Qu’est ce qu’une loi

Qu’est ce qu’une loi

Devoir de Philosophie Qu’est ce qu’une loi? L’homme droit est-il celui qui respect la loi? L’homme droit est celui qui sait conjuguer sa propre loi avec celle qu’autrui et la societe lui impose. L’equilibre est instable et plutot difficile a trouver puisqu’il est vrai que la liberte de chacun s’arrete ou commence celle des autres. Il faudrait, si l’on en croit Rousseau, « trouver une forme d’association qui defende et protege de toute la force commune la personne et les biens de chaque associe, et par laquelle chacun, s’unissant a tous, n’obeisse pourtant qu’a lui-meme, et reste aussi libre qu’auparavant ».

Il s’agit ici d’une definition possible du concept de « loi », qui pose cependant le probleme suivant: comment respecter une loi et rester aussi libre qu’auparavant? En effet, si l’on se doit de respecter une loi, nos libertes en sont aussi tot reduites, puisque bien souvent, la loi represente une contrainte. Il faut savoir par ailleurs que l’homme est fait pour vivre en societe, et il semblerait que l’existence de lois soit une condition necessaire au fonctionnement de la societe.

Il ne faut cependant pas considerer l’existence de loi comme garantie d’une societe parfaite. Les lois physiques permettent de comprendre le monde (aspect plus

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concret), mais certains « pourquoi » restent sans reponse. Les lois morales sont propres a l’homme et a la raison. C’est un aspect abstrait mais plus personnel. Il s’agit de principes de vie, de conduite. La loi juridique est cree par l’homme, pour l’homme. Cependant, elle depend du jugement et de l’interpretation que l’on en fait. Elle comprend des droit et des devoirs.

La loi est un concept qui, comme tout objet, doit etre percu et pense par l’homme pour exister. Comment les hommes considerent-ils la loi, sachant que le fondement d’une loi est d’etre respectee et envisagee comme une institution a laquelle on doit le respect et que les hommes ne veulent vivre que de liberte? La loi a t-elle vraiment lieu d’exister? Une premiere partie envisagera les conditions d’existence de la loi et une seconde, les limites qu’elle peut rencontrer. La loi est une condition necessaire a la vie en societe, pour plusieurs raisons.

Elle est ce qui fonde l’ordre dans un groupe social et dans l’esprit de chacun, elle est ce qui permet d’empecher une anarchie, un chaos qui ne serait favorable ni a l’homme, puisqu’il n’aurait plus d’existence en tant qu’individu possible dans un tel desordre ( insecurite, violence, terreur), ni ses libertes, puisque la liberte ne peut etre appreciee que si elle possede des limites. Par exemple, le temps libre dont peut disposer un ouvrier. Dans une vie faite de vacances, le temps libre, la liberte ici, n’a plus de valeur…

L’homme a donc besoin de lois pour construire sa societe. Si d’une maniere generale, la loi force le respect dans les societes, c’est parce qu’elle incarne la vertu. Il existe une sorte de confiance en la loi, induite par la reflexion prealable a sa promulgation. Par exemple, un decret sur l’environnement et le tri selectif qui a fait l’objet de discutions et de negociations entre ceux qui ont le pouvoir de creer la loi est considere comme valable, comme juste par les citoyens.

Cela est en partie du au fait que le decret provienne des hommes choisis pour incarner et inventer la loi. Les hommes au pouvoir, de par leur rang social, leur education et leurs connaissances sont respectes, tout comme les lois qu’ils promulguent. Ainsi ces dernieres possedent une certaine credibilite et les hommes sont plus disposes a se tenir a cette loi. Il y a dans la loi, une dimension de respect, d’autrui, du pouvoir mis en place, et de l’article lui meme. La loi est aussi une maniere de montrer aux hommes que les libertes qu’ils possedent ont elle meme des limites.

Vivant en societe, l’homme ne peut agir selon son unique volonte, au detriment de celle d’autrui. C’est ce que provoquerait une absence de loi: un desordre formidable ou les libertes s’entrechoqueraient et ou la « loi du plus fort » regnerait. C’est donc un moyen de calibrer une certaine egalite entre les individus, puisque de surcroit, la loi est impersonnelle et s’applique a tous. Cette equite reste cependant relative: corruption, discrimination… sont des phenomenes qui echappent souvent au controle des autorites.

Pour promouvoir l’egalite, les lois s’appuient sur des institutions comme la justice ( proces equitables), la declaration universelle des droits de l’homme ou des regimes politiques tels que la republique democratique, ou le peuple choisit ceux qui construisent la loi et forme l’ensemble des citoyens, ensemble indivisible et indissociable ( tous les citoyens sont egaux devant la loi). La loi est donc un compromis entre limite et droit ( elle peut interdire et autoriser) ce qui permet de nuancer la notion de contrainte qui connote souvent la loi.

En outre la loi est un processus qui va d’homme a homme, c’est a dire qu’elle est cree par les hommes, pour les hommes. Ceci s’applique a toutes les dimensions de la loi ; une loi juridique dictee par l’etat a pour but d’agir sur les individus, la loi morale agit de l’homme directement sur son sujet ou plus precisement, de la raison sur les affections et le sensible, et la loi physique issue des connaissances de l’homme agit sur sa facon de voir le monde et son mode de vie.

