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Prax? ologie et ? conom? trie : une critique de l’? conomie positive New Directions in Austrian Economics, ?dit? par Louis M. Spadaro (Kansas City: Sheed Andrews and McMeel, Inc. , 1976) repris dans Austrian Economics: A Reader, ? dit? par Richard M. Ebeling (The Ludwig von Mises Lectures Series, volume 18, Hillsdale College Press) par Mario J. Rizzo traduit par Herv? de Quengo La finalit? d’une science positive est la constitution d’une « th? orie » ou d’une « hypoth? se » qui permette des pr? dictions valides et signifiantes (c’est-? -dire qui ne soient pas de l’ordre du truisme) concernant des ph? nom? nes non encore observ? . [1] Bien qu’? crit il y a un quart de si? cle, « La m? thodologie de l’? conomie positive, » de Milton Friedman, reste la justification philosophique d’une bonne partie de l’approche contemporaine en recherche ? conomique. N? anmoins, les points g? n? raux soulev? s par cet essai n’? taient d? j? pas nouveau ? l’? poque. Ils repr? sentaient une adaptation ing? nieuse de certains arguments positivistes des ann? es 1930 et du travail quelque peu r? visionniste de Sir Karl Popper [2]. De nos jours, le v? ritable positivisme bat nettement en retraite,

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s’il n’est pas d? j? vaincu, dans les cercles philosophiques.

Mais une de ses variantes demeure assez vivace dans de nombreuses sciences sociales, particuli? rement en ? conomie. Le but de cet essai est d’offrir une critique de « l’? conomie positive » et, enfin, de pr? senter quelques indications pour une alternative viable. I. Les pr? dictions en tant que but Du point de vue de l’? pist? mologie positiviste, la citation de Friedman doit-elle ? tre consid? r? e comme un ? nonc? a priori ou empirique ? Si c’est un ? nonc? a priori, alors il concerne la fa? on dont nous devons utiliser le terme de « science positive » et ne repr? sente qu’une simple stipulation linguistique. Vu comme ? , on aurait tout aussi bien pu lui associer une autre signification. S’il s’agit d’un ? nonc? empirique (c’est-? -dire un ? nonc? sur ce que les gens ont, de fait, consid? r? ?tre la science positive), alors, bien s? r, il n’exprime pas une v? rit? n? cessaire et il pourrait en ? tre autrement. Toutefois, pendant longtemps, la th? orie darwinienne de l’? volution n’a pas fourni de pr? dictions et fut pourtant consid? r? e comme scientifiquement acceptable. [3] De plus, Friedman n’essaie pas du tout d’? tudier ce qui a ? t? consid? r? comme la science ? conomique pour trouver si la « pr? diction » a v? ritablement repr? sent? a caract? ristique d? finissant cette activit?. En fait, il existe de nombreux cadres th? oriques qui ne g? n? rent aucune pr? diction testable mais qui sont n? anmoins consid? r? s comme faisant partie de l’? conomie. Par exemple, le degr? de pertinence de discussions (fournissant des pr? dictions) sur l’existence et la stabilit? d’un ? quilibre sous de nombreuses hypoth? ses particuli? res (dont la pertinence empirique est inconnue) lorsqu’on les applique ? un monde qui n’est jamais v? ritablement en ? quilibre, est rarement clair. Bien entendu, on pourrait affirmer qu’il s’agit de mauvaise ? conomie et que la ligne de d? arcation se situe entre la « bonne » et la « mauvaise » science. Il ne s’agit cependant pas ici d’une ? chappatoire, car on reste avec une question non r? solue : pourquoi l’? conomie non pr? dictive est-elle de la mauvaise science ? Une autre porte de sortie possible serait d’affirmer que, si les th? ories non pr? dictives pourraient ? tre scientifiques, elles ne font pas partie de la science positive. Nous pouvons alors a bon droit r? pliquer : « Et alors ?  » A quel avantage la science positive peut-elle donc pr? tendre, hormis le fait que sa finalit? soit la pr? diction ? Dans ce cas, nous sommes revenus au point de d? part : pourquoi pr? ire doit-il ? tre notre but ? Avoir la pr? diction pour but pourrait bien cacher ce qui a en fait ? t? consid? r? comme un but valable de la science : expliquer et comprendre les liens n? cessaires. Une « th? orie » donnant des pr? dictions est ? peine plus qu’un moyen mn? motechnique destin? ? relier x ? y. Mais la nature de cette relation pourrait ? tre inconnu. Les pr? dictions astronomiques des Babyloniens sont un exemple de « bo? te noire » de ce type. [4] Le principe d’explication demeure inconnu au sens o? le lien entre les conditions initiales et marginales (x1, x2, x, etc. ) et la cons? quence (y) n’est pas con? comme ? tant n? cessaire. La relation est caract? ris? e par une d? termination arbitraire. Mais s’il peut ? tre vrai qu’une pr? diction ne peut pas ? tre consid? r? e comme un attribut suffisant pour d? signer une th? orie comme scientifique, ce pourrait ? tre tout de m? me une condition n? cessaire. Toutefois, nous avons d? j? implicitement r? fut? cette affirmation en montrant que, au sein d’un cadre ? pist? mologique positiviste, une telle n? cessit? ne peut d? couler que d’une stipulation pr? alable essentiellement arbitraire. II. La possibilit? de falsifier comme crit? re de signification L’accent mis sur la pr? iction comme but de la science prend ses racines dans un crit? re positiviste portant sur la signification d’un ? nonc?. Pour avoir un sens, dit-on, un ? nonc? doit ? tre mis sous une forme permettant en principe ? tout observateur de le falsifier. [5] Prenons, par exemple, « l’hypoth? se selon laquelle un accroissement substantiel de la quantit? de monnaie sur une relativement courte p? riode va de pair avec une hausse substantielle des prix.  » [6] Hormis les probl? mes concernant la disponibilit? des donn? es et les talents de l’investigateur particulier, cette hypoth? se est-elle falsifiable ? Pour l’instant, disons qu’elle l’est.

