« Quel peut etre, selon vous, l’interet de la lecture des ?uvres du passe ?

« Quel peut etre, selon vous, l’interet de la lecture des ?uvres du passe ?

[pic] Voir le texte de reference La composition Les outils lexicaux 1. Le champ lexical 2. Les vocabulaires appreciatif et depreciatif 3. La connotation Les images Les autres figures de rhetorique Les figures d’opposition l’antithese l’antiphrase le paradoxe l’oxymore Les figures de substitution la metonymie la synecdoque la periphrase Les figures d’insistance (d’amplification) l’hyperbole l’anaphore la gradation Les figures d’attenuation la litote l’euphemisme Les temps et les modes Enonciation et focalisation (en construction) Musicalite Le paragraphe de commentaire La methode du commentaire compose Voir le texte de reference

Le Temps de vivre, Boris Vian Il a devale la colline Ses pas faisaient rouler des pierres La-haut entre les quarte murs La sirene chantait sans joie Il respirait l’odeur des arbres Il respirait de tout son corps La lumiere l’accompagnait Et lui faisait danser son ombre Pourvu qu’ils me laissent le temps Il sautait a travers les herbes Il a cueilli deux feuilles jaunes Gorgees de seve et de soleil Les canons d’acier bleu crachaient De courtes flammes de feu sec Pourvu qu’ils me laissent le temps Il est arrive pres de l’eau Il a plonge son visage Il riait de joie il a bu Pourvu qu’ils me laissent le temps Il s’est

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Pourvu qu’ils me laissent le temps Une abeille de cuivre chaud L’a foudroye sur l’autre rive Le sang et l’eau se sont meles Il avait eu le temps de voir Le temps de boire a ce ruisseau Le temps de porter a sa bouche Deux feuilles gorgees de soleil Le temps de rire aux assassins Le temps d’atteindre l’autre rive Le temps de courir vers la femme Il avait eu le temps de vivre COMPOSITION Ensemble des moyens d’organisation d’un texte. Cette boite a outils contient plus de  » trucs  » que de veritables outils. Les paragraphes ou les strophes : Etablir ce qui fait leur unite Liens entre eux (elles) La progression chronologique :

Les indices temporels (adverbes, CCT) Les progressions Situations initiale, finale, evenements perturbateurs Le debut/la fin : Comparer (similitudes/ecarts… ) Les repetitions : De mots, d’expressions, de structures, de phrases. Leitmotiv, evolution d’un champ lexical Les plans type : Ex :le sonnet Dialectique, chronologique, cyclique, oratoire Les liens logiques : Liens entre paragraphes Progression intra-paragraphe Les verbes d’action : Peuvent parfois jalonner une progression Les indices spatiaux : Changements de reperes, evolutions spatiales Tous elements susceptibles de renseigner sur une intention de construction… • LES OUTILS LEXICAUX 1. Le champ lexical • Definition : On appelle champ lexical l’ensemble des mots qui renvoient a une meme realite ou a une meme notion. • Exemple : Les mots  » mort, spectre, linceul, exsangue  » appartiennent au champ lexical de la mort. • Utilisation : Le champ lexical dominant d’un texte renseigne generalement sur le theme principal du texte. Cependant on s’interessera a tous les champs lexicaux en etudiant pour chacun : • le nombre de termes qui le constituent • la place dans le texte (partout, dans un paragraphe seulement…) • le rapport avec les autres champs (rapport de place –alternance, imultaneite, rapports divers- ou rapport de sens – anti-champ, rapprochement inattendus…etc. Les vocabulaires appreciatif et depreciatif • Definition : Un terme est appreciatif lorsqu’il presente ce qu’il designe sous un jour favorable. Un terme est depreciatif lorsqu’il presente ce qu’il designe sous un jour defavorable. • Exemple : Ce voyageur aile, comme il est gauche et veule ! Lui, naguere si beau, qu’il est comique et laid ! Dans cet extrait de L’Albatros de Baudelaire, les termes  » gauche, veule, comique, laid  » sont depreciatifs : ils donnent de l’oiseau une vision negative.

