Ressources naturelles

Ressources naturelles

.3 Quels sont les facteurs directs de changement ? {draw:frame} Figure 4. 3 Principaux facteurs directs de changement {draw:a} [en] Les facteurs directs de changement les plus importants comprennent entre autres : la transformation des habitats, le changement climatique, les especes envahissantes, la surexploitation et la pollution. A l’heure actuelle, dans la plupart des ecosystemes, la majorite des facteurs directs de degradation des ecosystemes et de la biodiversite restent constants ou augmentent en intensite (voir la figure 4. 3 {draw:a} [en]).

Plus en anglais… 4. 3. 1 Les facteurs directs de changement les plus importants au cours des 50 dernieres annees ont ete : Dans les ecosystemes terrestres : la modification de la couverture vegetale, due principalement a la transformation en terres de culture et a l’application de nouvelles technologies contribuant a la production accrue d’aliments, de bois et de fibres. Seules les regions inadaptees a la culture, comme les deserts, les forets boreales et la toundra, demeurent largement inchangees par les activites humaines.

Dans les ecosystemes marins : la peche. Parmi les stocks de poissons marins sauvages exploites a des fins commerciales pour lesquels on dispose d’informations, pres de la moitie sont pleinement exploites et sans aucun potentiel d’augmentation des prises de

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peche. L’impact de la peche a ete particulierement importante dans les zones cotieres mais touche maintenant egalement la haute mer. Dans les ecosystemes d’eau douce : les changements dans le regime des eaux dus par xemple a la construction de grands barrages ; les especes envahissantes qui peuvent entrainer l’extinction d’especes ; et la pollution comme les fortes teneurs en elements nutritifs. Les facteurs directs de changement qui perturbent les ecosystemes cotiers sont multiples. Pres de 40% de la population mondiale vit sur l’etroite bande de terre a moins de 50 km de l’ocean. Les pressions sur la peche dans ces ecosystemes sont liees a toute une gamme d’autres facteurs de changement dont la pollution terrestre, fluviale et marine, la perte d’habitats, les especes envahissantes et l’augmentation de la teneur en elements nutritifs.

La plus grande menace qui pese sur les ecosystemes cotiers est la transformation de ses habitats pour l’etalement urbain dans les zones cotieres, le developpement de stations balneaires et de ports, l’aquaculture et l’industrialisation. Plus en anglais… 4. 3. 2 Au cours des quarante dernieres annees, les niveaux excessifs d’elements nutritifs dans les sols et dans l’eau se sont reveles etre l’un des facteurs directs de changement parmi les plus importants dans les ecosystemes terrestres, marins et d’eau douce (voir le tableau 4. 1 [en]).

De fait, l’utilisation d’engrais, si elle peut augmenter la productivite des terres agricoles, entraine par ailleurs de nombreux effets nefastes pour l’environnement. L’introduction excessive d’elements nutritifs dans les ecosystemes marins cotiers ou d’eau douce peut provoquer une proliferation extreme de plantes et d’algues (un processus appele eutrophisation) ainsi que d’autres changements indesirables dans les ecosystemes. A leur tour, ces changements peuvent entrainer la diminution ou la disparition de populations de poissons, l’augmentation de la frequence de maladies et l’augmentation du cout de la purification de l’eau.

Ils peuvent aussi nuire aux services culturels par des interdictions de nager, de faire du canot ou de jouir des etangs et lacs de quelque autre maniere. Les autres effets de la forte teneur en elements nutritifs comprennent la pollution de l’air, l’emission de gaz a effet de serre et la deterioration de la couche d’ozone. Le climat a change au cours du siecle dernier : la temperature moyenne de la planete a augmente d’environ 0,6°C, la repartition et la frequence des precipitations ont ete alterees et le niveau moyen des oceans a augmente de 10 a 20 centimetres.

Ces changements ont deja eu un impact mesurable sur les ecosystemes et devraient se poursuivre au cours du XXIe siecle. Les effets du changement climatique sur les ecosystemes comprennent les modifications dans la repartition des especes, dans la taille des populations et dans les periodes de reproduction ou de migration, de meme que l’emergence d’insectes nuisibles et d’epidemies. 7. Comment les ecosystemes changent-ils avec le temps ? 7. 1 Que sait-on sur l’inertie des ecosystemes et la rapidite des changements ? 7. 2 Quand les changements non lineaires ou abrupts apparaissent-ils ? 7. Comment l’Homme augmente-t-il le risque de changements non lineaires ? 7. 1 Que sait-on sur l’inertie des ecosystemes et la rapidite des changements ? Cette question porte sur : Les echelles de temps des changements : le temps necessaire pour que les effets d’un changement dans un ecosysteme deviennent apparents. (on parle egalement de decalages). L’inertie : le decalage de temps ou la lenteur avec lequel un ecosysteme reagit a certains facteurs de changement. De nombreux impacts des activites humaines sur les ecosystemes (que ces impacts soient nefastes ou positifs) sont lents a apparaitre.

Cela peut reporter a plus tard les couts associes aux changements actuels dans les ecosystemes de sorte qu’ils incombent aux generations futures. Ainsi, par exemple, l’utilisation des reserves d’eau dans les nappes phreatiques peut depasser la capacite de ces nappes a se recharger pendant un certain temps avant que les couts d’extraction ne commencent a augmenter de maniere significative. En general, les ecosystemes sont geres dans l’optique d’augmenter les benefices a court terme, tandis que les couts a long terme passent inapercus ou sont ignores. Differents services fournis par les ecosystemes changent sur differents laps de temps.

Ceci rend l’evaluation complete des avantages et inconvenients de differentes decisions de gestion plus ardue pour les gestionnaires. Par exemple, les services de soutien (comme la formation des sols et la croissance des plantes) et les services de regulation (comme la regulation de l’eau et des maladies) changent souvent bien plus lentement que les services d’approvisionnement. Par consequent, les impacts sur les services plus lents a changer sont bien souvent ignores. Le degre d’inertie des differents facteurs de changement dans les ecosystemes varie considerablement.

La vitesse a laquelle reagit un facteur de changement influence fortement la rapidite avec laquelle les problemes dans les ecosystemes qui y sont lies peuvent etre resolus une fois identifies. Pour certains facteurs de changement, comme la surexploitation d’especes particulieres, les decalages sont plutot courts et le changement peut rapidement etre attenue ou stoppe. L’augmentation de la charge en elements nutritifs et, surtout, le rechauffement climatique presentent des decalages bien plus importants et les effets de ces facteurs de changement ne peuvent etre reduits que des annees voire des decennies plus tard.

L’extinction d’especes due a la perte d’habitats presente egalement un decalage important. Meme si la perte d’habitats devait s’arreter aujourd’hui, cela mettrait des centaines d’annees avant que la diversite d’especes n’atteigne un nouvel equilibre  » en deca de son niveau actuel  » en reponse a la transformation des habitats qui a eu lieu au cours des derniers siecles. {draw:frame} Figure 7. 1 Echelles de temps {draw:a} [en] Pour certaines especes, le processus de disparition peut etre rapide, mais pour d’autres, comme les arbres, il peut prendre des siecles.

