Religion et pouvoir en france de 1559 a 1610

Religion et pouvoir en france de 1559 a 1610

Dargaud Marie le 10 novembre 2008 K1 Plan detaille d’histoire moderne Sujet : Le pouvoir de Francois 1er. «  Le roi Tres-Chretien n’aime pas les affaires ni le soucis de l’Etat, mais plutot la chasse et les plaisirs », c’est ce qui ressort du temoignage des ambassadeurs venitiens au contact de Francois 1er en 1537.

Il est vrai que le premier des Valois d’Angouleme, avec sa carrure haute et vigoureuse est prompte a chasser, il est vrai aussi que son gout pour les arts et le luxe le retient a des occupations auliques aux allures festives, mais ces cliches ont une signification bien plus complexe. Francois 1er n’est pas un roi qui regne sans gouverner, bien au contraire, roi instruit et intelligent, il va faire participer activement a l’evolution vers un pouvoir fort, d’un genre nouveau, mais qui connait ses limites. Comment le regne de Francois 1er va-t-il evoluer en ce sens au cours du premier XVIeme siecle ?

C’est ce que nous chercherons a comprendre ici en examinant tout d’abord l’envergure nouvelle que prend l’image du roi, celle du « prince de la Renaissance », puis l’elaboration d’un nouveau style monarchique autoritaire, moderne et centralisateur, pour enfin nous pencher sur les elements institutionnelles et conjecturelles qui

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font entrave au pouvoir du roi. I. La figure du roi prend une nouvelle envergure, celle du « beau prince de la Renaissance »… 1. D’un roi a la legitimite divine traditionnelle… Francois 1er est avant tout, comme ses predecesseurs, un roi « Tres Chretien », il tire sa legitimite de Dieu. Cela est notamment illustre par le role, toujours majeur au XVIeme siecle, du sacre. La ceremonie, codifiee depuis les XIIIeme et XIVeme siecles, represente une continuite dans l’exercice monarchique, par ses symboles : serments, onctions, vetements, rappel du pouvoir thaumaturge du roi… • Mais cette legitimite meme evolue avec l’essor de la notion « Rex imago dei », le monarque auparavant surtout evoque comme elu de Dieu, est en effet de plus en plus souvent presente comme image de Dieu. Le roi exalte par Dieu comme en temoignent ses pouvoirs thaumaturgiques, acteur cle du salut, apparait de plus en plus omnipotent. La legitimite divine du roi est egalement theorisee par ses contemporains, ils s’accordent sur la source de cette legitimite deja ancienne mais le fait que des plusieurs juristes se penchent sur cette legitimite est preuve d’une affirmation plus accentuee du pouvoir. Ainsi Claude de Seyssel ecrit en 1519 La grand Monarchie de France dans lequel il pose le pouvoir royal comme absolu si freines par des « retenails », d’autres comme Jean Ferrault ou Guillaume Bude sont moins nuances dans leur propos et considerent la legitimite divine comme octroyant au roi des droit absolus.

Seul Machiavel ne s’appuie pas sur la chretiente pour justifier la « raison d’Etat », mais cette pensee peut-etre trop moderne est irrecevable pour l’occident chretien. Il est incontestable que le premier des Valois d’Angouleme va avant tout s’appuyer sur cette legitimite divine herite des traditions medievales mais il l’utilisera de facon plus personnelle que ses predecesseurs.

Ainsi si en 1509, a Milan, Louis XII refuse encore de s’asseoir sur un trone place sur un char dore portant la Victoire, la Gloire et la Felicite car il juge que c’est a Dieu seul de rendre grace de sa victoire sur les venitiens, Francois 1er en revanche, accepte en 1517, l’hommage d’une gigantesque statue equestre a son effigie, premier exemple de ce type dans le royaume. Cette legitimite accordee entre autres par les theoriciens offre malgre tout plus de nuances (voir « retenails ») que le pouvoir des images et des symboles… 2. … a un personnage heroise…

Image du roi evolue donc en ce sens, il y a un deplacement d’une certaine exaltation monarchique deja bien avancee a la fin du Moyen-age, vers la personne meme du souverain. • La victoire de Marignan en 1515 a l’avenement du « beau prince » illustre l’idee du roi heros, et ce d’autant plus que les chantres de la cour vont se preter a cette heroisation. • Il y a en fait une relation etroite entre l’image du roi et la mentalite humaniste de l’epoque, celle-ci colporte un imaginaire nouveau de retour aux textes classiques chretiens mais aussi a ceux de l’antiquite paienne.