Au contraire les termes  » aile, beau  » sont appreciatifs et donnent de l’oiseau une vision positive. • Utilisation : L’emploi de l’un ou l’autre de ces vocabulaires renseigne sur les sentiments ou les jugements de celui qui les utilise. On veillera toujours a determiner en premier lieu a quoi se rapportent ces vocabulaires. Dans l’exemple, les termes appreciatifs comme les termes depreciatifs se rapportent au meme Albatros : le poete souligne ainsi la degradation de la condition de l’oiseau des qu’il est prive de son element (le ciel). La connotation Definition : On appelle connotation le sens implicite qui vient s’ajouter a la signification d’un mot en fonction : – du contexte (le mot lumiere dans un contexte religieux) – de celui qui l’emploie (le mot aurore prononce par un condamne a mort) – d’autres mots auxquels il est associe • Exemple : Il ecartait de ses pensees avec toute son energie le souvenir de Clara. Il savait qu’il n’avait plus le droit desormais de penser a une femme. Si cette phrase est prononcee par un condamne a mort, le mot  » femme  » peut alors connoter la vie, la liberte… • Utilisation :

Les connotations peuvent donner une dimension nouvelle, plus profonde, a certains textes. LES IMAGES Generalites • Definition : Une image rapproche deux mots appartenant a deux realites differentes afin d’eclairer un aspect de l’un d’entre eux. On distingue le comparant (Ca) qui n’appartient pas a la realite du texte et le compare (Ce) qui appartient a la realite du texte. Le critere est ce qui motive le rapprochement du Ca et du Ce. L’outil, qui n’est pas toujours utilise, rend explicite le rapprochement. • Exemple : La nature est un temple ou de vivants piliers Laissent parfois passer de confuses paroles. Ca |Ce |Critere |Outil | |Temple |Nature |Relation mystique (terre-ciel) + |Aucun outil ici | | | |apparence arbres/colonnes | | • Utilisation : L’image, comme son nom l’indique, suggere au lecteur une representation  »  imaginaire  » d’une realite ce qui lui permet de mieux  » visualiser  » ce que l’auteur veut dire .

Dans l’exemple, le Ca  » temple  » souligne le role mystique que l’auteur confere a la nature qui semble etre pour lui un lieu dans lequel s’etablit une relation verticale avec un au-dela qui lui  » parle « . On remarque que le critere n’est pas forcement present dans la phrase mais qu’il est toujours important de le determiner car c’est lui qui nous met sur la voie de l’interpretation. Trois images Observons : 1. Les eleves se ruerent dans la cour comme un troupeau pris de panique. 2. Le troupeau des eleves regagnait paisiblement les salles de classe. 3. A douze heures, le troupeau agite devalerait encore les escaliers.

Pour chacune de ces phrases relevons les elements constitutifs d’une image : | |Ca |Ce |Outil |Nom | |1 |Troupeau |Eleves |Comme |Comparaison | |2 |Troupeau |Eleves |U |Metaphore 1 | |3 |troupeau |U |U |Metaphore 2 | Definition : Une comparaison est une image dans laquelle le Ca, le Ce et l’outil sont presents. Une metaphore est une image dans laquelle le lien Ca/Ce n’est pas exprime par un outil. • Utilisation : Le seul element qui est toujours present c’est le Ca (sinon il ne peut y avoir d’image). De plus, il est le plus facile a reperer puisqu’il n’appartient pas a la realite du texte. On cherchera donc toujours le Ca en premier puis on verifiera si le Ce est dans le texte (s’il n’y est pas, on le determinera neanmoins). Ensuite, on recherchera l’outil apres quoi on pourra nommer l’image. Il reste alors a reciser le critere pour interpreter l’image. Dans l’exemple 2, on repere facilement le Ca  » troupeau  » et le Ce  » eleves « , il n’y a pas d’outil : il s’agit d’une metaphore de type 1. Le critere est l’apparence desorganisee et indifferenciee du groupe constitue par les eleves. Des images plus precises : On peut preciser le nom d’une image en fonction de la nature du Ca et du Ce. |Comparant |Compare |Nom | |Les roses comme de jeunes filles vetues pour le bal attendaient dans le jardin. |Humain |Non humain |Personnification | |Je n’etais qu’une pierre au bord de la route quand je t’ai rencontree. | |Non humain |Humain |Reification | |La vieille femme vetue de noir fauchait inlassablement nos camarades. | |Humain, concret |Abstrait (la mort) |Allegorie | Un cas un peu difficile :

La revolution marchait a nos cotes et nous guidait vers la victoire. Ici, ce sont les verbes les comparants et ils attribuent un comportement humain a une idee abstraite : il s’agit d’une allegorie de la revolution. LES AUTRES FIGURES DE RHETORIQUE Les Figures d’opposition L’antithese Elle oppose tres fortement deux termes ou deux ensembles de termes. Un noble s’il vit chez lui dans sa province, il vit libre mais sans appui/ S’il vit a la cour, il est protege mais il est esclave. LA BRUYERE L’antithese oppose vigoureusement la vie du noble en province et sa vie a la cour.