Des lors, l’impact de la reduction du rythme de perte d’habitats sur le rythme des extinctions pourrait etre faible durant les 50 prochaines annees mais tres avantageux a long terme. Les decalages entre la reduction des habitats et la disparition des especes offrent la possibilite pour l’Homme de restaurer des habitats et de sauver des especes . 2 Quand les changements non lineaires ou abrupts apparaissent-ils ? Apparition de maladies infectieuses : Une epidemie se propage quand un certain seuil de transmission est franchi, c. -a-d. si, en moyenne, chaque personne infectee infecte au moins une autre personne.

L’epidemie s’eteint quand le taux d’infection est inferieur. Lorsque les gens vivent pres les uns des autres et qu’ils sont en contact avec des animaux infectes, les epidemies peuvent se propager rapidement grace a la grande mobilite et interconnexion de la population mondiale. L’apparition presque instantanee du SRAS dans differentes parties du globe illustre bien ce potentiel, meme si des mesures rapides et efficaces ont permis de contenir cette epidemie. Floraisons d’algues et mort des poissons : Une teneur excessive en elements nutritifs entraine une eutrophisation de l’eau douce et des ecosystemes cotiers.

Si de faibles augmentations dans la charge en elements nutritifs ne provoquent bien souvent que des changements mineurs dans les ecosystemes, une fois qu’un seuil est depasse, les changements peuvent etre soudains et considerables, entrainant des cas de proliferation d’algues. Une eutrophisation severe peut provoquer la mort de la faune aquatique suite l’apparition de zones appauvries en oxygene. Effondrement des populations de poissons : ces effondrements ont ete couramment observes a la fois dans des populations de poissons d’eau douce et d’eau de mer.

Un niveau modere de prises de peche n’a bien souvent qu’un impact relativement faible, mais a mesure que ces prises augmentent, un seuil est franchi au dela duquel les poissons adultes qui restent sont trop peu nombreux pour produire suffisamment de jeunes poissons et supporter le niveau d’exploitation. Par exemple, les stocks de morue de l’Atlantique de la cote est de Terre-Neuve se sont effondres en 1992, contraignant l’activite de peche a fermer (voir la figure 3. 4 {draw:a} [en]). L’introduction et la perte d’especes peuvent egalement entrainer des changements non lineaires dans les ecosystemes et leurs services.

Par exemple, la disparition des loutres de mer de nombreux ecosystemes cotiers sur la cote Pacifique de l’Amerique du Nord a cause de la chasse a entraine une explosion des populations d’oursins de mer (une espece dont se nourrissent les loutres), ce qui a a son tour entraine la perte de forets de varech (dont se nourrissent les oursins). Changements dans les especes dominantes des ecosystemes coralliens : Certains ecosystemes des recifs de corail ont subi des transformations soudaines ; de recifs domines au depart par le corail ils sont devenus des recifs domines par les algues.

De telles transformations abruptes sont pour la plupart irreversibles, et une fois un seuil atteint, le changement se produit en quelques mois. Dans les ecosystemes des recifs jamaiquains, des centaines d’annees de surpeche d’especes se nourrissant d’algues ont contribue a la mutation soudaine de ces ecosystemes en recifs domines par les algues, pauvres en biodiversite, et tres peu a meme d’accueillir des populations de poissons pour la peche. Changement climatique regional : la vegetation ‘une region influence le climat en agissant sur la proportion de rayons solaires qui sont reflechis, sur la quantite d’eau que les plantes liberent dans l’atmosphere ainsi que sur la quantite de vent et d’erosion. Dans la region du Sahel, la couverture de vegetation est etroitement liee aux precipitations. Quand la vegetation est presente, l’eau de pluie est rapidement recyclee, ce qui augmente generalement les precipitations, ce qui, a son tour, conduit a une vegetation plus dense.

La degradation des terres diminue le recyclage de l’eau et a probablement contribue a reduire les precipitations dans la region du Sahel durant les 30 dernieres annees. Plus en anglais… Questions du Niveau 2 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 7. 3 Comment l’Homme augmente-t-il le risque de changements non lineaires ? Les ecosystemes sont aptes a faire face aux perturbations jusqu’a un certain seuil, c’est-a-dire qu’ils sont capables de les supporter et de s’en remettre.

Les changements que l’Homme provoque dans les ecosystemes peuvent reduire cette resilience et augmenter la probabilite de voir apparaitre des changements abrupts dans l’ecosysteme, ce qui a d’importantes consequences pour son bien-etre. Les especes d’un ecosysteme appartiennent a differents groupes fonctionnels. Au sein de chaque groupe, les especes peuvent contribuer de manieres similaires aux processus et services des ecosystemes mais reagir differemment aux fluctuations environnementales.

Cette diversite dans les reactions permet aux ecosystemes de s’adapter aux environnements changeants et de preserver leurs processus et leurs services. Par consequent, la perte de biodiversite a laquelle on assiste actuellement a tendance a reduire la resilience des ecosystemes. Les changements dans les ecosystemes lies a des seuils ne sont pas rares, mais le risque d’assister a de tels changements augmente a mesure qu’augmentent les pressions de l’Homme sur les ecosystemes.

Par exemple, a mesure que les populations humaines deviennent plus mobiles, de plus en plus d’especes sont introduites dans de nouveaux habitats. Cela augmente la probabilite de voir apparaitre des organismes nuisibles. . Quelles options pour une gestion durable des ecosystemes ? 8. 1 Comment inverser le processus de degradation des ecosystemes ? 8. 2 Quels types d’actions seraient les plus benefiques pour les ecosystemes ? 8. 3 Comment les processus de prise de decisions peuvent-ils etre ameliores ? 8. 1 Comment inverser le processus de degradation des ecosystemes ?

Inverser le processus de degradation des ecosystemes tout en repondant aux demandes croissantes des services qu’ils fournissent constitue un defi majeur. Neanmoins, ce defi peut etre releve. Trois des quatre scenarios demontrent en effet que des changements dans les politiques, les institutions et les pratiques permettent d’attenuer certaines des consequences negatives des pressions croissantes sur les ecosystemes. Toutefois, les actions necessaires pour inverser ce processus de degradation sont bien plus importantes que celles entreprises a l’heure actuelle.

Les actions necessaires comprennent : des investissements majeurs dans des technologies respectueuses de l’environnement ; une gestion adaptative active ; des actions visant a les aborder les problemes environnementaux avant d’avoir a en subir les pleines consequences ; des investissements majeurs dans les secteurs d’utilite publique (comme l’education ou la sante), ainsi que des actions fortes pour reduire les disparites economiques et eradiquer la pauvrete.

Exemples d’actions specifiques prises dans les differents scenarios de l’Evaluation des Ecosystemes pour le Millenaire (EM) : Dans le scenario « Mosaique d’adaptation » [en], d’ici l’an 2010, la plupart des pays depenseront pres de 13% de leur PIB pour l’education (compare a une moyenne de 3,5% en 2000) et de nombreux arrangements institutionnels seront conclus afin de transferer les savoirs et savoir-faires entre les groupes regionaux.

