Rapp Rech Indiv2 1

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Université du Québec à Trois-Rivières Recherche Individuel Professeur : Georges Abdul-Nour 7 Swipetaviewn htp g Présenté par : Mehdi Mansoura Dans le cadre du cours Conception en production GIA-1 052 Session Hiver 201 5 LISTE DES FIGURES Figure 1. 1 Le cycle de vie vie » et le principal outil de la GCV puisqu’elle permet d’acquérir les connaissances nécéssaires quant aux impacts environnementaux des produits et activités d’une organisation, ? partir d’une grande quantité d’indicateurs, dans le but de prendre une décision efficientes.

CHAPITRE 1 – LA MISE EN ŒUVRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE La pensée cycle de vie Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), la pensée cycle de vie est une approche qui vise à « dépasser et d’élargir la vision traditionnelle pour inclure, outre les impacts des sites de production et des procédés de fabrication généralement pris en compte, les incidences environnementales, sociales et économiques des produits sur l’ensemble de leur cycle de vie, en y intégrant les phases de consommation et de fin d’utilisation » (UNEP, s.

Les principales étapes du cycle de vie sont : ‘acquisition des ressources, qui comprend l’extraction et la ransformation des matières premières; La fabrication, incluant l’assemblage et l’emballage; La distribution, incluant l’entreposage,

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la manutention et le transport; Cutilisation, incluant l’entretien, la réparation et la réutilisation et • La gestion en fin de vie, incluant la collecte, le recyclage, la valorisation et l’enfouissement. ,’ La gestion du cycle de vie (GCV) est une approche intégrée, holistique et stratégique visant à permettre la mise en oeuvre de la pensée cycle de vie dans les opérations d’une organisation (IJNEP, 2007). elle s’inscrit dans un contexte d’amélioration ontinue puisqu’elle adhère à un cadre de développement progressif.

Ainsi, il s’avère que toute entreprise indépendamment de sa taille peut rappliquer afin de gérer ses performances. , la GCV peut permettre à une organisation d’acquérir de nouvelles parts de marché grâce à l’éco-innovation (Saur, 2003) elle a comme objectifs« minimiser les impacts environnementaux et socioéconomiques associés à un produit ou une gamme de produits pendant son cycle de vie entier et pour toute sa chaîne de valeur.

La gestion du cycle de vie concrétise le concept du cycle de vie et du développement durable pour l’entreprise, ? ravers des améliorations continues des systèmes de production » (UNEP, 2007, p. 6) ainsi, la GCV est une approche structurelle applicable dans tous les departements d’une organisation comme le montre la figure 1. de facon transversal se basant sur les principaux outils suivant: l’analyse du cycle de vie (ACV) l’analyse du cycle de vie simplifiée (ACVS), l’analyse des coûts du cycle de vie (ACCV), l’analyse sociale du cycle de vie (ASCV), l’analyse du cycle de vie d’entreprise (ACV-E) ainsi que l’empreinte carbone, eau et corporative elle permet de synthetise, d’analyser et de gerer les erformances environnementales, economiques et sociales, ceci implique que l’entreprise doit entreprendre le dialogue avec ses parties prenantes afin de considerer leur interets afin de cree de la val le dialogue avec ses parties prenantes afin de considerer leur interets afin de cree de la valeur et cela en transformant les diverses pressions en opportunité.

Cet engagement de collaboration a plusieurs avantages qui sont : la gestion des risques, la prévention de la pollution, la réduction des substances dangereuses, l’épargne de coûts, la réduction des inefficiences de la consommation d’énergie, de matière et d’eau, e support de choix de technologies, le développement de produits, la création de valeur à court et moyen terme et la pérennité ? long terme Figure 1. 2 Application de la gestion du cycle de vie (tiré de UNEP, 2007, p. 25) Évolution du modèle economique actuel rapproche du cycle de vie a pour but de faire passer le modèle économique actuel vers une économie du cycle de vie. n se basant principalement sur deux approches, soit l’écologie industrielle et l’économie de fonctionnalité. Cécologie industrielle vise à faire une analogie entre le fonctionnement du milieu industriel et celui des écosystèmes. approche peut être appliquée au développement de nouveaux produits,par exemple par la conception pour la minimisation des pertes et la conception pour le recyclage. L’économie de fonctionnalité est une stratégie organisationnelle qui vise à transformer les modèles d’entreprises de fournisseurs de produits vers des fournisseurs de services, l’objectif étant de produire de la valeur à partir de la fonction du produit.

