Premiere guerre mondiale

Premiere guerre mondiale

Devoir d’histoire Sujet : Pourquoi peut-on dire de la Premiere Guerre Mondiale qu’elle fut une guerre totale ? Premiere partie : Pendant la Premiere Guerre Mondiale, deux grandes alliances ou coalitions ont vu le jour : la Triple Entente et celle des Empires Centraux. La Triple Entente etait composee de la France, de la Grande – Bretagne et de la Russie ainsi que des empires qu’elles controlaient en tant que grandes puissances coloniales.

La coalition des Empires Centraux etait constituee de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et aussi des empires qu’elles controlaient. L’Empire Ottoman les rejoignit en octobre 1914, suivi parla Bulgarie en 1915. Les pays qui sont en guerre, ou belligerants, en 1915 sont les principaux pays de la Triple Entente (La France, Le Royaume-Uni, l’Empire Russe, le Royaume d’Italie, la Belgique) excepte les Etats-Unis qui entrent en guerre contre l’Allemagne le 6 avril 1917.

Les principaux pays de la coalition des Empires Centraux (l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie…) sont aussi en guerre a cette date la. Les auteurs du document 1 peuvent affirmer que « la guerre commencee en 1914 ne ressemble a aucune de celles qui ont eu lieu dans le passe », car, au cours du premier conflit mondial, la mobilisation de

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« l’arriere », c’est-a-dire la reunion de toutes les forces, des personnes et des territoires qui ne se retrouvaient pas sur le champ de bataille, apparut indispensable pour mener la guerre.

La mobilisation economique de l’arriere fut exceptionnelle. L’economie etait entierement tournee vers les besoins militaires : les usines (ex : Renault) s’etaient « reconverties », en se tournant vers la production d’armement. La premiere guerre mondiale est la premiere guerre industrielle de l’histoire, et fut aussi une guerre totale. La population feminine remplace les hommes partis au front, et est fortement mobilisee.

Dans les exploitations agricoles, les mines, les transports, et surtout les usines d’armement, les femmes executent des taches autrefois reservees aux hommes. Les populations civiles jouent un role primordial dans le deroulement de cette guerre, et leur quotidien est tout aussi difficile que celui des soldats, « l’etat moral des peuples est appele a jouer dans la guerre un role de la plus haute importance » Les Allies se representent l’adversaire allemand comme celui qui ne respecte pas la vie humaine, ni l’innocence des enfants, ni l’honneur des femmes.

Il est decrit tel un assassin, un ravageur, « un monstre demoniaque » qui tue les civils et supervise des massacres, d’apres le discours de l’eveque de Londres en 1915. L’eveque qualifie la guerre contre les allemands de « grande croisade », et expose clairement l’objectif des Allies c’est-a-dire « tuer les Allemands », pour sauver la liberte du monde et la noblesse de l’Europe. Les Allies s’engagent dans une guerre sans precedentes contre les allemands, et affichent un fort sentiment de patriotisme, pour sauver leur honneur et leur liberte.

Synthese La premiere guerre mondiale est un conflit militaire qui s’est principalement developpe en Europe de 1914 a 1918. Elle est declenchee le 28 juin 1914, suite a l’assassinat de l’archiduc Francois-Ferdinand, heritier du trone d’Autriche, par des serbes bosniaques. Cet evenement ne fait que cristalliser des tensions issues de contentieux anterieurs, et a ete le detonateur d’une guerre preparee de longue date.

Parmi les raisons structurelles du declenchement de cette guerre, on compte un nationalisme fort, la montee des imperialistes, et les volontes expansionnistes en Europe, ainsi que des conflits precedents non resolus (perte de l’Alsace-Lorraine par la France, guerre balkaniques) auxquelles s’ajoutent des rivalites economiques, et un systeme d’alliances militaires complexes developpe entre les differents pays europeens au cours du 19e siecle.

