Rene laloux

Rene laloux

Rene Laloux, l’orpheline de Perdide Rene Laloux est un artiste francais connu parfois comme realisateur de plusieurs films d’animation francais, parfois comme un peintre qui faisait du cinema, parfois comme un mec qui faisait de l’art avec des malades mentales et parfois, le plus souvent, il n’est pas connu du tout. Car dans son berceau, Laloux avais trouve beaucoup de fees, mais pas celle-la de la celebrite. Il aimait raconter que a sa naissance, chaque homme trouve autour de son berceau des fees.

Quelqu’un peut-etre, y trouvera des sourcieres, mais quand meme, ce sont elles qui determinent le destin des hommes. Et c’est Laloux lui-meme, a reconnaitre les trois grandes fees de sa vie. Ne a Paris le 13 juillets du 1929, l’an du crash de la bourse americaine et de la depression economique occidentale, il est encore tres jeune quand il decouvre le deux passion de sa vie (si l’on excepte le tabac) : le dessin et le cinema.

C’est pour lui le cadeau special de sa premiere fee. Donc il quitte l’ecole a treize ans pour apprendre le metier de sculpteur sur bois, chez un oncle qui faisait des reproductions de Christs et de Vierges gothique, et pour suivre des cours

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de dessin dans une ecole publique a Place des Vosges ou il pourra etudier l’antique, les Grecs, Michel-Ange et le nu. Il raconte a Gilles Ciment dans un entretien du 1994 : Je lisais beaucoup, frequentais les cine-clubs, la Cinematheque.

J’allais voir les nouveaux spectacles au theatre, les exposition, le Louvre… et je travaillais. Bref, j’etais un adolescent tres actif… mais comment savoir ce qui a ete determinant dans toute cette agitation ? Il y avais une deuxieme fee. Une fee deguisee d’une amie, qui lui trouve un stage chez la clinique de Cour Cheverny ou on avait besoin d’un moniteur pour s’occuper d’activites artistiques avec les malades, pour deux mois.

Depuis les bons debuts, Laloux verra se prolonger de quatre ans son stage, a la suite de la quelle il aurait rencontre Roland Topor, troisieme grande chance da sa vie. Il a 27 sept ans quand il dirige son atelier de peinture dans une serre du jardin de la clinique La Borde, une clinique qui a fait l’histoire de la nouvelle psychiatrie francaise et europeenne, et qui a permis au jeune Laloux de preciser mieux sa personnalite et son talent.

Il este inculte, tres jeune, et il se trouve tout un coup catapulte dans un milieu tres responsable et tres delicat. Mais avec l’aide de Felix Guattari, qui suivait (entre autres) le systeme ergotherapique et les relations entre le personnel soignant et les malades, et de sa passion artistique, il trouve la maniere de transformer ces quatre ans dans la formation humanistique qui lui manquait. C’est a La Borde, apres tout, qu’il commence a se realiser comme metteur en scene.

Il profite d’aborde de la presence de Yves Joly, un renomme marionnettiste, pour commencer a travailler avec les malades de son atelier de peintre, a des spectacles de marionnettes. Ensuite, avec l’arrive a la clinique du musicien Jacques Besse, qui etais la-bas pour se faire soigner, on commence a monter des petites opera dont Besse ecrivait la musique et les malades la chantaient. Mais la vraie passion de Laloux c’etaient les spectacles des ombres chinoises, qu’il considere la forme plus belle du cinema et que le malades montre d’apprecier particulierement.

Il y a donc une sort de vie artistique dans la clinique, qui peut-etre soit pas utile du point de vue de la medicine, mais qui a une grande vigueur par rapport a la maladie, et qui les aide dans leurs relations avec les autres malades, les aide a se laisser soigner, et a sortir de leur alienation juste pour une partie de la journee. Laloux montre de croire dans le future de la nouvelle psychiatrie francaise, surement plus que dans son future de realisateur. Mais un jour un ami vende a Frederic Rossif pour son emission sur le cinema, un petit film realise par les malades de la Clinique de La Borde, avec le titre de Tic-tac.