Dans le scenario « Techno jardin » [en], les individus et les societes sont payes pour fournir ou preserver des services assures par les ecosystemes et on realise d’importants progres dans le developpement de technologies environnementales. Les mesures prises par le passe pour ralentir ou inverser le processus de degradation des ecosystemes ont ete benefiques. Toutefois, ces ameliorations n’ont generalement pas pu suivre le rythme de croissance des pressions et des demandes.

Bien que la plupart des services fournis par les ecosystemes aient ete endommages, l’etendue de ces dommages aurait ete bien plus importante encore sans les mesures prises au cours des decennies passees. Plus en anglais… Questions du Niveau 2 Haut Liens Sous-Question Suivante {draw:a} {draw:a} 8. 2 Quels types d’actions seraient les plus benefiques pour les ecosystemes ? La presente evaluation s’est penchee sur une vaste gamme d’actions possibles pouvant etre benefiques pour les ecosystemes.

Les categories generales d’actions qui suivent se sont averees particulierement prometteuses etant donne qu’elles conduisent aux plus importants benefices a long terme pour les ecosystemes et pour le bien-etre humain. Plus en anglais… 8. 2. 1 Les institutions et la gouvernance : beaucoup d’institutions, a la fois au niveau mondial et national, sont mandatees pour s’occuper des problemes lies a la degradation des services fournis par les ecosystemes, mais sont confrontees a toute une serie de d’obstacles dans leur action.

Les institutions actuelles n’ont pas ete concues pour prendre en compte les menaces qu’implique cette degradation, ni pour s’occuper de facon adequate de la gestion des ressources en libre acces (une caracteristique de nombreux services fournis par les ecosystemes). Les changements dans les cadres de gouvernance institutionnelle et environnementale sont parfois necessaires pour permettre la gestion effective des ecosystemes. Parmi les actions prometteuses, on retrouve entre autres l’integration des objectifs de gestion des ecosystemes au sein des autres secteurs et une meilleure coordination entre les accords environnementaux internationaux.

Plus en anglais… {draw:a} Figure 8. 1 Marche de la sequestration du carbone [en] 8. 2. 2 L’economie et les incitations : les interventions economiques et financieres sont de puissants instruments pouvant reguler l’utilisation de biens et services. Cependant, etant donne que de nombreux services fournis par les ecosystemes ne sont pas echanges sur les marches, il n’y a pas de signaux du marche appropries (comme le prix) contribuant a leur distribution efficace et a leur utilisation durable.

En outre, les personnes souffrant de la degradation des services fournis par les ecosystemes ne sont bien souvent pas celles qui profitent des actions conduisant a leur degradation. Ce qui explique pourquoi ces couts ne sont pas pris en compte dans les decisions relatives a la gestion. Parmi les actions prometteuses, on retrouve entre autres la suppression de subventions encourageant une peche ou une agriculture excessive et non durable, ainsi que l’usage accru d’instruments economiques tels que les taxes et les redevances d’utilisation.

Plus en anglais… 8. 2. 3 Les actions sociales et comportementales impliquent generalement la participation des parties prenantes dans les efforts d’amelioration des ecosystemes et du bien-etre humain. Parmi les actions prometteuses, on retrouve l’amelioration de la communication ainsi que l’education et la delegation de responsabilites aux groupes particulierement dependants des services fournis par les ecosystemes ou touches par leur degradation, notamment les femmes, les peuples indigenes et les jeunes. Plus en anglais… 8. 2. Les actions technologiques : vu les pressions croissantes sur les ecosystemes, le developpement et la diffusion de technologies pouvant ameliorer l’efficacite de l’utilisation des ressources ou reduire les impacts sur les ecosystemes sont essentiels. Cependant, les changements technologiques peuvent egalement avoir des consequences negatives inattendues sur les ecosystemes et le bien-etre humain. C’est pourquoi il est important de proceder a des evaluations prudentes avant d’introduire de nouvelles technologies, d’autant que rectifier le tir par apres peut s’averer couteux.

Les actions prometteuses visent, par exemple, les pratiques agricoles, la restauration des ecosystemes et l’efficacite energetique. Plus en anglais… 8. 2. 5 Les actions basees sur l’information : l’efficacite de la gestion des ecosystemes peut etre limitee quand l’information sur divers aspects de ces ecosystemes fait defaut ou quand elle n’est pas utilisee de facon adequate. Bien qu’il existe suffisamment d’information pour prendre de nombreuses mesures visant a conserver les ecosystemes et a ameliorer le bien-etre humain, des lacunes majeures subsistent.

Par exemple, dans la plupart des regions, il existe relativement peu d’information sur le statut et la valeur economique de la plupart des services fournis par les ecosystemes, et leur degradation est rarement refletee dans les comptes economiques nationaux (comme le PIB). En outre, les decideurs politiques n’utilisent pas toute l’information pertinente disponible telle que l’information scientifique ou le savoir traditionnel. Parmi les actions prometteuses, on retrouve le fait de baser les decisions liees a la gestion et aux investissements a la fois sur les valeurs marchandes et sur les valeurs non marchandes des cosystemes, l’optimisation de l’utilisation de l’information pertinente, et l’amelioration et le maintien de la capacite a evaluer les consequences de la transformation des ecosystemes. Plus en anglais… Questions du Niveau 2 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 8. 3 Comment les processus de prise de decisions peuvent-ils etre ameliores ? Les processus de prise de decisions varient en fonction des juridictions, des institutions et des cultures.

Une serie d’elements peut ameliorer les decisions prises ainsi que leurs consequences pour les ecosystemes et le bien-etre humain : Utiliser la meilleure information disponible. Assurer la transparence et la participation efficace des parties prenantes importantes. Reconnaitre que toutes les valeurs importantes en jeu ne sonr pas quantifiables. Viser l’efficacite. Prendre en consideration l’equite et la vulnerabilite. Assurer la prise de responsabilites, le controle et l’evaluation. Prendre en consideration les effets cumules et les effets qui se produisent a differentes echelles.

La prise de decisions peut etre amelioree grace a des outils permettant la participation des parties prenantes, la recolte d’information et la planification. Toute une serie de cadres et de methodes peuvent etre utilises afin de prendre de meilleures decisions face aux incertitudes dans les donnees, les predictions, le contexte et les echelles, mais peu tiennent compte de l’equite. Les scenarios peuvent etre utilises pour aborder de nombreuses incertitudes, mais ils engendrent egalement leurs propres incertitudes car notre comprehension des reactions ecologiques et humaines est limitee.

D’un point de vue historique, la plupart des actions portant sur les services fournis par les ecosystemes se sont concentrees sur la productivite a court terme de services d’approvisionnement tels que la production d’aliments. Quelle que soit la region, une gestion efficace des ecosystemes requiert des actions coordonnees a des echelles multiples. Les parties prenantes a differentes echelles attribuent des valeurs differentes aux services fournis par les ecosystemes. Ignorer ce fait peut valoir aux evaluations de perdre en efficacite et conduire a des programmes ou a des politiques inapplicables et inequitables a quelque echelle que ce soit.

Les services d’importance capitale au niveau planetaire, comme la sequestration du carbone ou la regulation des dechets, ne sont pas forcement consideres comme importants d’un point de vue local. De meme, les services importants a echelle locale ne sont bien souvent pas consideres comme importants a l’echelle mondiale. La gestion adaptative active peut etre particulierement utile en tant qu’outil de reduction des incertitudes liees aux decisions de gestion des ecosystemes 1.

