room in new york

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Biographie[modifier I modifier le code] Formation et voyages en Europe[modifier modifier le code] Edward Hopper naît à Nyack, ville de l’État de New York, au sein d’une famille modeste de commerçants qui vendent des articles de mercerie. Il reçoit une éducation baptistel et fréquente une école privée, puis le hycée de sa ville natale. Il s’installe ensuite à New York, où il se forme au métier d’illustrateur dans la New York School of Illustrating2. Il entre à la New York School of Art en 19003.

Il y rencontre George Bellows, Guy Pène du Bois, Patrick Henry Bruce, Walter Pach, Rockwell Kent et Norman Raeben ont certains furent assimilés à l’Ash Can School. Parmi ses professeurs, Robert Henri (1865-1929) lui enseigne à représenter to vien « ext des scènes réalistes 1 Afin de compléter sa Swip next page séjours à Paris, entre d’Europe : les Pays- er effectue trois lusieurs pays m), le Royaume- Uni (Londres), l’Espagne (Madrid, Tolède), l’Allemagne (Berlin), la Slovaquie (Bratislava) et la Belgique (Bruxelles)5.

Il se familiarise avec les œuvres des grands maîtres du Vieux Continent et produit une trentaine d’œuvres6, essentiellement à Paris. Cest également dans cette ville qu’il côtoie d’autres jeunes artistes américains et ‘intéresse à la photographie avec

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Eugène Atget. Il tombe sous le charme de la culture française et restera francophile tout au long de sa vie : revenu aux États-Unis, il continue de lire des ouvrages en français et d’écrire dans cette langue7. Il était capable de réciter du Verlaine8. remières Premières expositions[modifier I modifier le code] Washington Square North. C’est dans cette rue de New York qu’Edward Hopper aménagea son atelier. En 1908, Edward Hopper s’installe définitivement à New York où il travaille comme dessinateur publicitaire puis comme illustrateur, un métier qu’il n’apprécie pas9. ? cette époque, il ne peint que rarement, la plupart du temps en été. II participe à plusieurs expositions collectives à New York : en 1 908, à l’Harmonie Club et, en 1912, au Mac Douvell Club.

L’année suivante, il vend sa première œuvre et s’établit dans un studio sur Washington Square dans le quartier de Greenwich Village10. En 191 5, il réalise ses premières eaux-fortes et se fait connaitre par les critiques d’art dans une exposition au Mac Dowell Club. Mais c’est dans l’entre-deux-guerres qu’il commence à être vraiment reconnu, avec sa première exposition personnelle au Whitney Studio Club 1920)11. En 1924, il se marie avec Josephine Verstille Nivison. Surnommée « Jo » par son époux, elle a suivi comme lui les cours de Robert Henri et elle est devenue peintre.

En 1933, le couple achète une propriété au Cap Cod où il construit une maison et installe un atelier10. Hopper fut malheureux avec elle ; épouse nerveuse, tempétueuse, terre à terre, jalouse, elle fut son unique modèle au corps toujours froid (Morning Sun, 1952)12. Consécration[modifier I modifier le code] En 1925, Edward Hopper achève sa célèbre Maison au bord de la voie ferrée (The House by the Railroad), qui est considérée omme l’un de ses meilleurs tableaux. L’œuvre entre dans les collections du Museum of Modern Art dès 1930, grâce à un don du millionnaire Stephen Clark8.

La même année 21 Modern Art dès 1930, grâce à un don du millionnaire Stephen Clark8. La même année, le Whitney Museum of American Art acquiert le tableau Tôt un dimanche matin (Early Sunday Morning) pour une somme importante. L’année 1 933 est marquée par la première rétrospective de l’œuvre de Hopper au Museum of Modern Art de New York. En 1939, le peintre fait partie du jury du Carnegie Institute, avant d’être élu membre du National Institute of Arts and Letters en 945. En 1 952, il expose à la Biennale de Venise aux côtés de deux autres concitoyens.