Metteur en scene : Rene Laloux. Il s’agite en effet d’un spectacle d’hombres chinoises, ecrit et manipule  » en direct  » par les malades, qui raconte l’histoire des aucuns objets qui s’evade d’une boutique d’antiquites pour voir le monde poursuivis par le marchande qui veut recuperer ses biens. Pour Laloux, qui decide de le filmer en 16mm noire et blanc, avec l’aide de l’ami cineaste Jacques Brissot, c’est seulement une essaie. D’ailleurs, il n’est encore qu’un autodidacte a son premier rapport avec l’appareil cinematographique.

Mais voila que le petit essaie passe sur la ORTF, a vingt heures trente, « entre un Fernandel et un Christian Jacques » dirait-Laloux . Mais plus que sa place a la tele, Laloux il gagne de cette experience son amitie avec Rossif, qui lui aidera a monter un autre film, un « vrai » film, en animation, 35 mm et couleurs. Il lui organise des rendez-vous avec tous ses amis producteurs, mais quand meme ca sera pas facile pour Laloux de trouver quelqu’un disponible a financier une troupe de malades mentaux.

Enfin c’est Halfon qui accepte. Il profite du fait qu’il y a des autres producteurs en debet avec lui et il leur oblige a financier le film pour lui payer, en esperant d’en gagner quelque chose avec le prix de qualite. Ainsi, avec Felix Guattari et un groupe d’une quinzaine de malades, ils commencent a travailler au sujet en suivant une methode inspiree par un test de Jung. On reunisse plusieurs personnes et on leur demande de dire un mot qui est note avec les autres mots obtenus et ealises, dans l’ordre, pour tout le monde. Ensuite on fait un second tour en demandant cette fois-ci a chacun, non pas un mot, mais une phrase, et on tourne autant de fois qu’il est necessaire pour avancer dans l’elaboration d’une histoire interessante. …nous avons eu de la chance, car des le second tour (la phrase), un  » joueur  » nous a livre le resume du film :  » C’est l’histoire d’un pauvre qui a mal aux dents et va chez le dentiste, mais il ignore que celui-ci vole les dents des pauvres pour les vendre aux riches. J’aime beaucoup ce film avec sa narration fantasmatique et surrealisante, son cote  » cadavre exquis « . C’est d’ailleurs avec ce travail que j’ai seduit Topor. Les dents du singe se revele donc un bon placement : d’abord pour Halfon, parce que le film gagne le prix Emile Cohl et un prix pour la musique a Prague ; pour les malades, qui voient reconnu leur travaille dans la societe ; et pour Laloux, qui voit reconnue sa passion artistique et qui gagne une autre amitie, plus important, peut etre la plus important, qui signe le debut de dix ans de collaborations.

D’ailleurs il n’y a pas de quoi s’etonner si une personnalite excentrique comme Roland Topor est attire par le travaille de Laloux . On peut dire qui les deux hommes sont au meme temps tres pareils et tres complementaire. Ils aiment l’art, le dessin en particulier, ils sont des revolutionnaires, ils aiment la vie, mais surtout, ils croient dans le surrealisme. Ou, pour mieux dire, ils ont une vision de la realite surrealiste, que ca veut pas dire qui soit different de la realite, mais qui va au fond de la realite.

Mais au meme temps, si Laloux est la patience, Topor est l’hysterie, si Laloux est la raison, Topor est l’instinct… en bref : si Laloux est l’animation, Topor est le graphisme. Il faut d’abord preciser qui Topor ne travaille pas a Les dents du singe. Laloux decide qui soient les malades eux-memes a donner leur graphisme, et meme s’il n’est pas trop defini, pas trop veritable, il est decide de le respecter et de se limiter juste a l’animation des personnages.

C’est une methode de travaille que deviendra une formule dans ses ouvre, dont le resultat sera la collaboration avec les dessiners les plus renommes et un travaille tres eclectique qui cherchera de respecter leurs graphisme sans jamais oublier son role primaire de directeur. Mais il est vrai aussi que dans son rapport avec Topor, ca sera pas facile de soutenir le role du metteur en scene dictateur qu’il aime s’attribuer, d’abord, pour l’impossibilite d’apprivoiser un homme comme celui-la, mais surtout pour une sort d’admiration profond qui Laloux prouve pour le dessiner.

