Querelle Voltaire Rousseau

Querelle Voltaire Rousseau

Introduction Un salon littéraire est une réunion d’hommes et de femmes de lettres, de poésie et d’art se rencontrant régulièrement, dans un milieu intellectuel, souvent mondain, pour discuter d’actualité de l’époque concernée, philosophie, littérature, morale, etc. Leur fréquentation était plus ou moins abondante selon le salon et en fonction des sujets exposés. Avant le xixe siècle, on qualifiait de telles réunions de « société » ou de « cercle ». Les salons littéraires se distinguent des cafés littéraires comme e Procope, lieux publics où les discussions se tenaient sans invitation, ni horaire, ni sujet précis.

Querelle entre Voltai François-Marie Aroue Paris, où il est mort français qui a marqu c ors ovembre 1694 ? ivain et philosophe cupe une place particulière dans la m moire collective trançaise et internationale. Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 (à 66 ans) à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois francophone. La vie de Jean-Jacques Rousseau est une vie d’indépendance et d’instabilité. Côté Voltaire, l’obsession de réussir.

L’homme travaille nuit et jour a co page construire sa renommée, ses réseaux, sa fortune et son pouvoir, qui tous finissent par être considérables. Avide de briller, de batailler, de

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rire et de jouir, il fait l’éloge du luxe et de la propriété, multiplie les bons mots et les conquêtes féminines. Côté Rousseau, le monde des petites gens. Jean-Jacques est laquais, secrétaire, copiste de musique, se méfie des raffinements excessifs. Taraudé par la pureté, habité par le désir impérieux ‘avouer tout ce qu’il a fait, Rousseau cherche à se rendre transparent, à se faire aimer en se montrant tout entier.

Ne s’agira’t-il donc que d’un conflit de tempérament, du choc de deux sensibilités ? D’une affaire du XVIIIe siècle ? Du divorce entre société de salons et naissance des émois romantiques ? Rien n’est mons sûr. En scrutant la querelle qul a opposé ces deux figures, on s’aperçoit que leur antagonisme engage des conceptions totalement inconciliables de l’homme aussi bien que de la nature, du progrès, du politique. On découvre que ces eux contemporains ne se sont jamais rencontrés-sauf une fois, à Paris, vers 1750-, mais qu’ils n’ont jamais cessé de se lire, de ne pas se comprendre et finalement de se déchirer.

JEUDI 18 AOÛT 1756 C’est de cette journée du 18 août 1756 qu’on peut dater, sans grand risque d’erreur, le début de la querelle entre Voltaire et Rousseau. qu’on peut dater, sans grand risque d’erreur, le début de la querelle entre Voltaire et Rousseau. Voltaire, installé aux Délices, à Genève, depuis le 19 mars 1755, y avait appris avec horreur l’événement du tremblement de terre de Lisbonne, survenu le er novembre de la même année.

Il compose aussitôt un texte de quelque deux cent trente vers intitulé Poème sur le désastre de Lisbonne dans lequel il s’interroge, dans une tonalité pathétique, sur la notion de Providence. Rousseau, à qui Voltaire envoie son Poème, y reconnait certes «la main du maître», mais ne peut cacher les «déplaisirs» que lui procure sa lecture : le Poème de Voltaire en effet «aigrit mes peines, m’excite au murmure» et même «me réduit au désespoir». Le problème essentiel réslde dans la nature du mal.

En effet, «excepté la mort qui n’est presque un mal que par les préparatifs dont on la fait précéder, la plupart de nos maux physiques sont encore notre ouvrage». La catastrophe de Lisbonne illustre parfaitement, selon Rousseau, cette idée d’une propension des hommes à construire leur propre malheur : « convenez, par exemple, que la nature n’avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages, et que si les habitants de cette grande ville eussent été dispersés plus également et plus légèrement logés, le dégât eût été beaucoup moindre et p