RAPPORT DE STAGE HOPITAL DE JOUR

RAPPORT DE STAGE HOPITAL DE JOUR

UNIVERSTE LUMIERE LYON 2 Institut de Psychologie Master 2 Psychologie de la Santé LA MISSION DU PSYCHOLOGUE EN SERVICE D’HOSPITALISATION DE JOUR POUR ADULTE Rapport du stage Avec tuteur psychologue en clinique psychiatrique Année universitaire 2014/2015 Introduction Dans le cadre de mo prise en charge de la travailler à la clinique ag or 20 Sni* to View ouhaitant avoir une l’occasion de XXX, auprès de patients en service d’hospitalisation de jour adulte.

Pendant trais mois, j’étais présente deux jours par semaines, m’intégrant à l’équipe médicale et participant aux différentes activités avec les patients. J’ai été encadrer par un tuteur de stage psychologue clinicien et chef du servlce d’hospitalisation de jour. L’offre de soins de la Clinique XXX s’adresse à tous les types de pathologies psychiatriques en sewice libre.

Celle-ci s’appuie sur une pratique de soins associant chimiothérapie (traitements médicamenteux) et psychothérapies (entretiens individuels médicaux et paramédicaux, groupes de parole, quelle fut ma place en tant que psychologue stagiaire j’exposerai ce que j’ai pu observer et réaliser tout en amenant un regard critique sur ma pratique. PARTIE 1: Portrait de l’institution : Clinique psychiatrique XXX / Historique et missions La Clinique XXX a été créée en 1972. un service d’hôp•tal de jour ouvre ses

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portes des l’ouverture de la clinique, c’est la première structure de ce type sur le plan national.

Actuellement, l’établissement a une capacité d’accueil de 100 lits en hospitalisation complète adulte ( dont un seraice de psychiatrie gériatrique) et 20 places pour ‘hôpital de jour. Elle est actuellement gérée par le groupe XXX spécialisé dans le soin privé. Cet établissement offrant un accueil de jour permet aux patients, présentant des pathologies mentales importantes, de bénéficier d’un suivi thérapeutique tout n vivant à l’extérieur de la clinique.

Elle accueille des patients présentant des troubles psychopathologiques aigus ou chroniques s’inscrivant dans une démarche de soin volontaire en hospitalisation libre. L’accueil se fait au rythme de une à quatre journée par semaine. Basé sur des activités individuelles et groupales, cet accompagnement amène le patient à garder un Mthme de vie en venant régulierement aux activités du service et à avoir un environnement social avec la possibilité de s’ouvrir à l’autre.

Ainsi, l’hospitalisation en service de jour est souvent la suite d’un séjour n hospitalisation complète, elle permet d’instaurer ou de poursuivre certaines thérapies en respectant autant que possible l’insertion du patient dans son environnement familial, culturel et professionnel.. Le service PAGF OF patient dans son environnement familial, culturel et professionnel.. Le service accueille également quelques patients atteints de pathologies lourdes et récurrentes, ces patients sont stabilisés, le suivi en jour permet ainsi la vérification de la prise du traitement médicamenteux et prévient des rechutes.

La psychiatrie pratiquée à la Clinique XXX pose comme spécificité: e ne pas s’en tenir qu’à la simple manifestation externe des symptômes pour rendre compte d’une prise en charge institutionnelle et psychothérapique, que le patient constitue l’expression d’une demande de soins, appréhendée au travers d’une relation de langage et de paroles avec son médecin et les autres soignants. Que ce soit par la situation sociale ou économique et moins encore de par la nature des pathologies ou des situations de maladie mentale vécue par les patients, la psychiatrie pratiquée à la Clinique de XXX se veut non sélective.

La conception d’une psychiatrie généraliste prend d’autant lus d’importance dans une période où ron serait tenté par une découpe des pathologies ou des populations : Soit sur des sites qui se voudraient dédiés à un aspect et un seul des symptômes, soit soumis à une classification nosographique ne rendant pas compte de la complexité et de l’intrication des symptômes, soit enfin sur des critères d’âge ou d’appartenance. Il/ L’équipe médlcale et paramédicale C’est au sein d’une équipe pluridisciplinaire que le patient évolue.

En effet, la présence de psychiatres, psychologues, infirmiers, éducateurs sportifs et art- thérapeutes, permet de créer des rojets de soin avec des a utiques complémentaires PAGF créer des projets de soin avec des ateliers thérapeutiques complémentaires et ainsi avoir une vision globale du patient. Dans la clinique, ‘équipe médicale est constituée de 8 médecins psychiatres et 2 médecins généralistes. Il n’y a pas un médecin rattaché au service, tous peuvent intervenir en fonction des patients dont ils sont référents.