Ainsi, le positiviste affirmerait qu’il s’agit d’un ? nonc? authentiquement scientifique. En fait, la signification d’une hypoth? se est identifi? e avec le test pertinent de sa v? racit?. Comme Moritz Schlick nous le dit, « la signification d’un ? nonc? ne peut ? tre donn? e qu’en indiquant la fa? on selon laquelle la v? racit? d’un ? nonc? doit ? tre test? e.  » [7] Bien s? r, ceci ne peut pas ? tre vrai au sens litt? ral. Si la signification est identifi? e avec le test, alors que teste-t-on ? Cependant, s’il existe une signification ind? pendante du test, alors le crit? re positiviste s’effondre de lui-m? me et des ? nonc? infalsifiables peuvent avoir un sens. Si nous ne donnons pas un sens litt? ral ? l’? nonc? de Schlick, alors il semble difficile de lui trouver une quelconque interpr? tation coh? rente. Mais, bien entendu, le concept m? me d’un crit? re unitaire de la signification est assez ? trange quand on le consid? re dans un cadre positiviste. Posons ? nouveau la question : la proposition est-elle a priori ou empirique ? Une d? finition de la « signification » stipul? e de telle sorte qu’elle inclut le caract? re falsifiable n’est pas en elle-m? me impressionnante : on aurait pu stipuler diff? remment. Vu de mani? re empirique, le crit? e est imm? diatement r? fut? par deux mille ans de philosophie occidentale, qui affirme que la m? taphysique et l’ontologie sont des qu? tes ayant un sens. En dehors de ces questions, le crit? re de falsifiabilit? perd beaucoup de sa plausibilit? initiale quand on ? tudie le contraire d’un ? nonc? falsifiable. [8] Si nous admettons comme falsifiable le fait que toutes les inflations sont caus? es par une augmentation de la quantit? de monnaie, alors le contraire, [9] qui veut que certaines inflations ne sont pas caus? es par une augmentation de la quantit? de monnaie, n’est pas falsifiable. Si le second ? nonc? st cens? s’appliquer au futur comme au pass? , on pourrait toujours affirmer que l’inflation non caus? e par une augmentation de la quantit? mon? taire appara? tra si l’on attend assez longtemps. Aucun exemple d’inflation cons? cutif ? une augmentation de la quantit? mon? taire ne r? fute la proposition et avec un horizon temporel futur, ainsi que pass? , on dispose d’un ensemble infini d’inflations parmi lesquelles il convient de chercher l’absence totale d’inflations non mon? taires. Par cons? quent, le crit? re de falsifiabilit? comprend une transformation majeure de notre syst? me de logique : bien qu’un ? nonc? uisse avoir une signification (ou ? tre scientifique), la n? gation de cet ? nonc? n’en a pas (ou est non scientifique). [10] Il peut sembler que l’on puisse ? chapper ? cet argument en affirmant que si, ? proprement parler, l’? nonc? selon lequel certaines inflations ne sont pas la cons? quence d’une augmentation de la quantit? mon? taire n’est pas falsifiable, on pourrait accumuler des preuves qui le prendrait plus ou moins « probable.  » La v? racit? ou la fausset? d’un argument n’est pas une variable al? atoire que l’on pourrait comparer ? un jeu de pile ou face et une interpr? tation fr? quentielle du concept de « probabilit? n’est donc pas possible ici. Ainsi, la signification du terme « probable » ne peut impliquer qu’un degr? subjectif de croyance. Ceci se r? duit ? une transformation radicale de tout le cadre positiviste. Le crit? re devient d? s lors : tout ? nonc? qui pourrait ? tre rendu plus ou moins « probable » par comparaison avec une preuve empirique poss? de une signification. Pire encore, quels sont les types d’? nonc? que ce crit? re ? limine ? Probablement aucun. Il semblerait que les ? tres humains n’ont pas assez d’imagination pour concevoir des propositions qui n’ont aucune relation du tout avec le monde. Ainsi, pour tout ? onc? non tautologique (au sens le plus ? troit), il est possible de trouver une « preuve » empirique qui ait un certain rapport avec sa v? racit? ou sa fausset?. Par cons? quent, tous les ? nonc? s ont une signification. S’il en est ainsi, le projet originel du crit? re positiviste s’effondre. Tout ? nonc? poss? dant une probabilit? (associ? e ? un degr? de croyance) ne rentre pas facilement dans le cadre positiviste. Des ? nonc? s tels que « il est ‘probable’ que certaines inflations ne sont pas mon? taires » ne sont, bien entendu, par principe ni v? rifiables ni falsifiables. Plus grave encore, ils ne poss? ent aucun ? l? ment de testabilit? intersubjective (ce qui ? tait un but tellement important). Stipuler que certains types de preuves seront interpr? t? s comme rendant un ? nonc? « probable » n’est pas une v? ritable solution. Ceci revient ? rendre le crit? re de signification (ou la d? marcation entre science et non science) purement conventionnel. III. Une critique de l’? conom? trie [11] Une pr? diction ceteris paribus [toutes choses ? gales par ailleurs] est une pr? diction de « faits stylis? s » : x implique y si les autres facteurs restent constants. Mais comme, en g? n? ral, les facteurs varient, nous ne pr? isons pas un ? v? nement du « monde r? el.  » Nous pr? disons plut? t une cons? quence hypoth? tique. Pour soumettre l’hypoth? se ? une falsification potentielle, nous devons contr? ler les autres variables pertinentes. Supposons que nous essayons de le faire en utilisant une analyse de r? gression multiple. Alors : 1. Comment savoir si nous avons convenablement contr? l? les facteurs non ? conomiques ? (Il n’y a pas de garantie a priori qui assure que seuls les facteurs ? conomiques importent dans une situation donn? e. ) Ceci r? clamerait une th? orie de l’interaction entre variables ? conomiques et non ? conomiques.

Comment faisons-nous pour soumettre ceci ? des tests de falsification ? 2. Comment tester la th? orie qui nous permet de d? terminer la liste des autres facteurs ? conomiques devant rester constant afin d’isoler l’effet de x ? Le probl? me est crucial pour le cadre positiviste. Comment pourrions nous jamais savoir que l’hypoth? se (auxiliaire), c’est-? -dire le fait que tous les autres facteurs pertinents ont ? t? gard? s constants, a ? t? falsifi? e ? Nous ne pouvons ? videmment pas affirmer qu’elle a ? t? r? fut? e si x ne conduit pas ? y puisque c’est pr? cis? ment cette relation que nous sommes en train de soumettre au test.

Il est clair qu’? moins de faire des hypoth? ses additionnelles sur les effets de chaque variable gard? e constante sur y, nous ne serons pas capables de soumettre ? r? futation la clause cruciale ceteris paribus. De plus, ces hypoth? ses auxiliaires (ou une seule hypoth? se car c’est leur effet total qui nous importe) doivent ? tre ind? pendantes de l’hypoth? se centrale, au sens o? la falsification des premi? res doit ? tre ind? pendante de la falsification de la derni? re. Maintenant, si nous affirmons que nous nous moquons vraiment de savoir si la clause ceteris paribus est « vraie » parce que tout ce qui compte r? ide dans le caract? re pr? dictif de l’hypoth? se centrale, alors nous nous retrouvons dans une nouvelle impasse. Tout d’abord, pourquoi donc avoir une clause ceteris paribus ? Ensuite, que falsifions-nous si, de fait, x n’entra? ne pas y ? Certainement pas l’hypoth? se telle qu’? nonc? e. Supposons que les « preuves » n’arrivent pas ? r? futer nos hypoth? ses : qu’avons-nous alors confirm? ? A nouveau, pas l’hypoth? se d’origine parce que la coh? rence apparente entre les donn? es et le cadre d’? tude peut ? tre illusoire, ? tant enti? rement due ? une variation « ad? quate » des facteurs que nous supposions rester constants.

Enfin, le point de vue global r? tablit l’approche « bo? te noire » envers la science et vicie ainsi l’objectif d’explication rationnelle. Il est certes possible d’affirmer que, bien que l’hypoth? se centrale doive ? tre falsifi? e afin d’avoir une signification ou afin d’? tre scientifique, la clause ceteris paribus n’a pas besoin de l’? tre. Tout ce qui est demand? pour cette derni? re – pourrait-on dire – est une forme de verstehen [compr? hension] ou de jugement distingu?. Quoique ceci puisse ? tre admissible dans d’autres cadres ? pist? mologiques, ce ne peut l’? tre pour soutenir les pr? tentions du positivisme.

Si nous pouvons dire que « tous les autres facteurs pertinents sont rest? s constants » sans falsification, pourquoi ne pourrions-nous pas en faire de m? me avec le cas « x entra? ne y, » l’hypoth? se centrale ? Si nous pouvons le faire (ce qui semble probable ? tant donn? e la concession initiale), alors le crit? re de la science positive s’? croule encore une fois. IV. La maximisation Sous l’influence de la « r? volution marginaliste, » l’? conomie est devenue une discipline dont la plus grande part est consacr? e ? trouver des maxima et des minima fonctionnels. Le consommateur ou le producteur individuel est suppos? aximiser ou minimiser quelque chose et, ? partir de ce postulat de comportement, on tire des conclusions testables. Il est important de garder ? l’esprit que le comportement de maximisation n’est pas lui-m? me soumis ? la falsification parce qu’il ne se pr? sente pas comme une hypoth? se mais comme une superstructure donnant une coh? rence rationnelle aux conclusions falsifiables. Tout exemple particulier de comportement concret peut ? tre « expliqu?  » ou rationalis? en termes de maximisation (ou de minimisation) d’une certaine quantit? appropri? e (par exemple l’utilit? , la richesse, etc. ).