A quels defis l’agriculture fait-elle face aujourd’hui ? La presente Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles pour le developpement (IAASTD) dit : Le Rapport de synthese illustre la complexite et la diversite de l’agriculture et des AKST dans toutes les regions du monde. Il a ete concu a partir du rapport mondial et des cinq rapports regionaux qui ont fourni les informations utilisees pour l’analyse integree des principales questions a resoudre pour realiser les objectifs de developpement et de durabilite.

Il comprend deux parties qui traitent de la question principale suivante : Comment les AKST peuvent etre utilisees pour reduire la faim et la pauvrete, ameliorer les moyens de subsistance des populations rurales et promouvoir un developpement equitable et ecologiquement, socialement et economiquement rationnel ? Le Rapport examine huit themes transversaux, a savoir : bioenergie, biotechnologie, changements climatiques, sante humaine, gestion des ressources naturelles, commerce et marches, connaissances traditionnelles et locales et innovation a base communautaire, et femmes dans l’agriculture.

Le Resume est subdivise en deux grandes parties. La premiere partie presente la situation actuelle, les defis et les lignes d’action qui forment les AKST, et la seconde traite des huit themes transversaux. L’Evaluation internationale des sciences et des technologies agricoles pour le developpement (IAASTD) reflete une prise de conscience generale, a savoir qu’en depit d’importants progres scientifiques et technologiques qui ont permis d’accroitre la productivite agricole, nous avons ete moins attentifs aux retombees involontaires de nos succes sur les plans social et environnemental.

Le moment est venu d’engager une reflexion et de definir differentes options pour assurer la securite alimentaire et la protection des moyens de subsistance dans un environnement de plus en plus difficile, en intervenant aussi bien dans le secteur agricole et les systemes economiques mondiaux que dans d’autres domaines.

Cette prise de conscience generale est directement liee aux objectifs de l’IAASTD. Il s’agit de trouver des moyens d’utiliser les connaissances, les sciences et les technologies agricoles (AKST) pour faire reculer la faim et la pauvrete, ameliorer les moyens de subsistance des populations rurales et promouvoir un developpement equitable et durable sur les plans ecologique, social et economique.

A travers l’IAASTD, nous reconnaissons l’importance des AKST pour la multifonctionnalite de l’agriculture et ses liens avec d’autres problemes qui se posent autant au niveau local que mondial, notamment la perte de la biodiversite et la diminution des fonctions des ecosystemes, les changements climatiques et la disponibilite de l’eau.

L’IAASTD occupe une place a part dans les evaluations des sciences agricoles, car elle evalue aussi bien les sciences et technologies (S&T) modernes que les savoirs locaux et traditionnels, examine non seulement la production et la productivite mais aussi la multifonctionnalite de l’agriculture, et reconnait que le role et la nature des AKST peuvent etre abordes sous differentes perspectives.

Pendant des annees, l’agronomie a ete essentiellement axee sur la diffusion des technologies pour accroitre la productivite au niveau de l’exploitation, le marche et les mecanismes institutionnels mis en place par l’Etat etant les principales forces qui poussaient a adopter les nouvelles technologies. Le modele general consistait a innover constamment, a reduire les prix aux producteurs et a externaliser les couts. Ce modele a permis d’obtenir des resultats extraordinaires en matiere d’AKST dans les pays industrialises apres la seconde Guerre mondiale, et a ete le moteur de la Revolution verte amorcee dans les annees 60.

Mais face aux nouveaux problemes qui se posent aujourd’hui, les organisations scientifiques et technologiques sont de plus en plus nombreuses a reconnaitre la necessite de revoir le modele d’AKST actuel. Le statu quo n’est plus une option. Il faut donc reexaminer le role que les AKST peuvent jouer dans la realisation des objectifs de developpement durable, en s’attachant a tenir davantage compte des differentes perspectives mondiales et approches parfois contradictoires de facon a eclairer et formuler des strategies propices aux multiples fonctions de l’agriculture.

Pour repondre aux differents besoins et interets des etres humains, nous devons aborder la question de la durabilite suivant une approche commune fondee sur la collaboration aux niveaux local et international. Nous ne pouvons pas contourner la difficulte en nous bornant a faire l’amalgame des choix individuels pour produire des resultats collectifs durables et equitables. Il faut des incitations pour influencer les choix individuels.

Des problemes tels que la pauvrete ou les changements climatiques appellent egalement une action et une gestion concertees, regies par des conventions collectives, et a une echelle qui depasse les interets individuels. Aux niveaux mondial, regional, national et local, les decideurs doivent etre profondement conscients qu’il y a des problemes differents, de multiples cadres theoriques et modeles de developpement, et diverses options pour atteindre les objectifs de developpement et de durabilite. La marche a suivre pour proteger notre planete et assurer notre avenir depend de notre perception des problemes et des solutions retenues.

Les objectifs de developpement et de durabilite doivent s’inscrire dans le contexte i) des inegalites economiques et sociales et des incertitudes politiques liee aux guerres et conflits ; ii) des incertitudes quant a notre capacite a produire et distribuer suffisamment de denrees alimentaires ; iii) des incertitudes quant a l’evolution des cours mondiaux des produits alimentaires ; iv) de l’evolution de la politique economique en matiere de consommation de l’energie fossile ; v) d’une concurrence accrue pour les ressources naturelles ; vi) de la recrudescence des maladies chroniques qui sont dues en partie a la malnutrition et a des problemes lies a la qualite et la salubrite des aliments ; et vii) de l’evolution des conditions ecologiques et d’une reconnaissance accrue des responsabilites humaines dans la preservation des services qu’offrent les ecosystemes mondiaux (approvisionnement, regulation, culturels et d’appui). Developpement asymetrique, utilisation non viable des ressources naturelles, pauvrete rurale et urbaine persistante, tels sont les termes qui caracterisent le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. D’une maniere generale, les effets negatifs de l’evolution du monde ont surtout touche les groupes les plus pauvres et les plus vulnerables, leurs droits et leurs opportunites de croissance etant toujours limites. Le rythme de creation et d’adoption des technologies modernes a ete tres inegal.

Les acteurs en Amerique du Nord et en Europe et dans les pays emergents, qui ont realise d’importantes economies d’echelle grace aux AKST formelles, conserveront la part du lion dans les exportations agricoles et les chaines de valeur etendues. Il importe au plus haut point de diversifier et de renforcer les AKST en tenant compte des differences qui existent entre systemes agroecologiques et en termes de conditions sociales et culturelles. Le defi majeur est de repondre a la necessite de reformer les AKST, de reduire la pauvrete et d’ameliorer les moyens de subsistance des ruraux pauvres, notamment les paysans sans terres et les travailleurs migrants dans le secteur urbain non structure. La preoccupation fondamentale dans toutes les regions est de faire reculer la pauvrete et d’offrir des moyens de subsistance aux pauvres qui se heurtent a des inegalites intra et interregionales.

