Politique monetaire dans la trappe?

Politique monetaire dans la trappe?

Thiebot Marion Baryla Bastien Chollier Guillaume POLITIQUES MONETAIRES : DANS LA TRAPPE ? Situation probleme 2 : macroeconomie Sommaire Introduction……………………………………………………………………….. ………………Page 3 I. Explications du fonctionnement des politiques monetaire……………………………………………………………………. ………….. Page 4 1. Les deux types de politique monetaires……………………….. …………Page 4 2. Instruments et mecanismes……………………………………………………Page 4 3. Variations du taux d’interet………………………………………….. …………Page 6 4. Politique monetaire et croissance…………………………….. ……………. Page 7 a) Les differents types de politique monetaire……………………………………..

Page 7 b) Les objectifs des politiques monetaires………………………….. ………………. Page 7 c) Les instruments des politiques monetaires………………………….. …………. Page 8 II. Applications des politiques monetaires………………………Page 8 1. LA FED…………………………………………………………………………………. ……Page 8 a) Presentation & Objectifs………………………….. …………………………………….. Page 8 b) Politique monetaire……………………………….. ………………………………………. Page 9 2. LA BCE. ………………………………………………….. ………………………………. Page 10 a) Presentation & Objectifs……………………………………. …………………………. Page 10 b) Politique monetaire………………………………………. …………….. ………………. Page 11 3.

Conclusions……………………………………………………………………………. Page 12 Conclusion…………………………………………………………………………………………….. Page 13 Lexique/Sources………………………………………………………………….. ……………….. Page 14 Introduction Avec la crise des subprimes qui a secoue le monde financier, de nombreuses questions se sont posees quand a la politique monetaire a mener pour rattraper les erreurs des banques mondiales. En effet, il s’en est suivi une crise economique qui est desormais au c? ur des debats, et qui a amene les economistes a se questionner sur la meilleure maniere

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La politique monetaire se definit comme un ensemble d’instruments a la disposition des autorites financieres pour controler autant que possible l’economie, dans le but d’atteindre certains objectifs qui peuvent etre resume par le carre magique de Kaldor : – La croissance economique ; – Le plein-emploi ; – La stabilite des prix ; – L’equilibre de la balance des paiements. Depuis la fin des annees 70 et le debut de la recession, l’objectif principal est devenu la stabilite des prix, dans le but principal de maintenir un certain niveau de consommation, dans une optique tres keynesienne de l’economie.

En principe, la stabilite des prix doit permettre d’annuler les anticipations inflationnistes, et d’eviter la deterioration des taux de change. En maintenant un niveau de consommation relativement eleve, c’est-a-dire une demande fiable, on doit en principe, et grace a un phenomene de cercle vertueux, parvenir a relancer l’economie. De quels moyens monetaires dispose-t-on pour lutter contre la crise ? Quels sont les effets ? Comment se definit la politique monetaire aux Etats-Unis ? En Europe ? I. Explications du fonctionnement des politiques monetaires Il existe de nombreux types de politiques monetaires qui peuvent etre mises en ? vre pour tenter de restreindre les consequences de la crise sur l’economie des nations. On peut d’abord les separer en deux categories dont nous expliquerons les differences, pour ensuite expliquer les principaux instruments de ces politiques monetaires et leurs mecanismes. Enfin on pourra s’interesser au lien entre politique monetaire et croissance. 1. Les deux types de politique monetaires On distingue deux sortes de politiques monetaires : la politique expansive et la politique restrictive. Les deux politiques consistent en une action sur les taux d’interets.

La politique monetaire expansionniste se definit par une baisse des taux de maniere a augmenter l’investissement et la consommation des menages. Il s’agit d’accroitre la masse monetaire pour stimuler l’activite. Cette politique est consideree en theorie efficace dans un regime de change flexible, car elle permet d’augmenter les exportations et de baisser les importations. A l’inverse, la politique monetaire restrictive a pour but de diminuer la masse monetaire pour limiter l’inflation, en augmentant par la les taux d’interets. Cette politique a pour consequence une augmentation des importations au detriment des exportations.

On constate que ces deux manieres de proceder ont des effets contraires, et amenent forcement des inconvenients. Il convient donc de les appliquer en fonction du contexte. 2. Instruments et mecanismes Il existe trois principaux instruments a la politique monetaire : les operations d’open market, les swaps de change, et la fixite des taux de change. Les operations d’open market consistent en la vente « fermes » (definitives) de titres, surtout des titres publics (bons du tresor) par la banque centrale sur le marche interbancaire. En procedant ainsi, la banque centrale exerce un double effet : sur la liquidite qu’elle elargit ou reduit selon le sens de ses ordres (achats ou ventes de titres) ; -sur le prix de marche de ces titres et donc sur leur taux de rendement. Les operations d’open market repondent a trois finalites : le pilotage des taux d’interets, la gestion de la liquidite bancaire et le signal d’orientation de la politique monetaire. On peut distinguer quatre sortes d’open market differents : • Les operations principales de refinancement consistent en une cession temporaire (en general d’une semaine) de titres destinee a fournir des liquidites regulieres.

