudre. 5. EMPLOI TEMPORAIRE a) Situation actuelle Les sources de l’emploi temporaire sont diverses et se trouvent essentiellement dans le domaine de l’informel sur lequel tres peu de donnees sont disponibles. Il en est de meme des migrations saisonnieres de travailleurs agricoles, notamment vers les plaines rizicoles du lac Alaotra et de Marovoay.

En l’etat actuel des sources sur l’emploi a Madagascar, seules sont disponibles des donnees sur l’emploi temporaire genere par les projets qui realisent des travaux d’infrastructures, notamment ceux qui utilisent l’approche HIMO et VCT. Ces projets ont institutionnalise, formalise et etudie les possibilites d’utiliser la creation d’emplois temporaires comme instrument de lutte contre le chomage et le sous emploi. Depuis leur developpement a Madagascar au debut des annees 1990, les principaux programmes HIMO et VCT ont permis la creation de milliers d’emplois par an.

Sur la periode 1995 a 2002, ces programmes ont genere pres de 725 000 emplois temporaires. Les informations disponibles sur l’emploi aupres de ces projets se rapportent en general au nombre des emplois crees et a leurs objectifs specifiques. Les donnees concernant les caracteristiques des beneficiaires, les conditions de travail sont rares ou partielles. Il en ressort toutefois que le recrutement a ces emplois ne necessite pas en general un niveau d’instruction et de qualification. b) Problematique et enjeu L’ensemble des programmes et projets touchent actuellement toutes les regions de Madagascar et la grande majorite des communes rurales.

L’ecart entre le volume d’emplois crees et l’offre de travail ou les besoins reste important. Le caractere provisoire des emplois temporaires pose le probleme de leur precarite. Concernant les emplois temporaires generes par les projets HIMO et VCT, la lutte contre le chomage et le sous-emploi, l’attenuation des impacts des crises et des situations d’urgence sur les groupes les plus vulnerables constituent l’objectif final. Dans la situation actuelle du pays, le developpement de l’emploi temporaire s’avere necessaire et a ce titre, doit etre considere comme une composante majeure de la PNE.

DISCUSSIONS * L’agriculture dans les fermes familiales est la plus importante source d’emploi existant a Madagascar. Quatre-cinquiemes des adultes actifs, a l’echelle nationale, exercent comme travailleurs independants agricoles et ceci comme activite professionnelle principale. La plupart des menages impliques dans l’agriculture, comme c’est le cas dans l’ensemble de Madagascar, sont pauvres au sens absolu, aussi les ameliorations dans les revenus d’origine agricole demeurent-elles une voie majeure vers la reduction de la pauvrete absolue. Le chomage represente un probleme grave parmi les jeunes des zones urbaines. Ceci est le cas specifique d’Antananarivo. Il existe aussi une association entre chomage et niveau d’instruction a Antananarivo, du moins chez les jeunes gens. A la difference de ce qui prevalait dans une ere passee, les nouveaux venus dans la population active et ayant de l’instruction ne peuvent pas pretendre postuler pour un poste dans le secteur public. Ainsi, le probleme du chomage est-il condamne a persister ou a empirer aussi longtemps que la croissance de l’emploi salarie en secteur prive formel demeurera faible.

La croissance rapide de la population exacerbera le probleme en ajoutant a l’offre de nouveaux participants pour grossir la population active. De plus, la privatisation des entreprises d’Etat peut etre envisagee comme cause d’aggravation du probleme du chomage a court terme, car les nouveaux dirigeants de ces entreprises ont tendance a reduire le personnel dans un effort d’accroitre l’efficacite. * Le travail des enfants est un obstacle potentiel a leur scolarisation.

En zone rurale, 39% des garcons et 30% des filles de 7 a 14 ans travaillent au cours d’une semaine donnee, et les heures de travail qu’ils accomplissent sont substantiels. Les taux d’emploi des enfants sont inferieurs dans les zones urbaines, mais sont toutefois substantiels pour ceux qui sont dans les quintiles les plus pauvres. Il est hautement probable que ce travail-la, necessaire quoiqu’il soit effectue pour des motifs de subsistance, ait des effets negatifs sur la frequentation ou sur les resultats scolaires.

Les investissements en capital humain, en particulier au plan de la scolarisation, sont essentiels a la reduction de la pauvrete, mais les enfants des menages pauvres sont les plus portes a avoir des obligations de travailler. Ceci cree un cercle vicieux de pauvrete conduisant a une faible scolarisation qui conduit a son tour a la perennisation de la pauvrete au niveau de la generation suivante. * Il y a preponderance du secteur informel dans le monde du travail Ce secteur connait une explosion sans precedent a cause de la predominance du sous-emploi dans les secteurs reguliers (public et prive formel).