Comme la maximisation est fondamentalement une caract? ristique de l’intention (les positivistes n’admettront pas ce point), tout comportement concret peut ? tre consid? r? comme s’il s’agissait de maximiser quelque chose. Ceci a de s? rieuses cons? quences. Supposons que nous voulions tester non la possibilit? d’appliquer une hypoth? se ? conomique sp? cifique ? un domaine donn? du comportement humain (disons le mariage), mais, plut? t, la validit? du fait de consid? rer ce genre de comportement comme un exemple d’activit? ?conomique ou maximisatrice en soi. En d’autres termes, nous ne nous int? ressons pas ? savoir si un mod? e maximisateur particulier est appropri? mais nous nous demandons s’il s’agit bel et bien d’un exemple de comportement maximisateur. On pourrait affirmer que cette formulation du probl? me n’a pas de sens. Apr? s tout, nous ne testons jamais l’? conomie ou le comportement maximisateur en tant que tel, mais uniquement des hypoth? ses sp? cifiques. Ceci, bien s? r, manque le point crucial qui est le besoin de d? cider d’un cadre de recherche avant d’? tudier des cas particuliers. L’? nonc? « ceci est un exemple de comportement maximisateur » a-t-il une signification ou est-il scientifique ? La r? ponse est clairement non.

Comme l’ensemble des falsifications possibles est vide, tout comportement peut ? tre « expliqu?  » en termes de maximisation de quelque chose. [12] Mais l’hypoth? se « ceci est un exemple de maximisation des ventes » peut ? tre r? fut? par un comportement appropri? et poss? de donc une signification. Voil? un curieux paradoxe : l’? nonc? sur la maximisation le plus g? n? ral n’a pas de signification (ou est non scientifique), mais sa version particularis? e constitue une hypoth? se scientifique positive. Certains auteurs ont essay? d’? chapper ? ce probl? me en affirmant que le cadre (maximisateur) peut ? tre r? fut? n le comparant ? un cadre alternatif empiriquement plus riche et plus g? n? ral. De fait, Lakatos est all? jusqu’? dire qu' »il n’y a aucune falsification avant l’? mergence d’une meilleure th? orie.  » [13] Ceci veut dire, en somme, que si deux hypoth? ses – l’une maximisatrice et l’autre non maximisatrice – « expliquent » toutes deux aussi bien un cas particulier de comportement ? conomique, alors il faut pr? f? rer celle qui fait partie d’une approche plus g? n? rale, dont les applications sp? cifiques ont ? t? v? rifi? es dans d’autres cas. Cependant, ceci introduit une modification subtile et importante du crit? e de falsification. Un ? nonc? n’a plus de signification ou n’est plus scientifique en vertu de son contenu empirique mais plut? t en raison du contenu empirique global des autres ? nonc? s auquel il est associ? en un certain sens. Il s’agit plus d’un crit? re esth? tique qu’? pist? mologique. [14] N? anmoins, en raison d’un raisonnement inexplicable, un ? nonc? se met ? poss? der une signification ? cause de son lien avec d’autres ? nonc? s similaires qui, ayant ? t? corrobor? s, poss? dent eux-m? mes une signification en vertu de leur relation avec, par exemple, la premi? re hypoth? se. Il y a apparemment une certaine forme d’argumentaire de « d? termination simultan? e du sens » derri? re tout ceci. ) ?tudions ce probl? me d’une mani? re l? g? rement diff? rente. Le cadre maximisateur « prouve » sa valeur, pourrions nous dire, en pr? disant tout ce qu’un cadre alternatif peut faire, ainsi qu’un petit peu plus. [15] Par cons? quent, il permet d’une certaine fa? on la falsification d’une perspective alternative. Cette formulation ne semble pas tr? s convaincante. Il serait surprenant qu’en ? conomie, au moins, le cadre maximisateur puisse pr? dire tous les faits pr? dits par les autres cadres.