Lorsque les termes d’une double antithese (sans appui/protege; libre/esclave) sont disposes selon le schema A B / non B non A, on parle de chiasme. L’antiphrase Elle exprime une idee par son contraire dans une intention ironique. Quel courage! peut en fait denoncer la lachete de quelqu’un. Le paradoxe Il enonce une idee contraire a l’opinion commune afin de surprendre, de choquer, d’inviter a la reflexion. Le penible fardeau de n’avoir rien a faire. Boileau Cette formule paradoxale permet de presenter un nouveau visage de l’oisivete. L’oxymore

C’est la reunion surprenante dans une meme expression de deux termes contradictoires. Cette obscure clarte qui tombe des etoiles. CORNEILLE Par cet oxymore, le poete reussit a meler deux impressions que notre raison habituellement separe. Les figures de substitution La metonymie Elle remplace un mot par un autre mot, qui entretient avec le premier un rapport logique. Elle designe par exemple : -un objet par sa matiere : Les cuivres pour les instruments en cuivre -un contenu par son contenant Boire un verre. -le lieu pour la fonction qui y est attachee. Il est candidat a l’Elysee.

La metonymie est un procede de symbolisation qui permet un raccourci d’expression. Je le dis, vous pouvez vous confier, madame, A mon bras comme reine, a mon coeur comme femme ! HUGO La metonymie du bras pour la puissance et du c? ur pour l’amour donne a l’expression des sentiments de Ruy Blas un caractere plus concret, plus frappant. La synecdoque Proche de la metonymie, elle consiste a remplacer un mot par un autre mot lie au premier par une relation d’inclusion (la partie pour le tout ou le tout pour la partie). Vous dites adieu a ces murs que vous allez quitter. ALAIN

La synecdoque des murs pour l’ensemble de la demeure confere a celle-ci davantage d’intimite protectrice. La periphrase Elle consiste a remplacer un mot par une expression de sens equivalent, qui evite une repetition ou donne une explication. Le fils de Pelee designe Achille dans les poemes d’Homere. Les figures d’insistance (d’amplification) L’hyperbole Elle amplifie les termes d’un enonce afin de mettre en valeur un objet ou une idee. Elle procede donc de l’exageration et de l’emphase. On la trouve souvent dans des textes epiques. Dans des ruisseaux de sang Troie ardente plongee. RACINE

L’image hyperbolique donne une dimension epique aux horreurs de la guerre. L’anaphore Procede d’amplification rythmique, elle consiste a repeter le(s) meme(s) mot(s) en tete de phrases ou de vers successifs. Il n’y a pas d’amour qui ne soit a douleur Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri Il n’y a pas d’amour dont on ne soit fletri .  » ARAGON L’anaphore amplifie dans ces vers le sentiment tragique de l’amour dechire. La gradation Elle ordonne les termes d’un enonce selon une progression . Va, cours, vole et me venge. CORNEILLE Les figures d’attenuation La litote Elle dit le moins pour suggerer le plus.

Ce n’etait pas un sot, non, non, et croyez m’en/ Que le chien de Jean de Nivelle LA FONTAINE Cette litote souligne les qualites du chien. L’euphemisme Il attenue l’expression d’une idee ou d’un sentiment, souvent pour en voiler le caractere deplaisant. On dira ainsi  » rendre le dernier soupir  » pour eviter le verbe mourir. LES OUTILS GRAMMATICAUX ET SYNTAXIQUES Valeur des temps et des modes. Dans tous les textes soumis a votre analyse, on trouve des verbes a des temps et des modes differents. La valeur d’un temps ou d’un mode peut avoir une signification tres interessante. Exemple :

Des operateurs patients ont reussi a filmer des plantes qui, en accelere, naissent devant nous, grandissent, font fleur, font graine, se racornissent et meurent… Si l’on pouvait en faire autant pour un visage, nous saurions que nous n’en avons pas un, mais d’innombrables que c’est une suite, une fuite, que toute photo le fige, donc le trahit, comme d’ailleurs tout portrait, fut-il genial, puisqu’il en elimine le passe et l’avenir. Dans les deux premieres lignes, le present de narration nous permet d’imaginer le film en question en insistant sur l’impression qu’il donne : comme si les plantes poussaient devant nous.

Dans les lignes 3 et 4, le present de verite generale donne a l’affirmation de la these de l’auteur plus de poids : il semble que ses propos soient indiscutables (comme des verites generales ! ). LES MODES Indicatif Presente un fait dans sa realite et le situe a une epoque determinee. Subjonctif Il permet d’interpreter les faits dont il indique la possibilite, le caractere souhaite, douteux… Imperatif C’est le mode de l’ordre (injonction), du conseil, du desir Infinitif Non personnel, idees generales ou abstraites. Conditionnel Evoque ce qu’on imagine, ce qui peut arriver, des faits non confirmes, des souhaits dont on veut attenuer l’enonce.

