Quelle regulation du systeme financier apres la crise ?

Quelle regulation du systeme financier apres la crise ?

Quelle regulation du systeme financier international apres la crise ? Entre 1975 et 2005, la capitalisation boursiere mondiale s’est multipliee par 30 pour atteindre 41 000 Md $. Un simple chiffre pour vous donner a mesurer l’ampleur du systeme financier. Le systeme financier international designe l’ensemble des acteurs, des institutions et des marches financiers qui contribuent a l’allocation transfrontaliere de l’epargne. Il a pour but de faire le lien entre les besoins et les capacites de financements au niveau mondial. Cela designe donc a la fois au niveau micro les marches financiers et au niveau macro les flux de capitaux : a regulation du secteur financier : banques, intermediaires, acteurs, produits financiers la regulation des desequilibres mondiaux persistants entre l’Asie et les US La regulation du SFI designe l’ensemble des institutions et des instruments de cooperation, de reglementation et de surveillance en place afin d’assurer la stabilite du systeme financier. La regulation est aujourd’hui axee sur la stabilite macroprudentielle et systemique (rapport Larosiere) Le but de la regulation est : – d’eviter les bulles et la volatilite des actifs – de surveiller les institutions d’inciter a de bons comportements – d’assurer une stabilite systemique par la coordination entre les acteurs Questions : le fonctionnement du SFI,1/ les

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defaillances de marches et 2/ les defaillances de la regulation anterieure a la crise : certains disent meme que la regulation a ete un facteur aggravant de la crise. la reforme de la regulation en mettant l’accent sur la regulation systemique, macroprudentielle. Savoir si la regulation des autorites publiques est elle-meme facteur d’instabilite ou non, et si la regulation penalise ou non la croissance.

Le SFI n’est –il pas egalement instable en raison des desequilibres mondiaux ? I/ La crise financiere a mis en lumiere les faiblesses de la regulation du systeme financier international, lequel se caracterise par une grande instabilite et par la persistance de desequilibres globaux. A/ Malgre d’importantes crises financieres, le developpement du systeme financier n’a pas fait l’objet d’une regulation efficace avant la crise. La deregulation, le decloisonnement des marches et la desintermediation du financement des annees 1980 ont conduit a un developpement extremement rapide des marches financiers.

Le but de cette deregulation etait de faciliter la rencontre entre des besoins de financements et des capacites de financement. Reposait sur idee que marches financiers permettent croissance (Consensus de W), de financer l’innovation (NTIC), de repondre aux besoins de financement des menages et de l’Etat. Une multitude de produits financiers coexiste : actions, obligations, change, swap, derive, bons du tresor, des marches a terme et de gre a gre : le sous-jacent et les produits sont souvent decoreles : operations a nu De nombreux produits hors bilan titrises echappaient a la reglementation des normes comptables procycliques : just value

Un grand nombre d’acteurs non regules : hedge funds et fonds de private equity echappent aux reglementations prudentielles applicables aux banques. En 2007, les hedge funds comptabilisaient plus de 10 000 Md actifs aux US. 2°) Ce developpement exponentiel s’est accompagne de cycles financiers et de crise. La 1ere grande alerte, crise mexicaine, montre forte interdependance pays. crise asiatique de 1997, Japon dans les 90’s, bulle internet en 2000 Keneth et Rogoff, this time is different : la recession dure en moyenne 2 ans et le recul du PIB est de 9%. Cela s’explique par la retractation du credit : credit Crunch : laisse la PM inefficace.

Elles mettent en lumiere l’existence d’un risque de systeme, de propagation des crises a l’economie mondiale, en raison de l’interdependance des economies. 3°) La regulation ayant eu lieu durant ces annees n’a pas porte les succes esperes Du cote des marches financiers et des institutions bancaires : a la suite au krach boursier de 1987, la necessite est apparue de mettre en place une regulation du risque porte par les institutions financieres internationales, aboutissant a la definition du ratio de Cooke par le comite de Bale, sense assurer que les banques disposent de fonds propres suffisants pour couvrir leurs engagement.

Ratio qui presentait de nombreuses imperfections, contracycliques et dependant de la bonne volonte des Etats. De nombreux acteurs financiers n’etaient pas concernes. De nombreuses institutions et produits ne sont pas regules : HF, Agences de notation… Manque de transparence entre elles. Du cote des desequilibres mondiaux : la surveillance repose sur le FMI (article 4 de son statut). On savait les desequilibres, pourtant le FMI n’a pris aucune mesure. –> il n’existait pas de dispositif efficace de surveillance macroprudentielle, et le risque systemique n’etait pas apprehende.

