Resume manuel de recherches en sciences sociales

Resume manuel de recherches en sciences sociales

Introduction à la recherche en sciences politiques Résumé du livre « Manuel de recherche en sciences sociales » de Quivy et Campenhoudt. OBJECTIFS ET DÉMARCHE es objectifs . La recherche en science sociale dépend d’une démarche suivie, donc d’une addition de techniques ou de dispositifs pour arriver à une démarche globale. Cette méthodologie permet l’élucidation du réel. Mais les dispositifs d’investigation varient d’une recherche ? l’autre et des problè trés- 9 En science sociale, o pp wipe next page – Un scientisme naïf . ités définitives et que pour cela il faut adopter une rigueur iciens ou des biologistes. – Un scientisme sceptique : car il y a le refus de croire en la possibilité d’une connaissance scientifique. La démarche . Les problèmes lors d’une démarche : Il ne faut pas se contenter de simplisme, de certitudes toutes faites. Quelques problèmes possibles . – La gloutonnerie : Il s’agit d’un bourrage de crâne par des livres, etc. Cela peut conduire au découragement car les informations mal intégrées finissent par embrouiller les idées.

Il faut donc d’abord se préoccuper de la définissent une bonne démarche : o L’authenticité o La sincérité es étapes de la démarche : Il faut une manière afin de

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
progresser vers un but. D’une part, il faut respecter certains principes généraux du travail scientifique et d’autre part, il faut distinguer et mettre en œuvre de manière cohérente les différentes étapes de la démarche. Selon Bachelard, « le fait scientifique est conquis, construit et constaté Selon Bachelard il s’agit d’un processus en trois actes et dont l’ordre doit être respecté.

On appelle cette démarche une hiérarchie des actes épistémologiques. Ces trois actes sont : – La rupture – La construction – La constatation Ces actes mènent à parcourir sept étapes Qui
y et Campenhoudt. Rupture Construction Constatation Les trois actes de la démarches ne sont pas indépendants les uns des autres. Ils sont réalisés au cours d’une succession d’opérations regroupées en sept étapes. Ces différentes étapes so propres catégories de pensée et toutes idées préconçues. On appelle cette étape la rupture épistémologique ; la rupture dans l’espace de connaissance.

Selon Bachelard, il s’agit de la rupture radicale entre le sens commun et les préjugés d’une part et la connaissance scientifique d’autre part. C’est ce caractère méthodologique qui confère à la connaissance scientifique sa alidité propre, ? laquelle le sens commun ne saurait prétendre. La construction : La rupture se concrétise dans le deuxième acte de la recherche ; celui de la construction. II faut étudier le phénomène à partir de la catégorie de pensée qui relève des sciences sociales.

Il s’agit donc d’un travail rationnel fondé sur la logique et sur un système conceptuel valablement constitué. On élabore au départ un schéma conceptuel minimum sans quoi on partirait dans le vide. La constatation : II s’agit de la vérification. Une proposition n’a droit au statut scientifique que dans la mesure où elle est susceptible d’être érifiée. CHAPITRE 1 : LA QUESTION DE DEPART : Les objectifs 2 La meilleure manière d’entamer un travail de recherche en sciences sociales consiste ? s’efforcer d’énoncer le projet sous la forme d’une question de départ.

Par cette question faut tout d’abord que la question soit correctement formulée. La question de départ constitue une rupture avec les préjugés et les prénotions. De plus, une bonne question de départ doit pouvoir être traitée et apporter déjà des éléments de réponse. Pour remplir correctement sa fonction, la question de départ doit présenter des qualités e clarté, de faisabilité et de pertinence. Les qualités : La qualité de clarté : La question doit être claire, c’est-à-dire précise, concise et univoque.

II faut éviter une question trop vague et dont le sens prête à confusion. Exemple Quel est l’impact des changements dans raménagement de l’espace urbain sur la vie des habitants ? Il est indispensable de définir clairement les termes de la question de départ. La question est donc précise si les interprétations convergent et correspondent ? l’intention de son auteur. Exemple : Dans quelle mesure le souci de maintenir l’emploi dans le secteur de la onstruction explique-t-il la décision d’entreprendre des grands projets de travaux publics destinés non seulement à soutenir ce secteur ?