L’année suivante, il reçoit le titre de « Doctor of Fine Arts » de l’Art Institute of Chicago. Hopper meurt le 15 mai 1967, dans son atelier près de Washington Square, à New York. Sa femme, le peintre Josephine Nivison, qui meurt dix mois plus tard, lègue son œuvre au Whitney Museum of American Art. D’autres œuvres importantes se trouvent au MoMA de New York et à l’Art Institute de Chicago. Œuvre[modifier modifier le code] Caractéristiques et évolution d’un style[modlfier modifier le code]

Port de Gloucester, 1912. Les premiers tableaux d’Edward Hopper représentent des vues de paris, en particulier de la Seine et du Louvre (Le pont des Arts, 1907 ; Après-midi de juin, 1907 ; Le Louvre pendant un orage, 1909 ; Le Pavillon de Flore, 1909, etc. ). Cette période parisienne, qui correspond aux séjours de l’artiste dans la capitale française (1906-1910), se poursuit alors qu’il est rentré définitivement aux États-Unis (Soir bleu, sa plus grande toile, 1914 ; caricatures parisiennes dans les années 1920).

Hopper est en effet marqué par les paysages et la peinture du Vieux Continent au point qu’il ira plus tard : « Tout m’a paru atro et la peinture du Vieux Continent au point qu’il dira plus tard : « Tout m’a paru atrocement cru et grossier à mon retour [en Amérique]. Il m’a fallu des années pour me remettre de l’Europe 13. » « Ce que les tableaux de la première phase de Hopper ébauchent et que ceux de la phase médiane développent en différents complexes picturaux est poursuivi par ceux de sa maturité.

Ceci vaut également pour leur ordre narratif: les scènes de civilisation et les portraits humains renvoient constamment à des espaces intermédiaires qui ne peuvent être reproduits. Ils éclairent le fait que les espaces picturaux de Hopper relatent des exclusions et des tensions et ils font que le silence exprimé par beaucoup de situations picturales et de figurations humaines devient le mouvement même des tableauxl 4. ? Paris, il Visite les musées et les expositions ; il s’intéresse aux impressionnistes (par l’intermédiaire de Patrick Henry Bruce) mais aussi aux maîtres néerlandais (Vermeer, Rembrandt) : lors de son voyage aux Pays-Bas, il est notamment très impressionné par La Ronde de nuit de Rembrandt8. Son séjour en France ne fait que confirmer son admiration pour Edgar Degas. Cependant, Hopper ne suit pas ses contemporains dans leurs expériences cubistes et préfère l’idéalisme des artistes réalistes (Gustave Courbet, Honoré Daumier, Jean-Franço•s Millet), dont l’influence est perceptible dans ses premières œuvres. ar exemple, Le Pavillon de Flore (1909, Whitney Museum of American Art, New York), pose quelques principes que l’on pourra retrouver dans toute son œuvre : une composition basée sur quelques formes géométriques simples, de larges aplats de couleur, et l’utilisation d’éléments architecturau 4 21 formes géométriques simples, de larges aplats de couleur, t l’utilisation d’éléments architecturaux dont les verticales, horizontales et diagonales fortes vont structurer le tableau.

Après son retour en Amérique, Edward Hopper produit des eaux-fortes (1915-1923), des affiches, des gravures (jusqu’en 1928) ainsi que des aquarelles, sous l’impulsion de sa femme. Il abandonne progressivement les thèmes parisiens pour se consacrer aux paysages américains et aux maisons de la Nouvelle-Angleterre. Dans les années 1920, il affirme un style personnel en peignant des vues aux couleurs sombres, brunes et tranchées (The City, 1927, Fenêtres, la nuit, 1928 ; Tôt un imanche matin, 1930). II s’éloigne ainsi de l’impressionnisme pour privilégier les grands à-plats de couleurs et les contrastes. s portraits sont alors peu nombreux, à part un autoportrait (1925-1930) et des croquis représentant sa femme Josephine, la présence humaine est réduite à néant. Les figures humaines réapparaissent à la fin des années 1920 : Chop suey, 1929, ables pour dames (1930) et Chambre d’hôtel (1931) représentent des femmes. Les personnages se généralisent à partir de 1938 pour devenir de véritables acteurs des tableaux (Compartiment C, voiture 293, 1938 ; Soir au cap od, 1939 ; Noctambules (Nighthawks) 1942, etc. ).

Dans les années 1950-1965, le peintre donne aux individus davantage de profondeur psychologique15 et les met en scène dans leurs relations avec les autres (Soir d’été, 1947 ; Route ? quatre voies, 1956). On assiste alors à l’accentuation progressive de la frontière entre espace intérieur et espace extérieur, séparés par des lignes fortes. Enfin, les toiles représentant des pièces sont de s 1 espace extérieur, séparés par des lignes fortes. Enfin, les toiles représentant des pièces sont de plus en plus épurées, vidées e tout mobilier : dans Chambres au bord de la mer (1951), les meubles sont cachés par un mur.

