R SUM DE PHEDRE

R SUM DE PHEDRE

RESUME DE L’ŒUVRE PHEDRE DE JEAN RACINE orn Sni* to View Racine (1 639 _ 1699) – 1699) Jean RÉSUMÉ DE L’ŒUVRE PHEDRE JEAN RACINE Biographie et bibliographie de Jean Racine écoles jansénistes sont fermées par ordre royal. Racine poursuit son éducation auprès de brillants pédagogues. Cependant le théâtre n’est pas encore dans ses projets car, pour les jansénistes qui ont fondé la base de son éducation, la pratlque théâtrale « empoissonne les âmes » et n’est donc pas digne d’un homme peux.

A 20 ans, Jean Racine découvre la vie mondaine auprès de son cousin Nicolas Vitart. Il fréquente des littéraires, prend goût pour la poésie et le théâtre. Il compose des poèmes de circonstance et se livre à quelques essais en tragédie mais ils sont refusés. Son goût pour le théâtre le met en mauvais terme avec sa famille, ses amis et maîtres jansénistes. En 1663, Jean Racine se lie d’amitié avec Boileau. C’est cette même année qu’il écrit la Thébaïde. Molière accepte de la mettre en scène en 1664 et assure le succès du jeune dramaturge.

C’est à cette occasion que la rupture avec les jansénistes et la plus marquée. Sa tante lui écrit la chose suivante : « J’ai

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
appris avec ouleur que vous fréquentiez plus que jamais des gens dont le nom est abominable à toutes les personnes qui ont tant soit peu de piété, et avec raison, puisqu’on leur interdit l’entrée de FÉglise et la communion des fidèles, même à la mort » Racine poursult dans la voie de l’écriture dramatique. Ses pièces mêlent les thèmes mythologiques et historiques dans un cadre le plus souvent antique.

La passion apparait comme la force fatale qui détruit celui qui en est possédé, entraînant dans sa chute son entourage, son univers. Ce sont ces passions qui sont moteurs de l’action et provoque la terreur et la pitié chez le spectateu OF passions qui sont moteurs de l’action et provoque la terreur et la pitié chez le spectateur afin de le purger de ces mêmes passions. C’est l’action de catharsis décrite par Aristote dans la Poétique. Racine prend souvent les rivalités amoureuses comme thème de tragédie car l’amour est une passion violente.

Cette rivalité se double souvent dune rivalité politique mais Racine la laisse au second plan. Cest dans cette veine qu’il écrit : Alexandre le Grand, Andromaque, Britannicus, Bérénice, Bazajet, Mithridate, Iphigénie, Phèdre. Après Phèdre l’auteur change de cap. Il se marie, renoue avec es jansénistes et la piété. Madame de Maintenon lui demande d’écrire une tragédie biblique d’inspiration religieuse dont les destinataires seront les élèves de la Maison Royale de Saint- Louis, un pensionnat pour jeunes filles. Racine écrit Esther.

Il renouvellera l’expérience en écrivant Athalie. Au cours de sa carrière littéraire, Racine a pour rival Corneille. Il lui dispute le succès auprès du public du XVIIe siècle. Leur querelle littéraire s’inscrit dans le cadre de la « Querelle des Anciens et des Modernes Racine fait partie des Anciens, ceux qui veulent continuer à imiter les modèles antiques. Quant ? Corneille, il s’inscrit chez les Modernes, ceux qui veulent innover dans la production de leurs oeuvres littéraires. Le différent est vif entre les deux hommes. Certains évènements accentuent la tension. ar exemple : Racine présente sa Bérénice peu avant que Corneille ne présente Tite et Bérénice. En effet, Racine aurait doublé Corneille sur son propre sujet. Son oeuvre théâtrale trouve parfois une interprétation Son oeuvre théâtrale trouve parfois une interprétation janséniste. On associerait la notion de fatum (fatalité, destin inexorable) qui marque les personnages traglques à la prédestination contre aquelle on ne peut rien (prédestination propre aux croyances des jansénistes). C’est une maniere de voir les choses mais peut être n’est ce pas un absolu.

