Psychotropes

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Psychotropes et plantes alternatives Par Elodie GOULAY Diététicienne Mémoire de fin de cursus HIPPOCRATUS Avril 2009 SOMMAIRE GLOSSAIRE I-INTRODUCTION pa or 16 Sni* to View Il-LES MÉDICAMENTS PSYCHOTROPES – LES ANTIDEPRESSEURS 2 – LES ANXIO YTIQUES – LES SOMNIFERES 4 – LES NEUROLEPTIQUES III-LA FRANCE CONSOMMATRICE NOI DE PSYCHOTROPES – CHIFFRES 2 – CAUSES 3 – RISQUES sérotonine. L-5-HTP : L-5 Hydroxytryptophane. Le 5-HTP est un acide aminé que notre organisme produit naturellement à partir du tryptophane, un autre acide aminé, que l’on trouve dans les aliments protéinés (volaille, oisson, légumineuses, noix, avocats… . Système limbique : groupe de structures du cerveau jouant un rôle, tres important, au niveau du comportement et dans diverses émotions (agressivité, peur, plaisir) et ainsi que dans la formation de la mémoire. : des mots surlignés en jaune dans le rapport La France est une grande consommatrice de psychotropes. Or, le passage d’un usage thérapeutique vers un usage nocif peut se faire sans que l’on s’en rende compte. Que pouvons-nous faire pour diminuer cette utilisation excessive ? Est-il possible d’utiliser des plantes médicinales ? C’est à cette uestion que je tenterai de répondre dans ce mémoire.

Pour cela, j’effectuerai une étude comparative entre des médicaments psychotropes et

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des médicaments de phytothérapie. puis, je réaliserai une enquête pour connaître l’avis des Français sur les plantes médicinales. difficultés de concentration, anxiété… Leur mode d’action dépend de leur classe. Ils augmentent la concentration de certains neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine) dans le cerveau ou la sensibilité de leurs récepteurs. Ils sont constitués de plusieurs familles : les antidépresseurs tricycliques, les IMAO, les ISRS dont fait partie le

[email protected] 2 – LES ANXIOLYTIQUES Les anxiolytiques ou tranquillisants mineurs sont, comme leur nom l’indique, des substances destinées à combattre l’anxiété et le stress, en agissant sur certains médiateurs cérébraux. Ils sont sédatifs mais à plus fortes doses que les somnifères. A dose normale, ils entrainent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d’un véhicule. Tout comme les somnifères, ils peuvent induire une dépendance en traitement prolongé. 3 – LES SOMNIFERES Les somnifères ou hypnotiques sont des médicaments inhibiteurs de l’éveil et de la vigilance (effet sédatif).

Ils sont prescrits en cas d’insomnie et provoquent un sommeil normal c’est-à- dire avec conservation des cycles de sommeil. Ils sont très nombreux et très variés, ce sont notamment des benzodiazépines, des antihistaminiques ou la dernière génération 4 16 hallucinations, états maniaques, anxiété, Ils sont sédatifs et provoquent une inhibition psychomotrice (indifférence au monde extérieur). Ils interviennent sur les médiateurs cérébraux pour ordonner la pensée et le comportement, diminuer l’anxiété et l’agressivité, améliorer la perception de la réalité.

Ils ont également n certain nombre d’effets indésirables tels que : somnolence, mouvements anormaux et incontrôlés, hypotensions, prise de poids, développement de la Plusieurs familles de substances sont poitrine chez l’homme…. classees parml les neuroleptiques : les phénothiazines, les butyrophénones et les benzamides. Etudions l’utilisation de ces médicaments en France. 1 – CHIFFRES (Annexe Al) La France est le plus grand consommateur en Europe. Selon le rapport de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé (OPEPs-juin 2006), la consommation y est deux fois plus élevée.

En vingt ans, a vente d’antidépresseurs a été multipliée par dix, avec cinquante millions de boites par an et dans des cas, la prescription n’est pas justifiée. Toujours d’après l’OPEPS • un Français sur quatre a consommé un médicament psychotrope cours des douze derniers mois 6 égale à deux ans pour 30% de ces consommateurs. Il existe un excès de prescriptions car : cette solution est plus économe en temps qu’une autre approche pour des symptômes psychiatriques atténués. Les laboratoires pharmaceutiques peuvent faire pression sur les médecins et ceux-ci n’ont pas toujours une formation suffisante.

Le patient a besoin d’une reconnaissance immédiate de sa souffrance. La population vieillit. La croyance en la vertu des médicaments est supérieure en France. Ces médicaments sont capables de modifier les émotions, les activités intellectuelles et relationnelles des sujets qui en font usage. A mesure que la tolérance augmente, la dépendance peut s’installer, ainsi que la tentation d’élever les doses afin de ne pas ressentir une sensation de manque : processus d’auto-médicati PAGF s 6 été de moins en moins utilisée.

Mais depuis les années 70, l’usage des plantes à des fins thérapeutiques rencontre un regain ‘intérêt incontestable dû aux effets secondalres des médicaments de synthèse. Ce n’est qu’à la fin des années 80 que la phytothérapie est officiellement reconnue par le ministère de la santé comme une médecine ? part entière. 2 – TRAITEMENT DE LA DEPRESSION a) Le griffonia Cest un moyen naturel d’améliorer en douceur ses taux de sérotonine, pour une meilleure forme morale et une meilleure qualité de sommeil.