Topor il etais plus jeunes et deja plus celebre que lui, il etais capable de produire des idees avec une vitesse incroyable, il lui montre qu’est que c’est l’idee, l’imagination et c’est pour ca que leur collaboration se situe en grande partie au niveau de la conception. Ainsi, apres un petit essai, Les Temps morts, film peu anime avec un texte de Jacques Sternberg et des dessines sur les violence de la guerre de Topor que Laloux se limite a explorer avec la camera, ils decident de realiser, sans argent et sans une production, Les Escargots.

Car Laloux plus que pour ses films, peut-etre il soit mieux connu pour avoir ete injustement boude par les producteurs en son temps. Mais quand il parle de son activite, il fait toujours de la pauvrete un point de force de son travaille. La pauvrete, dit-il, bien sur qu’elle n’aide pas a faire mieux, mais elle enseigne a suggerer plutot que montrer et elle aide a donner plus d’importance aux idees plutot qu’a la forme. Le luxe des idees c’est le seul luxe que Laloux decide d’accorder a ses ouvres. Et il fait bien s’il est vraie que Les Escargots a fait le tour du monde et il a gagne des prix jusqu’au Japon.

Il s’agite de l’histoire d’un jardinier qui fait pousser ses salades en les arrosant des larmes, mais quand elles deviennent enormes, des escargots les devorent, en devenant, a son temps, geantes. Les animations sont realisees en papier decoupe articule : on dessine les personnages sur du papier, on les decoupe a chaque articulation (cou, taille, genoux, epaule, coude) et on les relies par un point de laiton et du ruban adhesif ; ainsi on manipule 24 fois les personnages pour obtenir le mouvement desire et realiser une seconde de film. La raison de cette choix c’est tres simple.

Au dela de l’economicite des moyens employe, le papier decoupe permettait a Topor de dessiner lui-meme tous les plans du film et a Laloux de respecter la beaute de son graphisme, meme si ce n’etait pas sans probleme pour le mouvement (comment par exemple montrer la mollesse du corps des gasteropodes avec des papiers decoupes dont la raideur est evidente ? ). D’ailleurs Laloux n’a jamais aime le travail sur celluloid : il trouve que la couleur, avec la gouache, y est terne et plate. Il est lie a ses aquarelles et ses encres, et il sente le besoin de conserver la lumiere du papier qu’il trouve tres plaisant.

Et puis il y a encore dans Laloux une sort de respect pour le papier decoupe qui a favorise, meme dans une Europe sortie pauvre de la guerre, le renouveau des ecoles d’animation dans tous les pays : il a permis de faire des films avec peu d’argent, mais en travaillant sur des graphismes interessants. Ce que l’on perdait en richesse de mouvement, on le recuperait en originalite du graphisme et en audace du scenario, sans peur de se rapporter au travaille tres realistes des americaines, dont Laloux reconnait la reussite, mais aussi la pauvrete d’originalite.

Ainsi, quand on lui propose de faire un long metrage avec Topor, puis que Les Escargots avait fait son tour du monde, il decide encore une fois de s’agiter du papier decoupe. La choix du sujet est tres souffrit. C ‘etait deja longtemps que les deux dessiner avaient pris le vice de frequenter le Cafe de Flore, un petit cafe de Saint-Germain-des-Pres ou des autres artistes comme Klein Gerard, Laffont, et beaucoup d’autres, se retrouvaient pour parler de science-fiction et surtout du travaille de leur ecrivain prefere, Stefan Wul.

C’est pour ca que, abandonne l’idee de s’agiter d’un sujet de Rabelais, ils decident de mettre en scene le roman Oms en serie. Le film est une coproduction franco-tcheque, ou pour mieux preciser, produit avec de l’argent francais dans des studios tcheques. Laloux n’acceptera jamais avec plaisir cette mentalite de la production cinematographique de profiter, comment l’appelle-t-il, de l’ « esclave communiste ». Mais il rappelle avec plaisir ses collaborateurs tcheques, il aime la methode et la passion de leur travaille, et il se retrouve d’accord avec leurs idees artistiques et politiques.