Bibliographie théâtrale La Thébaïde (Tragédie) en 1664 Alexandre le Grand (Tragédie) en 1665 Andromaque (Tragédie) en 1667 Les Plaideurs (Comédie) en 1668 Britannicus (Tragédie) en 1 669 Bérénice (Tragédie) en 1 670 Bajazet (Tragédie) en 1 672 Mithridate (Tragédie) en 1672 Iphigénie (Tragédie) en 1674 Phèdre (Tragédie) en 1677 Esther (Tragédi) en 1 689 Athalie (Tragédie) en 1 691 Acte Scène 1 • Hippolyte, fils de Thésée, roi d’Athènes et de Trézène, t d’une Amazone, annonce à son précepteur, Théramène, son intention de quitter Trézène (la ville où se déroule l’action) pou aller à la recherche de son père, absent depuis quelque temps, et dont on est sans nouvelles. Mais lui, qui passe pour indifférent à l’amour, veut aussi fuir Aricie, seule suwivante des Pallantides, branche de la famille de Thésée que celui-ci a fait massacrer, tandls qu’il a fait de la jeune fille une esclave. Scène 2 : La seconde épouse de Thésée, Phèdre, va paraître. Oenone, sa nourrice et confidente, fait fuir tout le monde.

Scène 3 : Phèdre, triste, lasse, épuisée, est accablée d’un mal ystérieux qui lui fait à ce point oublier ses devoirs que, refusant toute nourriture, elle se lai tement vers la mort. Elle PAGF OF toute nourriture, elle se laisse glisser lentement vers la mort. Elle se laisse arracher par sa suivante la confidence du secret de son trouble : elle aime Hippolyte, son beau-fils, que Thésée eut d’un premier mariage. Elle a tout tenté pour ne pas céder à sa passion, a même écarté le jeune homme ; tout a été vain, et elle se laisse glisser vers la mort. Scène 4 : Un messager apporte la nouvelle de la mort de hésée, ce qui semble résoudre le dilemme de Phèdre : son amour n’est lus coupable.

Mais se pose le problème de la succession sur le trône d’Athènes et de Trézene. Scène 5 : Oenone invite Phèdre à défendre les droits de ses enfants au trône. Elle accepte : elle verra Hippolyte. Scène 1 : Aricie avoue à sa confidente, Ismène, son amour pour Hippolyte, que Trézène vient de reconnaître pour roi. Scène 2 : Hippolyte décide d’affranchir Aricie, lui offre la couronne d’Athènes, et lui déclare son amour, songeant à exiler Phèdre et son fils en Crète, et à ne garder pour lui que Trézène. Scène 3 : Hippolyte apprend que Phèdre demande à le voir, et Aricie lui avoue qu’elle l’aime. Scène 4 : Hippolyte, qui veut partir au plus vite, est arrêté par l’arrivée de Phèdre.

Scène 5 : Sous couleur de lui peindre son amour pour Thésée, Phèdre avoue à Hippolyte l’amour qu’elle éprouve pour lui. Repoussée avec horreur par le jeune homme, elle lui arrache son épée dont elle veut se transpercer. Mais Oenone rentraîne. Scène 6 : Le fils de Phèdre a été reconnu comme roi par Athènes. Le bruit court que Thésée n’est pas mort. Acte Ill Scène 1 : Phèdre, qui ne veut pas régner, confesse qu’elle n’a pas perdu tout es PAGF s OF mort. perdu tout espoir, se demande même si elle n’a pas, maintenant ue Thésée est mort, le droit d’aimer Hippolyte, envisage de conquérir son amour en lui offrant le trône d’Athènes.