Il existe une ambivalence mythologique et chretienne qui fera comparer Francois 1er a Hercule, Cesar, Auguste, Mercure, Apollon ou Constantin. • Liee a cet esprit humaniste, la glorification du roi est plus individuelle, car les humanistes placent l’homme au centre de leurs preoccupations. Francois 1er est porteur d’une image nouvelle, marquee par sa glorification individuelle, nouvel Hercule qui apporte a son peuple la veritable culture et qui favorise aussi bien les arts les plus divers que les « bonnes lettres »… 3. … ancre dans son epoque…

Regne de 1515 a 1547, premier XVIeme siecle est aussi le temps de la Renaissance et Francois 1er non seulement et un roi de son temps mais participe pleinement a ce temps. • Le roi mecene : un gout prononce pour l’art, inspire d’Italie, il accueille a la cour de nombreux artistes, peintres, sculpteurs, architectes et auteurs (des italiens : Le Rosso, Le Primatice, Leonard de Vinci, mais aussi hollandais dont Jean Clouet peintre officiel de la cour, ou des francais comme Philibert de l’Orme. ) Va aussi suivre une politique de mecenat a l’interieur du royaume ( creation en 1530 du « College des Lecteurs royaux » dirige par Guillaume Bude) • Ces artistes, en amenageant les lieux auliques et par la, en leur conferant un faste admire par toute l’Europe, par leur presence a la cour aussi, vont influencer l’entourage du roi, ainsi le regne de Francois 1er voit grace a sa cour la propagation de l’art de la Renaissance. ( ( Fontainebleau, chateaux de la Loire…) • Figure phare de son temps, la s’ ur du roi Marguerite de Navarre joue aussi un role dans l’ouverture d’esprit et la politique de mecenat de son frere, auteur de l’ Heptameron ou du Miroir de l’ame pecheresse.

Illustre aussi la montee du role des femmes a la cour. Elle protege Clement Marot et le groupe de Meaux (s’interesse au probleme religieux). L’entourage du roi de facon generale et finement cultive. Cette figure du roi « pere et restaurateur des arts et des lettres » n’a jamais ete aussi prononcee, et surtout jamais aussi employee par un monarque pour affirmer son pouvoir. Ici c’est ce qui fera l’une des forces de Francois 1er. En definitive l’affirmation la plus franche, la plus brutale, du roi et de son pouvoir se trouve dans les images et dans les symboles.

II. … precurseur d’un nouveau style monarchique : autoritaire, moderne et centralisateur … Avec l’avenement du premier des Valois d’Angouleme, le royaume voit aussi l’avenement d’un nouveau style monarchique, celui d’un roi jeune, ambitieux et dynamique qui, a partir de son retour de captivite va comprendre que, si a Pavie « tout [fut] perdu fors l’honneur », au moins cet honneur doit-il etre affirme et entretenu, qu’il faut faire progresser l’appareil d’Etat et affirmer une autorite royale absolue. 1.

Progression des institutions. • un gouvernement central plus individuel et plus complexe. (S’il existait deja des parlements et chambres des comptes ceux-ci s’affirment sous le regne de Francois 1er (A la cour, le nombre des grands officiers croit, entraine par la conjoncture de guerre (il faut assurer les hautes fonctions en l’absence du roi). (Conseil du roi se specialise : – gd conseil / conseil des finances / conseil des affaires = complexification des institutions pour un Etat plus moderne qui progresse. Les ordonnances et les edits vont dans le sens de l’affirmation du pouvoir royal notamment l’ordonnance de Villers-Cotterets en 1539 (generalise le francais dans les textes officiels = langue du roi devient celle de tous, une facon d’imposer son pouvoir, reglemente tenue des registres pour les naissances et les deces = encadrement de la population. ) • Developpement des institutions provinciales= ameliore l’appareil d’Etat, le territoire s’unifie. Il n’y a plus de grandes principautes capables de rivaliser avec le pouvoir du roi (rattachement de la Bretagne en 1532, de la Bourgogne depuis 1477 et du territoire de Bourbon depuis la trahison du Connetable) ( Le roi nomme des gouverneurs de province (officiers aux services du roi dans juridiction des provinces) ( Les baillis et senechaux, preexistants, sont multiplies. (Les parlements de provinces jouent un role de plus en plus important. Des commissaires (reminiscence des Missi Dominici de Charlemagne) sont envoyes en province investis d’une mission du roi. ( D’une maniere generale le nombre d’officiers augmente. 2. L’exemple de la reforme des finances comme un effort centralisateur et autoritaire a la fois. La guerre, le luxe de la cour, la politique de mecenat du roi, nuisent considerablement aux finances de l’Etat. • Francois 1er va deroger a la tradition pour combler ses depenses, il tend vers un style nouveau… la venalite des offices se generalise et leur nombre se multiplie (entrainant une baisse de valeur) (Le roi emprunte et ne rembourse pas toujours ( il invente, en 1522, des « rentes de l’Hotel de Ville » ( cree le Tresor de l’epargne en 1523 : caisse centrale de la royaute engrange toutes les recettes ordinaires et extraordinaires. ( en Province existent des circonscriptions administratives : les « generalites » (16 en 1542) pour gerer les finances. Cette administration financiere repensee de bas en haut possede certes une perspective centralisatrice mais egalement moderne dans le sens ou le roi s’affranchi des anciennes finances, quitte a ne pas etre apprecie de ses sujets (augmentation des impots), il montre egalement un caractere autoritaire dans ce domaine avec l’Affaire Semblancay, general des finances disgracie en 1524, accuse de malversation et peculat, pendu pour l’exemple, l’Affaire montre bien la force du pouvoir royal jusque dans le domaine financier, mais le roi entend bien se faire respecter de tous… 3.