Ainsi, le profit ne découle plus du nombre de produits vendus, mais plutôt du nombre d’unités fonctionnelles vendues, le produit étant considéré comme un sup n (Bourg, 2008) . Dans 4 OF vendues, le produit étant considéré comme un support à la fonction (Bourg, 2008) . Dans une économie de fonctionnalité, les entreprises doivent plutôt considérer l’entretien, la mise à jour et la remise à neuf comme stratégie de commercialisation (Takata et al. , 2004). L’économie de fonctionnalité a comme avantage de responsabiliser les producteurs, mais aussi d’augmenter la durabilité des produits qu’ils mettent sur le marché CHAPITRE 2 LES OUTILS DE GESTION DU CYCLE DE VIE. 3 1 L’analyse du cycle de vie 3. 1 . 1 Historique de Fanalyse du cycle de vie

Le développement de la pensée cycle de vie peut être associé à la prise de conscience de l’épuisement des ressources lors des dernières décennies. C’est plus exactement en 1972 que la communauté mondiale prend conscience de la disponibilité de plus en plus limitée des ressources. Durant la même période, les premiers bilans énergétiques voient le jour afin de répondre aux préoccupations de la crise e 1973. dont la méthodologie est standardisée par ISO. son caractère exhaustif bénéficie d’une reconnaissance internationale. il considère l’ensemble du cycle de vie d’un système de produits, et outil permet d’éviter le déplacement de la charge environnementale d’une phase à une autre (Belem,2005). util d’aide à la décision dans le sens où il permet d’acquérir des connaissances sur le système de produits à l’étude et de faire un choix éclairé entre différents choix stratégiques. 3. 1. 3 Les phases de réalisation de l’ACV L’ACV bénéficie d’une méthodologie standardisée par l’Organisation internationale de normalisation soit ISO 14040:2006 et ISO 14044:2006. CACV est effectué en quatre étapes telles qu’illustrées à la figure 3. 2. Figure 3. 2 Cadre de l’analyse du ycle de vie (tiré de ISO, 2006a, p. 8) L’étude est généralement accompagnée d’un rapport écrit. Ainsi, La première phase de l’ACV vise à définir le but, les objectifs et le champ de l’étude. À cette étape, il est exigé d’indiquer clairement pour quelle application l’étude est Envisagée et le public cible.

Le champ de l’étude consiste à définir entre autres l’unité fonctionnelle et le choix de la méthode d’évaluation des impacts du cycle de vie Canalyse de l’inventaire du cycle de VIe (ICV) est la deuxième phase de l’ACV. Celle-ci vise à recueillir toutes les données de lux intrants et de flux sortants du système, puis de les mettre ? l’échelle en fonction de l’unité fonctionnelle. II est donc nécessaire d’obtenir l’information relative aux intrants énergétiques et de matière première, les produits, coproduits et les déchets, les émissions à l’environnement (eau, air et sol) et les aut 6 OF l,’ produits, coproduits et les déchets, les émissions ? l’environnement (eau, air et sol) et les autres aspects environnementaux (ISO, 2006a). La troisième phase de PACV est l’évaluation des impacts du cycle de vie (ÉICV).

Celle-ci vise ? alculer les impacts à l’environnement à partir des résultats de l’inventaire. pour ce faire, ISO précise trois étapes obligatoires (1) la sélection des catégories d’impacts, des indicateurs de catégories et des modèles de caractérisation; (2) l’attribution des résultats de l’inventaire (classification), puis (3) le calcul des résultats d’indicateurs de catégorie (caractérisation) (ISO, 2006a). Par ailleurs, ISO présente également trois étapes subséquentes facultatives : (4) la normalisation; (5) le regroupement et (6) la pondération. Enfin, la quatrième phase de l’ACV est l’interprétation des ésultats obtenus lors de l’évaluation des impacts.

Elle vise ? tirer des conclusions et des recommandations en lien avec les objectifs de l’étude, mais également à expliquer les limites de l’étude, dans une perspective d’aide à la prise de décision (Jolliet et al. , 2010). La transparence est particulièrement importante afin d’assurer une analyse juste des résultats. L’interprétation permet d’illustrer l’évolution des résultats entre chaque phase de l’ACV. Elle permet également de comparer la contribution de chaque étape du cycle de vie, de chaque composante du système et de haque polluant et substance analysée (Jolliet et al. , 2010) par une analyse de gravité (ISO, 2006b). Afin de vérifier la fiabilité des résultats, diverses techniques sont utilisées. ISO recommande entre autres les contrôles de complétude, de se diverses techniques sont utilisées.

