Rousseau

Rousseau

——————————————————–Rousseau ———————————————————– Courant litterraire : Le rationalisme ( n’accorde de valeur que sur ce qui est fond? sur la raison —> Tout ce qui existe ? sa raison d’? tre ) Religion : D? iste ( Croyance de ceux qui admettent l’existence d’une divinit? , tout en rejetant dogmes et religions ) Bien que per? u comme un h? r? tique par les protestants et les catholiques, Rousseau se dit cependant chr? tien, et disciple de J? sus, tout en se livrant au libre examen des dogmes.

Citations utiles : « L’Evangile est le plus sublime de tous les livres, mais c’est un livre. Dieu n’a pas ? crit sa loi sur les feuillets d’un livre, mais dans le coeur des hommes.  » / « Moins un culte est raisonnable, plus on cherche ? l’? tablir par la force.  » / Les protestants sont en g? n? ral mieux instruits que les catholiques. Ce doit ? tre : la doctrine des uns exige la discussion, celle des autres la soumission. Le catholique doit adopter la d? cision qu’on lui donne; le protestant doit appendre ? d? cider.  » Biographie : La vie de Rousseau nous est connue, notamment gr? ce ? une abondante ?

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vre autobiographique dont l’ouvrage le plus c? l? bre reste les Confessions. Commenc? es en 1664, elles ont pour ambition de donner une image vraie de leur auteur, et par l? de le d? fendre contre des accusateurs qu’il voit toujours plus nombreux. Avant de revenir sur les enjeux de cette entreprise « qui n’eut jamais d’exemple et dont l’ex? cution n’aura point d’imitateur » selon Rousseau, observons le parcours biographique qu’elle retrace : Ecrivain et philosophe fran? ais Rousseau na? t le 28 juin 1712 ? Gen? ve ( r? publique calviniste cad protestante ) « Ma naissance fut le premier de mes malheurs », car sa m? e mourut lors de sa naissance dit-il il est ensuite abandonn? par son p? re ? l’? ge de 10 ans et ? lev? par son oncle. Son ? ducation se fait au gr? de ses fugues, de ses errances ? pied, et de ses rencontres, en particulier Mme de Warens. Il est passion? de musique sa d? c? ption sera de ne pas ? tre musicien d’ailleurs. Jean-Jacques Rousseau acquiert la gloire en 1750 avec son Discours sur les sciences et les arts. Il y prend comme hypoth? se m? thodologique ce qui va devenir le th? me central de sa philosophie : l’homme na? t naturellement bon et heureux, c’est la soci? t? qui le corrompt et le rend malheureux.

Il r? fute ainsi la notion de p? ch? originel. Il sera forc? au catholicisme ( racont? comme un traumatisme mais reviendra ? sa religion natale ). Il meurt le 2 juillet 1778 Bibliographie : – Son oeuvre principale, « Du contrat social », analyse les principes fondateurs du droit politique. Pour Rousseau, seule une convention fondamentale peut l? gitimer l’autorit? politique et permettre ? la volont? g? n? rale du peuple d’exercer sa souverainet?. Il va plus loin que Montesquieu et Voltaire dans la d? fense de la libert? et de l’? galit? entre les hommes, en proposant un ordre naturel qui oncilie la libert? individuelle et les exigences de la vie en soci? t?. Le « Contrat social » a inspir? la D? claration des Droits de l’Homme – Dans « l’Emile ou l’Education », Jean-Jacques Rousseau soutient que l’apprentissage doit se faire par l’exp? rience plut? t que par l’analyse. Il y professe ? galement une religion naturelle, sans dogme, par opposition ? la r? v? lation surnaturelle, ce qui lui vaut d’? tre condamn? en 1762 par le parlement de Paris. – Critiqu? par les philosophes et attaqu? par Voltaire (qui se moque de sa th? orie o? la soci? t? d? nature l’homme), Jean-Jacques Rousseau se sent pers? cut?.

Il tente de se d? fendre et de s’expliquer dans « Les Lettres ? crites de la montagne » et les « Confessions ». Attis? e par Voltaire, la population va m? me jusqu’? lapider sa maison et br? ler ses livres. Les derni? res ann? es de sa vie se passent ? Ermenonville dans la maladie et l’isolement. ——————————————————–Voltaire———————————————————– Religion : Anticl? rical, il d? nonce de mani? re virulente les dogmes des religions. Il croit cependant en un Dieu cr? ateur et non r? v? l?. Ses positions sont donc proches de celles des d? istes anglais.

