Rvolution industrielle

Rvolution industrielle

?INTRODUCTION Sous la Monarchie de Juillet, la societe connut un exceptionnel enrichissement qui se poursuivit pendant tout le Second Empire apres les troubles de 1848. L’epargne augmenta considerablement et l’industrie connut un essor remarquable. La population de Paris grandit et l’amelioration des transports (omnibus et chemin de fer) permirent la venue d’une foule de personnes. Pour ecouler une production de masse, l’industrie textile avait besoin d’un commerce dont les prix et l’accueil stimuleraient les achats : le temps des grands magasins etait venu.

Au 19e siecle, la revolution industrielle fait souffler un vent nouveau sur la distribution. Ce grand chamboulement du commerce a fait naitre des initiatives revolutionnaires pour l’epoque sur les grands boulevards. Enfin des magasins de nouveautes proposent pour la premiere fois sous la meme enseigne tout le necessaire a la toilette feminine : draperie, soierie, mercerie, bonneterie, dentelles, fleurs…

La deuxieme moitie du 19eme siecle vit a la fois l’arrivee du fer et de principes commerciaux nouveaux : vendre beaucoup et a bas prix, permettre l’entree libre des clients, afficher des prix fixes (alors qu’ils etaient auparavant « a la tete du client »), donner la possibilite d’etre rembourse. Les deux se combinerent pour donner de magnifiques palais de fer et de

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verre voues aux plaisirs de la societe de consommation naissante. Les grands magasins sont apparus au debut du XIXe siecle.

Ils font suite aux magasins de nouveautes, apparus dans la deuxieme partie du XVIIIe siecle. Ils allient les prix fixes et affiches, l’entree libre, une marge faible compensee par un volume d’affaires important, une offre large, regulierement renouvelee et soutenue par les reclames. I- Les grands magasins parisiens du 19eme siecle Le premier de tous sera fonde par Aristide Boucicaut. En 1852, il s’associe a l’exploitant d’un modeste magasin a l’enseigne du Bon Marche.

En mettant en pratique des methodes marketing incroyablement modernes il voit son chiffre d’affaires s’envoler. Dans le meme temps, en 1855, annee de l’Exposition Universelle, les Grands Magasins du Louvre ouvrent leurs portes, suivis par La Samaritaine en 1865, Le Printemps en 1869 et Galeries Lafayette en 1893. Toutes ces surfaces de vente optent pour une theatralisation des ventes. Les grandes coupoles de verre alors dans l’air du temps et le grand escalier central font eclater la lumiere et les bonnes affaires.

Le tout Paris se precipite ! En reproduisant a des prix accessibles avec leurs propres ateliers et modelistes les toilettes des elegantes, les Grands magasins inventent le pret-a-porter ! Le premier magasin a offrir un vaste choix de rayons (departement) differents sur une tres grade surface fut a paris le bon marche fonde en 1852 par Aristide Boucicaut qui incarne cette revolution commerciale et dont s’est inspire Emile Zola pour son roman au bonheur des dames. Le Bon Marche est le seul grand magasin de la rive gauche.

C’est aussi le premier et celui qui porta au plus haut point les nouveaux principes commerciaux de la fin du 19eme siecle. Le magasin s’agrandit rapidement : pour son nouveau magasin de 1882, Aristide Boucicaut utilisa la nouvelle architecture metallique concue par l’un de ses representants majeurs, Gustave Eiffel. Boucicaut innova aussi en promouvant un modele social paternaliste decrit par Zola dans « Au bonheur des dames ». Situe aujourd’hui au c? ur du Paris elegant du faubourg Saint-Germain, le Bon Marche ne merite plus tellement son nom du 19eme siecle.

A la fin du XIXe siecle, les ouvertures de magasins concurrents tous aussi gigantesque les uns que les autres se multiplierent en Europe et aux Etats-Unis. En France, viennent ensuite les Grands Magasins du Louvre, par Alfred Chauchard en 1855, A la Belle Jardiniere (1856), les Grands magasins du Printemps, par Jules Jaluzot (1865), la Samaritaine, par Ernest Cognacq et Louise Jay (1900). Prenant place dans des grands batiments de plusieurs etages, ou le luxe decoratif prevaut, ils tirent parti des progres techniques (electricite, scenseurs, escaliers roulants), et s’inscrivent dans les transformations urbaines du XIXe siecle a l’image du Paris haussmannien. Ainsi, Emile Zola les qualifie de « cathedrales du commerce ». Alors que les grandes filatures industrielles tout juste construites permettent la production en serie et la baisse du prix des tissus, des pratiques innovantes transforment le commerce de detail. Malgre les critiques virulentes des defenseurs du petit commerce et de ceux qui y voient un lieu de perdition, le grand magasin reinvente, mine de rien, le commerce dans son ensemble.

En effet, jusqu’alors, les prix n’etaient pas affiches. Tout ce negociait ! Avec l’arrivee du concept des Grands Magasins, l’entree des surfaces de vente devient libre. Une nouvelle relation s’installe entre le commercant et le client. Il faut seduire, et la mise en place de petits prix est dans l’air du temps ! L’idee des pionniers de cette nouvelle ere est simple : il faut vendre « a petit benefice » mais sur de gros volumes. Et pour accelerer la rotation du stock, on invente les soldes, les livraisons, la vente par correspondance, l’usage de la publicite.

