Pourquoi repenser le colonialisme ?

Pourquoi repenser le colonialisme ?

Les pénitences institutionnelles ainsi que les violents conflits de « décolonisation » de papes-Seconde Guerre mondiale ne doivent tromper personne : la colonisation a si bien réussi qu’elle continue sur son élan. Elle a réussi à tel point que personne ne pense à chanter sa victoire. On la trouve pour ainsi dire naturelle ; mieux. On ne la perçoit même pas. Pourquoi ? Parce qu’il n’ a, au final, que des colonisés. Parce qu’en colonisant les autres, les éliminatoires se sont colonisés eux-mêmes. Ils se sont livrés, ont cédé à leur propre logique. Cela par le biais démocratique. Qu’on se le dise : si l’imaginaire colonial est largement redevable de 2 biais démocratique.

Qu’on se le dise : si l’imaginaire colonial est largement redevable de centaines d’années d’impérialisme, d’une version déplorable mais hélas longtemps dominante du christianisme, pu s d’un corpus anthropologique allant de la vision de rage classique à celle des Lumières pour aboutir l’évolutionnisme dix-neuvièmes, il l’est tout autant, voire aujourd’hui davantage, du système démocratique. Non pas, comme la montré royal garderait , que celui-ci soit à l’origine des entreprises coloniales, ou les ait planifiées, v élues, mais il les a entérinées, justifiées, légitimées en tant que faits

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et, de plus, les a fait entrer dans les esprits, a permis, assumé, assuré la colonisation des esprits par l’idéal colonial. AI a mené le colonialisme à son aboutissement, ce qu’après la guerre on appellera le développement. Il a souvent été dit, et contesté, que le colonialisme avait favorisé, aire induit l’essor du capitalisme occidental.

Or, nous le verre nos, c’est moins sur le plan économique qu’idéologique qu’il a réalisé les aspirations de fécondent, de ce que représente l’Occident, en particulier l’Occident contemporain ; et ce sont tout autant les peuples colonisés que les peuples colonisateurs que ce phénomène a détruire?tes. Quand les auteurs de Culture coloniale 2 évoquent une Franc 3 colonisateurs que ce phénomène a détruits. Quand les auteurs évoquent une France « conquise par son empire » et, surtout, un espace colonial « rêvé » 3 ils soulignent quelque chose de fondamental, quelque chose qui n’ été qu’amorcé par l’ « aventure » coloniale ; quelque chose que le système de représentation médiateur actuel ne cesse de retravailler – et par quoi il ne cesse d’être travaillé un certain rapport à irréalité, à la vie, à l’humanité.

Serge latitude écrit, pour sa part, que l’enjeu réel de la colonisation était – et demeure – celui de « la conquête des esprits et des imaginaires 4 Qu’est-ce que le colonialisme ? La question peut paraître banale, u inutile, parce que tout un chacun a, ou croit en avoir, une idée plus ou moins claire, ou encore parce qu’il connaît au moins une situation historique auquel ce terme renvoie. Or, non seulement il est extrêmement difficile d’en donner une définition satisfaisante, mais en plus le concept renvoie à un très large et très divers panne de situations historiques, de l’Antiquité à la Modernité.