Citations utiles : « Redisons tous les jours ? tous les hommes : « la morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont diff? rents, ils viennent de nous ».  » (Voltaire / 1694-1778 / Dictionnaire philosophique) / « Remarquez que les temps les plus superstitieux ont toujours ? t? ceux des plus horribles crimes.  » (Voltaire / 1694-1778 / Dictionnaire philosophique) Biographie : Voltaire est l’un des plus grands ? crivains fran? ais : dramaturge, pol? miste satirique, philosophe, historien et moraliste. Fran? ois-Marie Arouet est originaire d’un milieu bourgeois riche ( bourgeoisie de robe ) , son p? re ? tait notaire. Des vers irr? ? rencieux l’obligent ? rester en province, puis provoquent son incarc? ration ? la Bastille (1717). Une altercation avec le chevalier Rohan-Chabot le conduit ? nouveau ? la Bastille, puis le contraint ? un exil de trois ans en Angleterre. Au contact des philosophes d’Outre-Manche o? la libert? d’expression ? tait alors plus grande qu’en France, il s’engage dans une philosophie r? formatrice de la justice et de la soci? t?. Avec des pamphlets mordants, Voltaire combat inlassablement pour la justice et le triomphe de la raison (affaires Calas, Sirven, chevalier de la Barre ou se sont des injustices en particulier reli? ? la religion : Affaire calas : Calas est un protestant et il est accus? d’avoir assasin? son fils car il ? tait catholique les juges vont s’acharner / chevalier de la barre comdamn? ? ? tre rou? pour ne pas avoir retir? son chapeau devant une procession ) : il est un militant actif et il est souvent seul. En 1778 il retourne enfin ? Paris, ? l’Acad? mie et ? la Com? die Fran? aise, mais ? puis? par son triomphe, il y meurt peu de temps apr? s. Voltaire laisse une ? uvre consid? rable. A cause de la censure, la plupart de ses ? crits ? taient interdits. Ils ? taient publi? de mani? re anonyme, imprim? s ? l’? tranger et introduits clandestinement en France. On peut consid? rer Voltaire comme l’un des plus grands d? fenseurs de la libre pens? e ainsi que de la la? cit? comme condition, pour une soci? t? , du bonheur de l’homme Bibliographie : – Lettres philosophiques (1734) qu’il ? crit ? son retour d’angleterre ou il fait l’? loge de la vie politique,sociale et ? conomique anglaise pour critiquer la soci? t? fran? ais : le texte type des lumi? re – Candide (1759), – Dictionnaire philosophique portatif (1764) : satirique et didactique ——————————————————-Montesquieu———————————————————– Religion : Tandis que sa m? re tr? s pieuse l’a ? lev? dans le respect du christianisme, ses ? tudes classiques et romaines l’ont pr? par? ? l’indiff? rence et ? l’incr? dulit?. En mati? re religieuse, Montesquieu peut-? tre consid? r? comme un d? iste et un libre-penseur allant parfois jusqu’? l’irr? v? rence et ? l’hostilit? envers la foi chr? tienne. Biographie : Ecrivain et philosophe fran? ais. Charles de Secondat, baron de la Br? de et de Montesquieu est n? n 1689 d’une famille de magistrats de bonne noblesse au ch? teau de la Br? de pr? s de Bordeaux. Ses parents ont choisi un mendiant pour ? tre son parrain pour que toute sa vie il se souvienne que les pauvres sont ses fr? res. Apr? s ses ? tudes de droit, il devient conseiller aupr? s du parlement de Bordeaux en 1714. En 1716, il h? rite de la fortune de son oncle, la charge du pr? sident ? mortier (bonnet de velours) du parlement et le nom de Montesquieu. Il oriente ensuite sa curiosit? vers les hommes et l’humanit? ? travers la litt? rature et la philosophie. Il meurt en 1755