A l’hôpital de jour, quatre infirmières et deux aides-soignantes interviennent spécifiquement dans le service. Elles s’occupe de l’accueil des patients, des activités du quotidien ( aide au repas, ccueil en salle de détente, prise de rendez-vous extérieurs… ), gère la prise des médicaments et les soins techniques. Enfin, elles participent aussi ou animent des activités thérapeutiques de groupe qui sont proposées aux patients tout au long de la journée (sophrologie, modelage, danse, hydrothérapie… . La Clinique dispose d’un important plateau technique comprenant des salles de psychothérapies et des moyens d’approche collective (hydrothérapie, yoga, sophrologie, Deux psychologues sont aussi présents dans le service, dont le chef de service qui intervient uniquement à l’hopital de jour. L’une des missions du psychologue est de promouvoir le bien-être psychique de la personne. Dans le service, ils animent des groupes de paroles et font des entretiens individuels, en accord avec le médecin prescripteur.

La mission du psychologue sera détaillée dans une des parties suivantes. Chacun des membres de l’équipe travaille avec ses connaissances, ses concepts et ses méthodes. Il s’agit d’une articulation constructive d’approches différentes mais complém constructive d’approches différentes mais complémentaires, dont le but est de prendre en charge le patient dans sa globalité, fin de lui permettre d’accéder à un mellleur équilibre. L’une des difficultés, qui accompagne cette ouverture est le manque d’unité et de cohérence dans la prise en charge.

Ainsi, il n’y a pas dans ce service, de réunion interne où l’équipe se retrouverait pour parler des patients et de leurs pratiques. Seul deux médecins viennent une fais par semaine dans le service pour faire un bilan des patients qu’ils suivent. Ces deux temps de bilan regroupent le psychiatre, les infirmières et le psychologue, pendant trois quarts d’heure, le psychiatre passe en revue les patients qu’il a vu dans la semaine, e qui ne font pas la demande d’entretien sont souvent oubliés. Les autres médecins voient leurs patients seulement à leur demande, mais il n’y a pas systématiquement de retour fait ? l’équipe.

Ainsi, il y a un réel manque d’unité de fonctionnement entre les médecins, mais aussi le reste des équipes, amenant à des inégalités de prise en charge pour les patients. Ill/ Fonctionnement institutionnel et immobilité des équipes La clinique XXX est une « vieille » institution, âgée de plus de quarante ans. De plus c’est un établissement privé implanté dans une zone rurale, egroupant donc majoritairement pour les patients comme pour les soignants, des personnes originaires de la région. Dans le service d’hospitalisation, tous les soignants travaillent ici depuis minimum quinze ans.

Cela s’illustre par un sentiment de monotonie dans les pratiques de soin et une réticence a l’évolution. Si lion ne eut as réellement parl PAGF s OF pratiques de soin et une réticence a l’évolution. Si l’on ne peut pas réellement parler d’une mixité d’origine des patients et d’une interculturalité ethnique, le fonctionnement institutionnel de psychiatrie en milieu privé a des codes et des valeurs bien arqués, qui m’ont permis de prendre conscience de la culture psychiatrique et du milieu privé dans lesquels je n’avais pas eu l’occasion de travailler auparavant.

La clinique appartenait depuis 1992 au groupe XXX, une filiale de XXX, groupe français d’hospitalisation privée regroupant 75 établissements dans divers domaines (psych ‘atrie, rééducation, maternité, cancérologie… ). Depuis l’été 2014, elle a été reprise par le groupe XXX, leader australien ayant des établissements à l’internationnal dont 40 cliniques en France. Cela a engendré de nombreux changement hiérarchiques et rganisationnels que j’ai pu observer pendant mon stage.

Bien que XXX et XXX soient tous les deux de grands groupes internationaux spécialisé dans le soin, ce changement a créer de nombreux questlonnements et conflits au sein de l’institution, venant remuer des pratiques construites depuis des années sans être jamais réévaluées. L’ancien fonctionnement semble être porteur d’une organisation qualifiée de familiale et regrettée par les soignants et il parait en être de même pour certains patients. Ainsi, lors de mon stage, des conflits éclataient au sein du service pour de simples changements d’horaires ou de salles.

Le personnel cadre du servlce, ne prevoyant pas de réunion d’équipe et ne souhaitant pas intervenir dans les conflits internes entre ses collègues, cela prenait des proportions importantes. Les te OF conflits internes entre ses collègues, cela prenait des proportions importantes. Les temps de pause et de repas, devenaient alors le temps des règlements de comptes, ce qui avaient tendance à diviser l’équipe dans des prises de positions et cela se ressentait ensuite dans les activités et soins auprès des patients.

Il apparaît que la maladie chronique que cette institution soigne pourrait entrainer de la hronicité véhiculée par les différentes résistances aux changements de la part des équipes et surtout leur attachement à l’ambiance du passé. Bleger (1970) indique que « toute organisation a tendance ? maintenir la même structure que le problème qu’elle essaie d’affronter et pour lequel elle a été créée. Ainsi, un hôpital finit par avoir, en tant qu’organisation, les mêmes caractéristiques que les malades eux-mêmes ».

PARTIE Il : Le psychologue en service d’hospitalisation de jour : travail, rôle et fonction Dans cette seconde partie, nous nous pencheront sur les spécificités du travail du sychologue au service de l’hospitalisation de jour. Afin de facilité la compréhension de la prise en charge faite aux patients, nous verrons d’abord quelques précisions sur les pathologies et les parcours de soins présents dans le sen,’ice. Ensuite, je décrirai le rôle du psychologue en tant que thérapeute à la fois dans ses suivis indivlduels et ses pratiques de groupe.