Scène 2 : Elle se reprend et, au comble de la honte, implore raide de Vénus. Scène 3 : Soudain, on lui annonce que la nouvelle de la mort de Thésée était fausse, et qu’il arrive à Trézène. Elle veut mourir, mais Oenone lui propose de faire exiler Hippolyte en l’accusant, auprès de son père, d’avoir voulu lui faire violence. Phèdre accepte. Scène 4 : Phèdre refuse les témoignages de tendresse de hésée. Scène 5 : Thésée est étonné, et Hippolyte, en lui annonçant son ntention de quitter Trézène, accroît sa méfiance. Le trouble de Phèdre et celui d’Hippalyte à son abord, l’«offense» mystérieuse évoquée par l’un et l’autre éveillent en lui une douloureuse curiosité.

Scène 6 : Hippolyte est inquiet, partagé entre sa crainte de voir Phèdre révéler sa passion, et son respect pour son père. Acte IV Scène 1 : Oenone a calomnié Hippolyte auprès de son père, l’ayant accusé d’avoir attenté à l’honneur de Phèdre. Thésée, en colère, maudit son fils, et demande à Neptune de le faire périr. Scène 2 : Thésée, interrogeant son fils, n’obtient de lui que l’aveu e son amour pour Aricie. Il refuse de le croire. Scène 3: Le roi, en proie ? andonne Hippolyte aux PAGF apprend que celui-ci aime Aricie. Scène 5 : Phèdre est en proie à la douleur. Scène 6 : Sa jalousie l’égare : elle veut mourir. Oenone l’invite ? consentir à cet amour illégitime. Phèdre la maudit.

Acte V Scène 1 : Hippolyte s’enfuit, et demande à Aricie de le rejoindre pour que, par un serment solennel, ils consacrent leurs fiançailles devant les dieux. Scène 2 : Aricie demande à Ismène de préparer la fuite. Scène 3 : Les doutes de Thésée, qui a vu Hippolyte et Aricie ensemble, s’éveillent. Il apprend de la bouche d’Aricie qu’Hippolyte n’aime qu’elle, qu’elle fuira avec lui. Insultée par le roi, elle lui laisse deviner un mystère, le met en garde contre l’injustice qu’il s’apprête à commettre. Scène 4 : Les doutes de Thésée se confirment : il veut revoir Oenone. Scène 5 : Mais Oenone s’est noyée, et Phèdre veut mourir. Thésée fait rappeler Hippolyte.

Scène 6 : Théramène vient annoncer et raconter la mort terrible d’Hippolyte : il a été trainé sur des rochers par son attelage effrayé par un monstre marin. Scène 7 : Phèdre paraît, chancelante. Elle s’est empoisonnée, et, vant de mourir, vient s’accuser devant Thésée, lui révélant toute la machination et le crime dont elle est coupable. Thésée adopte Aricie. Analyse Sources Le sujet de « Phèdre » est l’un des plus célèbres de la mythologie grecque, l’un des plus souvent traités à travers le temps. Comme ç’avait été le cas pour « La Thébaïde ou Les frères ennemis », « Andromaque » Racine s’inspira PAGF 7 OF « Phèdre et Hippolyte ».

Il l’indiqua d’emblée, dans la préface de la pièce : «Voici encore une tragédie dont le sujet est pris d’Euripide. Quoique j’aie suivi une route un peu différente de celle de cet uteur pour la conduite de l’action, je n’ai pas laissé d’enrlchlr ma pièce de tout ce qui m’a paru plus éclatant dans la sienne. Quand je ne lui devrais que la seule idée du caractère de Phèdre, je pourrais dire que je lui dois ce que j’ai peut-être mis de plus raisonnable sur le théâtre.  » Il s’inspira en effet de « Hippolyte porte-couronne » (428 av. J. – Cr), tragédie qui, comme son titre l’indique, est centrée sur Hippolyte. Ce jeune homme d’élite à l’éducation très soignée est un fervent fidèle d’Artémis, la vierge déesse de la chasse.

Pour lui, la chasteté est la vertu par excellence ; il a le plus rand mépris pour Aphrodite et pour les femmes, et il l’exprime au besoin agressivement. Dans un prologue, Aphrodite vient annoncer qu’elle va se venger de cette offense, et le châtier. Elle fait de ce prétentieux l’objet de la passion criminelle de sa belle- mère, Phèdre, d’une calomnie puis d’une impulsive réaction de son père, Thésée, qui aboutit à son meurtre, avec l’aide du dieu Neptune. En effet, Aphrodite a aussi un compte à régler avec Phèdre, parce que le grand-père maternel de celle-ci, le Soleil, qui voit tout, avait dénoncé son adultère à son mari, Héphaïstos.