Bibliographie : – Les lettres persanes (1721)qu’il publie anonymement en 1721 en Hollande, il d? peint admirablement, sur un ton humoristique et satirique, la soci? t? fran? aise ? travers le regard de visiteurs perses : Genre ? pistolaire – l’Esprit des lois » (1748) qui rencontre un ? norme succ? s. Etablissant les principes fondamentaux des sciences ? conomiques et sociales, Montesquieu tente de d? gager la logique des diff? rentes institutions politiques par l’? tude des lois consid? r? es comme simples rapports entre les r? alit? s sociales. Il envisage trois types de gouvernement : la r? ublique, la monarchie et le despotisme. Cette ? uvre inspire les auteurs de la Constitution fran? aise de 1791 et est ? l’origine du principe de s? paration des pouvoirs l? gislatifs, ex? cutifs et judiciaires. ——————————————————–Michel Leiris———————————————————– Biographie : N? ? Paris en 1901 (1901-1990), il fait des ? tudes scientifiques et fr? quente les surr? alistes. Tout en publiant des po? mes, il s’adonne ? de multiples recherches sur la psychanalyse et l’ethnologie (« L’Afrique fant? me », 1934). Il conna? t en 1939 la c? l? brit? pour un r? it autobiographique, « L’Age d’homme » Cet homme qui, de son propre aveu, a toujours pr? f? r? le r? le de second ? l’? clat des premiers r? les, est l’un des plus grands ? crivains fran? ais du XXe si? cle. En 1940, Michel Leiris entreprend la r? daction de Biffures (1948), le tome qui ouvre La R? gle du Jeu, l’? uvre litt? raire la plus importante de l’? crivain. Cette r? gle du jeu, l’? crivain la cherchera pendant ? peu pr? s trente-six ans, puisque le quatri? me et dernier tome, Fr? le Bruit, ne para? tra qu’en 1976. Michel Leiris est mort en 1990, mais la quantit? impressionnante de manuscrits qu’il a laiss? s derri? e lui est mise peu ? peu sous presse. De telle sorte qu’on a vu appara? tre depuis 1990 plusieurs publications posthumes, Bibliographie : – L’? ge d’homme ( 1939 ) – Le r? gle du jeu ou il raconte l’apr? s guerre ( 2? me GM , sa tentative de suicide … ses relations … ) ——————————————————–Montaigne———————————————————– Courant litterraire : L’humanisme Biographie : Le 28 f? vrier 1533 na? t, au ch? teau de Montaigne, en Dordogne, Michel Eyquem, a? n? de sept enfants Jusqu’en 1539, il est confi? ? un pr? cepteur allemand, ignorant tout du fran? is, qui lui parlera exclusivement en latin. ? six ans, Michel de Montaigne entre au Coll? ge de Guyenne ? Bordeaux, meilleure ? cole de France avec des ma? tres r? put? s. Il ? pouse le 23 septembre 1565, Fran? oise de La Chassaigne, issue d’une famille de parlementaires. Son p? re meurt en 1568. Fils a? n? , il h? rite du nom, du ch? teau paternel et de sa fortune. Il r? silie en 1570 sa charge de conseiller au Parlement de Bordeaux et s’occupe de faire publier les ? uvres de son ami La Bo? tie. L’ann? e suivante, il se d? met de ses fonctions et se retire sur ses terres. Il se consacre ? l’administration de son domaine et ? ‘? criture, notamment, ? la composition de ses Essais. Il lit S? n? que, Plutarque et divers ouvrages de philosophes. Il am? nage une ? librairie ? dans une tour de son ch? teau. En 1580, paraissent chez Simon Millanges ? Bordeaux, Les Essais , de Messire Michel de Montaignethermales. Apr? s dix-sept mois et huit jours d’absence, Montaigne revient ? Bordeaux, le 7 septembre 1581. ?lu maire de Bordeaux, il administre cette ville avec prudence et fermet? , surtout durant son second mandat de 1583 ? 1585, o? il a su prot? ger sa ville contre les effets de la guerre civile. Il pr? pare une deuxi? me ? dition des Essais qui para? en 1582, o? il incorpore son voyage en Italie. En 1588, il vient ? Paris pour pr? parer la quatri? me ? dition, augment? e pour la premi? re fois d’un troisi? me livre. Il passe les derni? res ann? es de sa vie, reclus dans la librairie de son ch? teau, ? corriger, enrichir et compl? ter son livre. Montaigne meurt le 13 septembre 1592, pendant une messe dite dans sa chambre. Montaigne est l’homme d’un seul livre mais quel livre ! Il n’est pas un philosophe mineur mais inaugure la philosophie fran? aise, celle qui dit je, celle qui part du sujet. Les Essais ne sont pas seulement une autobiographie mais le monument philosophique fran? is de la Renaissance. Les Essais constituent une ? uvre diverse et dispers? e. Ce n’est pas seulement une autobiographie. On y trouve de nombreuses consid? rations sur la politique, l’histoire, la religion. ——————————————————–Stendhal———————————————————– Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est n? ? Grenoble le 23 janvier 1783. Ses premi? res ann? es furent malheureuses : sa m? re qu’il adorait, mourut en couches alors qu’il avait sept ans. Confi? ? une de ses tantes, il se r? volta contre son p? re et son percepteur. Il s’entendait uniquement avec son grand-p? e Gagnon, vieux philosophe plein de sagesse et favorable aux id? es r? volutionnaires. Il renon? a au concours de l’Ecole polytechnique afin de s’engager dans l’arm? e de Bonaparte en 1800. Il accompagna l’arm? e de Napol? on en Allemagne, o? la petite ville de Stendal lui fournit son futur pseudonyme. La chute de Napol? on et le r? gime de la restauration mirent une fin brutale ? sa carri? re et il retrouva sa libert?. Une attaque l’emporta le 23 mars 1842 ——————————————————– Annie Ernaux———————————————————– Annie ERNAUX est n? e ?