C’est pas difficile d’imaginer que Laloux soit pour le communisme, mais il crois a la necessite du communisme comme contrepouvoir. Il est convaincu que pour chaque pouvoir il faut avoir un contrepouvoir, et que la dictature communiste aussi a eu son contrepouvoir  dans l’idee d’un monde meilleur, «une idee  tres naif, mais tres suivi ». Par contre, pendant les travailles pour ce qui sera La Planete Sauvage, Laloux ne se trouve autant d’accord avec son copain Topor.

Ce derniere, il avait travaille beaucoup a l’elaboration, il avais fait deja beaucoup des dessines, mais il veut pas se bouger de Paris, il deteste voyager et il peut pas soutenir le rythme tres long de cette production-ci. Pour ca il decide de se retirer. Pour Rene c’est un coup tres fort, surtout si on pense que Topor justifie sa decision en disant qu’il pouvais pas travailler a ce projet la parce que sa mere lui avais dit que c’etais pas un bonne idee. Mais a la fin, il decide de s’agiter de la technique du papier decoupe en phases : les personnages et les decors sont dessines sur papier et puis filmes chacun deux fois.

Il faut donc utiliser douze dessin pour realiser une seconde de film. Cette technique ameliore le rendu des traits et des couleurs et a permis de garder les qualites graphiques des dessins de Topor que pouvais travailler a Paris, et que Laloux peut utiliser avec l’aide d’un relais graphique tcheque, Josef Kabrt. Depuis 1073 plans, quatre ans de travaille, et mille mesaventures, le film est presente au festival de Cannes en 1973 et il gagne le Prix Special du Jury.

C’est la premiere fois qu’un film d’animation recoit un tel prix dans un festival, c’est la premiere fois qu’un film est en concurrence avec de film de realite, (surtout si parmi les autres cineastes il y a Truffaut, Jodorowsky, Ferreri, Bergman) et c’est la premiere fois que un film francais melange animation et science-fiction. La planete en question c’est la Planete des Draags, un peuple de geants qui vive de connaissance et meditations, ou ils habitent aussi les Oms, des hommes qui vivent comme des sauvages et qui sont traites par contre comme des animaux.

Le film suive l’histoire de Ter, un petit bebe d’homme, de la mort de sa mere, a son adoption par une jeune Draag et sa vie en tant qu’animal de compagnie, jusqu’a son evasion et son tentative de racheter la liberte des Oms. Meme si encore une fois Laloux n’a manque son coup, c’est encore difficile pour lui de trouver de l’argent suffisant pour son prochaine travaille. En plus, il a perdu la collaboration de Topor, qui representait un soutien pour lui et aussi une garantie avec les producteurs.

Mais il avait aime beaucoup le travaille de l’illustrateur Caza et a la suite de La Planete, il lui ecrit pour lui dire qu’il desirait faire un film avec sa collaboration. Ils montent les projet de Gandahar, sur un autre roman de science-fiction, Les Hommes Machines contre Gandahar de Jean-Pierre Andrevon. Mais il faut attendre beaucoup parce que la production soit organise, cette fois-ci, dans des studios de la Coree. En attendant, Laloux en profite pour realiser son vieux canevas base sur une autre histoire de Wul : L’orpheline de Perdide.

Il trouve un producteur (Jacques Dercourt), un dialoguiste (l’auteur de polars Jean-Patrick Manchette), un studio en Hongrie, et surtout se recentre sur un seul graphiste schizophrene, Jean Giraud alias Moebius. C’est le debut de Les maitres du temps. Gandahar et Les maitres du temps sont les deux dernieres grandes ? uvres de Laloux avant de sa retire du cinema. Deux long metrages, deux science-fiction, deux succes, deux grands dessiner, deux studios a l’etranger, et pourtant deux ? vres totalement different. Il faut d’abord dire que pour ces deux projets Laloux s’est converti a la peinture sur celluloid et qui malgre ses preoccupations, il est reussi de rendre aux dessins leurs lumieres et leurs couleurs. Mais si le graphisme de Caza il rappelle un peut la stylisation des formes de Topor, le graphisme de Moebius, avec sa precision et se detaille, il est tres different par rapport aux precedent travailles de Laloux qui aura des evidentes problemes dans l’animations.