On reconnait aujourd’hui que la crise grandissante en matiere de securite alimentaire pose des problemes plus complexes et potentiellement plus graves que celle des annees 60. La capacite et la volonte des differents acteurs, notamment du secteur public, de la societe civile et du secteur prive, d’aborder la question fondamentale des rapports entre la production, les systemes sociaux et environnementaux, dependent des clivages politiques et economiques. La prise de conscience des enjeux et l’acceptation des moyens d’action possibles passent par un engagement a long terme des decideurs de repondre aux besoins specifiques d’un large eventail d’intervenants. Pour faire face ux defis, possibilites et incertitudes que nous reserve l’avenir, il faut tenir compte des systemes de savoir et de l’ingeniosite humaine en matiere de sciences, de technologies, dans la pratique et les politiques. Et pour ce faire, il faut adopter des modeles de developpement non hierarchiques. Dans le domaine des AKST, le defi majeur consiste a accroitre la productivite agricole d’une maniere durable. Les AKST doivent repondre aux besoins des petites exploitations dans differents ecosystemes et leur offrir des possibilites reelles de developpement dans les regions ou il est difficile d’accroitre la productivite et ou les changements climatiques risquent d’avoir les effets les plus prejudiciables.

Les principales questions a resoudre par les AKST, qui sont liees aux systemes agricoles multifonctionnels, sont les suivantes : Comment ameliorer le bien-etre social et les moyens de subsistance dans le secteur rural et accroitre les effets multiplicateurs de l’agriculture ? Comment doter les acteurs marginalises des moyens de preserver la diversite des systemes agricoles et alimentaires, y compris dans leurs dimensions culturelles ? Comment assurer l’approvisionnement en eau potable, preserver la diversite biologique et les ressources naturelles disponibles, et attenuer les effets negatifs des activites agricoles sur l’homme et l’environnement ? Comment assurer et renforcer les services ecologiques et culturels tout en accroissant durablement la productivite et la diversite des aliments, des fibres et des biocarburants produits ? Comment gerer fficacement la creation commune de savoirs d’origine de plus en plus heterogene, et les echanges d’information entre differents organismes publics et prives de creation et de diffusion des AKST ? Comment integrer la production des exploitations marginalisees qui pratiquent une agriculture pluviale dans les marches locaux, nationaux et mondiaux ? . En quoi le changement climatique menace-t-il l’agriculture ? La presente Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles pour le developpement (IAASTD) dit : {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 4. 1 Alors que la demande de produits alimentaires, de fourrages, de fibres et de combustibles ne cesse d’augmenter, les changements climatiques risquent de degrader irremediablement le stock de ressources naturelles dont depend l’agriculture.

La relation entre changements climatiques et agriculture est a double sens : l’agriculture contribue a maints egards aux changements climatiques, et les changements climatiques ont generalement des repercussions negatives sur l’agriculture. Aux latitudes moyennes a elevees, un accroissement modere des temperatures locales peut avoir un leger effet favorable sur les rendements agricoles ; aux latitudes faibles, l’effet est le plus souvent negatif. Certains effets negatifs se font deja sentir dans de nombreuses regions du monde ; la poursuite du rechauffement planetaire aura des repercussions de plus en plus lourdes dans toutes les regions.

Le manque d’eau et la repartition de la pluviometrie dans le temps creeront des contraintes de production grandissantes. Les changements climatiques imposeront un reexamen de la question du stockage de l’eau pour faire face aux effets de regimes de precipitations de plus en plus extremes, des variations intra et inter-saisonnieres grandissantes et de l’accroissement des taux d’evapotranspiration dans tous les types d’ecosystemes. Les phenomenes meteorologiques extremes (inondations et secheresses) se multiplient et leur frequence et leur gravite risquent d’augmenter, ce qui aura des consequences graves pour la production alimentaire et forestiere et la securite alimentaire dans toutes les regions.

On peut par exemple s’attendre a des conflits au sujet des terres habitables et des ressources naturelles comme l’eau douce. Les changements climatiques ont un impact sur la repartition des plantes, des especes envahissantes, des ennemis des cultures et des vecteurs de maladies, et la couverture geographique et l’incidence de nombreuses maladies touchant les etres humains, les animaux et les plantes risquent d’augmenter 4. 2 Il convient de suivre une approche globale et de definir un cadre reglementaire equitable, des responsabilites differenciees et des objectifs intermediaires pour reduire les emissions de gaz a effet de serre.

Plus les emissions seront reduites rapidement et radicalement, plus les concentrations pourront etre stabilisees rapidement. Les mesures de reduction des emissions sont d’une importance critique car elles peuvent avoir un impact du fait de l’inertie du systeme climatique. Cependant, comme les changements climatiques se poursuivront inevitablement, il est egalement imperatif de prendre des mesures d’adaptation. Les actions menees pour faire face aux changements climatiques et promouvoir le developpement durable doivent egalement repondre a des objectifs importants tels que l’acces aux ressources et aux technologies appropriees dans des conditions d’equite.

Certaines options d’attenuation des effets avantageuses pour tous ont deja ete identifiees. Citons par exemple des methodes d’utilisation des sols telles que le ralentissement de la mise en culture des habitats naturels, le boisement, le reboisement, des efforts accrus pour eviter la deforestation, l’agroforesterie, les systemes agroecologiques ainsi que la regeneration des sols et des zones de parcours sous-utilises ou degrades, et des options d’utilisation du sol telles que la sequestration du carbone dans les sols agricoles, la reduction et l’utilisation plus rationnelle des intrants azotes ; la gestion rationnelle du fumier et l’utilisation d’aliments du betail qui ameliorent la digestion.

S’agissant de la reglementation et des possibilites d’investir, on pourrait offrir des incitations financieres pour preserver et accroitre la superficie des zones forestieres en reduisant le deboisement et la degradation des forets et en ameliorant leur gestion, et developper et exploiter les sources d’energie renouvelables. Le systeme post-2012 doit inclure toutes les activites agricoles, telles que la reduction des emissions liees au deboisement et a la degradation des sols, pour tirer pleinement parti des possibilites offertes par l’agriculture et la foresterie. Sante humaine Malgre les liens evidents et complexes qui existent entre la sante, la nutrition, l’agriculture et les AKST, l’amelioration de la sante humaine n’est generalement pas un objectif explicite de la politique agricole.

L’agriculture et les AKST peuvent avoir des repercussions sur la denutrition, les maladies chroniques, les maladies infectieuses, la securite alimentaire, la salubrite de l’environnement et la sante au travail. Les problemes de sante dans la communaute agricole peuvent a leur tour reduire la productivite agricole et la capacite de creer et diffuser des AKST appropriees. La mauvaise sante peut etre une consequence de la denutrition, mais aussi de la suralimentation. En depit de l’accroissement de la production alimentaire mondiale au cours des dernieres decennies, la denutrition demeure un grave probleme de sante publique puisqu’elle cause plus de 15 % des maladies dans le monde. La carence en proteines et en micronutriments demeure un probleme plus ou moins grave selon les pays et les regions d’un meme pays.