Lillebonne (Seine-Maritime). Agr? g? e, professeur de lettres modernes, elle publie son premier roman Les Armoires vides en 1974. Prix Renaudot pour La Place (1984), elle a publi? au d? but de l’ann? e, un fragment de son journal intime Se perdre. ——————————————————– Charles Juliet ———————————————————– Comme Rousseau sa biographie est dans son autobiographie Charles Juliet est n? le 30 septembre 1934 dans un village de l’Ain. Enfance paysanne. Huit ann? es ? l’Ecole militaire pr? paratoire d’Aix-en-Provence. Abandonne des ? tudes de m? ecine pour pouvoir donner tout son temps ? l’? criture. ravaille quinze ans dans la solitude. Parution de Fragments, son premier livre, publi? en Suisse et pr? fac? par Georges Haldas. En 1978, Paul Otchakovsky-Laurens publie le premier tome de son Journal. A partir de cette date et au long des ann? es, cet ?diteur publiera l’essentiel de son ? uvre. En 1989, L’Ann? e de l’? veil, un r? cit, dans lequel il relate la seconde des huit ann? es qu’il a pass? es aux enfants de troupe, le fait conna? tre du grand public. Cet ouvrage a ? t? port? ? l’? cran par G? rard Corbiau, l’auteur du Ma? tre de musique et de Farinelli.

Publie  » Lambeaux  » en 1995 Vit ? Lyon. ?Lambeaux? est un r? cit autobiographique dans lequel Charles Juliet ? voque sa m? re qu’il n’a pas connue – morte de faim apr? s huit ans d’enfermement abusif en h? pital psychiatrique – et le r? le que, malgr? cette absence, ou ? cause de cette absence, elle a jou? dans sa vie d’homme et dans sa formation d’? crivain. Dans un second temps, il nous relate son parcours: la famille adoptive, l’enfance paysanne, l’? cole d’enfants de troupe, puis les premi? res tentatives d’? criture, lesquelles vont progressivement d? boucher sur une toute autre aventure: celle de la qu? e de soi. Une descente aux enfers sera le prix ? payer pour qu’un jour puisse ? clore la joie grave et lib? ratrice de la seconde naissance. Dans cette d? marche obstin? e il trouve la force de se mesurer ? sa m? moire pour en arracher les moments les plus enfouis, les plus secrets, et les plus vifs. L’auteur devient son propre historien et nous livre un texte ? pour finir encore.? ——————————————————– Moli? re———————————————————– Jean-Baptiste Poquelin fut acteur, dramaturge, metteur en sc? ne, directeur de troupe, tout ? la fois.

De plus, il tient sa place dans le panth? on des plus grands ? crivains fran? ais, non seulement ? cause de la fa? on dont il maniait ses vers, mais parce qu’il fait rire. C’est avant tout un auteur comique, et son ? uvre emprunte toute m? thode concevable pour exulter ses spectateurs. Sa vie, d’ailleurs, fut une s? rie de tourbillons. Sans cesse atteint de maladies, Moli? re connut de grands succ? s aussi bien que l’? chec total. Il ? tait ? la fois ador? par ses amis et d? test? par un grand nombre d’ennemis. D’une part on le comblait de louanges, de l’autre on l’accablait de calomnies. Il naquit ? Paris en 1622, fils de Marie Cress? t d’un marchand tapissier, Il mourut en 1973 pendant une representation du malade imaginaire. ——————————————————– Baudelaire ———————————————————– N? ? Paris le 9 avril 1821, Charles Baudelaire devient orphelin de p? re ? six ans. Il vit tr? s mal le remariage rapide de sa m? re avec un militaire, le commandant Aupick, qu’il d? testera durablement. Apr? s des ? tudes secondaires ? Lyon, puis au lyc? e Louis-le-Grand, ? Paris, il se destine ? des ? tudes de droit. Mais il c? de vite aux tentations de la vie ardente et dissolue de la boh? e romantique du Quartier Latin. Le mot de  » modernit?  » devient ainsi l’embl? me de sa propre po? tique. En 1857, il fait para? tre Les Fleurs du mal, recueil regroupant des po? mes ? crits et publi? s dans des revues depuis quinze ans et accompagn? s d’in? dits r? cents. Attaqu? en justice en m? me temps que Madame Bovary, son livre est condamn? pour  » immoralit?  » et expurg? de plusieurs pi? ces. Tr? s affect? par cet ? chec, Baudelaire s’enfonce petit ? petit dans la maladie et la mis? re. Le poids des dettes s’ajoutant aux souffrances morales, il met ses espoirs dans une tourn? e de conf? rences en Belgique.

