RAPPORT DE STAGE

RAPPORT DE STAGE

INTRODUCTION : pour le voyageur ou le touriste qui viennent des grandes villes ou des plaines urbanisées, les Alpes apparaissent comme un des derniers refuges français d’une nature préservée loin de toute forme d’urbanisation. Cette Impression est renforcée par la présence de nombreux espaces protégés sur le plan légal comme les parcs naturels où l’on peut trouver nombre d’espèces protégées, au nom de la défense de la nature, qui signalent et popularisent l’exceptionnalité de la nature alpine.

Pourtant, malgré Yaspect naturel de ce paysage, il faut savoir que epuis des centaines d’années, celui ci est façonné par l’homme. La pression démogr chauffer, de se loger OF plus forte des ressou s • next page présence humaine a Ainsi les forêts ont to nourrir, de se itation de plus en Ipin_ Cette forte , sur la nature alpine. ois pour le chauffage et la cuisson des aliments, pour la construction locale, ou encore forêts pâturées… Mais aussi bois exportés vers les plaines pour la construction ou la marine. lya 150 ans, l’élevage extensif était pratiqué sur le Semnoz.

Des zones ont été défrichées pour servir de pâturages. Il n’en este actuellement que quelques traces (les alpages). Les forêts subissaient aussi la pression des troupeaux.

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Elles étaient rares et en très mauvais état. Elles ne subsistaient que sur les versants abrupts, les protégeant de blessures et piétinements des bétails, et en quelques points localisés. Au début Sv. ‘ipe to du 20ème siècle, l’office national des forêts a pris des mesures draconiennes afin de restaurer le milieu forestier, entraînant ainsi de nombreux conflits avec les populations.

Le Semnoz a été reboisé artificiellement et naturellement. Sur le sommet, la forêt gagne petit à petit sur l’alpage. A l’époque, La forêt représentait environ 20 % du massif. Les feuillus, principalement le hêtre, étaient essentiellement utilisés pour le chauffage et le charbon alors que les résineux étaient destinés à la charpente. Après la guerre, plusieurs zones ont été enrésinés en épicéa commun au détriment du sapin pectiné et du hêtre qui sont les deux essences naturellement présentes.

Actuellement, le manteau forestier est assez uniforme sur l’ensemble du massif. Il représente une surface de 6043 hectares soit environ 90 % du massif. 70 % de ces forêts appartiennent à des propriétaires privés. Véritable poumon vert de l’agglomération annecienne, ce massif fait partie du parc naturel régional du massif des Bauges, il est donc protégé depuis 1970 et il est donc impossible de construire des bâtiments sur celui-ci. C’est une chance pour les Annéciens d’avoir un tel massif forestier à coté de la ville.

C’est à ce moment qu’apparait le concept de multifonctionnalité de la forêt basé sur la gestion durable de celle-ci. L’article L 1 du code forestier (9 Juillet 2001) dit à ce sujet : « La politique forestière prend en compte les fonctions économiques, environnementales et sociales des forêts et participe ? ‘aménagement du territoire, en vue d’un développement durable. Elle a pour objet d’assurer la gestion durable des forêts et de leurs ressources nat 33 développement durable. Elle a pour objet d’assurer la gestion durable des forêts et de leurs ressources naturelles…

La gestion durable des forêts garantit leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour l’avenir, les fonctions économiques, écologiques et sociales pertinentes, au niveau local, national et international, sans causer de préjudices à d’autres ?cosystèmes. » Je travaille au centre régional de propriété forestière (CRPF) en Haute Savoie, sur une association syndicale de gestion forestière (ASGF) dans le parc naturel régional du massif des Bauges (PNRB).

Ce secteur fait face a problème majeur qui est commun à ce département et qui empêche l’exploitation des bois en général . En effet le département Haut savoyard est le plus morcelé de France avec environ 100 600 propriétaires forestiers pour 126 000 hectares. Il est très courant de rencontrer des parcelles ayant une surface de 1000m2 ce qui est un véritable frein pour l’exploitation. Pourtant, le capital de bois sur pied est très important avec 45 millions de m3.

De plus il est majoritairement réparti en forêt privée car celle-ci représente environ 75% de la forêt. C’est pourquoi le CRPF de la Haute Savoie, en collaboration notamment avec le PNR du massif des Bauges pour la partie sud du département, s’est fixé comme objectif de dynamiser l’exploitation des bois, en mettant en place une structure adaptée qui est l’association syndicale de gestion forestière à divers endroits forestiers où l’on compte énormément de propriétaires.

Cobjectif principal étant de regroup ù fon compte énormément de propriétaires. L’objectif principal étant de regrouper les propriétaires en des unités de gestion assez importantes pour permettre un suivi sylvicole plus facile de la forêt, ainsi qu’une exploitation ? moindre cout et régulière. J’ai choisi de voir si la création d’ASGF pouvait permettre de dynamiser l’exploitation car je travaille dans un secteur très forestier mais majoritairement privé.

