Scene d’exposition de dom juan

Scene d’exposition de dom juan

Acte I, sc? ne 1 de Dom Juan I – Une sc? ne d’exposition Une sc? ne d’exposition pr? sente les personnages importants (pr? sents ou absents de la sc? ne), l’action (la situation au commencement de la pi? ce), annonce la suite, le cadre de la pi? ce (d? cor _ o? se passe la pi? ce?? quand?? ), le genre. Il y a absence de narrateur au th?? tre. Il va falloir informer le public en rendant la sc? ne naturelle, et inciter le spectateur ? comprendre la suite. Double ? nonciation? : fait qu’un ? nonc? s’adresse ? la fois ? un personnage sur sc? ne et implicitement au public. L’? nonc? peut changer en fonction de l’? onciation (Qui parle ? qui?? ). In medias res? : discussion en cours -; rend la sc? ne plus naturelle. Le personnage de Sganarelle fait le portrait de son ma? tre, Dom Juan? : ? pouseur de femmes, qui vient de quitter Don Elvire, sa derni? re femme. L. 14? : pr? sentation des personnages? : ?? cher Gusman?? et ?? Don Elvire, ta ma? tresse??. Sganarelle s’implique de l’action de son ma? tre et se met sur le m?

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me plan que lui? : ?? notre d? part?? , ?? nous?? -; complicit? entre Sganarelle et Dom Juan? Les deux valets d? fendent chacun les int? r? ts de leurs ma? tres? : ?? nous??. Il s’agit ‘un parall? lisme. Marque de familiarit? , d’? galit? entre les deux personnages pr? sents sur sc? ne? : ?? tu??. Gusman? : ? cuyer de Don Elvire, domestique d’un rang sup? rieur dans une maison noble. Ce sont deux valets qui parlent de leurs ma? tres respectifs? : Ma? tres Dom Juan Don Elvire valets Sganarelle Gusman Sganarelle fait une digression (une parenth? se) sur le tabac. L’int? r? t de la digression est double? : – il va permettre de r? sumer naturellement ce qu’il a dit dans son discours. Ainsi en une phrase, il dit tout ou presque de ce qui est le plus important pour le spectateur. le tabac, sens du XVIIe si? cle, la religion d? conseillait fortement l’usage du tabac. Ceux qui utilisaient le tabac ? taient des libertins. Faire l’? loge du tabac, c’? tait comme faire l’? loge du libertinage. -; Provocation de Moli? re aux d? vots. Dans la tirade de Gusman, on apprend que Dom Juan a enlev? Don Elvire d’un couvent pour l’? pouser. La sc? ne d’exposition a une double fonction? : – informative * sur l’action pass? e, l’action imm? diate? : il l’a quitt? et l’action future? : annonce de la mal? diction dont sera victime Dom Juan comme dans une trag? die? o? on annonce la fatalit? ont va ? tre victime un personnage. * sur les personnages? : les valets (leurs relations) et les ma? tres (nous/tu). * sur le genre? : com? die/comique – incitative L’? cuyer vient aux nouvelles et Sganarelle lui dit ce qu’il en pense. Quand on a des valets cela peut ? tre une com? die ou une farce. Plus son r? le est important, plus on tire vers la farce. Il n’y a pas de monologue. II – Qui est Sganarelle?? a) un valet de com? die Origine? : Arlequin (personnage st? r? otyp? de la Comedia dell’Arte) qui assure le comique (comique de gestes? : plus il en fait, plus c’est dr? le? ; il fait des lazzis? fait rire le parterre), quelqu’un qui fait des gestes, qui est tr? s agile. – Le comique appara? t dans les gestes? : tabati? re. – Sganarelle est l? che? : il est pr? t ? mentir pour ? viter que Dom Juan le sache. Comme tout valet de l’? poque, il est soumis? (cela renvoie ? la condition sociale du valet? : la peur), il marche ? la carotte et au b? ton? : ?? La peur en moi fait l’office de z? le?? -> preuve de sa l? chet? , c’est un poltron. On compte 27 sc? nes en tout dans Dom Juan dont 26 avec Sganarelle, 25 avec Dom Juan et Sganarelle. Ce qui veut dire que c’est la seule sc? ne ? l’on a Sganarelle sans Dom Juan. – comique de langage Il utilise beaucoup la maxime? : pr? sent de v? rit? g? n? ral, alexandrin perdu dans la prose (vers blanc). Dans le fond, c’est une imb? cillit?. -> langage burlesque (appuy? , ? tonnant, d? calage). – beaucoup d’hyperboles (accumulation)? : ?? le plus grand sc? l? rat?? , ?? un chien, un chat??. – il fait un amalgame de chose? : c’est un inculte, il m? lange tout et ne classe pas. Il m? lange la religion avec la superstition alors que l’Eglise avait peine ? faire distinguer la religion et la superstition. Il en met plein la vue ? ‘autre mais il ne ma? trise rien? : ?? pourceau d’Epicure??. Langage concret, populaire, pittoresque? : ?? toutes mains?? d? signe un cheval. L? il transpose cela pour une femme -; langage imag?. Il y a des termes plus nobles? : ?? courroux??. =; m? lange de style b) personnage plus complexe et ambigu – admire son ma? tre? : l’imite en son absence? ; il est fascin? par lui. -> Il parodie (imite de mani? re comique) ce que pourrait dire son ma? tre. Il se donne un air pr? tentieux? : il est p? dant, et jour ? l’homme important qui a lu Aristote. Il parodie l’? loquence de son ma? re. Il parle comme si c’? tait un livre de sagesse. Premi? rement, Aristote n’a pas pu parler de tabac puisque cela n’existait pas ? son ? poque. Il joue au savant et parle en latin ?? inter nos??? : il se fait doctor pour ? blouir Gusman. San Dom Juan, Sganarelle n’est rien? : Dom Juan lui donne ce vernis qu’il n’a pas et lui permet d’? blouir ceux qu’il a en face de lui. Sganarelle puise dans Dom Juan une raison d’exister? : c’est le petit qui joue au grand seigneur. – critique son ma? tre? : il est d? gout? par lui, ? prouve de la r? pulsion. C’est lui qui assure le r? le de moraliste.