Abouti a une fonction royale reaffirmee sur les autres ordres. Embryon d’absolutisme ? • Francois 1er obtient une emprise presque totale sur le clerge. (Avant cela une volonte ancienne des rois de France d’avoir main mise sur le pouvoir spirituel en France = pragmatique sanction de bourges en 1438 (Concordat de Bologne 1516 emprise sur le clerge car le roi nomme lui-meme les representants du clerge, le pape Leon X qui a signe le concordat, n’a plus qu’a donner l’investiture spirituelle. (1543 un edit qui donne un droit de regard au roi sur les comptes et l’organisation des etablissements hospitaliers et caritatifs. Le concordat de Bologne, texte majeur dans l’histoire des liens entre l’Eglise et l’Etat represente certes une prise sur le clerge mais aussi sur l’aristocratie ambitieuse qui s’appuyait jusque la sur le pape pour contourner le roi… • Influence de la noblesse diminue. ( Les guerres d’Italie on fait diminuer leur importance sur le champ de bataille avec une nouvelle forme de guerre notamment avec l’utilisation des mercenaires, le roi fait moins appel a sa noblesse dont la cavalerie lourde est d’ailleurs moins adaptee aux nouvelles techniques. De plus les relations feodales se dissipent petit a petit, la relation synallagmatique qui unissait tacitement monarque et grands seigneurs a moins de raison d’etre face a l’augmentation du nombre d’officiers. ( Les seigneurs sont non seulement affaiblis naturellement mais le roi n’entend pas leur laisser l’occasion de prendre de l’importance, la trahison punie du connetable de Bourbon en 1523 que Francois 1er avait tenu a l’ecart a cause de sa trop grande puissance en est la preuve. III. … qui se plie a des limites institutionnelles et conjoncturelles. . Les limites institutionnelles et coutumieres directement appliquees au pouvoir royal. Malgre les libertes que se donne Francois 1er, malgre ce nouveau style plus individuel et plus autoritaire, le roi n’est ni un tyran, ni un despote, il se plie aux coutumes et traditions du regime, ses pouvoirs sont donc limites mais ses limites sont acceptees par le roi. • D’abord par les lois fondamentales coutumieres du royaume (lois de succession (primogeniture masculine en lien avec la Loi Salique. indivisibilite du royaume = impossibilite pour le roi de vendre ou marchander les apanages et devoir de les proteger ( mais l’abandon du Roussillon a Ferdinand d’Aragon par Charles VIII lors du traite de Barcelone en 1493 ne va-t-il pas contre ce principe ? ) Ensuite par une obligation de respecter la hierarchie des privileges = ceux des ordres, des provinces, des villes, des parlements. (meme s’il y a des entorses, en ce sens legaliser la venalite des offices peut etre percu comme une atteinte aux privileges nobiliaires)

Enfin par les obligations du « tres chretien », une fois de plus on peut nuancer se propos car Francois 1er s’accorde avec les turcs pour des questions economiques (exemple des « Capitulations » en 1536) mais aussi strategiques (contre Charles Quint). En somme les limites au pouvoirs des monarques meme si elles sont generalement respectee car suscitant des protestations, peuvent etre contournees dans les faits par les monarques. • Les veritables limites du premier absolutisme resident en fait dans les obstacles auxquels l’appareil d’Etat, en voix de construction, etait sans cesse confronte, c’est le poids des contingences. poids de l’Etat malgre tout tres faible dans le royaume. L’equipe de clercs, copistes et secretaires d’Etat ne depassait pas la trentaine de personnes. ( Pierre Chaunu evoque une « technostructure administrative vraisemblable de 7000 a 8000 personnes = 1 officier pour 115km?. Car le territoire est immense, inerties imposees par l’espace-temps (transmission, application, controle des ordres du roi). ( Les difficultes financieres d’un Etat dont les depenses sont toujours superieures aux revenus comme nous l’avons deja vu. De plus, le seigneur qui detient un pouvoir de justice, en contact quotidien avec ses vassaux, reste le maitre reel et naturel du lieu. La repetition par exemple, a quelques annees de distance, des memes edits, demontre les resistances auxquelles se heurtait leur application. Les parlements resistent au roi (pour imposer sa volonte celui-ci reuni des Lits de Justice, il puni les grands Seigneurs aux volontes d’independance trop forte, ou a la puissance dangereuse ( exemple du Connetable de Bourbon. ) 2. La politique exterieure de Francois 1er.