Etant donne que le sous-emploi genere des revenus insuffisants, le secteur informel devient une alternative, mais c’est toujours insuffisant, car la particularite de l’informel est la precarite de l’emploi et du revenu. En effet, on peut gagner de jolies sommes dans ce secteur, mais on ne sait jamais de quoi demain serait fait. De ce fait, c’est loin d’etre une alternative viable pour faire vivre une famille. Le probleme est que le secteur public et prive est verrouille soit par le niveau d’instruction, soit par le fait que le recrutement se fait par la corruption et non le niveau de competence.

Cet etat de fait est particulierement visible dans le secteur prive, notamment les entreprises commerciales. On preferera embaucher une connaissance incompetence plutot qu’un inconnu qui possede toutes les qualifications necessaires. De meme, il y a egalement la coutume du pourcentage de salaire, et le principe est qu’on doit verser un pourcentage de son salaire si quelqu’un vous aide a integrer l’entreprise. Dans certains cas, ce pourcentage peut atteindre les 20 % ce qui en fait l’une des pires formes de corruption.

L’avantage du secteur informel est qu’on peut se lancer dans le commerce avec des fonds de depart modestes, mais ce type d’emploi obei a la loi du marche qui est gangrene par la corruption et la concurrence deloyale ce qui fausse tous les efforts individuels. Par exemple, un fournisseur vous vend le kilo de farine a 1500 Ar au prix de gros, et vous etes un epicier qui l’achete a ce prix pour le vendre a 1600 ariary. Ensuite, vous vous apercevez que ce fournisseur vend cette farine au detail a 1500 ariary ce qui est completement illegal, mais c’est une chose banale dans certains secteurs de l’economie.

Les petits vendeurs n’ont aucune chance contre les mastodontes qui regnent sur le marche depuis des decennies. Meme si les cartes sont faussees, le secteur informel fournit un petit revenu, et dans les periodes de crise, personne ne va cracher dessus. Le probleme est que la concurrence mentionnee ci-dessus fait que le petit vendeur ne pourra jamais devenir un independant, et qu’il va vendre selon le bon vouloir de ceux qui detiennent le monopole. C’est encore pire dans la classe pauvre de la population qui constitue 90 % de la population, dont la majorite habite dans le monde rural.

Ces personnes n’auront jamais assez d’argent pour avoir une vie decente, leurs enfants ne seront jamais scolarises, et ils seront obliges de suivre le meme parcours que leurs parents, et cela dure comme ca depuis un demi-siecle. * On ne peut negliger l’existence de quelques groupes sociaux sensibles dans le monde du travail. Les categories de groupes sensibles composees des femmes, des personnes handicapees, des jeunes non qualifies, des chomeurs diplomes et des deflates des entreprises publiques ne constituent pas un ensemble isole mais rassemblent une frange majoritaire de la population malgache.

Leur situation et leurs problematiques peuvent etre synthetisees par categorie de la maniere suivante : * Les femmes Les femmes, constituant plus de 50% de la population, sont confrontees au fait de la faible prise en compte de l’aspect genre. Malgre la souscription de Madagascar a la convention contre la discrimination dans le travail, les femmes en sont toujours les victimes. Meme si, sur certains plans, les femmes malgaches semblent rattraper les ecarts, les disparites observees en matiere de revenus, de remuneration et d’acces a l’emploi demeurent considerables.

Malgre une faible presence dans le domaine de la formation professionnelle (1 fille sur 3 garcons), la tendance par rapport a l’education de maniere generale est a l’equilibre. Cependant, il reste toujours, pour 47% de malgaches qui sont analphabetes, 56,6% de femmes contre 47,7% d’hommes. La participation des femmes dans tous les secteurs d’activites reste nettement insuffisante. En termes de revenu, il est toujours constate qu’a travail egal et a competence egale, elles sont toujours defavorisees.