Il s’agit de l’instrument essentiel du refinancement et du pilotage des taux d’interet a court terme. • Le refinancement au plus long terme leur ressemble, mais concerne des periodes plus longues de trois mois. Elles s’operent mensuellement, et non en general pas pour effet d’envoyer des signaux a l’intention du marche. • Les operations de reglages fin sont souvent mises en ? uvre afin d’attenuer des chocs sur la liquidite bancaire et de conduire l’evolution quotidienne du taux du marche monetaire. Ces operations sont lancees par la BCE, et prennent l’apparence de cession temporaire, de swaps de change ou de reprise de liquidite en blanc. Les operations structurelles ont pour vocation d’agir durablement sur la liquidite bancaire. Elles peuvent prendre la forme de cession temporaire et d’emission de certificats de dettes du SEBC, la premiere pouvant servir a des apports de liquidites de longue duree au systeme bancaire, et les seconde a accroitre son besoin de refinancement. Les swaps de change correspondent a des operations par lesquelles l’Eurosysteme achete (ou vend) de l’euro au comptant contre une monnaie etrangere afin de les revendre a une date fixe.

Il s’agit d’une sorte d’investissement au court terme, dans des devises largement traitees aux conditions courantes du marche. Les swaps de change possedent les caracteristiques suivantes : -ces operations peuvent prendre la forme d’apports ou de retraits de liquidite ; -leur frequence et leur duree ne sont pas normalisee ; -elles sont effectuees par voie d’appels d’offres rapides ou d’operations bilaterales. -elles sont normalement executees par les banques centrales. La politique monetaire a comme objectif de maintenir au maximum le taux de change.

La fixite des taux de change, autre instrument de la politique monetaire, peut etre obtenue par la BCE grace a la vente ou a l’achat de devises au jour le jour pour atteindre un « taux cible ». Par definition, un regime de change est l’ensemble des regles qui determinent l’intervention des autorites monetaires sur le marche des taux de change. On peut repartir les taux de change en deux types : les changes fixes et les changes flexibles. 3. Variations du taux d’interet Le taux d’interet est un pourcentage calcule sur le montant emprunte destine a la remuneration de l’organisme preteur.

Ce taux est reglemente par des organismes decisionnaires ou de controle comme les banques centrales nationales. En Europe, la decision de la fixation du taux d’interet appartient a la banque centrale europeenne. Aux Etats-Unis, c’est la FED (cree par le Federal reserve act en 1913) qui s’occupe de la fixation de ce taux. Le taux d’interet a des fonctions economiques fondamentales dans les economies modernes. Comme tous les prix, il genere les prises de decisions pour l’offre et la demande. En theorie, s’il est bas, la demande va naturellement augmenter ; s’il est haut, alors ce sera l’offre qui augmentera.

De plus la marchandise achetee grace a cet instrument est de l’argent, du capital, qui permet des investissements ayant par la suite un impact sur la macroeconomie et la croissance. C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics s’en servent pour influencer au mieux les attitudes des offreurs et demandeurs de capitaux. Cet instrument a eu une place essentielle au sein des politiques monetaires jusqu’a  la fin des annees 1970, c’est-a -dire essentiellement pendant la periode fordiste. Les politiques menees qui utilisaient cet outil etaient de pensee keynesienne, et les taux d’interet taient manipules de maniere a  favoriser l’investissement, c’est-a -dire qu’ils etaient tires vers le bas. Depuis le debut des annees 1980, la forte inflation et l’importante augmentation du chomage ont modifie le point de vue des pouvoirs publics. Nous sommes revenus a  une orientation nettement plus neo-classique de la politique monetaire, ou l’Etat intervient moins sur le niveau des taux d’interet, le laissant ainsi fluctuer en fonction de l’offre et de la demande (ce qui n’empeche cependant pas les interventions ponctuelles sur le marche monetaire ou sur le marche financier).

Au sein de l’Union Europeenne, c’est la B. C. E qui est chargee de ces interventions. Depuis quelques crises, les organismes monetaires se remettent a intervenir sur la fluctuation du taux d’interet pour faciliter une reprise de l’economie. La banque centrale europeenne veut limiter l’inflation avec un taux depassant les 2%, alors que les Etats-Unis se basent sur un taux bas pour relancer l’investissement. Le taux d’interet est personnalise en fonction de la nature de l’emprunt demande (obligation, pret, ou les utilisations de taux de change tel que le SWAP) mais aussi en fonction de la duree de l’emprunt realise.