On peut ameliorer la securite alimentaire en mettant en ‘ uvre des politiques et des programmes tendant a diversifier l’alimentation et en developpant et vulgarisant les methodes actuelles de production, de transformation, de conservation et de distribution des aliments, ainsi que les nouvelles techniques. Les politiques et les pratiques en matiere d’AKST ont permis d’accroitre la production et de creer de nouveaux mecanismes pour l’industrie alimentaire. La baisse de la qualite et le manque de variete des aliments consommes, a quoi s’ajoute leur faible valeur nutritive, ont ete associes a l’accroissement du nombre de cas d’obesite et de maladies chroniques a l’echelle mondiale.

Une mauvaise alimentation tout au long de la vie augmente sensiblement la vulnerabilite aux maladies chroniques, qui sont le principal facteur de mortalite dans le monde. Il est imperatif de centrer les efforts sur le consommateur et sur l’importance de la qualite des aliments consommes en tant que facteurs determinants de la production, au lieu de tenir uniquement compte des considerations de prix et de quantite. Au nombre des strategies possibles figurent les politiques budgetaires (fiscalite, regimes commerciaux) qui encouragent une alimentation saine et la reglementation de la formulation et l’etiquetage des produits alimentaires, ainsi l’information commerciale.

La mondialisation de l’approvisionnement alimentaire, la concentration des entreprises de distribution et de transformation des produits alimentaires et la sensibilisation grandissante des consommateurs accroissent la necessite de mettre en place des systemes nationaux de securite alimentaire efficaces, dynamiques et coordonnes. Les AKST pourraient aider a s’attaquer a des questions de sante telles que la presence de residus de pesticides, de metaux lourds, d’hormones, d’antibiotiques et de divers additifs dans le systeme alimentaire et, indirectement, dans l’elevage a grande echelle. Il est imperatif de renforcer les mesures d’hygiene alimentaire sur le marche interieur et a l’exportation, meme si la facture risque d’etre lourde.

Certains pays auront peut-etre besoin d’une aide exterieure pour faire face aux couts de surveillance et d’inspection des produits alimentaires et ceux associes au retrait des produits contamines du marche. En abordant la question sous l’angle integre et vaste des agroecosystemes et de la sante humaine, on pourrait plus facilement identifier les risques pour la sante humaine, animale et vegetale et prendre des mesures appropriees en matiere d’AKST. A l’echelle mondiale, 170 000 deces en cours de travail, soit la moitie des accidents mortels, interviennent chaque annee dans le secteur agricole. Le materiel et l’outillage, dont les tracteurs et les moissonneuses, causent le plus grand nombre de blessures et de deces, en particulier parmi les ouvriers agricoles.

Parmi les autres risques majeurs pour la sante, on peut citer l’empoisonnement par les substances agrochimiques, les zoonoses, les produits toxiques ou allergenes, et le bruit, les vibrations et les risques ergonomiques. Pour ameliorer la sante au travail, il faut s’employer davantage a proteger la sante en formulant des regles d’hygiene et de securite et en veillant a leur application. Les politiques adoptees devraient faire des arbitrages explicites entre les avantages en termes de moyens de subsistance et les risques sur le plan de l’hygiene du milieu et du travail, ainsi que la sante publique. L’intensification des systemes de culture et d’elevage influe sur l’incidence et la repartition geographique de nombreuses maladies infectieuses.

Lorsque les maladies se propagent dans l’ensemble de la population humaine ou animale, ou qu’elles sont transmises a l’homme par les animaux, les effets socioeconomiques peuvent etre graves. La plupart des facteurs de morbidite ne vont pas disparaitre et risquent meme de s’intensifier. L’integration des politiques et des programmes tout au long de la chaine alimentaire peut aider a freiner la propagation des maladies infectieuses ; il est essentiel de mettre sur pied des programmes robustes de detection, de surveillance, de controle et d’intervention. 6. Comment l’agriculture peut-elle faire meilleur usage des ressources naturelles ? La presente Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles pour le developpement (IAASTD) dit : 6. Les ressources naturelles, notamment celles qui contribuent a la diversite des ressources pedologiques, hydriques, vegetales et animales, le couvert vegetal, les sources d’energie renouvelables, le climat et les services ecosystemiques, sont d’une importance fondamentale pour la structure et la fonction des systemes agricoles et pour la viabilite sociale et environnementale, car elles aident a maintenir la vie sur terre. Dans le passe, le developpement agricole mondial a ete principalement centre sur les gains de productivite au lieu d’integrer la gestion des ressources naturelles a la securite alimentaire et nutritionnelle. Il est preferable de suivre une approche holistique ou systemique, de maniere a tenir compte des difficultes associees a la complexite des systemes de production alimentaire et d’autres systemes de production dans differentes zones ecologiques, regions et cultures.

Souvent, il existe des AKST pour resoudre les problemes d’exploitation des ressources naturelles, telles que l’attenuation du probleme d’infertilite des sols par des processus naturels et des intrants synthetiques, qui sont bien comprises. Cela etant, les problemes des ressources naturelles ne pourront etre regles que si les parties prenantes ayant une formation, des competences et des priorites differentes adoptent des approches nouvelles et ingenieuses. On ne tire pas assez parti des possibilites de collaboration a differents niveaux et dans differents contextes sociaux et environnementaux. Il existe peu d’exemples d’apprentissage mutuel entre agriculteurs, et chercheurs ou decideurs. Les agriculteurs et les membres de la societe civile ont donc rarement l’occasion de participer a l’elaboration des politiques de gestion des ressources naturelles.

Les partenariats qui viennent d’etre mis en place au niveau local avec le secteur prive, representent une option prometteuse. Les mesures suivantes sont proposees comme des priorites en matiere de gestion des ressources naturelles : 6. 2 Utiliser les AKST existantes pour s’attaquer aux causes sous-jacentes de la baisse de la productivite liee a la mauvaise gestion des ressources naturelles, et creer de nouvelles AKST sur la base d’approches multidisciplinaires afin de mieux cerner la complexite de la gestion des ressources naturelles. Il faudra pour cela trouver des moyens economiques pour suivre les tendances d’utilisation des ressources naturelles. 6. Accroitre les ressources humaines pour soutenir le capital naturel en investissant davantage dans la recherche, la formation et l’education, les partenariats et la formulation de politiques, et attirer l’attention sur les couts sociaux de la degradation et la valeur des services ecosystemiques. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 6. 4 Promouvoir les centres d’excellence sur les AKST au service de la gestion des ressources naturelles pour encourager une exploitation plus rationnelle des ressources et formuler de meilleures strategies d’amelioration des capacites de regeneration, de preservation et de renouvellement des ressources dans le cadre de processus d’apprentissage mutuelle dans les domaines de la recherche-developpement, du suivi et de l’elaboration de politiques. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 6. Creer les conditions necessaires pour renforcer les capacites de gestion des ressources naturelles et permettre aux parties prenantes et a leurs organisations de mieux comprendre en quoi consiste la gestion des ressources naturelles, de facon a formuler une politique de gestion en partenariat avec les secteurs public et prive. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 6. 6 Concilier mondialisation et localisation en etablissant un lien entre les connaissances et les innovations locales en matiere de gestion des ressources naturelles et les AKST generees dans les secteurs public et prive. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 6. 7 Creer des reseaux de professionnels des AKST (organisations paysannes, ONG, gouvernements, secteur prive) pour faciliter la gestion efficace a long terme des ressources naturelles de maniere a en tirer meilleur parti pour le bien de tous. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} 6. Lorsque les AKST sont concues et utilisees de maniere creative avec la participation active de multiples intervenants a differents niveaux, il est possible de mettre fin a la surexploitation des ressources naturelles et de tirer parti des ressources hydriques et pedologiques, de la diversite biologique, des services ecosystemiques, des combustibles fossiles et de la qualite de l’air, en les preservant pour les generations futures. Note de bas de page : Les methodes traditionnelles de capture et la foresterie n’ont pas ete autant couvertes que d’autres aspects de la gestion des ressources naturelles 1. Introduction: pressions sur les ressources en eau Partout dans le monde, les ressources en eau disponibles s’amenuisent en raison des activites humaines et de facteurs naturels.