Dans Soleil du matin (1952), le seul objet de la chambre est le lit. Pourtant, c’est la période pendant laquelle Hopper rejette la peinture abstraite qui connaît un succès croissant en Amérique. Ses œuvres apparaissent comme des reconstructions, recompositions de souvenirs ou bien des mises en scène du peintre, plus qu’une représentation fidèle d’une réalité. Les effets fantastiques sont créés par la perspective dans Chambres au bord de la mer (1951 à la manière de René Magritte16. Thèmes récurrents[modifier modifier le code] Paysages ruraux[modifier modifier le code] Route dans le Maine, 1914.

Edward Hopper choisit des paysages ruraux principalement situés dans le nord-est des États-Unis : ses lieux de prédilection sont le Cap Cod, où il a sa propriété d’été, et d’une manière générale la Nouvelle-Angleterre dont il peint les phares (Le Phare de Squam, 1912 ; Colline avec phare, 1927, Le phare à deux éclats, 1929). Au cours de sa vie, l’artiste voyage au Canada (1923), à travers les États-Unis (1925-1927, 1941 dans l’ouest), au Mexique (1943, 946, 1951, 1952), mais il reste attaché aux paysages du littoral atlantique.

Le spectateur est frappé par fabsence d’êtres humains dans ces paysages qui sont comme désertés, mais traversés par une route (Route dans le Maine, 1914) ou une voie ferrée (Passage à niveau, 1922-1923 ; coucher de soleil sur voie ferrée, 1929). ces lignes évoquent le voyage, le temps qui passe ou encore marquent une séparat ferrée, 1929). Ces lignes évoquent le voyage, le temps qui passe ou encore marquent une séparation entre civilisation et nature. Architecture[modifier I modifier le code] Maison du cap Cod.

Elle rappelle le Poste du garde-côte, une toile de 1927. Hopper était passionné d’architecturel 7 et réalisa de nombreux croquis de bâtiments lorsqu’il était à Paris. Dans les années 1 920, il se fit connaître par ses aquarelles figurant de belles maisons mansardées du xixe siècle. Ces bâtisses sont les symboles d’un passé révolu, menacées ou encerclées par une nature effrayante. Dans d’autres cas, c’est la maison elle-même qui semble effrayante : en 1925, Hopper peint House by the Railroad, qui marque le début de sa maturité artistique.

C’est la première ‘une série de scènes urbaines et rurales combinant lignes fines et larges, baignées d’une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège. Les toiles d’Edward Hopper prennent pour sujet les bâtiments et les maisons à différents moments de la journée, reprenant ainsi l’héritage impressionniste : ses moments préférés sont le matin ( ôt un dimanche matin, 1930 ; Soleil du matin, 1952) et le soir (Soir au cap Cod, 1939 , Coucher de soleil sur voie ferrée, 1929), lorsque les ombres s’allongent et soulignent les contrastes.

Les cènes nocturnes sont également présentes (Noctambules, 1942 ; Chambre pour touristes, 1945 ; Conférence nocturne, 1949). Paysages urbains[modifier I modifier le code] ce Train aérien, 1908. Le Restaurant à New York, 1922. Les paysages urbains qu’Edward Ho er affectionne sont ceux de New York, parce que eest -é et qu’il a son atel qu’Edward Hopper affectionne sont ceux de New York, parce que c’est là qu’il a étudié et qu’il a son atelier (Restaurant à New York, 1922 ; Portiques à Manhattan, 1928). Mais il figure aussi des villes moyennes ou petites (Village américain, 1912 , Bureau dans une etite VIIIe, 1953).

Ses tableaux illustrent toutes les fonctions de la ville moderne : lieu de passage (hôtel, voies ferrées, rues), de loisirs (Restaurant à New York, 1922 ; The Circle Theater, 1936 ; Cinéma à New York, 1939), de travail (Conférence nocturne, 1949), de commerce (Pharmacie, 1927) ou de rencontre (Chop Suey, 1929 ; Noctambules, 1942). Ces œuvres témoignent d’une Amérique moderne à partir des années 1930 et d’une économie tertiaire : aucun de ses tableaux ne prend les usines comme sujet Hopper se rapproche d’un de ses contemporains américains, Norman Rockwell.