Si la question est trop longue et embrouillée ou qu’elle comporte des suppositions ou qu’elle se dédouble à la fin ; la question n’est pas adéquate. Il faut donc formuler la question de départ d’une façon univoque et concise. Les qualités de faisabilité : Une question doit être réaliste, c’est-à-dire en rapport avec les ressources personnelles, matérielles et techniques dont on eut d’emblée penser qu’elles seront nécessaires et sur 4 39 argent et en moyens logistiques lui ermettront d’y apporter des éléments de réponses valables.

Exemple : Les chefs d’entreprise des différents pays de l’Union européenne se font-ils une idée Identique de la concurrence économique des USA et du Japon ? une telle question nécessite un certain temps d’étude et un certain budget. Les qualités de pertinence : Cette qualité concerne le registre. La question de départ doit être une vraie question. pour cela, elle ne doit pas avoir de connotation morale et elle ne doit pas chercher à juger mais bien à expliquer et à comprendre.

Marx et Durkheim pensent que les systèmes de valeurs font artie des objets des sciences sociales car la vie collective est incompréhensible en dehors d’eux. Il faut donc aborder le réel en termes d’analyse et non de jugement moral. C’est d’ailleurs une condition de sa crédibilité. 3 Exemple : Les patrons exploitent-ils les travailleurs ? Il faut éviter de formuler une fausse question ; une affirmation déguisée en question. Il faut prendre du recul à l’égard des idées preconçues. De plus, une bonne question de départ abordera l’étude de ce qui existe ou a existé et non de ce qui n’existe pas encore.

Elle n’étudiera pas le changement sans s’appuyer sur ‘examen du fonctionnement. Exemple • Quels changements affecteront l’organisation de l’enseignement d’ici une vi ées ? Il ne faut donc pas s OF n’a rien à dire ou ne s’intéresse pas à l’avenir. Mais ce qu’elle a ? dire sur ce sujet relève d’un autre registre ; celui de la prévision. Finalement, une bonne question de départ visera à mieux expliquer et mieux comprendre les phénomènes étudiées et pas seulement à les décrire. Exemple : Les jeunes sont-ils plus fortement touchés par le chômage que les adultes ?

Il s’agit d’une description mais construite, qui trouve parfaitement sa place dans la echerche sociale et qui nécessite la conception et la mise en œuvre d’un véritable dispositif conceptuel et méthodologique. CHAPITRE 2 : L’EXPLORATION e projet de recherche ayant été provisoirement formulé sous la forme d’une question de départ, il s’agit ensuite d’atteindre une certaine qualité d’information sur l’objet étudié et de trouver les meilleures manières de l’aborder et de concevoir une problématique. C’est le rôle du travail exploratoire.

Celui-ci se compose de deux parties qui sont souvent menées parallèlement : d’une part un travail de lecture et d’autre part es entretiens ou dautres méthodes appropriées. La lecture : es lectures préparatoires servent d’abord à s’informer des recherches déjà menées (principe de la validité externe) sur le thème du travail et à faire apparaître de nouvelles significations de phénomènes. II faut élargir le champ des idées et dépasser les interprétations éculées. Il faut lire et relire certaines choses.

Rappel : La boulimie livresque est une mauvaise façon d’entamer la recherche. Comment 6 Le choix et l’organisation des lectures : Grâce à ses lectures, le chercheur pourra en outre mettre en évidence la perspective qui ui paraît la plus pertinente pour aborder son objet de recherche. Le choix des lectures demande à être fait en fonction de critère bien précis • – Liens avec la question de départ. Il faut partir de la question de départ et ce même, si au fil des lectures, le chercheur soit amené à changer la formulation de la question. 4 Dimension raisonnable du programme.