C’est au nom de cette morale qu’il va critiquer le libertin, ce qui est assez contradictoire. -; libertin de m? urs? : ??? pouseurs ? toutes mains??. -; libertin de pens? e? : ?? un Turc, un H? r? tique??. 1665? : le tabac est un risque moral? : fumer c’est ? tre libertin parce que ce n’est pas suivre les principes de l’Eglise. Le personnage de Sganarelle n’est pas seulement un type mais aussi un personnage assez original. III – Qui est Dom Juan Portrait fait par Sganarelle (jou? par Moli? re) Que vaut ce portrait?? – d’un sc? l? rat, d’un d? bauch? , – d’un ??? pouseur ? toutes mains?? , – d’un ?? mpie?? , Gusman a pr? sent? un personnage amoureux (pr? t ? enlever une fille d’un couvent) mais il la quitte deux jours plus tard => portrait contrast?. ?? un grand seigneur m? chant homme??? : formule antith? tique. condition sociale vicieux, cruel, perfide, sc? l? rat Quand on dit de quelqu’un que c’est un grand seigneur c’est qu’il a ? t? bon, g? n? reux? ; qu’il a le sens de l’honneur, une certaine noblesse de caract? re, de la prestance, de l’? loquence. Le noble doit ? tre courageux. -; personnage inqui? tant et ambigu Nous avons ici une sc? ne sous le signe du double masque? : deux personnages sur sc? ne – qui parlent de leurs ma? tres – deux couples? : Dom Juan/Sganarelle, Done Elvire/Gusman Sganarelle est lui-m? me un personnage double? : – critique et d? fend le libertinage – admire et r? prouve – par son imitation, Sganarelle est le double de son ma? tre. – il dresse un portrait double de son ma? tre? : grand seigneur et m? chant homme D? claration de guerre aux d? vots avec la tirade du tabac. C’est le spectateur qui va cr? er du sens. C’est gr? ce au texte que le spectateur peut juger. Est-ce une critique ou une apologie du libertinage?? Dans quel camp se situe Moli? re??