Et enfin, mon maître de stage étant aussi le responsable du service dhospitalisation de jour, je reviendrai sur son rôle de cadre et sa place auprès de lié ui e. PAGF 7 OF psychopathologiques des patients hospitalisés en jour Le service accueille chaque jour une vingtaine de patients. Lors de leur première admission, la plupart sortent d’une hospitalisation complète dans un autre seraice, ils sont orientés en jour par leur psychiatre qui continue à les suivre dans ce service.

L’indication de soin peut être pour quelques semaines, mais suite à l’observation de ré- hospitalisation répétées dès la fin de la prise en charge en jour, l’indication peut aussi être à long terme, ainsi, certains patients viennent depuis plusieurs années, une Journée par semaine. On retrouve dans le service la plupart des pathologies de sychiatrie générale, à savoir beaucoup de troubles anxieux et troubles dépressifs souvent avec des tentatives de suicide antérieures. Il y a également des troubles d’ordre psychotique, psychoses infantiles, schizophrénies, maladies bipolaires,…

Des troubles tels que les addictions, les troubles du sommeils, les troubles du comportements… sont souvent associés. Rappelons que la clinique ne prend en charge que des hospitalisations volontaires et c’est un service ouvert, les pathologies les plus graves ne sont pas soignées ici et lorsque les patients arrivent en hôpital de jour, leurs troubles sont stabilisés. Au cours de mon stage, j’ai pu constater que l’existence de la demande de soin du patient n’est pas toujours, même pas souvent manifeste.

Nos enseignements mettent l’accent sur l’importance de la demande dans une prise en charge, mais la réalité du terrain en psychiatrie renvoie à certaines difficultés. En effet, nombreux patients n’ont pas de demande réelle et tout le travail du psych 8 OF nombreux patients n’ont pas de demande réelle et tout le travail du psychologue sera de faire émerger cette prise de conscience de la nécessite d’un travail sur soi. Beaucoup de patients ont derrière eux des parcours de vie ifficiles, ils sont inscrits dans une répétition de leurs vécus traumatiques sans arriver à faire des liens pour s’en sortir.

De plus le psychologue est souvent un des derniers professionnels que rencontre le patient, après le psychiatre et l’équipe d’infirmières, dans le service cette rencontre n’est pas systématique mais se fait à la demande du patient ou du psychiatre. Il/ Le rôle du psychologue en hôpital de jour : entre la prise en charge individuelle et groupale Dans le service d’hospitalisation d jour de la clinique, le psychologue peut intervenir de deux manières auprès des patients, il anime des groupes hérapeutique mais fait aussi des suivis individuels de patient. Il n’y a aucune obligation pour les patients de rencontrer un psychologue.

De plus, il y a aussi deux psychologues travaillant sur les seraices d’hospitalisation complète, si un suivi a était commencé précédemment dans un autre service, le patient qui arrive en jour peut faire la demande de continuer à voir le psychologue qu’il voyait avant. De ce fait, le psychologue du jour ne reçoit que les patients qui font eux même la demande, qui ne sont pas suivi dans un autre service ou encore qui sulte à l’orientation de leur psychiatre vont ccepter un rendez-vous. Mon maître de stage réservait trois matinées par semaine pour recevoir les patients en entretien.

Je n’ai pas eu l’occasion de participer à des entretiens qu’il menait mais nous avons eu l’occ entretien. Je n’ai pas eu avons eu l’occasion de discuter de sa pratique. Ainsi, d’obédience Freudienne, il faisait partlculièrement des prises en charge analytiques et psychanalytiques. Certains patients avaient des rendez-vous hebdomadaires d’autres venaient de manière plus espacée, et certains ponctuellement car seulement les jours ou ils faisaient la demande. J’ai moi aussi, fait des entretiens auprès de patients avec une approche et un cadre un peu différents, j’expliquerai ma pratique dans la partie suivante.

Dans un deuxième temps, comme j’ai pu le comprendre auprès de mon maître de stage, le psychologue en hopital de jour a un important travail à faire dans les activités thérapeutiques de groupe. Tout groupe réveille les liens complexes du sujet avec son groupe d’appartenance primaire (Rouchy, 1998) ; ce phénomène s’applique à l’institution, elle même composée de groupes ; sur cette base un outil précieux peut être construit. Le groupe thérapeutique en hôpital de jour est un space de changement, un lieu de reprise du processus de symbolisation pour chaque sujet et un organisateur privilégié des soins.

Il est une alternative intéressante à la relation duelle souvent vertigineuse pour des sujets aux frontières psychiques mal définies. Ce dispositif particulier offre un cadre étayant et une pluralité d’investissements possibles. Par les identifications en jeu dans son espace, il fonctionne comme contenant des angoisses et dilue l’impact de la rencontre intersubjective en de multiples liens. Il est nécessaire qu’il existe dans une structure institutionnelle différen