La Premiere Guerre mondiale est l’aboutissement d’un processus politique, industriel et militaire entame depuis un siecle, la forme que prend en quelques semaines cette guerre, marque une telle rupture entre les guerres du XIXe siecle et les conflits ulterieurs qu’elle ne peut pas etre comprise a partir d’une vision unilaterale de l’histoire. S’il ne s’agit pas d’une « revolution » au sens politique du terme, du moins peut-on considerer que la rapidite et l’ampleur des transformations induites par la guerre dans tous les domaines sont telles que la periode est « revolutionnaire ».

Tous les champs d’intervention et d’interet de la puissance publique sont desormais concernes : pour la premiere fois sur le continent europeen, des nations entieres sont plongees dans un conflit majeur et doivent en assumer toutes les implications quotidiennes. L’expression « guerre totale » est apparue pour la premiere fois en 1918 avec la parution de l’ouvrage de Leon Daudet, La Guerre Totale, et aujourd’hui tous les historiens s’accordent a considerer que ce type de guerre est apparue en 1792, sous la Revolution francaise.

La guerre totale se caracteriserait par la mise en mouvement de masse de combattants enormes et par la volonte de de vaincre jusqu’a la destruction complete de l’ennemi. Ce type de guerre ne concerne pas uniquement des objectifs militaires, mais, qui subordonne a la politique, cherche des differents objectifs, necessitant la mise en ? uvre des toutes les ressources disponibles de la nation (humaines, politiques, economiques, diplomatiques ou militaires). Pourquoi peut-on dire de la Premiere guerre mondiale qu’elle ut une guerre totale ? Tout d’abord nous allons etudier le role qu’a joue l’economie dans cette guerre, et montrer que la premiere guerre mondiale est la premiere guerre industrielle de l’histoire. Ensuite nous etudierons le role des populations civiles. Afin d’approvisionner le front et de repartir les ressources entre militaires et civils, un veritable dirigisme d’Etat sous controle de l’armee voit le jour en Allemagne Les gouvernements francais et britannique preferentmettre en place un partenariat avec les entreprises privees.

A l’automne 1914, les autorites francaises sont confrontees a une quadruple difficulte : les consommations de munitions depassent toutes les previsions anterieures, l’occupation des departements du Nord et du Nord-estprive le pays d’une proportion importante de son potentiel manufacturier, les caracteristiques des materiels demandes par les armees changent et le secteur productif manque d’usines et de bras pour entreprendre des fabrications nouvelles. Les armees en campagne connaissent les plus graves difficultes d’approvisionnement.

La conjonction de consommations plus elevees que prevu, la perte de sites industriels importants et le demarrage difficile des productions expliquent cette premiere crise des munitions. De multiples obstacles conjuguent leurs effets pour rendre toujours plus complexe et plus sensible la question de la mobilisation industrielle et des productions de guerre au fur et a mesure que s’allonge le conflit : difficultes politiques et gouvernementales apres le retour du Parlement a Paris et la reprise des sessions; contraintes industrielles avec la rarefaction des matieres premieres, des sources d’energie, des moyens de transport et de la main-d’? vre conduisent a des urgences operationnelles pour preparer les grandes offensives de rupture du front defensif ennemi et soutenir les Allies. Au niveau du plan industriel, il ne suffit pas de disposer d’une chaine de montage pour produire des camions ou d’un atelier d’emboutissage pour fabriquer des obus. De nombreuses etapes preliminaires s’echelonnent depuis l’extraction du minerai brut jusqu’a la livraison du produit fini.

En terme d’organisation, il faut creer de toutes pieces de nouvelles structures de concertation avec le monde industriel et imaginer les procedures de travail, construire de nouvelles usines et equiper les ateliers, prevoir les organismes charges de la reception des produits finis et du controle de la qualite, faire evoluer les services existants et definir missions et responsabilites. Dans un foisonnement administratif intense, les bureaux, comites et sous-commissions naissent, evoluent, changent de denomination et de subordination.

