Satiricon

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Le Satiricon 1. Petrone Caius Petronius Arbiter, dit Petrone, etait un homme de lettres et un poete latin, et peut etre egalement considere comme le premier romancier europeen par son oeuvre la plus connue: « Le Satiricon ». Petrone vecut sous le regne de Neron puisqu’il mourut en 66. Il fut d’abord proconsul puis fut nomme consul meme si cette fonction ne presentait plus de responsabilites politique sous l’Empire. Petrone etait considere comme l’homme a la mode, l’arbitre des elegances de cette societe corrompue et libertine dans laquelle il evolue avec un cynisme desabuse.

Mais fete par tous, Petrone est l’objet des jalousies. Tigelin, prefet du Pretoire, le fait accuser d’avoir participe a la conjuration de Pison. Comprenant que son sort est joue, avec beaucoup de serenite, il se tranche les veines. Avant de mourir, il trouve le temps d’ecrire ses testaments qu’il adresse a Neron et qui contiennent une relation tres complete des moeurs honteuses et nefastes du tyran. Petrone fut un novateur, un precurseur, il nous a legue une oeuvre qui temoigne tres fidelement du quotidien populeux de la Rome imperiale. . Le Satiricon Le Satricon est un des tous premiers romans europeens et bien qu’il ne soit pas parvenu entierement (la

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majeure partie de l’oeuvre a ete perdue ce qui laisse penser que celle-ci devait etre considerable). Il constitue une peinture etonnante et fidele de la societe romaine au Haut-Empire et plus particulierement sous Neron. Pour preuve de l’interet non negligeable que represente le Satricon, le celebre realisateur italien F. Fellini a adapte l’ouvrage de Petrone au grand ecran. Son film, « le Satyricon », qui date de 1969.

Themes abordes et extraits du Satiricon : La justice romaine imperiale vue par Petrone: On peut voir dans cet extrait que le droit romain, une des plus merveilleuses realisations de l’antiquite d’un point de vue theorique, perd enormement d’efficacite dans son application a la realite d’une societe romaine corrompue (celui qui ne connait pas les bonnes personnes, n’est rien), et dans laquelle l’afflux constant de richesses en provenance des conquetes imperiales ne fait qu’exacerber les tensions entre riches et pauvres. xtrait: « Mis en joie, non seulement parce que je voyais notre magot, mais aussi parce que la Fortune m’avait lave d’un soupcon infamant, je fus d’avis d’y aller franchement et de reclamer selon les voies du droit: si l’homme refusait de rendre a son legitime proprietaire un objet qui ne lui appartenait pas, qu’il se soumit a une decision d’interdit(1). Ascylte, lui, redoutait les lois. « Qui donc nous connait, ici, disait-il, qui croira ce que nous dirons?

J’aime carrement mieux acheter ce que nous venons de reconnaitre, bien que la chose nous appartienne, et recuperer, a peu de frais, notre tresor, plutot que de nous engager dans un proces incertain. Que peuvent donc les lois, ou l’argent est seul maitre, et ou la pauvrete ne peut avoir raison? Ceux meme qui dans la vie vont charges d’une besace cynique, plus d’une fois, vendent a beaux ecus la Verite. La Justice n’est qu’une denree publique, et le chevalier(2) qui juge la cause, ne fait qu’approuver le marche.  » 1) La justice romaine fonctionnait en deux temps: le possessoire lors duquel l’affaire etait traitee dans sa forme et a l’issu duquel etait attribuee la possession de l’objet du litige et le petitoire, qui traitait du fond et a l’issu duquel etait attribuee la propriete. Les interdits interviennent dans le cadre du possessoire et ont pour but de maintenir ou de rendre la possession de l’objet litigieux a la personne qui les a invoques. (2) Les jurys romains sont d’ordinaire composes de representants du Senat, de chevaliers et de tribuns du Tresor.