B. La crise a mis en lumiere le risque systemique que generent l’instabilite des marches financiers et les desequilibres des flux de capitaux 1°) Les marches sont instables : Minsky (2007) : la croissance des marches financiers se traduit par une montee du risque chez les agents financiers, caracterisee par la hausse de l’endettement. 2004-2007 : le levier d’endettement est passe de 20 a 30 pour les banques d’investissement americaines. Des lors, le risque de defaut est de plus en plus important. Il arrive un moment Minsky ou la bulle eclate. °) Le risque systemique existe : Akerlof : le systeme financier se complexifie a cause de la multiplication des contreparties, ce qui renforce l’effet domino en cas de choc et ce qui aggrave les asymetries d’information et empeche les agents de connaitre precisement la nature du risque qu’ils supportent. 3°) Le SFI est caracterise par des flux monetaires insoutenables. On parle de desequilibres globaux pour designer la persistance de taux de change desequilibres, entrainant des desequilibres de balances de paiement.

Depuis la crise de 1987, les pays asiatiques accumulent des reserves de change massives tandis que les US font etat d’un niveau d’endettement significatif. Certains economistes ont souligne que cette epargne asiatiques a fait pression sur les acteurs financiers pour developper des titres risques, generant ainsi la crise (Caballero, 2007). ? La crise a mis en lumiere l’existence d’un risque systemique. Puisque elle a debute sur le troncon financier des subprimes avant de se propager a l’economie reelle par le biais du credit.

D’ou la necessite d’une regulation efficace tournee vers la maitrise des risques micro ET macroprudentiels. II/ Apres la crise, des reformes sont mises en place pour reduire les causes structurelles de l’instabilite du SIF. A/ Reduire le risque systemique 1°) Des dispositifs micro prudentiels ont ete renforces Bale III reforme la reglementation des activites bancaires et financieres en insistant sur la dimension contracyclique de ces ratio, pour eviter qu’ils n’aggravent la crise ne surveillance de la liquidite : 2 ratio sont prevus l’un a CT sur 30 jours, l’autre a LT sur 1 an. Ils sont calibres afin de ne pas peser sur l’activite bancaire Les normes de solvabilite sont renforcees : l’augmentation du ratio Mac Donough a 10% (fonds propres/ actifs ponderes) + conservation de 5% des risques lies aux operations de titrisation Poids des actifs sur le capital des banques est limite afin de reduire le levier de credit. Aux US dans le Dodd Frank Act : mise en place d’une regle Vockler de separation des BC et des banques financieres Bale III suscite des critiques des banquiers qui expliquent que ces mesures couteront 1,5 points de PIB par an et 5 points de PIB sur 5 ans (Federation bancaire francaise) et menacerait 10 millions d’emploi. En realite, c’est sur les dividendes et les actionnaires que cela pesera le plus. 2°) Concernant les mesures macroprudentielles La defaillance du SIF engendre une crise de confiance generalisee a l’egard de la monnaie, des banques ou du systeme financier en general. La surveillance internationale : a cooperation internationale repose sur le Financial Stability Board mis en place au G20 de Washington en 2008. Il participe, en cooperation avec le FMI, au reperage des risques et au traitement des risques financiers internationaux En Europe: Sur la base du rapport Larosiere, le Conseil de l’UE a mis en place d’un Comite europeen du risque systemique. Le role des BC : Mesures prises aux US : Dodd Franck Act : prevoit un controle de la FED sur les activites sytemiques des banques et un pouvoir de dementelement. Il s’agit pour la FED d’eviter que des institutions ne deviennent too big to fail.

Le role des BC pourrait etre amene a changer. La politique macroprudentielle se rapproche de la politique monetaire, et renforce le role des banques en tant que garant de la stabilite financiere. La lutte contre les bulles : les BC pourraient ainsi contribuer a limiter la volatilite des matieres premieres (necessite d’un lean against the wind). La supervision des etablissements financiers : la reforme des hedge funds : L’UE a accentue la regulation sur les fonds alternatifs, d’ores et deja soumis a une obligation au regulateur americain (la SEC).

Developpement des chambres de compensation des produits de gre a gre, et en particulier les derives de credit. Ces chambres centraliseraient les echanges et opereraient comme contrepartie unique de tous les operateurs. Ce qui premunit les acteurs contre les risques de contrepartie. 3°) Reduire le risque systemique resultant de l’intervention publique elle-meme : la fonction de preteur en dernier ressort contribue a accroitre l’alea moral. Il faut donc que l’intervention publique garde une ambiguite constructive sur les circonstances de son intervention l ne faut pas que la reglementation soit procyclique il faut reduire les biais fiscaux de financement par endettement. B/ Cependant, la regulation meriterait d’etre approfondie dans le sens d’un meilleur controle des desequilibres mondiaux – les chantiers… Les solutions : – baisse de l’endettement aux US et reevaluation du yuan – un controle des capitaux : type taxe Tobin, (mais qui risque de penaliser la croissance. Debat autour d’une taxe infinitesimale qui permettrait de financer le developpement de l’Afrique. – une meilleure cooperation internationale, c’est la grande question du G20.