Il ne faut pas tout lire, surtout que souvent les choses se répètent. Il faut s’orienter vers des ouvrages qui présentent des repères théoriques et des synthèses. Eléments d’analyse et d’interprétation. Il faut choisir des lectures ui ne se content pas de présenter des données, mais qui comportent des éléments d’analyse et d’interprétation. De telles informations portent à la réflexion critique et ? l’imagination du chercheu formations sont utiles, il faut donc prévoir des périodes de réflexion mais aussi des débats de discussion sur le thème.

Tout ceci amène à une progression et permet de décider le contenu à analyser et les informations à dégager. Décider d’emblée le contenu précis d’un programme de lecture est une erreur. En résumé : Pour les premières lectures : – Partir de la question de départ. Appliquer les critères de choix pour un livre. – Identifier les thèmes de lecture. – Consulter des personnes. – Chercher les documents en s’aidant des moyens ms ? disposition par des bibliothèques. Comment lire ? La lecture proprement dite doit être effectuée à l’aide d’une grille de lecture appropriée aux objectifs poursuivis.

Enfin, des résumés correctement structurés permettront de dégager les idées essentielles des textes étudiés et de comparer entre eux. Il existe une méthode de lecture qui comporte deux étapes : La mise en œuvre d’une grille de lecture. dées-contenu Il faut lire un livre paragraphe par paragraphe en dégageant l’idée principale et en les notant dans la colonne de gauche, tout en numérotant les points. Repères pour la structure départ. Après avoir résumé quelques textes, il faut les comparer.

Ce travail se fait donc en deux temps : – Comparer les différents textes selon deux critères : o Selon les points de vue adoptés o Selon les contenus 5 Dégager les pistes pour la poursuite de la recherche o Quelles sont les lectures les plus en rapport avec la question de départ ? o Quelles pistes ces lectures suggèrent-elles ? Les entretiens exploratoires : Les entretiens exploratoires complètent utilement les lectures. Ils permettent au chercheur de prendre conscience d’aspects de la question auxquels sa propre expérience et ses seules lectures ne l’auraient pas rendu sensible.

Les lectures et les entretiens exploratoires doivent aider à constituer la problématique de recherche. Ily a donc une complémentarité entre les deux. Ils permettent de trouver des pistes de réflexion, des idées et des hypothèses de travail. Mais en aucun cas ils permettent de vérifier des hypothèses préétablies. Pour remplir cette fonction de rupture et d’ouverture ers des perspectives de recherche valables, les entretiens exploratoires doivent respecter certaines conditions : – Avec qui est-il utile d’avoi 39 à valider les idées préconçues du chercheur mais bien à en imaginer des nouvelles.

Les fondements de la méthode sont ? rechercher dans les principes de la non-directivité de Carl Rogers, mais adaptés en fonction d’une application dans les sciences sociales. Ce psychothérapeute l’applique logiquement en psychothérapie. Selon lui, l’analyse ne peut porter tous ses fruits que si elle est entièrement menée par le « client » lui-même. Ainsi, il faut laisser au client le choix du thème des entretiens ainsi que la maîtrise de leur déroulement. Le principe est celui de la non-directivité.

Selon Max pages, il y a une contradiction qui existe « entre l’orientation non-directive et l’emploi d’entretiens non-directifs Dans un cas, le but est fixé par le client lui-même et le thérapeute ne cherche pas à l’influencer. Dans l’autre cas, c’est l’interviewer qui fixe le but Ainsi, les entretiens en science sociale ne sont jamais strictement non-directifs car l’entretien est toujours demandé par le chercheur. Il porte plus ou moins sur le thème imposé ar le chercheur et son objectif est lié aux objectifs de la recherche et non au développement personnel de la personne.

Ainsi, en science sociale, on parle plutôt d’entretien semi-directif. Mais en science sociale, il existe des aspects similaires avec la méthode de Rogers : – L’interviewer doit s’efforcer de poser le moins de questions possible car ce n’est ni un interrogatoire, ni une enquête. De plus, il faut éviter que les réponses deviennent de plus en plus brèves et de moins en moins intéressantes. – L’interviewer doit s’efforcer de formuler ses interventions d’une manière aussi ouverte 0 9