Normalement, je pense, le « meilleur » cadre devrait pr? dire certains de ce faits, plus d’autres. De plus, des cadres concurrents ne se posent g? n? ralement m? me pas ce genre de questions. Pourquoi, d? s lors, devraient-ils ? tre jug? s sur le fait qu’ils fournissent les m? mes r? ponses (avec un petit plus) ? Tout ceci mis de c? t? , il est difficile de voir pourquoi, du point de vue d’une perspective ? pist? mologique purement positiviste, des consid? rations sur le succ? s du cadre d’? tude dans d’autres situations devrait affecter la signification d’une hypoth? se dans un cas particulier donn?. V. Les preuves Jusqu’? aintenant, nous avons implicitement consid? r? comme allant de soi la r? ponse ? la question : « Qu’est ce qui devrait ? tre accept? comme preuve pour ou contre une hypoth? se ?  » Comment reconna? tre un r? sultat falsifiant ou corroborant ? La r? ponse est loin d’? tre ? vidente. En fait, cette question pose quelques probl? mes cruciaux ? l’approche positiviste. Et nous pr? tendons que cette derni? re est incapable de les traiter. Une hypoth? se relie une variable x ? une variable y, ceteris paribus. Supposons que la clause ceteris paribus ait ? t? corrobor? e de mani? re ad? quate. A quoi revient la falsification de ‘hypoth? ses ? Pour parler plus pr? cis? ment, faisons l’hypoth? se « qu’un accroissement substantiel de la quantit? de monnaie [… ] aille de pair avec une hausse substantielle des prix.  » [16] Afin de tester cet ? nonc? , nous devons avoir un crit? re qui nous permet d’associer les termes th? oriques de « monnaie » et de « prix » ? des contreparties empiriques. Ceci est le n? ud du probl? me. [17] Quelque chose doit autoriser le passage de la th? orie vers les « faits » pertinents. Nous avons besoin de ce qu’il faut appeler « des ? nonc? s de r? f? rence.  » Dans notre cas, des exemples de tels ? nonc? s de r? f? ence pourraient ? tre : « La contrepartie empirique du terme th? orique de « monnaie est M1 .  » ; ou : « par ‘prix’, il faut comprendre l’indice des prix ? la consommation.  » Le besoin d’? nonc? s de r? f? rence en ? conomie appliqu? e n’est pas restreint ? la variante positiviste de la science. Ce qui est particulier ? l’? conomie positiviste, toutefois, est le probl? me survenant du statut ? pist? mologique de tels ? nonc? s. S’ils sont consid? r? s a priori, alors (du point de vue positiviste) nous parlons tout simplement de l’utilisation des mots, et nous n’avons ? tabli aucun lien entre des constructions th? riques et la « r? alit? empirique.  » Il faut alors l’? tablir par des hypoth? ses falsifiables. C’est cependant impossible. (Des ? nonc? s de r? f? rence ne font aucune pr? diction : ils ne disent pas, par exemple, qu’une augmentation de x conduit ? une augmentation de y. Par cons? quent, aucune pr? diction ne peut ? tre falsifi? e. ) Il est alors possible de reformuler les ? nonc? s de r? f? rence d’une fa? on qui les rende r? futables : « Si les crit? res d’application de la construction th? orique de ‘monnaie’ sont, de fait, appliqu? s, alors M1 se r? v? lera ? tre la contrepartie empirique appropri? e.  » Il est clair que ? ne marche pas parce que cela demanderait de conna? tre les crit? res avant la proc? dure de test qui est cens? e les ? tablir (ou au moins les corroborer). Tester les ? nonc? s de r? f? rence est impossible ? moins de conna? tre les crit? res d’application des termes th? oriques. Si nous les connaissons d? j? (d’une mani? re ayant une signification quelconque), alors le test est superflu. Mais, dans une perspective positiviste, il est clairement impossible de poss? der une connaissance quelconque, donn? e a priori et ayant une signification concernant le monde r? el. On pourrait essayer d’? liminer ces difficult? en choisissant des variables empiriques pour pr? senter l’hypoth? se particuli? re sous son meilleur jour. (Choisir une d? finition de la quantit? de monnaie de telle sorte qu’elle pr? dise au mieux le PNB est un exemple de ce genre. ) A moins que l’on essaie d’? liminer la r? futation d’une hypoth? se, il ne semble y avoir aucune raison de proc? der ainsi. Si les variables empiriques ? taient choisies pour pr? senter l’hypoth? se sous son plus mauvais jour, et qu’elle restait non r? fut? e, ne l’aurait-on pas encore mieux corrobor? e ? En tout ? tat de cause, le r? sultat d’un test potentiel ne devrait pas ? re le facteur d? terminant pour le mener. VI. La caract? ristique logique de la prax? ologie Le statut ? pist? mologique de la prax? ologie (qui est identique ? l’? conomie con? ue dans un sens tr? s large) est l’objet d’une grande confusion et de nombreuses erreurs de compr? hension. Au sein d’un cadre positiviste, les affirmations de la prax? ologie n’ont aucun sens. La connaissance est soit a priori et certaine mais n’a aucun rapport avec la « r? alit? , » ou est empirique et incertaine mais fait clairement partie du monde « r? el.  » Un examen de la caract? ristique logique de la prax? ologie r? v? e que ces cat? gories ne sont pas du tout appropri? es. La prax? ologie affirme offrir une connaissance qui est ? la fois absolument certaine et empirique. C’est le paradoxe que nous devons expliquer. Les th? or? mes ou d? ductions prax? ologiques sont fond? s sur l’axiome fondamental ? vident qui est que l’homme agit ou, ce qui revient au m? me, qu’il a un comportement ayant un but. La question est alors : dans quel sens pr? cis cet axiome est-il « ? vident » et que dit-il ? propos du monde ? L’axiome de l’action est empirique au sens qu’il d? coule de l’exp? rience int? rieure ou de l’introspection directe.