En quelques mois, les strates successives alourdissent le schema d’ensemble et brouillent toute visibilite. De plus, les depenses militaires ont ete enormes pour tous les pays belligerants (plus de 150 milliards de franc-or de deficit pour la France). Pour financer la guerre, ces Etats ont eu recours a l’augmentation des impots, aux emprunts au pres des particuliers (emprunts interieurs) et donc a l’epargne des citoyens. Les banques centrales procedent a des emissions massives de monnaie, et les pays de l’Entente empruntent aux Etats-Unis.

La complexite du processus industriel, dans un contexte general de penurie croissante, se traduit dans un premier temps par une adaptation empirique des structures de production afin de repondre autant que possible a l’urgence operationnelle, puis dans un deuxieme temps par une rationalisation progressive de l’organisation et des moyens. Annee charniere, d’analyse et de maturation, 1916 se termine par la signature du decret du 31 decembre qui donne naissance au ministere de l’Armement. Le ministre francais de l’armement Albert Thomas est charge d’organiser l’economie de guerre.

C’est la reconversion de l’economie, jusque la destinee a satisfaire les besoins de la population civile, vers la satisfaction des besoins militaires, qu’il s’agisse du materiel, de la main-d’? uvre ou du financement. L’Etat coordonne la mobilisation economique, controle l’economie et impose aux entreprises des reconversions industrielles : les ressources indispensables aux industries d’armement sont requisitionnees, et le rationnement est organise. Toutes les ressources economiques sont donc mises au service de la guerre pour tenir et equiper les armees d’armes puissantes.

Des armes nouvelles sont mises au point et utilisees : gaz de combat, tanks, sous-marins Pendant des annees Renault jouait un grand role aux affaires de guerre. Surtout pendant la Premiere Guerre mondial. Un grand arsenal de moteurs d’avions, de chars et de camions quittaient les usines pendant la guerre, pour equiperl’armee francaise. Bien avant 1914, le ministre des armees organisait des concours mettant en concurrence les differents constructeurs francais. Ainsi ces derniers mirent-ils tres tot leur savoir-faire au service de l’armee.

Ainsi durant la premiere guerre mondiale, on put se rendre compte de la robustesse de quelques vehicules dont le CBA de Berliet, appele aussi « l’increvable » et fabrique a plus de 25 000 exemplaires. L’annee 1914 consacre la 40 CV six cylindres comme  » voiture de l’annee « , mais aussi et surtout l’humble deux cylindres immortalisee par les celebres  » taxis de la Marne « . Il s’agit en fait de 1200 deux cylindres, qui requisitionnees, avaient contribue au transport rapide et sans fatigue de 5000 personnes de troupes. Mais la participation de Renault a l’effort de guerre a ete encore beaucoup plus importante.

En effet, la guerre va changer a la fois les rapports de Renault avec l’etat, mais aussi la nature des productions des usines Renault. Un lien de plus en plus etroit s’etablit entre l’etat et les entreprises, qui vont participer de facon active a ce qu’on pourrait appeler la  » production guerriere « . Le 20 Septembre 1914, le ministre Millerand decide de repartir la fabrication des obus par  » groupes regionaux « . En 1915 se fonde le Groupement des constructeurs francais d’armes portatives, puis par la suite le Groupement des constructeurs des moteurs d’avions.

Les usines Renault entrerent dans les deux groupements et dirigerent meme le premier… Louis Renault vient donc en tete de tous les constructeurs de guerre pour sa participation a l’effort de guerre de 1914 a 1918. Entre ces deux dates, l’activite purement automobile, comme on l’a vu dans les precedents paragraphes, est ralentie, sinon arretee. L’usine Renault se specialise surtout dans la fabrication de camions, de chars, de moteurs d’avions et a la production de munitions. A un moment ou la fabrication automobile cede la place a l’effort militaire, une ligne mobile est utilisee pour produire des voitures.

