Seance n°2

Seance n°2

L3 Economie Gestion AEGE Economie internationale Seance n°2 1) Definissez les IDE (caracteristiques, acteurs concernes, indicateurs…). Quelle difference faites-vous entre flux et stock ? « Investissements qu’une unite institutionnelle residente d’une economie effectue dans le but d’acquerir un interet durable dans une unite institutionnelle residente d’une autre economie et d’exercer, dans le cadre d’une relation a long terme, une influence significative sur sa gestion. Par convention, une relation d’investissement direct est etablie des lors qu’un investisseur acquiert au moins 10 % du capital social de l’entreprise investie.

Les investissements directs comprennent non seulement l’operation initiale qui etablit la relation entre les deux unites, mais egalement toutes les operations en capital ulterieures entre elles et entre les unites institutionnelles apparentees, qu’elles soient ou non constituees en societes. » (cf definition de l’INSEE) Les investissements directe a l’etranger sont caracterises par une sortie de capital de l’entreprise d’origine et aussi part une prise de capitale de l’entreprise receveuse.

On peut alors considerees les entreprises comme actrices, plus precisement les grandes comme emettrices et maisons meres et les petites comme filiales. Les IDE sont indicateurs d’ouverture mais aussi de developpement et de puissance economique. Plus un pays est ouvert et developpe plus ses entreprises emettront des IDE et

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prendront le controle de filiales a l’etranger. Et inversement pour les pays les moins developpes. Flux et stock d’IDE ? Les flux correspondent aux IDE realises au cours d’une annee alors que le stock d’IDE est la totalite des IDE deja realises a une date donnee. ) Quels sont les enseignements a tirer de l’evolution recente (30 dernieres annees) des IDE concernant l’existence d’un « systeme productif mondial » ? Ces trente dernieres annees il y a eu une augmentation exponentielle des IDE. Leur croissance a suivi celle du commerce internationale puis a fini par le depasser tres largement. L’evolution des flux d’IDE demontre l’augmentation du poids des firmes multinationales et aujourd’hui la mondialisation semble porter plus sur l’augmentation des IDE que sur l’ouverture commerciale des pays.

Ces flux se font entre pays developpes dans la plus grande majorite. On parle de flux Nord-Nord, meme si l’on voit que depuis quelques annees le nombre des pays en developpement en tant que pays d’accueil augmente. Plus de 60% des flux entrants sont pour les pays developpes contre seulement 30% pour les pays en developpement. Mais entre 1980 et 2003 on remarque une hausse de 15points pour les pays en developpement vis-a-vis de leur part dans les flux d’IDE entrant. Pour conclure et repondre plus synthetiquement a cette question, l’accroissement des IDE sur ces 30 dernieres annees a eu deux effets : L’alimentation du commerce internationale car les FMN participent aux echangent mondiaux et leurs filiales implantees dans differents pays echangent entre elles aussi, donc on peut parler d’un developpement du « systeme productif mondial ». – Une scission Nord-Sud du  « systeme productif mondial », a l’avantage des pays developpes qui emettent et recoivent la majorite des IDE. On remarque tout de meme que cette tendance est en declin avec la croissance des parts d’IDE entrants des pays en developpement ces dernieres annees. ) Quelles sont les caracteristiques des IDE en provenance des pays en developpement ou en transition (geographie, dynamique, acteurs… ) ? On denombre de plus en plus de STN en provenance des pays en developpement et en transition, qui etendent leurs activites a l’etranger par le biais notamment d’IDE, on s’apercoit aussi qu’une partie croissante d’entre elle sont des societes publiques. Ensuite sur un plan geographique, les IDE sortants des pays en developpement proviennent en majorite de l’Asie et plus particulierement de la « Grande Chine » compose de Hong Kong, la Chine et Taiwan ; on peut y ajouter Singapour.