Il est scientifiquement empirique parce qu’il passe le test de l’intersubjectivit? : l’exp? rience est universelle et donc, par principe, peut ? tre accept? e de la m? me fa? on par les observateurs et les observ? s. Par cons? quent, le fait que l’axiome soit bas? sur l’introspection ne permet pas d’accuser la prax? ologie du fait que ses d? ductions soient purement personnelles et de caract? re non scientifique. Nous disposons ici d’une « exp? rience int? rieure universelle.  » [18] Une tentative de nier l’axiome d’action implique une auto-contradiction flagrante. La n? gation consiste ? utiliser des moyens (des arguments) pour aboutir ? es fins (une conclusion) et donc ? avoir un comportement ayant un but. De plus, la supposition selon laquelle les hommes agissent est un pr? alable n? cessaire ? l’existence d’une communaut? scientifique. Les arguments, les tentatives faites pour convaincre les autres chercheurs ayant un autre point de vue, etc. , sont tous fondamentalement bas? s sur une conception des scientifiques eux-m? mes comme s’engageant dans un processus ayant un but. Mettre ? part les scientifiques, et dire qu’alors que les observateurs agissent, les observ? s n’agissent pas, semblerait ? tre artificiel et aucun soutien ne peut ? tre apport? cette attitude. Bien que l’axiome d’action soit empirique et allant de soi, il est en un certain sens ? galement a priori. [19] Le fait que l’homme agisse est un pr? alable logique ? toute manifestation concr? te de l’action. En fait, on doit avoir un concept de l’action avant m? me de reconna? tre une action dans le monde appel? r? el. L’axiome d’action d? coule de l’exp? rience int? rieure absolument certaine mais est a priori pour les ph? nom? nes historiques. L’Histoire, comme ensemble de comportements humains, s’analyse et s’interpr? te gr? ce aux th? or? mes prax? ologiques qui, ? leur tour, d? coulent de l’exp? ience relativement simple. La prax? ologie concerne la forme de l’action en tant qu’action. Le fait qu’elle ne s’int? resse pas ? une action particuli? re ou ? une autre, ne signifie pas qu’elle ne s’occupe que de mots. La cat? gorie de l’action concerne toute action qui a eu ou va avoir lieu, sans faire r? f? rence ? son contenu sp? cifique. En tant que telle, elle ne se consacre pas moins ? la « r? alit?  » que tout ? nonc? empirique g? n? ralement reconnu. Tous les ? nonc? s sur le monde comportent un certain degr? d’abstraction et ce n’est donc pas l’abstraction des d? ductions prax? ologiques qui est en cause.

Ce qui peut avoir un rapport est le fait qu’elle soit incapable d’? tre falsifi? e. Par principe, l’? nonc? « l’homme agit » ne peut pas ? tre falsifi? car il est impossible de concevoir le contraire. Ce n’est pas parce que nous traitons simplement d’une d? finition arbitraire de « l’homme » comme ? tre agissant. C’est plut? t parce que notre connaissance de l’homme empirique en tant qu’? tre agissant est ? la fois si intime et si n? cessaire qu’un ? tre purement r? actif ne serait pas humain dans le seul sens que nous pouvons concevoir. Les concepts d’homme et de comportement tourn? vers un but sont aussi fortement li? non en raison d’une d? finition arbitraire mais parce qu’ils sont n? cessairement li? s dans la r? alit? empirique. Notre langage refl? te quelque chose de r? el et n? cessaire. La prax? ologie appliqu? e ? l’Histoire (consid? r? e au sens large pour inclure l’Histoire actuelle) ne d? pend pas seulement des d? ductions faites ? partie de l’axiome d’action. Elle r? clame des hypoth? ses subsidiaires d? duites empiriquement afin de r? duire le domaine d’? tude du syst? me prax? ologique. [20] Par exemple, nous ne voulons pas d? velopper de th? orie mon? taire dans un monde sans monnaie. Les hypoth? ses empiriques suppl? entaires ne sont pas ? videntes ou n? cessairement vraies comme l’est l’axiome d’action. On pourrait en concevoir d’autres, bien qu’elles puissent ? tre virtuellement certaines (par exemple, l’existence de l’? change indirect). Comme elles ne sont pas certaines, il en est de m? me de l’application des ? nonc? s prax? ologiques qui en d? coulent. Pour accro? tre le caract? re quantitatif des relations de la prax? ologie appliqu? e (l’histoire ? conomique), nous avons besoin d’hypoth? ses suppl? mentaires de plus en plus sp? cifiques : ces hypoth? ses doivent devenir ? la fois plus nombreuses et plus pr? ises. Bien entendu, ceci conduit ? des conclusions qui ne sont plus apodictiquement certaines. Dans notre terminologie, nous nous r? f? rons ? la prax? ologie appliqu? e comme ? des hypoth? ses (pour indiquer leur nature h? sitante). Ainsi, alors que la th? orie ? conomique est immuable et