La discrimination est encore plus flagrante dans les fonctions electives, politiques et dans les instances de prise de decision. * Les chomeurs diplomes Le systeme educatif et le marche du travail n’ont pas atteint l’adequation necessaire pour resoudre le probleme du chomage. Parmi les chomeurs, moins de 10% du total ont atteint l’etude superieure. Les chomeurs instruits de tous les niveaux sont les plus touches par le chomage avec les ex-salaries qui ont perdu leurs emplois (83,3%). Les non instruits recenses comme chomeurs ne representent que 2,3%. Les jeunes non qualifies L’inadequation entre la formation et l’emploi reste valable dans le cas des jeunes non qualifies, sans compter que l’evolution technologique qui les rend encore plus vulnerables dans un contexte de mondialisation creuse de plus en plus le fosse entre une faible qualification et les offres potentielles d’emplois. Si le probleme de la demande se pose de la meme maniere par son etroitesse, celui des jeunes demeure mais d’une facon differente ; leur situation semble plus aigue du fait qu’ils sont plus sensibles aux effets de la pauvrete.

D’un cote, ils sont victimes d’un systeme educatif non adapte au marche, de l’autre, il ne semble pas y avoir de signe manifestant des preoccupations a leur egard. * Les personnes handicapees L’etat de pauvrete de la population malgache accentue davantage la vulnerabilite des handicapes ; leur integration dans la vie economique et professionnelle demeure problematique. Madagascar compte entre 7,5 a 10% de personnes handicapees. Les conventions internationales et les lois existent bien pour leur cas mais la discrimination a leur egard est d’autant plus oppressante, faute de volonte, politique en leur faveur. Les « deflates » des entreprises publiques et privees La situation post-crise n’a fait que mettre en evidence les faiblesses des mesures prises pour pallier les effets des licenciements. Le plan de reinsertion professionnelle qui est destine aux deflates ne regle les problemes que de maniere partielle, et les risques d’exclusion professionnelle pesent encore sur les employes des entreprises qui devront passer par le processus de privatisation.

Les deflates sont classes dans la categorie des groupes sensibles, dans la mesure ou ils sont dans une situation a laquelle ils ne se sont pas prepares. Le secteur informel, dont ils tendent a grossir les rangs, reste souvent la seule voie de sortie possible pour ce groupe. En conclusion, les groupes sociaux sensibles constituent un ensemble non negligeable qui doit faire l’objet d’une approche particuliere et de mesures specifiques qui vont dans le sens d’une meilleure integration des interventions et des strategies adoptees. * La situation est critique dans les zones franches.

La crise de 2009 et la fermeture de l’AGOA ont plonge la moitie de la population des jeunes au chomage technique. L’effet est d’autant plus grave, car ces personnes ont ete formees uniquement pour le textile, et donc, il leur tres difficile de trouver un autre emploi stable. Au lieu, ils doivent vivre d’expedients comme marchand de rues ou travailleur au quotidien. * Il existe des principaux problemes lies a l’organisation des travailleurs Madagascar, les legislations du travail et droits des travailleurs sont assez bien faites.

La constitution et le code de travail reconnaissent le droit de greve et la liberte syndicale est protegee par le code mais les syndicats deplorent que ces lois et reglements soient tres mal appliques. * La liberte syndicale On observe un phenomene de desyndicalisation. Les nouvelles formes de travail telles que travail a domicile, travail a temps partiel, rendent difficile l’organisation. Dans les entreprises franches textiles d’exportation, les syndicats sont menaces, les dirigeants intimides. Ceux-ci sont licencies pour n’importe quel motif.

Il y a entrave a l’exercice des delegues du personnel (reunion interdite, circulation interdite pendant les heures de travail, refus des 15 heures par mois accorde aux delegues dans l’exercice de leur fonction, corruption des delegues). Ceux-ci peuvent etre licencies a tout moment sans pouvoir beneficier de la protection qui leur est accordee. Dans certains cas, il y a ce qu’on appelle –delegues maison- et ceux-ci ne sont d’aucun recours pour les travailleurs. La ou il n’y a pas encore de syndicat, toute tentative d’instauration est severement reprimee (renvoi des dirigeants)

Dans quelques entreprises, il y a deja des conventions collectives mais dans d’autres, elles n’existent pas. * Le contrat de travail En general, le contrat se fait oralement bien que le contrat ecrit est obligatoire . Dans le cas ou celui-ci existe, il y a violation la plupart du temps : soit que le travail donne ne correspond pas a la classification professionnelle portee sur le contrat, soit que le salaire ne correspond pas a ce qui a ete convenu. Des fois, le contrat ne mentionne pas tous les elements requis pour l’etablissement du contrat ou le double du contrat n’est pas remis au travailleur. Les horaires de travail Dans le code de travail, la duree legale du travail est de 173,33 heures par mois, soit 40 heures par semaine a raison de 8 heures par jour. Les excedants sont comptes en heures supplementaires sans toutefois depasser 8 heures par semaine avec autorisation prealable de l’inspecteur du travail. Ces horaires ne sont pas respectes en general et se montent a 60 voire 72 heures par semaine et sans autorisation. Les jours feries font l’objet d’un marchandage et beaucoup travaillent en echange d’une somme derisoire.