Meme si la population a pris davantage conscience au cours des dix dernieres annees de la necessite de mieux gerer et proteger l’eau, les criteres economiques et les considerations politiques ont toujours tendance a determiner la politique de l’eau a tous les niveaux. La recherche scientifique et les meilleures pratiques ne recoivent que tres rarement une attention suffisante. Les pressions qui pesent sur les ressources en eau sont de plus en plus fortes, principalement en raison des activites humaines – notamment l’urbanisation, la croissance demographique, l’augmentation du niveau de vie, la concurrence croissante pour les ressources en eau et la pollution.

De plus, le changement climatique et les variations des conditions naturelles viennent aggraver ces pressions. On peut cependant noter certains progres. En effet, de plus en plus, les autorites evaluent a la fois la quantite et la qualite de l’eau et coordonnent les efforts de gestion au-dela des frontieres. Plus en anglais… Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 2. Ou et sous quelles formes l’eau est-elle disponible sur Terre? L’eau de la planete est presente naturellement sous diverses formes dans l’atmosphere, sur et sous la surface de la Terre, et dans les oceans.

L’eau douce ne constitue que 2,5% de l’eau de la planete et se presente essentiellement sous forme gelee dans les glaciers et les calottes glaciaires. Le reste de l’eau douce est principalement stockee dans les nappes phreatiques et seule une petite partie se trouve en surface et dans l’atmosphere. {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} Examiner la facon dont l’eau voyage au cours de son cycle nous permet de mieux comprendre ses interactions avec l’environnement et de mieux evaluer la quantite disponible pour la consommation de l’homme. Plus en anglais… 2. 1 Les precipitations – pluie, neige, rosee, etc.  » jouent un role cle dans le renouvellement des ressources en eau et dans les conditions climatiques et la biodiversite locales.

En fonction des conditions locales, les precipitations peuvent alimenter les rivieres et lacs, reconstituer les nappes phreatiques ou retourner dans l’atmosphere par evaporation. Plus en anglais… Les zones humides  » notamment les marecages, tourbieres, marais et lagunes – recouvrent 6% de la surface emergee de la Terre et jouent un role cle dans les ecosystemes locaux et les ressources en eau. Beaucoup de ces zones humides ont ete detruites, mais celles qui subsistent aujourd’hui peuvent encore jouer un role important dans la prevention des inondations et le maintien du debit des rivieres. Plus en anglais… Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} *3. De quelle quantite d’eau douce differents* pays disposent-ils?

Il est possible d’evaluer la quantite d’eau douce dont un pays donne peut disposer sans depasser le rythme de renouvellement naturel en tenant compte du volume des precipitations, des flux d’eau qui entrent et sortent du pays et des ressources partagees avec d’autres pays. La quantite moyenne disponible par personne varie de moins de 50 m3 par an dans certaines regions du Moyen-Orient a plus de 100 000 m3 par an dans les zones humides et faiblement peuplees. Les Nations Unies tiennent une base de donnees reprenant ces donnees pays par pays depuis plusieurs decennies. Bien que cette base de donnees soit devenue un outil de reference generalise, elle comporte quelques inconvenients. Les chiffres n’indiquent que la quantite maximale theorique disponible pour chaque pays et pourraient donc surestimer les ressources reellement disponibles.

En outre, les moyennes nationales ou annuelles ont tendance a masquer les differences regionales et saisonnieres. Plus en anglais… Selectionner un pays pour voir la quantite d’eau disponible en 2005 : {draw:frame} ou voir le tableau complet reprenant 193 pays. Pour des donnees passees et presentes plus detaillees sur un pays en particulier, consulter la principale base de donnees sur les pays d’AQUASTAT Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 4. En quoi les activites humaines peuvent-elles nuire aux ressources en eau? La multitude de menaces importantes qui pesent sur les ressources en eau decoulent toutes principalement des activites humaines.

Ces menaces comptent notamment la pollution, le changement climatique, la croissance urbaine et les transformations du paysage telles que la deforestation. Chacune d’elles a un impact qui lui est propre, le plus souvent directement sur les ecosystemes avec des repercussions sur les ressources en eau. Plus en anglais… 4. 1 Si elles ne sont pas gerees de facon adequate, les activites comme l’agriculture, le defrichement des forets, la construction de routes et l’exploitation miniere peuvent amener un surplus de terre et de particules en suspension dans les cours d’eau. Cette sedimentation nuit aux ecosystemes aquatiques, altere la qualite de l’eau et gene la navigation interieure.

Plus en anglais… 4. 2 La pollution peut nuire aux ressources en eau et aux ecosystemes aquatiques. Les principaux polluants comprennent notamment les matieres organiques et organismes pathogenes rejetes avec les eaux usees, les engrais et pesticides provenant des terres agricoles, les pluies acides resultant de la pollution de l’air et les metaux lourds liberes par les activites minieres et industrielles. Plus en anglais… 4. 3 Les prelevements d’eau excessifs ont eu des consequences dramatiques tant pour les eaux de surface que pour les nappes phreatiques. La reduction drastique de la taille de la mer d’Aral et du lac Tchad en sont des exemples frappants.

Peu d’actions sont entreprises pour traiter les causes du probleme, notamment la pietre gestion de l’eau et la deforestation. Au cours des dernieres decennies, on a extrait bien plus d’eau de nappes souterraines qu’auparavant. Les bienfaits que l’on retire de ces extractions sont souvent de courte duree, alors que les consequences negatives  » par exemple une diminution du niveau des nappes et un epuisement des ressources – peuvent porter sur le long terme. Plus en anglais… 4. 4 Le changement climatique semble exacerber certaines des pressions existantes, notamment dans des regions qui souffrent deja de penuries d’eau. Depuis quelques annees, les glaciers terrestres et de montagne s’amenuisent plus rapidement.