Mais, tandis que Rockwell glorifie l’imagerie des petites villes américaines, Hopper y dépeint la même solitude que dans ses scènes urbaines. e peintre de la société américaine[modifier I modifier le code] Les œuvres d’Edward Hopper sont le reflet de la vie quotidienne des Américains, ramerican way of life, qui transparaît dans des détails réalistes : enseignes publicitaires (Chop Suey, 1929), mobilier urbain (bouche à incendie dans Tôt un dimanche matin, 1930).

Les stations service, motels, voies ferrées, rues désertes recréent une ambiance typique américaine. Dans Noctambules 1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d’un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes. Les toiles d’Hopper témoignent d’une société en pleine mutation . environnantes. elles dépeignent essentiellement le cadre de vie et l’existence des classes moyennes, en plein essor dans la première moitié du xxe siècle.

Essence (1940) et Motel à POuest (1957) montrent subtilement la naissance d’une société de l’automobile. Les routes, les voies ferrées et les ponts sont d’autres signes de la odernité, du voyage et de la maîtrise du territoire américain. La ferme abandonnée sur Grange de Cobb, South Truro, 1930-1933, offre une vision des effets de la Grande Dépression. Hopper nous montre la solitude dans les grandes villes et des personnages qui semblent regretter une certaine Amérique qui est en train de disparaître.

Certaines œuvres évoquent indirectement la libération de la femme, en cours depuis la fin de la Première Guerre mondiale Chop Suey (1929) montre des femmes exagérément fardées. Les robes deviennent courtes, les toilettes légères (Matin en Caroline du Sud, 1955 ; Été, 1943). La femme s’émancipe mais Hopper la représente souvent esseulée, encore fragile (Une femme au soleil, 1961 Hopper traite également le sujet du nu féminin (Eleven AM, 1926 ; Une femme au soleil, 1961) et de l’érotisme (Midi, 1949) ou du voyeurisme (Fenêtres la nuit, 1928 ; Matin dans une grande ville, 1944 ; Soleil du matin, 1952).

Les rapports homme/femme sont enfin représentés : dans Hall d’hôtel (1943), un couple âgé se retrouve, alors qu’une jeune fille est en train de lire sur la droite. Dans Hôtel près d’une vole ferrée (1952), l’homme regarde par la fenêtre en fumant une cigarette, lors que sa femme lit sans lui prêter attention. Dans Soir au cap cod (1939), eest un jeune Cod (1939), c’est un jeune couple qui discute dans une loggia. Dans Soleil dans une cafétéria, un homme regarde une jeune fille et s’apprête sûrement à l’aborder.

Enfin, sur Route à quatre voies (1956), la femme semble disputer son mari qui reste impassible. Le peintre de la solitude, de l’aliénation et de la mélancolie[modifier I modifier le code] Intérieur en été, 1909. Jeune Fille à la machine à coudre, 1921. Hopper figure des personnages anonymes et archétypaux, ont le visage ne trahit aucune émotion, comme si le décor ou la situation le faisaient pour eux. Pourtant, de ses toiles se dégagent diverses impressions : le silence, la tension, l’exclusion, la mélancolie.

Des rues désertes, des pièces aux dimensions exagérées mettent en valeur les personnages et suggèrent un effet d’aliénation. La lecture est dessinée comme dérivatif à leur solitude : Chambre d’hôtel (1931) ou Compartiment C, voiture 293 (1938) n’en sont que quelques exemples18. Ces personnages de Hopper semblent aussi en attente : dans Été (1943), une jeune ille se tient debout sur le pas d’une porte, la main contre une colonne. Elle semble attendre que quelqu’un vienne la chercher.

La scène est immobile, le seul mouvement est rendu par l’air qui fait gonfler les rideaux au rez-de-chaussée de l’immeuble. La frontière entre espace intérieur et espace extérieur est matérialisée par une fenêtre, une porte ou un contraste de lumière. Dans Chambre pour touristes (1945), les pièces éclairées de la maison s’opposent à l’extérieur sombre. L’entrée de l’air ou de la lumière à l’intérieur d’une pièce symbolise une introspection 19. Inspirati 0 1