Valeur de futur dans le passe (il pensait que tout irait bien) Participe . gerondif Ccirconstance de l’action exprimee par un verbe Participe present ou passe Qualifie un nom a la maniere d’un adj. ou d’une sub. relative LES TEMPS |Present |Futur proche | |  |Passe proche | |  | | |Present de verite generale | |  |Present de narration | |Imparfait | | | |Description dans le passe | |  |Duree |   |Habitude, repetition | | |Narration dans le passe | |Passe simple | | |  | | | |Fait inhabituel, ponctuel (s’oppose a l’imparfait) | |Futur |Evoque l’avenir souvent sur le mode de la certitude |   |Anticipation | |  |Commandement | |Temps composes | | | |Expriment le caractere revolu de l’evenement | MUSICALITE VERSIFICATION C’etait l’heure tranquille ou les lions vont boire. Le metre Pour mesurer un vers, il faut compter les syllabes.

Le  » e  » muet se prononce s’il est suivi d’une consonne (heure tranquille). Il ne se prononce pas s’il est devant une voyelle (tranquille ou) ou en fin de vers (boire). On parle de dierese quand on prononce deux syllabes au lieu d’une (li-on). On parle de synerese quand on prononce une syllabe au lieu de deux (duel pour du-el). L’alexandrin (12 syllabes) comporte dans sa forme classique deux accents principaux sur la 6° et la 12° syllabes et deux hemistiches (moities de vers) separes par une cesure (coupure centrale) L’octosyllabe (8 syllabes) et le decasyllabes (10 syllabes) sont des metres pairs souvent utilises.

On peut les couper de multiples facons : liberte, variete des rythmes… L’heptasyllabe (7 syllabes) et les vers de 9 et 11 syllabes sont impairs et plus rares : leur originalite se remarque, ils semblent plus  » musicaux  » cf Verlaine : De la musique avant toute chose/Et pour cela prefere l’impair/Plus vague et plus soluble dans l’air,/Sans rien en lui qui pese ou qui pose. Le rythme L’accent tonique se place sur la derniere syllabe (sauf e muet) d’un mot ou d’un groupe de mots formant une unite grammaticale : Il se fit / dans Paris // un silen/ce de neige..

Les coupes se placent immediatement apres la syllabe accentuee. Le vers ci-dessus est ainsi construit sur le modele 3/3/3/3. On distingue : . le rythme binaire : quand un vers (ou une moitie de vers) comporte deux mesures egales . le rythme ternaire : quand le vers est compose de trois mesures. (4/4/4) . le rythme croissant : quand les mesures du vers sont de plus en plus longues. (1/2/3/6) . le rythme accumulatif : lorsqu’il y a un grand nombre d’accents. Phrase et vers. La phrase ne coincide pas souvent avec le vers.

L’enjambement : la phrase ne s’arrete pas a la rime mais deborde largement sur le vers suivant. Le rejet : un element court de la phrase est rejete au vers suivant. Le contre-rejet : un element court amorce a la fin d’un vers la phrase du vers suivant. Effets de musicalite L’onomatopee est formee a partir du bruit qu’elle denomme : le tic-tac du reveil. L’alliteration est la repetition d’un meme son consonantique (ou de sons voisins d/t) L’assonance est la repetition d’un meme son vocalique. Les rimes La rime pauvre est constituee d’un seul phoneme commun.

La rime suffisante est constituee de deux phonemes communs. La rime riche de trois. On distingue : – les rimes suivies ou plates AABB… – les rimes croisees ABAB – les rimes embrassees ABBA LE PARAGRAPHE DE COMMENTAIRE DE TEXTE L’unite du paragraphe de commentaire de texte se fait autour d’une interpretation (Int). Cette derniere, doit etre soutenue par un maximum de references textuelles (RT) et d’analyses (An) afin de convaincre. On peut illustrer ceci sur le schema suivant : |RT |AN |INT |ou |RT |AN |INT | |RT |AN | | | |AN | | RT |AN | | | |AN | | | | | | | | | | Exemple 1 : L’appetit de vie qui semble animer l’evade se caracterise par un champ lexical etonnant dans ce contexte, celui de la fete :  » danser, riait de joie « , ces termes semblent vouloir attenuer le tragique de la situation. Appetit de vie encore exprime par l’anaphore des vers 5 et 6 :  » Il respirait  » et par l’hyperbole  » Il respirait de tout son corps « . Tout se passe comme si les sens de l’evade se trouvaient exacerbes par la situation de panique qu’il vit.

Exemple 2 : Le vers  » Pourvu qu’ils me laissent le temps  » est repete quatre fois et de maniere de plus en plus rapprochee (vers 9, 15, 19, 21) ce qui traduit la menace de plus en plus pressante des poursuivants. De plus, ce vers, a la difference de tous les autres est a la premiere personne du singulier  » Pourvu qu’ils me laissent le temps  » et au subjonctif : l’auteur nous donne directement a entendre les craintes de l’evade augmentant ainsi la tension dramatique du poeme. Le Temps de vivre, Boris Vian