science economique et social

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Devoirs Sciences Économiques et sociales Première Notice individuelle Devoirs 1 à 8 Rédaction F. Le Gonidec – M. Courant – E. Deslis – p g C. Malécot- P. Maur Coordination G. Grim Ce cours a été rédigé Centre National d’En 1 de l’activité du Ite de Rennes. Toute autre utilisation, notamment à but lucratif, est interdite. Les cours du Cned sont strictement réservés à l’usage privé de leurs destinataires et ne sont pas destinés à une utilisation collective.

Les personnes qui s’en serviraient pour d’autres usages, qui en feraient une reproduction intégrale ou partielle, une traduction sans le onsentement du Cned, s’exposeraient à des poursuites judiciaires et aux sanctions pénales prévues par le Code de la propriété intellectuelle. Les reproductions par reprographie de livres et de périodiques protégés contenues dans cet ouvrage sont effectuées par le Cned avec l’autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris). es connaissances (6 points) Nommez les principaux agents économiques qui participent ? l’activité de production d’un pays ? (3 points) â Comment évalue-t-on la production non marchande des administrations publiques ? 3 points) Partie 2 – Étude d’un document (4 points) Question : En utilisant les données

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du document 1 et le vocabulaire approprié, comparez les rythmes de croissance de la France, des Etats-Unis et de l’Allemagne entre 2005 et 2012. environ 10 lignes). Document 1 : Taux de croissance du PIB en volume — variation en pourcentage par rapport à l’année précédente 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 (p) 2012 (P) Allemagne 31 de la complexité accrue des économies modernes et de la large diffusion des technologies de Pinformation. Ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait ; or, si les esures sont défectueuses, les décisions peuvent être inadaptées.

Le choix entre accroître le PIB et protéger l’environnement peut se révéler être un faux choix dès lors que la dégradation de l’environnement est prise en compte de manière appropriée dans nos mesures des performances économiques. De même, on sélectionne fréquemment les bonnes politiques ? conduire sur le critère de leur effet positif sur la croissance de l’économie ; or, si nos mesures des performances sont faussées, il peut en aller de même des conclusions de politique économique que nous en tirons.

Rapport de la commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social (2009) Document 3 Qu’est-ce qui fait le bien-être ? La question peut sembler naive, et la poser à des économistes peut paraître surprenant. Pourtant de nombreuses voix insistent sur la nécessité de faire des analyses, y compris chiffrées, sur ce sujet a priori très personnel. [Une première approche] concerne le bien-être ressenti, c’est-à- dire la satisfaction générale des personnes sur leur vie à un moment donné. Ce bien-être ressenti est généralement mesuré en demandant aux personnes interrogées de choisir un iveau de satisfaction.

En l’occurrence, dans l’étude sur le bonheur, la question posée était : « Dans l’ensemble, êtesvous très satisfait, plutôt satisfait, pas très satisfait ou pas du tout satisfait de la vie que vous menez ? Une autre approche consiste à mesurer la qualité de vie d’une personne, eest-à-dire éval une autre approche consiste à mesurer la qualité de vie d’une personne, c’est-à-dire évaluer sa situation dans plusieurs dimensions (d’un point de vue matériel, en matière de santé, de conditions de logement, d’insécurité, etc. puis en déduire si elle est en position d’avoir ne qualité de vie « satisfaisante Pour la distinguer de l’analyse précédente, on qualifie parfois cette méthode d’approche « objective » de la mesure du bien-être, car elle est fondée sur des critères précis et mesurables. Les facteurs pris en compte ne se limitent pas aux aspects purement matériels (ou monétaires). INSEE — portrait social-2010 N’oubliez pas de joindre la notice individuelle que vous trouverez dans ce livret, avec le 1re devoir, pour le professeur-correcteur.