Dans le classement du WIR 2006, 77% des plus grosses STN des pays en developpement appartiennent a des pays asiatiques, le reste se partageant equitablement entre Afrique et Amerique latine. Les pays en developpement et transition sont devenus des investisseur exterieurs important, mais la dynamique n’est pas change, pour les flux entrants il s’agit toujours majoritairement de flux Nord-Sud, c’est lorsqu’on parle de flux sortant qu’il y a eu certaines modifications. On remarque une nouvelle dynamique de flux d’investissement des pays en developpement que l’on qualifiera de

Sud-Sud. Les pays en developpement ont la meme logique que les pays developpes et cherchent a investir dans des pays aux couts fiscaux ou salariaux inferieurs aux leurs. Les pays en developpement vont investir plus facilement dans des pays similaire ou dans les PMA, c’est pourquoi on peut parler de flux Sud-Sud. Ces IDE ne sont pas tant a differencier de ceux des pays developpes puisqu’ils proviennent de STN situe dans des branches d’activites variees et distinctes comme l’industrie, la telecommunication, la banque ou encore les transports.

On peut conclure cette question en disant que les IDE en provenance des PED et des pays en transition sont caracterises par un flux Sud-Sud dont l’origine et majoritairement situe en Asie orientale (la « Grande Chine »). Les STN qui les emettent sont de plus en plus importantes et viennent petit a petit a rattraper leur retard vis-a-vis des STN des pays developpes, avec notamment 5 d’entre elles se classant dans le classement des 100 meilleures. 4) Vous etes charge de mission dans l’entreprise de votre choix. A l’aide des sources indiquees, comparez les profils nationaux IDE de 2 pays (industrialise, emergent ou en developpement).

En fonction de ces profils et de votre secteur, recommandez une delocalisation dans l’un ou l’autre de ces pays (justifiez) ? – Entreprise choisit : secteur industriel / manufacturier – Pays choisit : France (pays developpe) ; Chine (pays en developpement, transition) Tableau n°1 : caracteristiques de base pour une implantation des pays | |France |Chine | |Fiscalite / droit du travail / Politique |Importante |Faible | sociale | | | |Productivite / Pouvoir d’achat / masse |Importante |Moyen / Faible | |salariale | | | |Situation geographique |Peripherie proche du centre de l’Europe |Centre de l’Asie | |(Allemagne) | | |Niveau technologique / developpement |Tres important (main d’? uvre tres qualifie) |Moyen / faible mais optique de croissance | | | |importante et rapide | |Barriere entree / sortie |Importante (les marches sont tres concentres)|Moyenne | Stabilite economique |Tres bonne (pays developpes) |Plutot stable mais reste un pays en | | | |transition… | |Impacte et poids du gouvernement dans |Moyen (democratie) |Tres eleve (« dictature ») | |l’economie | | |

Les differentes caracteristiques prises en compte dans ce tableau vont mettre en avant de maniere tres synthetique les aspects sur lesquels un charge de mission pour la delocalisation d’une branche de sa societe devra s’attarder : – La fiscalite, le droit du travail, la politique sociale, on entend par la le droit des salaries, le potentiel d’exploitation (la plus-value chez Marx), leur capacite a faire greve… Pour ce premier facteur la Chine a un large avantage, les ouvriers sont bien moins protege qu’en France et n’ont pas de droit de revendication sachant le regime politique supporte. Productivite, pouvoir d’achat, masse salariale, La France et la Chine ont des situations opposes. D’un cote la France a une main d’? uvre tres chere, mais tres productive, et un marche important dut au pouvoir d’achat de ses consommateurs. De l’autre la Chine a une productivite moindre et un pouvoir d’achat inferieur mais son extraordinaire puissance demographique compense et plus meme cela. – Situation geographique, plus un pays a de frontieres plus il echange et plus il est ouvert, sur ce point-la on ne peut differencier de facon istinct ces deux pays car ils sont tous au centre des echanges de leurs zones respectives. – Niveau technologique et de developpement, la Chine a un retard certains par rapport a la France mais ses capacites d’adaptions, financiere et de croissance compense cela, seul probleme qui peut survenir par rapport a la France c’est l’homogeneite de son developpement sur la totalite de son territoire (bien inferieur a la France). Barriere a l’entree et a la sortie, la France est un petit marche en volume meme s’il peut ouvrir les portes du marche europeen, mais elle reste un pays ou le marche est sature et tres concentre. La Chine va quant a elle avoir une certaine barriere en termes d’implication du gouvernement dans l’economie (derniers point du tableau), l’impact de l’Etat dans les choix economique est bien plus important qu’en France. Ces deux contraintes ont des aspects differents et ne sont pas comparables. Stabilite economique, jusqu’il y a 4 ou 5 ans la France avait certainement cette avantage face a la Chine mais avec la crise, la France a tout de meme perdu de sa stabilite et on sait qu’il s’agit d’une puissance en declin pour des raisons structurelles depuis quelques decennies. Quant a la Chine elle a certes un statut de pays en transition et de dictature, mais elle est l’un des seuls pays a ne pas avoir de dettes publiques, bien au contraire de la France qui a vu la sienne exploser.

