Saint germain en laye pendant la premi re guerre mondiale

Saint germain en laye pendant la premi re guerre mondiale

Saint-Germain-en-Laye pendant la première guerre mondiale La ville avant 1914 En 1914, la ville poursuit donc les mêmes priorités que dans le courant du 1 ge siècle : attirer les touristes et habitants potentiels par le développement des transports, des infrastructures scolaires… La guerre met un frein à cette expansion qui ne reprendra que dans les années 20. p g La première guerre L’occupation prussienne de 1870 est encore très présente dans les esprits. C’est donc avec angoisse que les Saint-Germanois voient se profiler à l’horizon l’éventualité d’un nouveau conflit.

Cantonné à Saint-Germain depuis le 26 octobre 1902, le 1 le régiment de Cuirassiers, sous les ordres du Colonel Pressoir, fait partie de la 6e Brigade du général Taufflieb. Le 1er août 1914 après la bataille de Marne, il embarque avec chevaux et cuirasses à la gare de la Grande Ceinture, direction : la Meuse. Les cuirasses disparaissent rapidement des champs de bataille car elles transforment ceux qui les portent en cibles parfaites. D’abord rouillées artificiellement, elles sont supprimées dès fin octobre 1914. Le 2 août, l’ordre de mobilisation générale est lancé : tous les ommes de 20à 48 ans sont mobilisés.

Le 3, l’Allemagne déclare Saint-Germanois partent pour le front, le sourire

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aux lèvres et la « fleur au fusil », persuadés que la guerre sera courte et la défaite militaire allemande totale. Ils embarquent à la gare de la Grande Ceinture. La ville fait partie du camp retranché de Paris, placé sous le commandement du général Gallieni. Carte postale ancienne écrite le 2 août 7974. Coll. Dr Jacques Berlie. Cette carte postale écrite le jour de la mobilisation des troupes est prémonitoire sur la suite des évènements: « ] Ici, la situation est très angoissante.

Les troupes sont prêtes et n’attendent que l’ordre de partir. Par quels moments terribles allons-nous passer? 2 OF s ressources que la solde des soldats (85) à laquelle s’ajoutent les IO sous par tête pour nourrir et élever les enfants. Face à cette baisse de revenu, les femmes sont obligées de travailler. Les pénuries apparaissent rapidement. La viande est la première denrée touchée, treize des seize bouchers étant fermés. Le petit Réveil du 8 mai 1916 informe les habitants qu’il n’y a plus de sucre et, à partir de mai 1917, le pain commence à manquer.

Pour pallier ces pénuries, la municipalité crée en 191 6, rue de Pologne, un magasin d’approvisionnement et instaure des cartes d’alimentation. En mars 1918, elle ordonne de planter haricots et pommes de terre sur la Terrasse. En réalité, le vrai problème n’est pas le manque de denrées mais la flambée des prix. La pénurie de combustibles est, quant à elle, réelle. Pendant toute la durée du conflit, les arrivages du charbon seront insuffisants. La Compagnie du gaz fonctionnant avec ce combustible, les coupures de gaz sont fréquentes obligeant certains commerçants à fermer boutique.

C’est le cas de nombreuses blanchisseries dont les ouvrières se retrouvent sans travail. Les alertes aériennes font aussi partie du quotidien. Les sirènes n’existant pas encore, ce sont les militaires qui, avec clairons et trompettes, passent dans les rues et crient «Descendez dans les caves, éteignez vos lumières». En 1917 et 1918, quelques bombes 3 OF s «Descendez dans les caves, éteignez vos lumières». En 1917 et 191 8, quelques bombes incendiaires tombent sur la ville sans provoquer de lourds dommages. Dès 1914, la ville aide les familles nécessiteuses et apporte éconfort aux soldats sur le front, blessés ou prisonniers.

Les manifestations se multiplient au profit des soldats et de leurs familles. M. Gandilhon, secrétaire en chef de la mairie; fonde le «Tricot du Poilu». Partout, à Saint-Germain, on se met ? tricoter pour les soldats. Sur le plan médical, certaines salles de l’hôpital sont réservées aux militaires. Des hôpitaux auxiliaires sont également installés à la Nativité et au collège de garçons. La municipalité porte aussi secours aux réfugiés, logés chez l’habitant. Le 11 novembre 1918, l’Allemagne capitule et conclut l’armistice. La guerre est finie.

En juin 1919, le traité de paix est signé à Versailles. une nouvelle fois, l’histoire locale rejoint l’histoire nationale : en mai 1919, la ville accueille la délégation autrichienne et, le IO septembre 191 9, le traité austro-hongrois, dit «Traité de Paix de Saint-Germain» -est signé au château. Le même jour, une vingtaine d’Etats ratifie les Convention: de Saint- Germain pour un nouvel ordre colonial dans le monde. Au total, 650 Saint-Germanois on trouvé la mort sur les champs de bataille. es démobilisés rentrent peu à peu; certains resteront invalides OF S les champs de bataille.

Les démobilisés rentrent peu à peu; certains resteront invalides à jamais. Des commerces, fermés pendant quatre ans, ouvrent de nouveau leurs portes. Il faudra attendre le début des années 20 pour que les pénuries disparaissent totalement et que la vie reprenne un cours normal. La Grande Guerre marquera le pays tout entier et laissera des blessures difficiles à cicatriser. Officiers du 11 ‘ Cuirassiers de Saint-Germain-en-Laye. Carte postale ancienne. Coll. Dr Jacques Berlie. De tradition, Saint-Germain est une ville de garnison.

Entre autres nités, le 1 1′ Régiment de Cuirassiers, appelé plus communément le « 11′ Cuir », intégré à la 6′ Brigade du général Taufflieb, y cantonne au quartier Gramont. Le 1  » août 1914, il embarque en gare de la Grande Ceinture, en vue de manœuvres dans la Meuse. (85) D’après Le Petit Réveil du 8 février 1917, le simple soldat français est le plus mal payé d’Europe. Traité de paix avec l’Autriche-Hongrie le 10 septembre 1919. Photp noir et blanc de Jimmy Berliet. @ Saint-Germain-en-Laye, photothè ue. Ce traité, dit « Traité de Sai , entraîne le démantèle- S OF s