Elle est également téléchargeable sur votre site de formation. 10 Devoir 1 -SE11-14 D evoir 2 à envoyer à la correction Attention Collez rétiquette codée SEII — DEVOIR 02 sur la 1re page de votre devoir. Si vous ne l’avez as reçue, écrivez le code prénom. SEII – DEVOIR 02, ainsi qu 4 31 : En utilisant un vocabulaire approprié vous analyserez l’évolution du prix du pétrole depuis 1970. Vous rédigerez une réponse d’au moins IO lignes.

Document nol Évolution du prix du pétrole 1970-2006 en dollars courants (Source : EIA) 70 Troubles au Nigéria Ouragan Katrina 60 50 40 2e choc pétrolier 30 t re et 2010 2007 50 $ 2008 = 146 $ (organisation mondiale de la santé) sur le « tourisme de transplantation » Le tourisme de transplantation est une pratique permettant à des personnes riches issues des pays occidentaux en attente de greffe d’organe (principalement de rein) de se déplacer dans les pays pauvres pour y effectuer une transplantation d’organe issu de personnes acceptant de vendre une partie de leur corps pour tenter de sortir de la misère.

Selon FOMS (Organisation Mondiale de la Santé), cela concernerait IO % des transplantations effectuées dans le monde. Selon l’OMS, en 2006, les « cours » variaient selon les pays : en Afrique du sud, un donneur de rein rémunéré touchait environ 700 dollars, en Inde 1000 ollars, en Moldavie 2700 dollars, en Turquie entre 5000 et 10000 dollars et plus de 30 000 dollars aux Etats-Unis. D’après l’OMS Article de la rubrique « les nouveaux terrains de l’économie » Mensuel NO 200 – janvier 2009 Pensées pour demain Document 3 : À quand un marché d’organes ?

Si la transplantation d’un rein est devenue une opération routinière, il existe aujourd’hui une grave pénurie d’organes. Le prix Nobel d’économie Gary Becker propose de payer les donneurs afin d’accroître l’offre de reins. Une proposition qui suscite un débat enflammé aux États-Unis. Grâce aux progrès de la médecine, un nombre croissant e patients est éligible à la transplantation d’un rein. Malheureusement, l’offre d’organes ne suit pas. Le nombre de cadavres en état de mort cérébrale n’augmente pas aussi vite qu’il le faudrait.

Les familles ajoutent leur grain de sel t pas touiours le le prélèvement des organes du défunt. Reste bien sûr la possibilité de recourir à un donneur vivant, issu du cercle familial, mais les patients n’ont pas tous la chance de pouvoir compter sur un proche généreux – et compatible. Aux États-Unis, alors que 13 700 transplantations de rein ont été pratiquées en 2005, 65 000 personnes attendaient toujours leur tour au début e l’année 2006 on estime à 3 500 le nombre de patients américains qui meurent chaque année faute d’avoir reçu un rein à temps.

Certains économistes se sont penchés sur ce problème épineux, dont un prix Nobel aussi célèbre que controversé, Gary Becker. pour cette figure éminente de l’école de Chicago, il n’est pas de déséquilibre entre une offre et une demande qui ne puisse être résorbé pour peu que l’on y mette le prix. C’est donc avec un imperturbable aplomb qu’il propose de payer les donneurs d’organes. Pour peu que la rémunération compense adéquatement les risques (y asser ou y laisser des plumes) et les coûts (les revenus perdus pendant la convalescence), 12 Devoir 2 – 1-14 elle suffira toujours à convaincre un nombre suffisant de donneurs.

Selon G. Becker et Julio Jorge Elias, qui évaluent le prix d’un rein à 15 200 dollars, une telle compensation financière augmenterait pratiquement de moitié le nombre de transplantations (2). Aussi choquante qu’elle puisse paraitre, la proposition de G. Becker et J. J. Elias obéit à une solide tradition dans la pensée économique. Adam Smith remarquait déià dans sa Ri toujours mieux solliciter son intérêt plutôt que son altruisme.

Dans la logique libérale, la puissance du marché tient en grande partie à sa capacité à inciter les membres d’une société à satisfaire les besoins des autres, sans faire appel à leur vertu. Les libéraux contemporains n’ont de cesse d’appliquer ce schéma à de nouveaux territoires. Avant le marché des organes de G. Becker, d’autres ont pu proposer de permettre aux entreprises de payer pour obtenir le droit de polluer ou celui de licencier en toute liberté (encadré p. 21), l’idée étant d’obtenir de meilleurs résultats collectifs en introduisant la bonne incitation.