C’est ainsi qu’on observe chez Renault la structure d’une chaine assez rudimentaire caracterisee par des chassis places avec leurs roues sur de treteaux mobiles qui se deplacent sur deux rails ; ici le mouvement se fait manuellement. Il est a remarquer qu’en 1917, la standardisation fut imposee par les organismes, charges des fabrications de l’aviation, aux entreprises. On peut dire que la guerre a ete a l’origine de la creation d’un ensemble politico-militaro-industriel, vu les liens personnels qu’entretenaient Louis Renault avec des ministres tels que Briand et A. Thomas. Cette guerre a egalement renforce les liens entre les constructeurs.

Suite a la mobilisation, les effectifs se sont reduits chez Renault, obliges par consequent de changer les conditions de production. Ce n’est qu’en Janvier 1915 que Renault retrouve ses effectifs d’avant-guerre et qu’il peut egalement reprendre la construction de vehicules automobiles. Des lors le personnel augmente de facon continue de 300 a 500unites en moyenne chaque mois. La guerre a egalement accentue la diversification des productions des usines Renault et aussi force la France, l’Angleterre et l’Allemagne a abandonner les marches exterieurs a l’industrie automobile americaine.

Ce qui lui a permis de creuser de facon definitive l’ecart de l’immediate avant-guerre entre elle et l’Europe : a partir de 1914 sa production tripla. En contrepartie, les constructeurs francais obtiennent l’elevation des droits de douanes sur les voitures importees a 70%. La guerre a egalement permis le developpement du secteur de l’aviation chez Renault. En outre, elle est avec la politique industrielle de Louis Renault a l’origine d’une serie de fabrications militaires nouvelles: les flechettes, les obus, les armes portatives, des vehicules militaires et des canons.

La Premiere Guerre mondiale et la demande qu’elle avait suscite au niveau industriel, avait mis en valeur et en pratique le taylorisme, les systemes de manutentions mecaniques et la production a grande echelle, entrepris par les usines Renault. La mise sur pied des economies de guerre a la fin 1914 bouleversent les realites constitutives du champ de bataille. Calquee sur les principes de l’industrie moderne, la guerre de materiel occupe une place sans cesse croissante dans la gestion du conflit comme l’illustrent les batailles livrees a Verdun et sur la Somme en 1916.

La bataille de la Somme qui se deroule de juillet a novembre 1916 est emblematique de l’industrialisation croissante du champ de bataille au cours du conflit. On estime a 3 millions le nombre de soldats qui ont participe a un moment ou a un autre aux combats de la Somme. Les materiels engages sur le theatre d’operation ont gagne eux aussi en nombre et en puissance. Les pertes enregistrees temoignent du changement d’echelle des operations militaires et de la nature des combats.

On estime ainsi a 1 200 000 le nombre de tues, blesses et disparus pour la seule bataille de la Somme et dans les deux tiers des cas, les pertes sont imputables aux effets de l’artillerie. L’industrialisation du champ de bataille conduit les belligerants a reevaluer leur doctrine militaire. Alors qu’avant 1914, les donnees economiques et sociales sont envisagees comme une source de contrainte et confortent les etats-majors dans l’idee d’une guerre courte, celles-ci s’imposent, sous le coup de l’experience, comme une condition essentielle a la poursuite des hostilites et comme un atout majeur pour decider du sort des armes.

L’echec des grandes offensives de 1916 et 1917 n’entame pas le processus engage. Au contraire, la guerre de materiel devient par la force des choses une strategie en soi a travers laquelle se revelent que plus clairement les tenants et aboutissants de la victoire. Du cote allemand, le succes d’ordre defensif sur la Somme n’avait pas manque de faire prendre conscience de la superiorite materielle acquise par les Allies, facteur qui allait conduire l’etat-major allemand, l’annee suivante, a renforcer la mobilisation economique et a se lancer dans la guerre sous-marine a outrance.

Du cote britannique, la bataille aura elle aussi, comme effet de radicaliser l’opinion contre l’Allemagne et l’engagement dans une « guerre totale ». En France, il faudra l’echec de l’offensive sur le Chemin des Dames en 1917 pour que la logique en soit pleinement acceptee comme le resume cette phrase pretee au general Petain : « J’attends les chars et les Americains ». Sujet : Le lendemain de la guerre : Premiere partie :