Griffonia simplicifolia est une plante d’origine africaine (Ghana et Côte d’Ivoire) et considerée comme un antidépresseur naturel. Ses graines ontiennent du L-5HTP, un précurseur direct de la sérotonine. Les études montrent qu’une 6 supplémentation en 5-HTP augmente naturellement et en douceur le taux cérébral de sérotonine, avec une efficacité comparable aux antidépresseurs de synthèse, mais sans les effets secondaires potentiels de ces derniers (nausées, céphalées, crises de panique, état plus ou moins comateux, constipation, palpitations et dépendance).

Il s’agit donc d’une alternative crédible ? l’utilisation des antidépresseurs de la famille des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonin 6 6 qualité du sommeil. ) Le millepertuis Autre plante pouvant être utilisée pour soigner la dépression : le millepertuis. La médecine officinale l’avait écarté jusqu’ici en invoquant une possible interaction entre cette plante et les autres médicaments. Cela est vrai car il stimule un cytochrome hépatique chargé d’éliminer les substances chimiques. Quand on prend cette plante, on élimine les toxines, mais aussi les médlcaments de synthèse. ) Etude comparative Comparons un antidépresseur chimique et un antidépresseur ? base de millepertuis. (Annexe A2) d) Résultats Le médicament phytothérapique présente très peu d’effets econdaires par rapport à l’autre médicament. D’autre part, le millepertuis, par son action plus douce qu’un médicament chimique, sera plus utilisé pour une dépression légère à modérée. Donc, le millepertuis prescrit intelligemment serait une solution efficace contre les effets secondaires des antidépresseurs chimiques. – TRAITEMENT DES TROUBLES DU SOMMEIL a) La valériane La racine de valériane est la première plante médicinale conseillée car de nombreuses études lui co et somnifère chez rapidité d’effet que les somnifères d’origine chimique, c’est-à-dire que ‘effet somnifère de la valériane met un certain temps pour agir. 4 – ANXIOLYTIQUE NATUREL a) a passiflore La passiflore : aux vertus apaisantes et relaxantes, elle restaure progressivement un sommeil réparateur. Elle supprime la nervosité et l’angoisse. Elle calme les soucieux et les surmenés.

Les flavonoides et alcaloides, de la partie aérienne, sont à l’origine de son activité bénéfique sur les troubles du sommeil. b) Étude comparative Comparons un anxiolytique chimique et un médicament à base passiflore, aubépine, valériane et ballote. (Annexe A4) c) Résultats La comparaison indique des résultats identiques au cas précédent moins d’effets secondaires et action moins rapide. 5 – QUELQUES AUTRES PLANTES a) Pour traiter la fatigue Le ginseng : stimulant du système nerveux central, tonifiant physique et psychique. Il augmente la résistance à la fatlgue.

Non excitant, il renferme des ginsénosides responsables de l’effet stimulant. L’éleuthérocoque : il augmente la résistance au stress et stimule capacités intellectuelles et PAGF ballote : possède des vertus sédatives, anxiolytiques et antidépressives très utiles en cas de nervosité et d’anxiété. Elle favorise l’endormissement et est employée avec succès comme calmant de toutes les affections neweuses. 8 Le kava-kava : est utilisé entre autre pour ses propriétés relaxantes. II permet de retrouver équilibre et sérénité.

Il favorise le sommeil, provoque un état de relaxation et de bien-être. L’escholtzia : est un hypnotique naturel. Elle supprime les difficultés d’endormissement et favorise un sommeil réparateur et paisible. Anxiolytique et sédative, elle agit sur l’anxiété et la nervosité. Le coquelicot : est reconnu pour ses propriétés sédatives très utiles en as de nervosité, d’émotivité, de trac mais aussi de surmenage. Recommandé pour tous grâce à son action douce et apaisante, il est précieux dans l’insomnie des enfants et des personnes âgées.

La lavande : de par son effet sédatif sur le système nerveux, elle très souvent conseillée en cas d’anxiété et de nervosité chez l’adulte mais aussi chez l’enfant. Hypnotique léger, elle soigne les troubles du sommeil. La mélisse : a une action sédative qui permet de soigner les troubles ayant une origine nerveuse : émotivité, colites, crampes d’estomac… Associée traitement phytothérapique, posologie pour un adulte ou un dolescent, en cas d’angoisse : menthe (0,08g), lotier (0,1 2g), aubépine (0,1 2g), valériane (0,12g), deux gélules, deux à trois fos par jour. EN AROMATHERAPIE Des huiles essentielles peuvent être obtenues à partir de ces plantes. Elles représentent la fraction odorante volatile extraite des végétaux. Comme voie d’administration, on trouve la voie olfactive : diffusion, inhalatlon. La diffusion est d’ailleurs souvent utilisée pour les problèmes nerveux ou psychologiques. En effet, l’huile essentielle monte directement au système limbique du cerveau. C’est donc une méthode idéale pour stimuler ou paiser. Les autres voies sont internes (gouttes, sirops, suppositoires… et cutanées (application directement sur la peau, en compresses, en massages, dans le bain… ) La voie cutanée est également employée en cas d’anxiété et de stress. Les massages sont à appliquer sur le plexus car c’est une zone dans laquelle s’enchevêtrent une multitude de nerfs et de vaisseaux sanguins : les huiles essentielles passent très vite dans le sang et apaisent les nerfs correspondants. Des risques existent, il est donc important de se renseigner sur les huiles essentielles et leurs mod nt de les utiliser.