Cexploitation est donc rare suite aux difficultés liées à la desserte forestière et la taille des lots à exploiter souvent trop petits La création d’ASGF semble donc un moyen de créer des unités e gestion importantes en gardant une certaine autonomie pour les propriétaires, tout en permettant des exploitations plus importantes et plus régulières. Partie 1 : Analyse de l’environnement du massif du Semnoz et Choix d’une 1. Contexte de la zone étudiée. structure forestière adaptée. a) Une forêt privée très morcelée.

Le secteur étudié ce trouve dans la région Rhône-Alpes, plus précisément dans le département de la Haute-Savoie. Ce département a un taux de boisement de 39% et de celle-ci est privée soit environ 126 000ha. On peut trouver plusieurs régions forestières tels que le Chablais, e Genevois, le massif des Bauges, les Bornes Aravis ainsi que la vallée de FArve. La Haute-Savoie est le premier département français au niveau de la superficie des parcs naturels. Ces forêts sont toutes diversifiées avec de feuillus et 51 % de résineux.

Leur rôle principal est la protection, la production ainsi que l’accueil du public. La surface moyenne des parcelles forest 4 33 protection, la production ainsi que l’accueil du public. La surface moyenne des parcelles forestières privées est de 1,2ha ce qui fait de la Haute-Savoie le département le plus morcelé de France. En effet on compte 100 600 propriétaires pour 126 000ha. Ce morcellement est surtout dû aux héritages dans les familles nombreuses depuis les années 1970 et empêche la dynamisation de l’exploitation du aux petites surfaces rencontrées.

De plus, depuis la déprise agricole, beaucoup de massif tels que le Semnoz on été laissés à l’abandon hormis les alpages et se sont boisés avec le temps. C’est pourquoi le CRPF (centre régional de la propriété forestière) s’est fixé comme principal objectif de lutter contre le morcellement et de relancer l’exploitation des forêts. En effet le capital de bois sur pied est très important. Le gros problème est que suite au morcellement des parcelles forestières, les exploitants ont du mal à en regrouper plusieurs pour que leurs chantiers soient intéressants.

De plus, du aux nombreuses difficultés du terrain (pentes, ruisseaux), les coûts d’exploitation sont plus importants et il faut donc que les volumes de bois récoltés soient importants pour rentabiliser l’exploitation. Il est donc important et nécessaire de regrouper les parcelles en des unités de gestion de plusieurs hectares pour qu’elles soient intéressantes. Pour cela il faut regrouper les propriétaires dans des groupements car ils permettent une meilleure gestion et valorisation des bois. b) Analyse du massif forestier étudié.

L’ASGF (association syndical de gestion forestière) du pays d’Alby ce trouve dans le parc régional du massif des bauges s s 3 syndical de gestion forestière) du pays d’Alby ce trouve dans le parc régional du massif des bauges sur le versant Ouest du massif du Semnoz. Le Semnoz est une montagne située en région Rhône-Alpes, plus précisément dans le département de la Haute-Savoie (74). Le Semnoz constitue le bord Nord Ouest des bauges. s résineux sont majoritaires sur le massif, celui-ci est composé le plus souvent de pessière hêtraie sapinière.

Le Picea ables (épicéa commun) représente du volume sur pied, contre 23% pour le Fagus sylvatica (hêtre) et 22% pour l’abies alba (sapin pectiné). En effet ces 3 espèces sont parfaitement adaptées au milieu et le colonisent la plupart du temps naturellement par régénération sans besoin de plantation. Le versant où ce trouve l’ASGF (Ouest) est totalement boisé et la forêt représente 14 068ha dont les trois quart sont privés. Du à l’altitude allant de 500 à près de 1800 mètres, les formations égétales changent et passent de Hêtraie sapinière à la pecière mono spécifique.

Ce massif ce trouve à coté de l’agglomération Annecienne, il est très souvent appelé « poumon vert annecien », lieu de promenade et de détente pour nombre d’Anneciens. Le Semnoz est donc très bien desservi, en effet une route départementale fait le tour du Semnoz et on peut atteindre le sommet par deux routes départementales différentes. En revanche il y a peu de dessertes forestières car le bas du massif est uniquement privée et suite à la petite taille des parcelles, il n’est pas intéressant our les propriétaires de créer des pistes forestières.

Seuls des chemins pédestres quadrillent la montagne mais ne sont pas accessibles aux s 6 3 forestières. Seuls des chemins pédestres quadrillent la montagne mais ne sont pas accessibles aux skideurs ou grumiers. La création de desserte forestière peut donc elle aussi être dynamisé par la création d’association de gestion forestière. c) Carte des différentes associations forestières sur les Bauges. (2011) 32 adhérents pour 164ha 35 adhérents pour 167ha 7 adhérents pour 47ha placage… qui emploient plus de 700 personnes sur le massif.