Pour les conges, certaines entreprises n’accordent pas du tout du conge paye a leur personnel ; dans d’autres cas le conge est remplace par de l’argent. L’interdiction du travail de nuit des femmes est violee. Ceci etant, il faut signaler la difficulte des syndicats a faire suivre la reglementation car des gens veulent travailler pour gagner un peu plus d’argent. * Les conditions de travail Les conditions de travail sont penibles. Les normes minimales en matiere d’hygiene, de securite au travail ne sont pas respectees.

Il y a manque d’aeration, station debout prolongee, insuffisances de toilettes, nuisance au bruit, manque de protection (absence de masques, gants,… dans la manipulation de produits dangereux. L’absence de declaration a la CNaPS et a l’OSTIE cause des dommages importants au travailleur qui perd ainsi tous ses droits en matiere de prevoyance sociale, particulierement la pension de retraite. * L’illusion des nouvelles technologies Tous les gouvernements nous ont fait miroiter les debouches des nouvelles technologies, mais la realite est tres differente sur le terrain.

Ceux qui ont besoin d’augmenter leur revenu se situent dans une classe ou l’instruction est au minimum, et cela m’etonnerait que ca s’ameliore. De ce fait, les metiers des technologies s’adressent surtout a la classe moyenne qui est une minorite. Pretendre que tout le monde pourra acceder a ces technologies est pire que de la propagande puisque seulement 1 % de la population y a acces actuellement, et que 80 % de ce 1 % n’ont pas les competences necessaires. Il est etonnant de constater que la moitie des fonctionnaires ignorent tout des nouvelles technologies.

Ces dernieres peuvent ameliorer le traitement des dossiers pour etre plus rapides et surtout plus transparentes. Alors qu’il existe des bureaux d’administration grace au Tac Tac de la vieille machine a ecrite met une heure a sortir un certificat de residence. Les gouvernements malgaches commettent l’erreur de vouloir ressembler aux pays developpes en fournissant des bijoux derniers cris a leur population alors qu’ils oublient les fondamentaux de ces technologies. RECOMMANDATIONS * POUR L’EMPLOI RURAL

Madagascar se trouve ainsi confronte a un double defi : d’un cote, faire face a une population rurale aux besoins d’emploi importants et croissants sous l’effet de la dynamique demographique, et de l’autre, creer des activites pour les ruraux afin de contenir le risque d’un exode rural massif et de generer suffisamment de richesses pouvant transformer le milieu rural en espace de developpement durable pour la population. Etant donne que la majorite de la population se trouve dans le secteur primaire, la securite, l’intensification de l’appui a la professionnalisation des paysans, la densification des marches uraux, le developpement des services de proximite, l’acces au financement constituent les priorites pour faire face aux enjeux du sous-emploi rural tres important. * LA POLITIQUE NATIONALE DE L’EMPLOI Devant les insuffisances et carences multiples dans la maitrise du developpement de l’emploi, tant pour le secteur moderne, informel, rural et temporaire que pour les groupes sociaux sensibles, il a ete fixe comme priorite actuelle l’elaboration d’un document-cadre sur la politique nationale de l’emploi. Dans ce cadre, la PNE repond aux cinq objectifs majeurs suivants : Favoriser un environnement propice a la croissance, a l’investissement et a l’emploi Il revient aux pouvoirs publics et aux partenaires sociaux de mettre en ? uvre les actions pour un necessaire climat de serenite des affaires et de securite des biens et des personnes, encourageant les acteurs du developpement dans leurs initiatives de la maniere suivante : * Appuyer le secteur prive, principal acteur de la reduction du chomage La creation d’emplois, reposant pour beaucoup sur le dynamisme des operateurs prives, est principalement le fruit des actions du secteur prive, en tant que moteur de la croissance.