Par rapport a la perfection de la forme de Gandhar, la realisation de Le maitres souffre d’evidents manques de continuite plastique et parfois meme narrative, ou certaines scenes etant demeurees a l’etat d’ebauches par manque de temps. Encore une fois, le probleme de Laloux c’est a la production. Ne disposant pas du luxe de laisser sur la table de montage certaines sequences franchement moyennes (animation a la ramasse, traits grossiers, cadrages sans ame), il se voit oblige de tout laisser passer, comptant sur l’indeniable force graphique de plusieurs autres passages aujourd’hui mythiques.

Mais les Maitres du Temps a quelque chose d’encore plus fort de son graphisme, et c’est son histoire, son scenario, qui lui rende une etape unique dans tous la production de Rene Laloux. On peut marquer comme ici il s’approche aux productions disneyennes qu’il avait si beaucoup critiques. On a des dialogues tres developpes, des personnages comiques (les petits gnome) qui neutralise la tension de l’histoire, et on a des personnages qui chantes des chansons.

En plus, si Gandahar est encore une fois une histoire politique, sociale, qui traite de thematiques tres important comme le nationalisme, le future de la societe de la science, l’emargination des «deformes », les Maitres du Temps est juste l’histoire d’un enfant, Piel, un orpheline tres bon qui attende d’etre sauve dans un planete inconnu, pleine des merveilles et des dangers, et qui a comme son seul ami un micro, Mike, qu’il croit capable de lui ecouter et de lui parler.

Il est vrai qu’il raconte ensuite des mesaventures que le capitaine Jaffar et son equipage doivent passer pour arriver a sauver l’enfant, mais ce sont eux, Piel et son micro, les vrais protagonistes. Et a la fin, quand Jaffar&Co ils ont en train d’arriver a Perdide, on decouvre que l’enfant a ete deja sauve, il avais ete tout le temps a cote d’eux, deja vieux, un vieillard qui aimait raconter des histoire et chanter des chansons des gazleurs, et qui maintenant est en train de mourir pour avoir cherche de sauver soi meme.

Paradoxe temporel. Sur les temps de l’histoire et sur les temps de la vie. Car si on peut voir sans pas trop d’imagination un reflexe de Laloux dans le bon vieux Piel avec la barbe blanche, son tabac, ses manieres de gazleur, et sa simplicite de vision et de langage, c’est vraiment bizarre qu’il s’est manifeste dans le personnages d’un film realises de la maniere la plus loin qui lui represente. Mais par contre on pourrait dire que c’est juste parce qu’il croit dans ce la force de ce sujet, qu’il ne donne pas trop d’importance a la forme.

Ainsi c’est impossible de n’entendre dans les scenes ou le vieux Piel explique au petit Piel le merveilles de Perdide, sa planet, une planet connu seulement par lui, la voix de Laloux que nous explique son monde comme a des enfants. D’ailleurs, il est vrai que quand Laloux commence son activite, il se prononce contre Disney et il decide de s’adresser avec son travaille aux adultes, aux intellectuels, aux riches ; mais en travaillant, il commence a s’apercevoir qui les seuls qui avaient compris sont travaille etaient juste les enfant de 4-6 ans, et que par contre les adultes n’avait rien compris.

C’est la simplicite le grand secret de Laloux : la simplicite de voire les fees de sa vie et de le reconnaitre; la simplicite d’ecouter des histoire des malades mentaux ; la simplicite de montrer par des mondes tres bizarre les bizarreries de notre monde ; la simplicite de mourir un 14 mars du 2004 dans sa meme ville, dans le silence, sans deranger personne ; la simplicite de croire dans le pouvoir de l’imagination superieur a tous les autres pouvoirs, soit la maladie, soit la pauvrete, soit la meme production qui la controle ; la simplicite de voir dans des dessins qui bougent, comme les appellera-lui, le cinema de demain, omme instrument poetique et comme cinema intelligent. Avec l’animation tout est possible. Ne serait-ce que de construire des decors gigantesques autant que l’on peut en desirer et exactement conformes a l’intention…[i] Et quand il parle de future, bien sur il faut lui croire… ———————– [i] Toutes les citations “Ne un 13 juillet – Entretien avec Rene Laloux “, Gilles Ciment, Positif n° 412, juin 1995