En conséquence, elle ranime d’un érotisme monstrueux qui se manifesta surtout dans une première version de sa pièce, ? laquelle Euripide avait donné le titre d »Hippolyte voilé » (dont il ne reste que des fragments), où, sensuelle et machiavél donné le titre d »Hippolyte voilé » (dont il ne reste que des fragments), où, sensuelle et machiavélique, elle se livrait sans réticence à sa passion criminelle, au point que le public fut choqué, et que le dramaturge rédigea sa seconde version, « Hippolyte porte-couronne ». Involontairement travaillée par une coupable passion pour son eau-fils, Phèdre résiste autant que possible au rôle que la divinité lui impose, la saine raison et un fier sens de l’honneur dominant son esprit. Et, quand elle sent que l’envoûtante puissance de la divinité va triompher, car on annonce la mort de Thésée, elle choisit de se laisser mourir.

C’est l’insistance tenace et suppliante de sa nourrice qui l’amène à une confidence dont elle a honte. Elle accepte l’aide de cette vieille femme, mais sur une proposition ambiguë. Quand elle constate que la nourrice a parlé à Hippolyte, et qu’elle entend les réactions injurieuses e celui-ci, consciencieuse, elle décide aussitôt de se tuer, pour sauver l’honneur de son mari et de ses fils. Mais c’est alors qu’elle se détermine également à perdre par la calomnie l’orgueilleux qui vient de l’insulter : «À un autre aussi la mort sera funeste, pour lui apprendre à ne pas s’enorgueillir de mes infortunes ; associé ? mon mal, il prendra, en le partageant, une leçon de mesure. Or le roi, bien qu’absent, est toujours vivant. La nourrice se propose d’aider sa maîtresse à satisfaire cet amour coupable : Phèdre Siy refuse. Malgré cela, sous le sceau du secret, la nourrice évoile à Hippolyte la passion de sa belle-mère. Le jeune héros s’enfuit, horrifié par la passion que lui voue la reine. Phèdre sa belle-mère. Le jeune héros s’enfuit, horrifié par la passion que lui voue la reine. Phèdre maudit sa nourrice, et, torturée par la honte, voulant fuir le déshonneur, se pend. Alors survient Thésée qui découvre, attachée au cou de sa femme morte, une tablette par laquelle elle accuse calomnieusement Hippolyte d’avoir tenté de la violer.

Ce dernier, mis en présence de son père, essaie en vain de se défendre. Thésée le maudit, et charge de le faire érir le dieu Poséidon, qui avait promis d’exaucer trois de ses vœux. Un messager survient peu après : il annonce qu’Hippolyte a été traîné par ses chevaux, qu’un monstre sorti de la mer avait épouvantés, et qu’il est mourant. Artémis découvre alors ? Thésée la vérité. Hippolyte vient mourir dans les bras de son père, et lui pardonne. Du point de vue de la tradition grecque, il est cruellement mais justement frappé pour avoir orgueilleusement voulu s’exempter de l’humaine condition, refusé le culte d’une divinité, et bravé son pouvoir.

Mais, outre qu’il était misogyne, il opposait son ationalisme critique aux traditions religieuses : Euripide tendit donc à le valoriser comme un philosophe qui aspire à s’affranchir des servitudes du corps et du rapport avec les femmes. «C’est ta noblesse d’âme qui a causé ta perte», lui dit Artémis. Son seul défaut, c’est sa suffisance, sa conviction d’être une âme hors de la commune mesure. On voit la nette différence avec le héros de Racine, modeste, respectueux, voire timide, qui apprend à ses dépens la toute- puissance de l’amour, qui est la victime de Phèdre, elle-même malheureux instrument d’une vengeance divine dont elle n’éta