Dans ce cadre, il faut : * proteger l’emploi existant en soutenant les entreprises deja operationnelles * adopter des demarches sectorielles ciblees pour ameliorer les conditions de la creation d’emploi, telles que la facilitation du circuit de financement et renforcement du soutien financier aux entreprises. * encourager le renforcement institutionnel et organisationnel du secteur prive en vue de la promotion de l’emploi par un appui aux organisations professionnelles. * soutenir la politique de l’emploi par des mesures actives d’accompagnement a la creation de nouvelles entreprises. Ameliorer l’acces pour les travailleurs du secteur informel et du secteur rural a l’education et a la formation professionnelle en vue d’une meilleure productivite L’acquisition de savoir-faire moderne et adapte permet aux informels et ruraux d’agir avec efficacite et d’augmenter leurs chances d’acceder a des activites et emplois viables et durables, du fait d’une productivite accrue. * Promouvoir des activites remuneratrices et generatrices d’emploi Dans un avenir previsible, la creation d’entreprises modernes ne saurait resorber a elle seule l’afflux de main-d’? uvre nouvelle sur le marche.

Le developpement du travail independant, de la MPE au sein du reseau associatif peut apporter une contribution appreciable a la creation d’emplois. Il est ainsi primordial de promouvoir l’auto-emploi et la MPE par l’acces au credit, de faciliter l’acces aux ressources productives, telles que la terre pour les ruraux et favoriser l’emergence d’activites nouvelles de service. * Faciliter l’acces des groupes sociaux sensibles au marche de l’emploi Une partie importante de la population se trouve marginalisee et exclue partiellement ou totalement de la societe, et partant, du monde du travail. Il st de ce fait necessaire d’adopter une attitude pro-active pour mettre en place des programmes en faveur de ces groupes sensibles, tels que rechercher et valoriser l’egalite des chances pour combattre la pauvrete par le relevement du niveau d’instruction des femmes, de promouvoir l’emploi des jeunes par l’education et la formation professionnelle adaptee a l’emploi et au milieu professionnel suivant des programmes repondant au mieux a la demande au niveau local, regional et national, et la generalisation du systeme d’apprentissage offrant des opportunites de s’inserer facilement dans le monde du travail.

CONCLUSION Theoriquement, le marche du travail fonctionne de maniere a repartir le travail a ses utilisations les plus productives dans l’economie. Les changements que subissent les salaires constituent le mecanisme qui attire le travail la ou il est le plus apprecie au plan economique. Cependant, un marche du travail qui fonctionne imparfaitement peut inhiber ce processus d’attribution, ce qui genere une inefficience economique qui limite les changements structurels de l’economie et la croissance.

Par exemple, les facteurs institutionnels peuvent causer une fixation des salaires a des niveaux de loin plus eleves dans certains secteurs de l’economie que dans d’autres, avec un rationnement consequent et une offre excedentaire pour ces postes ainsi que des salaires bas pour les travailleurs des autres secteurs. Des differences importantes peuvent egalement etre observees dans la maniere dont divers groupes se portent sur le marche du travail. D’une maniere particuliere, les femmes, tout en ayant les qualifications requises, rencontrent des barrieres a l’acces a certaines occupations bien remunerees.

Une telle discrimination represente autant l’inefficience que l’inegalite sur le marche du travail. REFERENCES BIBL IOGRAPHIQUES * BIBLIOGRAPHIE * Peter GLICK, 1999. Emploi et Revenus a Madagascar. Etude financee par l’USAID. Projet Participation et Pauvrete, N°. 623-0125-A-00-6045-00, P. 53 * Ministere de la fonction publique, du travail, et des lois sociales. La politique Nationale de l’Emploi. * Loi n°2003-044 portant Code du travail a Madagascar * WEBOGRAPHIE * Achill52. Juillet 15, 2010. L’emploi et le cout de la vie a Madagascar. Blog Reflexiums : Reflexions et analyse sur la vie politique, sociale et economique a Madagascar. GEFP, Groupement des Entreprises Franches et Partenaires, 2008. La situation de l’emploi et les conditions de travail dans les EF. * Chantal1303. Juillet 29, 2007. Le travail a Madagascar. Blog Madaland. TABLE DES MATIERES INTRODUCTION 1 RESULTATS 2 I- GENERALITES SUR LE TRAVAIL A MADAGASCAR 2 1. CADRAGE JURIDIQUE 2 2. CADRAGE SOCIAL 2 II- SITUATION DU TRAVAIL A MADAGASCAR 4 1. EMPLOI RURAL 4 2. EMPLOI MODERNE PRIVE 5 3. EMPLOI MODERNE PUBLIC 6 4. EMPLOI INFORMEL 7 5. EMPLOI TEMPORAIRE 9 DISCUSSIONS 10 RECOMMANDATIONS 15 CONCLUSION 17 REFERENCES BIBL IOGRAPHIQUES 18