Les annees de guerres qui font la trame de ce premier XVIeme siecle, sont complexes en ce qui concerne leur impact sur le pouvoir du monarque. • Elles ont des consequences favorables sur l’affirmation de la France comme une nation puissante en Europe, sont un point essentiel de la propagation culturelle de la Renaissance, obligent le roi a cadrer son royaume administrativement et ont egalement un impact sur l’affaiblissement du statut des nobles. • Cependant la politique de guerre reste sur certains points, une limite au pouvoir du roi. Francois 1er fut longtemps blame pour sa politique exterieure vue comme un entetement inutile dans la guerre, sans victoire territoriale et surtout deplacant les conflits sur le territoire francais. (De plus cette politique est couteuse et mene a une certaine ruine economique, en 1559 a la fin des guerres contre les Habsbourgs c’est la banqueroute et c’est aussi pour cela que cesse les guerres. (La maxime populaire veut que le roi de France soit « Empereur en son royaume », mais il ne l’etait pas ailleurs, il echoua en 1519, face a Charles Quint dans sa tentative d’election a l’Empire. Les campagnes militaires occupent le roi qui n’etant pas a la cour, ne peut regler les affaires d’Etats. La defaite de Pavie qui entraina sa captivite discredita profondement le roi, son pouvoir s’inflechit sous la regence de Louise de Savoie, les Parlements profitent de son absence et l’accord qui le fit liberer en 1526 est catastrophique, comportant en particulier la cession de la Bourgogne. Mais des troubles interieurs vinrent egalement troubler l’autorite de premier des Angouleme. 3. Le probleme de la Reforme. A lire Luther et Calvin, leur demarche reformatrice ne devrait pas entrainer de risques politiques : tous deux pronent l’obeissance aux autorites laiques et au pouvoir etabli. • Pour autant les « Reformes » ne peuvent constituer un corps supplementaire dans le royaume, meme sans tenir compte de leur proselytisme, cela s’oppose a l’ideal d’un occident acquis a une seule et meme foi. L’existence des « Protestants » est percue comme contraire au serment du sacre car la monarchie, comme on l’a vu, tire sa legitimite de la chretiente. En effet le jour de son sacre, le roi prononce un serment qui promet de chasser les heretiques.

De plus l’appuie sur la conscience personnelle (qui decouple pourtant de l’humanisme) ouvre la voie a l’insoumission, y compris dans le domaine politique. • Cependant Francois 1er, roi humaniste et influence par sa s’ ur Marguerite de Navarre qui soutient le groupe Evangelique de Meaux, est tout d’abord assez ouvert aux idees d’une relecture des textes, d’une amelioration des predications. Il est du moins curieux de l’experimentation du groupe de Meaux et protege ses membres. Cependant la pression publique, les devoirs du « Tres Chretien » et la provocation que represente l’Affaire des Placards, vont l’obliger a faire un choix. La Sorbonne faisant l’amalgame entre Lutheranisme et Evangelisme condamna le groupe de Meaux et bientot tous les erudits qui s’interessent a ce sujet. Apres la degradation en 1528 d’une statue de la Vierge a Paris, le crime de religion fut rapidement considere comme un crime d’Etat. Et apres l’Affaire des Placards de la nuit d’Octobre 1534, le roi prit parti contre les « Reformes ». Toujours dans un esprit d’affirmation de son pouvoir, Francois 1er ne veut pas laisser s’etendre une revolte interieure, il prend parti et laisse la Sorbonne exercer la repression pensant ainsi endiguer le mouvement.

Cependant cela ne sera pas le cas, les idees se propagent et Henri II heritera d’un probleme religieux en plein essor qui conduira bientot a une veritable guerre civile, celle du « siecle de fer ». « Ce gros garcon gastera tout » aurait dit Louis XII au sujet de son successeur potentiel, Francois d’Angouleme, s’il est vrai que celui-ci s’ecarta quelque peu du mode de gouvernement de la tradition valoise et anterieure, le « gros garcon » imposa neanmoins un regne qui n’a rien d’anodin.

Il illustra le premier XVIeme siecle par un pouvoir qu’on a coutume d’appeler « premier absolutisme » et ce, grace a une image nouvelle du roi, grace a une affirmation d’un pouvoir royal autoritaire, moderne et centralisateur. Malgre des freins conjoncturels et coutumiers, ce regne laisse la trace de son ampleur culturelle et pose les bases du pouvoir fort qui trouvera son apogee avec Louis XIV.