C’est l? , en 1866, qu’il est frapp? , ? Namur, d’un grave malaise qui le laissera paralys? et aphasique. Mur? dans son silence, fig? dans la pose de celui qui  » regarde passer les t? tes de mort « , dira l’un de ses rares amis, il attendra de faire son dernier voyage, le 31 ao? t 1867. Il est enterr? , avec sa m? re, au cimeti? re du Montparnasse, ? Paris. ——————————————————– Eric Emmanuel Schmitt ———————————————————– En une dizaine d’ann? es, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus repr? ent? s en France, Belgique, Suisse, comme ? l’? tranger. On trouve ses livres traduits dans vingt cinq langues et plus de trente pays jouent r? guli? rement ses pi? ces. En N? en 1960, normalien, agr? g? de philosophie, docteur, Eric-Emmanuel Schmitt s’est d’abord fait conna? tre au th?? tre. n La nuit de Valognes, une variation moderne du mythe de Don Juan l’a pour la premi? re fois r? v? l? en France en 1991 puis a ? t? cr?? e par la Royal Shakespeare Company. n Puis vint Le Visiteur en 1993, un triomphe qui lui valut trois Moli? res en 1994 : Meilleur Auteur, R? v? lation Th?? trale, Meilleur Spectacle.

La pi? ce a ? t? traduite et jou? e dans le monde entier. Une version lyrique en est sortie, cr?? e au Th?? tre Imp? rial de Compi? gne, musique du compositeur grec Stavros Xarhakos. n D? s cette deuxi? me pi? ce, Eric-Emmanuel Schmitt quitta son poste de ma? tre de conf? rence en philosophie ? l’Universit? de Savoie pour se consacrer enti? rement ? l’? criture. Il vit ? Bruxelles et toutes ses ? uvres sont publi? es chez Albin Michel. ——————————————————– La Fontaine———————————————————– Jean de la Fontaine est n? Chateau-Thierry le 8 juillet 1621. Son p? re ? tait ma? tre des Eaux et For? ts et Capitaine des Chasses. Sa m? re, n? e Fran? oise Pidoux, ? tait originaire de Coulommiers dans le Poitou. Jean ? tudia au coll? ge de Ch? teau-Thierry jusqu’en troisi? me. Il y apprit surtout le latin, mais, soit par n? gligence, soit par paresse, ne s’int? ressa pas au grec. Il le regrettera plus tard quand il aura besoin de certains textes anciens dont il ne pourra lire que les traductions latines. Ses fables, au nombre de 243 restent son chef d’oeuvre. Certains consid? rent la Fontaine comme un copieur qui n’a rien invent? mais il est certain que sans sa contribution, les noms d’Esope et de Ph? dre, entre autres, n’auraient pas le retentissement qu’ils ont maintenant. La Fontaine s’est peut-? tre inspir? de ces fables anciennes, mais il les a consid? rablement am? lior? es et ? crites dans une langue belle et simple. ——————————————————– Raynal———————————————————– Guillaume-Thomas Raynal na? t ? Lapanouse de S? verac, le 12 avril 1713. Apr? s de longues ? tudes chez les j? suites, il devient pr? tre en 1743. En 1746, il monte ? Paris o? l est desservant de la paroisse Saint-Sulpice et peu de temps apr? s pr? cepteur dans de grandes familles. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera ? nouveau publi? e par l’abb? Raynal dans une nouvelle ? dition en 1774 qui est imm? diatement mise ? l’Index par le clerg?. C’est en 1780 qu’il publie sa troisi? me ? dition de l’Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux pr? c? dentes. L’ouvrage condamn? par le Parlement de Paris et br? l? par le bourreau en place publique a un succ? s consid? rable. Raynal, menac? , est oblig? de s’enfuir, il quitte alors la France pour la Prusse et la Suisse.