Du à cette sous exploitation de la forêt privée, le comité de pilotage du PNRM3 a validé quatre enjeux dans la nouvelle chartre de juillet 2008 : Promouvoir une gestion responsable et multifonctionnelle de la forêt. 2- Développer la mobilisation de la ressource bois locale de façon durable. 3- Valoriser localement la ressource bois. 4- Développer une culture forêt-bois auprès des élus, du grand public et des agglomérations. C’est ainsi que le PNRMB c’est associé au CRPF de Haute Savoie pour mettre en place des groupements et structures adaptées, capables de remplir ces objectifs.

Néanmoins, du aux statuts de ces deux structures, elles ne pourront qu’intervenir seulement ? titre de conseil auprès des propriétaires. C’est pour cela que le CRPF travaille étroitement avec la Coforet pour permettre et faciliter l’exploitation et faciliter les relations avec les propriétaires. Pour cela, avec le renouvellement de la Chartre Forestière de Territoire par le PNRMB, et avec la démarche lancée par le CRPF pour créer des structures regroupant les propriétaires, je peux voir une réelle volonté d’aller plus loin et d’avancer dans la dynamique lancée par le CRPF il y a maintenant plusieurs années.

C’est ainsi que le CRPF a su convaincre les propriétaires de se regrouper dans des associations syndicales, et avec une étroite collaboration avec la coopérative forestière ainsi que le parc naturel du massif des Bauges, essaie de relancer l’exploitation forestière. Choix de la structure. a) Attente des propriétaires. Avant de créer une de ces structures, il faut d’abord pouvoir trouver le compromis le plus attrayant pour et avec les propriétaires forestiers intéressés. En général, pour la création d’une structure forestière, il est de coutume d’envoyer des invitations à tous les propriétaires orestiers sur le secteur voulu.

A la suite, une réunion est organisée avec tous ceux qui on répondu favorablement ? l’invitation. On peut donc avoir rapidement un aperçu des personnes intéressées et impliquées dans le domaine de la gestion en analysant les réponses de ceux cl. Durant la réunion, l’objectif principal des propriétaires est de pouvoir valoriser au mieux leur bois vendu, celui du CRPF étant d’appliquer une gestion adaptée sur les structures forestières présentes, ainsi que de valoriser au mieux les bois lors des ventes réalisé le plus souvent par la Coforet.

Toutes les structures proposées doivent donc répondre à ces objectifs. Ensuite, pour choisir la structure, il faut procéder par élimination en fonction des autres attentes des propriétaires. Pour le secteur du Semnoz, en discutant avec les propriétaires on peut voir que ceux-ci souhaitent : 1. -En premier lieu, conserver et rester seuls gérants de leur patrimoine. En effet, le plus souvent ils obtiennent leurs parcelles par héritage et le lien familial reste fort. On peut s’apercevoir que pour certains propriétaires, une véritable histoire les raccroche ? leurs parcelles.

Les groupements forestiers sont donc à exclure car les membres ne restent pas propriétaires de leurs parcelles mais disposes de parts dans le groupement. 2. 3 restent pas propriétaires de leurs parcelles mais disposes de parts dans le groupement. 2. En deuxième lieu, ils souhaiteraient avoir un document de gestion auquel ils pourraient se référer. Mais tout en étant le plus simple possible et le plus facile à comprendre, sans avoir de notions particulières en gestion forestière. De plus, chacun voudraient avoir un document de gestion propre à leur forêt pour savoir exactement à quoi sens tenir.

Les ASA et ASL sont donc rejetés à leurs tour car elles peuvent faire des plan simple de gestion mais seulement pour l’association et non individuellement. 3. En troisième lieu, suite aux réseaux de desserte vieillissants et au terrain relativement difficile et contraignant, des travaux sont souvent nécessaires. Les propriétaires veulent donc pouvoir bénéficier d’aides de l’état car les coûts de tels travaux sont élevés, notamment ceux pour créer des dessertes forestière. Seul les ASGF (association syndical de gestion forestière) semblent donc être en mesure de répondre aux différentes xigences des propriétaires.

En effet, cette structure permet de rester seul propriétaire de ses parcelles, d’avoir un document de gestion individuel, et de bénéficier d’aide pour des travaux. En revanche il est tout de même nécessaire de rappeler que les ASGF peuvent se baser soit sur le fonctionnement des ASA ou ASC. Avant, seules les associations baser sur les ASA avaient le droit aux aides du ministère de l’agriculture, alors que maintenant même celles basées sur les ASL on le droit aux aides. b) Choix de la structure. e choix c’est donc tourné 0 3 (Association Syndicale