La loi represente donc une forme de controle. Elle met en jeu un rapport de force entre le dominant, celui qui «  fait la loi » et le domine, celui pour qui elle existe et qui la respecte. La loi ne peut etre sans l’une de ses deux forces. Lorsque l’une agit de maniere demesuree sur l’autre, on observe un desequilibre et une disparition de la loi en tant qu’equilibre pour la societe: le dominant ecrasant son peuple n’a pas plus de credit pour la societe que le domine revolte qui meprise la loi.

Mais celui qui respecte la loi n’occupe pas forcement une position passive: son libre arbitre ( probablement etablit en fonction de sa loi morale) lui permet de suivre ou non la loi, tout en sachant qu’il s’expose ainsi a la deviance sociale, ou a des sanctions. Apres avoir vu quels sont les elements necessaires a l’existence d’une loi, nous allons pouvoir constater qu’il existe des limites dans leur acceptation et dans leur application.

L’application de la loi, qui requiert d’etre encadree par des representants de l’ordre, symboles du pouvoir de l’etat, peut comporter des limites. L’homme sur qui la loi agit est certes un etre raisonnable, mais il doit aussi composer avec des affections et une sensibilite. Ainsi, il est possible qu’une loi de type juridique se trouve etre en conflit avec une loi d’ordre moral. Par exemple la loi sur le port de signes religieux ostentatoires dans les etablissements scolaires publiques.

En admettant que le respect d’une religion puisse etre consideree comme une loi morale, cette derniere se retrouve en conflit avec la juridiction laique de l’Etat. Ceci cree des conflits sociaux et fait l’objet d’importants debats au sein de la societe. Ce phenomene semble decouler du passage de l’age d’or a l’age de fer. L’age d’or representait une epoque utopique ou les hommes vivaient en harmonie; le passage a l’age de fer a ete le passage d’une morale naturelle a une morale artificielle.

A partir de la morale naturelle, des lois ont ete elaborees pour assurer le meilleur « fonctionnement » possible entre les hommes. Neanmoins la morale naturelle s’imposait d’elle meme, alors que les lois sont elles imposees par des hommes a d’autres (censes ou non les representer ), sous pretexte qu’elles ne sont que l’application de la morale naturelle. Il y a donc « creation » d’une morale artificielle qui semble etre parfois en conflit avec la morale naturelle.

Si l’homme meprisant la loi peut realiser des exces ou des deviances, la loi elle aussi peut connaitre ce genre de deformations. La formation de l’Etat totalitaire en est une parfaite illustration. Dans l’exces de durete et de repression, dans l’aneantissement de la liberte individuelle et le l’individu lui meme, il y a un impact du regime autoritaire sur un peuple et sa conscience. Ce type de regime politique est l’exemple de la predominance du dominant sur le domine: L’homme au pouvoir, le dictateur use et abuse de son aura et de son pouvoir. Il n’est pas are qu’il soit aime par le peuple qu’il brime, ceci etant du a l’embrigadement ideologique qui formate les esprits dans le but de reduire les risques de revolte et qui caracterise le regime totalitaire. Mais l’homme qui abuse du pouvoir detruit son prochain. Les exemples que l’histoire nous donne son eloquants : la terreur sovietique, le racisme Nazi ont ete responsables de millions de morts au XXeme. Si de telles lois ont pu voir le jour, c’est grace a l’emprise de ces dirigeants sur le peuple et au credit que l’on leur accorde, mais aussi a la terreur provoquee par la menace de sanction omnipresente…

La sanction est en effet une condition quasiment sine qua non a l’existence de la loi, puisqu’apres la vertu que l’on lui accorde, c’est la menace de sanction qui « motive » les hommes a respecter la loi. Et c’est a l’Etat qui a le devoir d’assurer l’autorite, a travers des institutions comme la police et le tribunal (justice). Mais l’homme vit sous la menace permanente de la sanction car il peut etre envahit par le sentiment de culpabilite si il enfreint ses lois morales. Peut-il quand meme s’epanouir, peut-il exprimer sa sensibilite ?

Peut-il simplement etre heureux, jouir de sa liberte malgre les lois qu’il doit respecter? Dans Critique de la raison pratique, Kant, montre que la loi morale est la possibilite la plus profonde de notre etre; c’ est en ce sens que l’«imperatif categorique» est une realisation absolue de notre liberte, de notre destination veritable. La raison est pratique lorsqu’elle integre la loi morale et la liberte dans sa reflexion. Kant exclut donc le dogmatisme des morales fondees sur des principes materiels.

Il considere que la loi morale suppose une foi rationnelle dans l’immortalite de l’ame et dans l’existence de Dieu. La loi pour exister doit necessairement etre reconnue et respectee. Mais c’est dans cette notion de respect que les choses se compliquent: il faut trouver un equilibre entre dominant et domine, entre raison et sensibilite, entre morale et liberte… Finalement, la seule loi veritable pourrait-etre la loi de Dieu, la religion, puisqu’elle n’est pas dictee par l’homme, ne comprend pas de rapport de soumission mais simplement un respect et une aide mutuelle.

Cette loi n’a pas de frontiere, elle est universelle et chaque « citoyen de l’eglise » respecte le culte volontairement. Il ya donc une grande place a la liberte, mais aussi a l’imperatif categorique de respecter le culte. La loi religieuse connait la limite de la foi, qui est consequente ainsi que celle de l’organisation d’une societe qui ne peut reposer sur le culte religieux. Cependant, la religion tend a devenir une cause de conflit sur terre ( terrorisme). Elle se rapproche donc des limites des la loi ( exemple du totalitarisme).