Des phenomenes meteorologiques extremes decoulant du rechauffement de la planete, tels que les tempetes et les inondations, vont probablement devenir plus frequents et plus graves. Toutefois, etant donne l’etat des connaissances actuelles, les scientifiques ne peuvent fournir que des previsions d’ordre general quant a l’impact du changement climatique sur les ressources en eau. Plus en anglais… Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 5. Comment satisfaire la demande croissante en eau ? Repondre a une demande continue et sans cesse croissante en eau requiert des efforts pour pallier la variabilite naturelle et ameliorer la qualite et la quantite de l’eau disponible. Plus en anglais… 5. L’eau de pluie est recueillie depuis des milliers d’annees dans de nombreuses regions du monde. Aujourd’hui, cette technique est utilisee en Asie pour reconstituer les reserves souterraines en eau. Elle est relativement peu onereuse et permet aux communautes locales de developper et d’entretenir elles-memes les infrastructures requises. Detourner les eaux de surface pour les reinjecter sous terre peut aider a reduire les pertes dues a l’evaporation, pallier les variations de debit et ameliorer la qualite de l’eau. Le Moyen-Orient et les regions mediterraneennes mettent actuellement en pratique cette strategie. Des barrages et reservoirs sont construits afin de stocker de l’eau pour l’irrigation et la consommation.

En outre, les barrages peuvent fournir de l’electricite et aider a maitriser les inondations, mais ils peuvent aussi avoir des impacts sociaux et environnementaux indesirables. Proceder a des transferts d’eau entre differents bassins fluviaux peut egalement contribuer a attenuer les problemes de penurie. La Chine, par exemple, dispose deja de grandes connexions entre bassins et en prevoit d’autres. Les impacts de ces projets sur les populations et l’environnement doivent etre etroitement surveilles. Plus en anglais… 5. 2 Les eaux usees sont maintenant reutilisees a differentes fins dans de nombreux pays, en particulier au Moyen-Orient, et cette pratique devrait se repandre a l’avenir.

L’eau non potable est utilisee partout dans le monde pour l’irrigation et le refroidissement industriel. Les villes se tournent egalement vers la reutilisation de l’eau pour completer l’approvisionnement en eau potable, profitant des progres realises en matiere de traitement de l’eau. Plus en anglais… 5. 3 L’eau dessalee  » l’eau de mer ou toute autre eau salee transformee en eau douce  » est utilisee par les villes et par l’industrie, en particulier au Moyen-Orient. Cette technique a vu son cout baisser considerablement mais depend fortement d’energie produite a partir de combustibles fossiles. Elle souleve par consequent les problemes de la gestion des dechets et du changement climatique.

Plus en anglais… Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 6. Comment gerer les ressources en eau de maniere durable? 6. 1 L’utilisation durable des ressources en eau est un veritable defi en raison des nombreux facteurs concernes, notamment les changements climatiques, la variabilite naturelle des ressources, ainsi que les pressions exercees par les activites humaines. A l’heure actuelle, la politique de l’eau est toujours en grande partie determinee par des preoccupations politiques et economiques a court terme qui ne prennent en compte ni les avancees scientifiques ni les criteres de bonne gouvernance.

Les pays, en particulier ceux en voie de developpement, ont besoin de solutions techniques de pointe, de financements plus importants et de donnees plus completes sur les ressources en eau. Pour evaluer l’etat de nos ressources en eau, nous devons etre pleinement conscients du role joue par differentes composantes du cycle de l’eau – comme la pluie, les eaux issues de la fonte des glaciers, etc. Sans cela, il sera difficile de developper des strategies de protection et d’attenuation adequates. Une mauvaise qualite de l’eau et une exploitation non durable des ressources peuvent limiter le developpement economique d’un pays, nuire a la sante de la population et mettre a mal ses moyens de subsistance. Heureusement, on commence a adopter des pratiques plus durables. Plus en anglais… 6. La gestion des ressources en eau devrait davantage veiller a accroitre les ressources naturelles existantes et a reduire la demande et les pertes en eau. Traditionnellement, repondre a la demande croissante en eau consistait a stocker de l’eau de surface dans des reservoirs, a detourner des cours d’eau vers les regions arides et a exploiter les nappes phreatiques. A l’heure actuelle d’autres procedes viennent s’ajouter a ces methodes, comme la reutilisation de l’eau, le dessalement et la recuperation des eaux de pluie. Certaines regions vont meme jusqu’a exploiter les nappes phreatiques non-renouvelables. Certains pays ont des programmes qui visent a reduire la demande en eau et les pertes dans les systemes de istribution des zones urbaines, mais davantage d’efforts sont requis. Cela impliquera des changements de comportements necessitant une meilleure information du public et un engagement politique. Ces efforts pour conserver l’eau et reduire la demande ne sont pas seulement pertinents dans les regions ou l’on manque d’eau, ils peuvent egalement apporter des bienfaits economiques dans des regions plus humides. On aborde de plus en plus la gestion des ressources en eau de facon decentralisee, en se concentrant sur les bassins fluviaux, et ce meme a l’echelle internationale. L’echange d’informations entre pays qui partagent des bassins fluviaux sera source de bienfaits tant economiques qu’environnementaux.

Plus en anglais… Plus dans les details [en]–> Questions du Niveau 1 Haut Liens 7. Conclusions sur les ressources en eau Nos ressources en eau subissent de nombreuses pressions. Il nous faut encore acquerir davantage d’informations fiables sur la qualite et la quantite d’eau disponible ainsi que sur la maniere dont cette disponibilite varie dans le temps et d’un endroit a l’autre. Les activites humaines influent de bien des facons sur le cycle de l’eau, et leur impact doit etre compris et quantifie afin de gerer les ressources en eau de maniere responsable et durable. Il est devenu evident que : les changements climatiques ont une incidence sur la disponibilite en eau. a pollution, les deviations de cours d’eau et les incertitudes quant a la quantite d’eau disponible menacent la croissance economique, l’environnement et la sante. les nappes phreatiques sont souvent surexploitees et polluees. des technologies plus recentes, telles que le dessalement et la reutilisation de l’eau, viennent aujourd’hui s’ajouter aux techniques traditionnelles – comme la collecte des eaux de pluie  » pour augmenter l’approvisionnement en eau. un soutien politique est necessaire afin d’ameliorer la collecte d’information qui, a son tour, pourra favoriser de meilleures decisions quant a la gestion et a l’utilisation de l’eau. 1.

Que sont les biotechnologies agricoles ? 1. 1 La biotechnologie designe toute technique utilisant des organismes vivants, ou des parties de ces organismes. Ces techniques sont utilisees afin de creer ou modifier des produits dans un but pratique. La medecine moderne, l’agriculture et l’industrie ont recours a la biotechnologie a une grande echelle. Plus… 1. 2 Les biotechnologies traditionnelles, telles que l’utilisation de levures pour faire du pain ou du vin, sont pratiquees depuis des milliers d’annees. Des la fin du XIXe siecle, la connaissance des lois de l’heredite a muni les fermiers de nouveaux outils d’amelioration des cultures et des animaux.

Ceux-ci ont selectionne des organismes individuels presentant des caracteristiques avantageuses et ont developpe des cultures hybrides. De nouvelles methodes ont ete mises au point depuis la decouverte de la structure de l’ADN en 1954. On peut par exemple produire des antibiotiques avec des micro-organismes et modifier le materiel hereditaire des plantes afin de les rendre plus resistantes aux organismes nuisibles ou aux maladies. Plus… Plus dans les details –> Questions du Niveau 1 Haut Liens Question Suivante {draw:a} {draw:a} 2. Comment les biotechnologies peuvent-elles