n? cessaire, les hypoth? ses ? conomiques peuvent changer et pourraient ? tre diff? rentes. La vision de la th? orie ? conomique comme ensemble d’? nonc? s hypoth? tiques sur le monde (qui pourraient ? tre r? fut? s) est implicitement la position selon laquelle la connaissance de la r? alit? sociale se r? duit uniquement ? a connaissance historique. VII. Le r? le de l’? conom? trie Bien qu’il puisse sembler que l’? conom? trie n’ait aucun r? le dans le progr? s de la th? orie ? conomique (d? finie comme d? ductions tir? es de l’axiome d’action), ceci n’est pas tout ? fait exact (bien qu’il puisse s’agir d’une approximation de la v? rit? valable au premier ordre). Des r? gularit? s statistiques peuvent ? tre le point de d? part de recherches purement th? oriques, pour autant qu’elles soul? vent des questions qui concernent le prax? ologue lui-m? me. Mais le lien est ici plus suggestif que logique. Le r? le central de l’? conom? rie se trouve dans l’application de la th? orie ? conomique aux ph? nom? nes complexes de l’Histoire (actuelle ou pass? e). Il y a deux questions auxquelles l’? conom? trie peut apporter un ?clairage : 1. Jusqu’? quel point peut-on expliquer un exemple donn? (historique) du comportement humain en fonction d’une activit? ayant un but, c’est-? -dire combien de choses l’hypoth? se prax? ologique peut-elle expliquer ? 2. Quelle est l’amplitude de l’effet de x sur le ph? nom? ne complexe dans son ensemble, y, ? un moment donn? ? En ce qui concerne la premi? re question, il est important de comprendre que si l’homme agit n? essairement, il ne s’ensuit pas qu’il agit toujours, c’est-? -dire qu’il n’est jamais capable de r? ponse automatique ? un stimulus ou de tout autre comportement sans but. Jusqu’? quel point un ph? nom? ne historique donn? est-il le r? sultat d’une ? motion aveugle sans aucun but ? La r? ponse ne peut pas ? tre donn? e a priori. [21] En ce qui concerne la seconde question, il est important de garder ? l’esprit le fait que le raisonnement prax? ologique ne peut pas donner par lui-m? me de relations quantitatives (ni m? me de relations qualitatives si des forces antagonistes sont en pr? sence) en histoire ? onomique. Pour ce faire, les recherches statistiques sont notre seul recours. Cependant, il est important de ne pas interpr? ter les relations ? conom? triques comme de grandes constantes universelles, valables pour toutes les situations et ? toutes les ? poques. Ces relations ne sont pas th? oriques mais simplement historiques. Extrapoler ces derni? res aux premi? res r? clame un saut inductif auquel nous ne sommes pr? par? s. En r? pondant ? ces questions, les preuves ? conom? triques ne peuvent pas, bien s? r, nous donner la m? me certitude que le raisonnement prax? ologique. Les r? ponses de l’histoire ? onomiques seront toujours incertaines. N? anmoins, il ne s’agit pas de l’incertitude de la th? orie ? conomique : il s’agit plut? t d’une incertitude inh? rente ? l’application d’une structure (incluant la forme de l’action) ? des actions historico-temporelles poss? dant un contenu particulier. L’application de la th? orie ? l’Histoire n’est pas un exercice de d? duction : elle n? cessite l’usage du jugement ou de la compr? hension (verstehen) pour d? finir les variables pertinentes et les moyens appropri? s de les mesurer. Un avertissement est cependant n? cessaire. L’? conom? trie devrait uniquement ? tre un outil pour appr? ender les ph? nom? nes historiques. Il est clair que les questions int? ressantes ne sont pas toutes quantifiables. Si nous essayons d’expliquer des ph? nom? nes complexes avec pour seule r? f? rence les variables quantifiables, alors nous ? liminons probablement certaines informations que nous poss? dons. Un autre danger est de commencer ? identifier la r? alit? avec les donn? es statistiques alors qu’en fait il ne s’agit que d’un aspect de la r? alit? , d’une transformation particuli? re d’une exp? rience plus ? l? mentaire. Il n’y a pas de raison pour laquelle une fa? on de concevoir l’Histoire devrait ? tre identifi? avec l’Histoire elle-m? me ou, ce qui est encore pire, avec toute la r? alit? sociale. VIII. Conclusions et questions non r? solues Le but de cet article est tout d’abord de pr? senter une analyse critique de « l’? conomie positive » et ensuite d’? tudier l’alternative prax? ologique. C’est dans ce dernier domaine qu’une grande somme de travail convient d’? tre faite. A ce stade un certains nombre de conclusions peuvent n? anmoins ? tre tir? es : 1. Une v? ritable approche positiviste ne peut pas ? tre poursuivie avec logique. Le cadre positiviste cr? e certains probl? mes qui se r? v? lent insolubles au sein de ce cadre. 2.