Les limites morales du marché On ne s’étonnera cependant pas que la proposition de G. Becker et de J. J. El(as puisse susciter un rejet virulent. Perçue comme profondément immorale, l’idée de négocier le corps humain comme une marchandise fait l’objet d’une véritable « répugnance » (3). Dans la grande majorité des pays, les transplantations ne sont de fait autorisées que si elles reposent sur le don – seuls quelques États ont autorisé la vente d’organes, Plnde dans les années 1980 et 1990 et l’Iran aujourd’hui.

C’est d’ailleurs en mobilisant l’argument de l’altruisme que s’est constitué le système actuel de transplantation et cette hilosophie continue d’imprégner tant les professionnels que le grand public. Le cas des organes rappelle ainsi que les marchés sont bornés par des limites morales (4). De nombreuses transactions sont interdites parce qu’elles sont considérées comme répugnantes, que fon songe au travail des enfants, à la consommation de certaines viandes (le chien ou le cheval) ou à la prostitution.

Les limites morales du mar consommation de certaines viandes (le marché ne sont cependant pas immuables. Souvent citée dans le débat sur le marché des organes, l’étude classique de la sociologue Viviana Zelizer a ainsi montré qu’en leur temps, es assurances vie se sont heurtées à des objections comparables à celles que l’on oppose au marché des organes : s’assurer sur la vie, c’était conférer un prix à la vie humaine. Les assureurs ont fini par l’emporter et les contrats d’assurance vie ont renouvelé les rituels associés à la mort (5).

Xavier de La Vega, Sciences Humaines n0200, janvier 2009. http://www. scienceshumaines. com/ Document 4 : Criblés de dettes, beaucoup d’iraniens en sont réduits à vendre leurs organes. Dans ce pays (l’Iran), acheter ou vendre un organe de son vivant n’a absolument rien d’illégal. Cette activité « économique » st même fortement encouragée par l’État, et subventionnée. Résultat, des milliers de jeunes hommes et femmes, pris à la gorge par les dettes et les charges de famille, se pressent dans l’une des 137 agences gouvernementales spécialisées du pays.

Principal organe commercialisé : le rein. Les agences se chargent donc de mettre en relation clients et donneurs. Les conditions exigées pour postuler au don sont simples : être âgé entre 23 et 34 ans, et avoir réalisé récemment un bilan de santé. Après négociations Devant les caméras de Nima Sarvestani, Mehrad, un chômeur de 3 ans, dit espérer tirer un bon paquet de son rein. Il n’en obtiendra pas plus de 2 millions de la part du receveur, — SEI 1-14 13 auxquels s’ajoutera une subvention d’un million de l’État.

Total : 3 millions de rials, soit environ 240 euros, l’équivalent tout de même de la moitié du salaire annuel d’un ouvrier en Iran. II en espérait le double. Les donneurs étant de plus en plus nombreux, les prix ont en effet chuté ces dernières années. Ce qui n’empêche pas vendeurs et acheteurs de négocier âprement les tarifs jusqu’à la table d’opération. Le médecin chargé de concilier les désirs es uns et des autres parlemente : « Ton groupe sanguin est A+, comme 70 % des donneurs.

Si tu avais un sang plus rare, ton rein vaudrait plus ! » Celle qui a besoin du rein de Mehrad s’appelle Shiva. Cette femme de 27 ans a déjà subi une greffe, mais le rein a cessé de fonctionner deux ans après, alors que son père n’a même pas fini de payer la première transplantation. Le figaro. fr, 2007 • http:nwww. lefigaro. fr/culture/20070B09. FIG000000122 prix moyen d un organe euros. html N’oubliez pas d’envoyer la notice individuelle si vous ne l’avez pas jointe avec le 1er devoir. 14 D evoir3 0 1