ISO recommande entre autres les contrôles de complétude, de sensibilité et de cohérence. Celles-ci permettent d’examiner respectivement la pertinence des informations, d’évaluer la représentativité des résultats en fonction des choix méthodologiques plus sensibles de la démarche et enfin la cohérence de la méthode choisie par apport aux objectifs et au champ de Pétude (ISO, 2006b). 3. 1. 4 Cincertitude Comme dans tout domaine scientifique, l’analyse du cycle de vie comporte différents types d’incertitudes. Une prise de décision qui ne tient pas compte de ce fait peut être incomplète ou même erronée. Lloyd et al. (2007) distingue différentes sources et types d’incertitudes en ACV.

Celle-ci peut provenir entre autres de : jugements subjectifs, d’approximation, d’un désaccord entre experts, de la variabilité des données et peut affecter la qualité des données, la définition du scénario et la modélisation du système àl’étude. Selon ISO, une analyse d’incertitude est « une procédure pour déterminer comment les incertitudes des données et les hypothèses évoluent dans le calcul et influencent la fiabilité des résultats d’ÉlCV » (ISO, 2006b, p. 31). L’analyse d’incertitude permet d’augmenter la transparence de l’analyse et donc sa crédibilité. 3. 1-5 Les limites de rACV Malgré que l’ACV soit un puissant outil, celui-ci présente néanmoins des limites.

Tout d’abord, il est important de rappeler que les résultats d’une ACV sont entièrement relatifs aux nombreuses décisions prises par l’expert qui en est l’auteur, ainsi u’à la qualité des données primaires récoltées lors de l’inventaire (Dumontier et al. , 2008) qualité des données primaires récoltées lors de l’inventaire (Dumontier et al. , 2008) et à la qualité des bases de données utilisées. De plus, les indicateurs calculés expriment des impacts potentiels et non des impacts réels. Il a également été mentionné que la méthodologie de FACV comportait différents types d’incertitudes. par exemple, la limitation des frontières du système restreint la quantité de processus élémentaires à l’étude.

Toutefois, une des principales sources d’incertitude en ACV est le anque de considération de la variation spatiale des impacts dû à l’utilisation de données moyennes sur une étendue nationale que l’on retrouve dans plusieurs bases de données (Sonnemann et al. , 2002) et à la distribution temporelle des émissions dû ? leur agrégation en une masse cumulée lors de la phase d’ICV (Levasseur et al. , 2010). 3. 2 Les différentes déclinaisons de l’ACV Cette section présente les différentes approches méthodologiques étant abordées dans la norme ISO 14040, soit l’ACV attributionnelle et l’ACV conséquentielle, ainsi que les pproches simplifiées, soit l’ACV cradle-to-gate et l’ACV simplifiée. Cette section vise particulièrement à identifier leurs différentes applications en entreprise. 3. 2. L’analyse du cycle de vie attributionnelle ‘analyse du cycle de vie attributionnelle (ACV-A) est l’approche la plus utilisée et la plus opérationnelle. Elle est définie par ISO (2006a, p. 28) comme une « méthode qui attribue des flux élémentaires et des impacts environnementaux potentiels à un système de produits spécifique, qui est généralement un compte- rendu de l’histoire passée du produit ». Ainsi, l’ACV-A évalue l’ensemble du cy généralement un compte-rendu de l’histoire passée du produit Ainsi, l’ACV-A évalue l’ensemble du cycle de vie d’un système de produit ou compare plusieurs systèmes de produits afin d’identifier les principales charges environnementales et de recommander des pistes d’intervention (Brander et al. , 2009). 3. 2. L’analyse du cycle de vie conséquentielle L’ACV-A a été décrite comme une approche permettant d’évaluer les flux de matières et d’énergie d’un système de produits et de comparer des systèmes de produits afin d’identifier les rincipales charges environnementales à travers le cycle de vie, dans le but de recommander des pistes d’intervention (Brander et al. , 2009). Cette déclinaison de l’ACV vise donc à supporter une prise de décision. Selon Frischknecht et al. (2010), elle peut être utilisée pour appuyer une politique ou un règlement. Elle peut également supporter les décisions stratégiques d’entreprise ou l’évaluation de produits en relation à un projet de règlementation. 3. 2. Capproche cradle-to-gate une étude (cradle-to-gate) s’intéresse à rétape d’extraction des atières premières jusqu’à l’étape de fabrication du produit fini (porte de sortie de l’usine). Ce choix aura évidemment une conséquence directe sur l’étape d’ICV puisque moins de données seront exigées pour accomplir l’étude. Ce type d’analyse peut être adéquat dans le cas d’une analyse comparative entre deux systèmes de produits où le but est d’évaluer différents fournisseurs pour une même matière. Thorn et al. (2011) suggère que l’ACV cradle-to-gate puisse être intéressante pour les fabricants de produits. 3. 4 L’analyse sociale du cycle de vie La méthodologie diffère 0 7