Une vraie revolution des moeurs ! Magasins de la Samaritaine Ernest Cognacq et son epouse Louise Jay fonderent leur premiere boutique en 1869. Devenue trop petite, la boutique de la rue du Pont-Neuf dut etre remplacee 30 ans plus tard par un nouvel edifice. Acheve en 1910 par Frantz Jourdain, le batiment a structure metallique et grandes baies vitrees etait assez revolutionnaire : les rivets metalliques consideres alors comme vils etaient visibles partout.

En 1928, pour la construction du magasin n° 2 situe face a la Seine (et le long de la rue de la Monnaie), la commission esthetique de la Ville de Paris ne voulait pas d’elements metalliques a proximite du Louvre. Alors les architectes Henri Sauvage et Frantz Jourdain faconnerent une structure metallique entierement couverte de pierre de taille et de sculptures Art Deco. L’interieur a conserve les remarquables escaliers en ferronnerie Art nouveau, les fresques colorees et la verriere de la meme epoque. Au 9 eme etage, la terrasse (ouverte de Paques a octobre) donne une belle vue sur le centre de Paris.

La table d’orientation date des annees 1930. BHV rue de Rivoli Le bazar de l’Hotel de Ville ne presente pas d’architecture tres marquante, mais son sous-sol est connu de tous les bricoleurs. Galeries Lafayette 40, boulevard Haussmann Le boulevard Haussmann est borde par les facades des deux plus grands magasins parisiens. Les Galeries Lafayette sont parties d’une petite boutique fondee a l’angle des rues La Fayette et de la Chaussee d’Antin. Construit en 1908, l’edifice actuel a conserve sa jolie facade rue de la

Chaussee d’Antin, sa magnifique coupole a vitraux reposant sur 10 piliers metalliques et ses balustrades arrondies. Helas, le grand escalier a ete demonte. S’etendant aujourd’hui sur 120 000 m2, le grand magasin accueille 80 000 visiteurs par jour. Magasins du Printemps 64, boulevard Haussmann Fonde en 1865, le magasin du Printemps a pris place dans ses batiments actuels en 1881. Mais sa belle facade se trouve ecrasee par une recente surelevation. Au 6eme etage du 2eme batiment, un salon de the est installe sous la lumineuse coupole concue par Binet en 1911.

On y a une belle vue sur Paris. II- innovations des grands magasins Notre analyse part de l’hypothese que l’importance croissante des activites des supermarches et hypermarches, et les strategies qu’ils ont developpees, ont produit une grande evolution des formes de coordination des activites entre industriels et commerces de details. C’est pourquoi, cette mutation des structures du commerce de detail revet une importance qui ne se reduit pas seulement a ses effets sur les comportements d’achat des consommateurs ou sur les conceptions dominantes en matiere d’urbanisme commercial.

Modes d’approvisionnement du secteur commercial et conditions de l’echange entre commercants et fournisseurs en ont ete bouleverses. L’emergence d’un nouveau paradigme commercial : Les grandes surfaces de vente ont introduit dans les secteurs du commerce de detail des principes de fonctionnement radicalement nouveaux. On peut a ce propos dire, que le systeme des grands magasins apparu a la fin du 19eme siecle, constitue une autre innovation majeure.

A l’instar du commerce alimentaire moderne, les grands magasins ont sans doute cherche a tirer parti de l’importance des volumes echanges pour faire baisser couts des operations et prix d’achat des marchandises vendues. Mais, le rythme des transactions avec les fournisseurs et les volumes echanges etaient totalement determines par le caractere periodique des achats. Les achats des grands magasins obeissent a un rythme saisonnier et portent sur des collections, ou sur des biens se caracterisant par leur durabilite et les possibilites d’entreposage.

On aurait tort, cependant, de croire que rien n’a change avec l’apparition des hyper et supermarches et que le mode et la frequence des reassortiments sont exclusivement determines par ces caracteristiques de type technique de produits a faible duree de vie. En realite les potentialites de stockage sont aujourd’hui de moins en moins exploitees par la distribution “moderne”, en raison de la generalisation d’un mode de reassortiment dont la frequence depend moins de la duree de vie theorique des produits, que du taux de rotation des produits presents sur des ventes lineaires.

La difference entre le commerce moderne et le commerce traditionnel concerne, la nature de la relation commerciale avec les fournisseurs. Les entreprises exploitant des grandes surfaces tendent a perenniser les courants d’echange et pour cela a augmenter la duree de leur relation avec leurs fournisseurs. Ce faisant, elles liberent des approvisionnements devenus quotidiens de la contrainte d’avoir a negocier avec la meme frequence les termes de chaque transaction.

Le nombre des livraisons par negociation s’en trouve fortement multiplie. Les couts de fonctionnement du marche s’en trouvent diminues a proportion. CONCLUSION En conclusion, on peut dire que leur masse au c? ur des villes, leur dimension est souvent le luxe des etablissements parisiens, la profusion et la diversite des marchandises offertes grace a une revolution commerciale, nourrissant une consommation de masse, et plus encore le genie de leurs fondateurs, ont imprime dans la memoire collective l’image des grands magasins.

Aujourd’hui encore cette fascination persiste, mais ces magasins ont change de type de clientele passant d’une consommation de masse a une consommation plus elitiste (Systeme favorisant une elite aux depens de la masse), la consommation de masse a bas prix etant assuree par les supermarches et les magasins populaires a succursales multiples, tels que Tati ou Prisunic.