Pour conclure, on peut dire que dans le cas d’une usine manufacturiere, le choix de la Chine est optimal et presque sur tous les points, la France est certes un pays industrialise et developpe mais c’est un pays en declin alors que la Chine comporte quelques risques qui sont toutefois rare mais reste la futur premiere puissance mondiale et investir dans ces frontieres permet un investissements pour l’avenir en plus des benefices presents qui vont etre generer par les avantages comparatifs qu’elle comporte. 5) R.

Mundell, prix Noel d’economie 1999, affirme en 1957 que les flux internationaux d’investissements directs (IDE) sont des substituts aux flux internationaux de marchandises. Quels sont les fondements de cette affirmation, et se verifie-t-elle toujours ? On peut expliquer l’idee de R. Mundell, c’est-a-dire que les flux d’IDE sont des substituts aux flux internationaux de marchandises, par deux moyens : – Les differences de remunerations du capital entre pays riche et pays pauvre poussent les pays riches a investir chez les pays pauvre.

Dans un pays riche en facteur capital la remuneration de celui-ci est faible car il s’y trouve en grande quantite. A l’inverse des pays a faible dotations en capital, ou sa remuneration est donc eleve. Alors les entreprises souhaitent investir dans ces pays. – Ensuite les entreprises qui veulent vendre des marchandises dans un autre pays mais qui se voient parfois contraintes par des barrieres commerciales, n’ont pas d’autres moyens que d’implanter une de leur unite de production dans ce pays pour atteindre le marche qu’elle souhaite et contourner les barrieres protectionnistes.

Les conclusions de R. Mundell reviennent a dire que les FMN existent car il existe des boucliers protectionnistes, et donc les flux d’IDE sont des substituts aux flux internationaux de marchandises. A l’heure actuelle cette affirmation a trouve certaines limites : – La critique des facteurs de production specifique, elle est un argument en faveur de la complementarite et non de la substituabilite entre IDE et flux de marchandises.

Par exemple le niveau des salaires d’un pays peut influencer le choix d’investissement du detenteur de capital, il est possible qu’il choisisse le pays a bas salaire meme si la remuneration du capital est moins importante, car les gains induits seront plus eleves. Dans cette critique, il est donc question des avantages comparatifs. – C’est une approche en termes de concurrence parfaite, si l’on adopte un modele de concurrence imparfaite donc une approche plus empirique, alors on se rend compte que les entreprises ne font pas ces choix qu’en fonction de remunerations et mobilites d’un facteur, mais aussi a cause du choix de strategie. Meme si l’on apercoit une liberalisation du commerce international on peut remarquer que le phenomene des FMN est loin d’etre en voie de disparition, au contraire, hors la diminution des barrieres a l’entree devraient attenuer le phenomene croissant des IDE. Pour conclure on peut dire que cette affirmation a l’heure actuelle peut etre encore pertinente pour certains cas mais ses fondements souffrent d’importantes limites, sa verification est alors potentiellement a remettre en cause.