Bien que la prax? ologie concentre son attention sur l’action en tant qu’action, c’est-? -dire s? par? e de l’Histoire et vid? e de son contenu sp? cifique, elle porte tout de m? me sur la r? alit?. La forme de l’action n’est pas moins r? elle que toute autre abstraction n? cessaire pour porter des jugements empiriques g? n? ralement reconnus. 3. Un probl? me crucial de la prax? ologie est la nature ? pist? mologique de la prax? ologie appliqu? e (l’histoire ? conomique). Comment faire la transition entre constructions th? oriques et contreparties empiriques ? Verstehen [comprendre] est une r? ponse trop vague. 4. Le prax? logue ? tudie-t-il l’histoire ? conomique d’une fa? on diff? rente d’un ? conomiste positiviste ? Si oui, comment ? En discutant certaines des questions les plus philosophiques de l’? conomie, nous avons voulu montrer que les questions au jour le jour sur l’explication, la construction d’hypoth? ses et les tests ne nous conduisent pas vers un vide philosophique. Nous n’avons pas de choix s’il s’agit de prendre des d? cisions m? thodologiques. Notre choix est plut? t entre (a) les prendre explicitement, en examinant les diverses implications et subtilit? s de sens, et (b) les prendre implicitement, en restant aveugles ? out sauf ? la technique. R? f? rences [1]. Milton Friedman, « The Methodology of Positive Economics, » Essays in Positive Economics (Chicago, 1953), p. 7. [Traduction par Guy Milli? re dans la collection LIBERALIA : « La m? thodologie de l’? conomie positive’ dans Essais d’? conomie positive (Litec, 1995), p. 6. NdT] [2]. Voir en particulier Karl Popper, Logik der Forshung (Vienne, 1935). La traduction anglaise est intitul? e The Logic of Scientific Discovery (Londres, 1962). D’autres travaux sur la questions sont Rudolf Carnap, Philosophy and Logical Syntax (Londres, 1935) et A. J. Mayer, Language, Truth and Logic, 2? e ? dition (Londres, 1946). [3]. Stephen Toulmin, Foresight and Understanding: An Inquiry into the Aims of Science (Bloomington, IN, 1961), p. 28. [4]. Op. cit. , p. 28. [5]. Certains philosophes, comme Popper, en font le crit? re de la science, et non de la signification. Cependant, une telle modification n’a pas d’influence sur notre argument principal car nous devons alors revenir ? la question de savoir pourquoi nous d? finissons la « science » de cette fa? on. Voir la partie I ci-dessus. [6]. Friedman, p. 11 [p. 9 de l’? dition fran? aise. NdT] [7]. Moritz Schlick, Gesammelte Aufs? ze, 1926-1936 (Vienne, 1938), p. 179 cit? par Brand Blanshard, Reason and Analysis (LaSalle, IL, 1964), p. 224. [8]. Blanshard, p. 229. [9]. Le mot « contraire » est utilis? ici dans sons sens technique. Par cons? quent l’? nonc? « aucune inflation ne r? sulte d’une augmentation de la quantit? de monnaie » n’est pas le contraire de l’? nonc? du texte. Il en est ainsi parce que si « aucune inflation ne r? sulte d’une augmentation de la quantit? de monnaie » est fausse, alors soit « certaines inflations ne r? sultent (pas)…  » est vrai, soit « toutes les inflations r? sultent…  » est vrai. « A et O sont des contraires ou n? ations mutuelles : A est vrai si et seulement si O est faux.  » A ce sujet, voir W. V. Quine, Methods of Logic, 3? me ? dition (New York, 1972), p. 84. [10]. Blanshard, p. 229. [11]. La conception g? n? rale de cette partie et de la suivante est tir? e de Martin Hollis et Edward Nell, Rational Economic Man (Cambridge, Angleterre, 1975), passim. Toutefois, dans plusieurs cas, le raisonnement est diff? rent (le lecteur doit se garder d’en d? duire que les m? mes remarques sont faites) alors que dans d’autres cas l’argument est ? tendu. [12]. Dans un contexte assez diff? rent, Friedman dit : « Si une hypoth? se est conforme aux donn? s disponibles, il existe toujours un nombre infini d’autres hypoth? ses qui le sont aussi.  » Friedman, p. 9 [p. 8 de l’? dition fran? aise, NdT]. [13]. Imre Lakatos, « Falsification and the Methodology of Scientific Research Programmes, » Criticism and the Growth of Knowledge, Imre Lakatos et Alan Musgrave, eds. (Cambridge, Angleterre, 1970), p. 119. [14]. Friedman pp. 10, 20. [15]. Lakatos, p. 118. [16]. Frideman, p. 11. [17]. La plupart de ce qui suit dans cette partie provient de Hollis et Nell, chapitre 4. Cependant, le lecteur doit noter que nos ? nonc? s de r? f? rence ne sont pas des « ? nonc? s de crit? e » [criterial statements] de Hollis et Nell. [18]. Murray N. Rothbard, « In Defense of ‘Extreme Apriorism’, » Southern Economic Journal (janvier 1957), p. 318 [traduit par Fran? ois Guillaumat dans la collection Laissez Faire : L' »apriorisme extr? me » (chapitre 3), ? conomistes et charlatans (Les Belles Lettres, 1991), NdT]. [19]. Ludwig von Mises, Human Action, 3? me ? dition (Chicago, 1966) chapitre 11. [20]. Op. cit. pp. 64-66 [21]. Pour quelques observations pr? liminaires sur ces questions, voir Murray N. Rothbard, « Praxeoloy: Reply to Mr. Schuller, » American Economic Review (d? cembre 1951), p. 945. Page d’accueil