Rousseau enfants trouves

Rousseau enfants trouves

Oui, Madame, j’ai mis mes enfants aux Enfants-Trouve? s; j’ai charge? de leur entretien l’e? tablissement fait pour cela. Si ma mise? re et mes maux m’o? tent le pouvoir de remplir un soin si cher, c’est un malheur dont il faut me plaindre, et non un crime a? me reprocher. Je leur dois la subsistance; je la leur ai procure? e meilleure ou plus su? re au moins que je n’aurais pu la leur donner moi-me? me; cet article est avant tout1. Ensuite vient la de? clara- 5 tion de leur me? e2 qu’il ne faut pas de? shonorer. Vous connaissez ma situation; je gagne au jour la journe? e mon pain avec assez de peine; comment nourri- rais-je encore une famille? Et si j’e? tais contraint de recourir au me? tier d’auteur, comment les soucis domes- tiques et les tracas des enfants me laisseraient-ils, dans mon grenier, la tranquillite? d’esprit ne? cessaire pour faire un travail lucratif? Les e? crits que dicte la faim ne rapportent gue? re et cette ressource est biento? t e? uise? e. Il 10 faudrait donc recourir aux protections, a? l’intrigue, au mane? ge; briguer quelque vil emploi; le faire valoir par les moyens ordinaires, autrement

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il ne me nourrira pas , et me sera biento? t o? te? ; enfin, me livrer moi-me? me a? toutes les infamies pour lesquelles je suis pe? ne? tre? d’une si juste horreur. Nourrir, moi, mes enfants et leur me? re, du sang des mise? rables! Non, madame, il vaut mieux qu’ils soient orphelins que d’avoir pour pe? re un fripon.