Il existe deux marches de reference pour les taux, un pour les taux d’interet tendant a moins d’un an, et un pour ceux tendant vers le long terme, appele marche a 30 ans ou 50 ans selon les economistes. 4. Politique monetaire et croissance La politique monetaire est l’action des autorites monetaires (Generalement les banques centrales) sur l’offre de monnaie pour obtenir une stabilite des prix. Elle a egalement pour objectif les objectifs du triangle keynesien : Croissance, plein emploi et equilibre exterieur. a) Les differents types de politique monetaire

Entre 1945 et le debut des annees 70, les accords de Bretton woods ont largement influence les politiques monetaires. Leurs objectifs etaient que les pays membres du FMI gardent un taux de change fixe par rapport au dollar, et assurent la convertibilite de la monnaie en or comme reference. Puis, a partir des annees 80, cette politique s’est surtout basee sur la volonte d’une stabilite des prix. A la suite du developpement du monetarisme dans les annees 1970, une politique de croissance des agregats monetaires a ete menee. On voulait alors augmenter la masse monetaire au meme rythme que le produit national.

L’objectif fixe etait alors de stabiliser l’inflation. Puis une nouvelle politique de criblage de l’inflation a ete menee. Il ne s’agissait plus de limiter l’inflation de maniere totale, mais plutot de la controler. Ainsi, la banque centrale se chargeait de definir un objectif numerique (par exemple de 2%), puis une zone d’indifference (entre 1% et 3% par exemple), ou bien encore une cible numerique entouree d’une certaine marge de fluctuation (de 2% a plus ou moins 1%). D’apres certaines economistes, cette strategie serait avantageuse grace a une marge d’erreur et a un controle efficace. ) Les objectifs des politiques monetaires Les objectifs ultimes sont toujours assez similaires, concernant entre autres la stabilite des prix, ou bien un certains PIB nominal. Malgre cela, les politiques monetaires sont dans l’incapacite d’atteindre completement leurs objectifs, car les banques centrales n’ont qu’un controle tres indirect de ces grandeurs economiques, qui reagissent avec des decalages parfois longs et surtout variables. L’observation des effets de ces politiques agissant au court terme ne peut alors etre que mediocre aux vues de ces retards.

Des objectifs intermediaires, comme une action sur les agregats de la monnaie, ou bien les taux de change, sont mis en place pour repondre a ce manque de reactivite de l’economie. Ces objectifs n’ont pas de valeur en eux-memes mais ont pour but d’approcher une correlation minimale avec les objectifs finaux. Ils sont plus facilement controlables et s’observent plus rapidement que les objectifs ultimes. c) Les instruments des politiques monetaires Aussi appeles objectifs operationnels, il s’agit de variables controlees directement par la banque centrale.

Le choix des instruments et les regles definies pour les manipuler determinent la politique monetaire quotidiennement. Il existe deux principaux moyens d’actions pour les banques centrales : ? L’action sur la liquidite bancaire : La banque centrale agit sur les banques de second rang en leur fournissant plus ou moins de liquidite et/ou en modifiant le taux des reserves obligatoires. ? L’action sur les taux : La banque centrale joue sur trois taux directeurs qu’elle controle : le taux de facilite de pret marginal, le taux de facilite de depot, et les operations d’open market).

Quand ces taux varient, ils modifient le comportement des banques. Il faut souligner le fait que les banques centrales ont le monopole de la creation de monnaie, et qu’elles peuvent donc influencer fortement l’offre de liquidite. II. Applications des politiques monetaires 1. LA FED a) Presentation & Objectifs : La FED, ou Federal Reserve, est la banque centrale des Etats-Unis. Creee en decembre 1913, elle est aujourd’hui privee et est donc independante des institutions politiques. Son president est nomme par le president des Etats-Unis et c’est Ben S Bernanke qui dirige la Fed depuis 2006.

Son role principal est de fixer la politique monetaire des Etats-Unis afin de veiller a assurer la stabilite des prix et un taux d’emploi maximum (objectif de plein emploi). De plus, la Fed a l’obligation de faciliter la croissance economique, contrairement a son homologue europeenne -la BCE-. Par ailleurs, elle s’occupe de la gestion du systeme bancaire americain et peut agir comme preteur de dernier ressort. Enfin, elle utilise ses taux directeurs afin d’agir sur la valeur externe du dollar US : ceci motive la venue ou fuite de capitaux qui influe sur la masse monetaire et donc sur la croissance economique des Etats-Unis. ) Politique monetaire : La politique monetaire est l’action par laquelle l’autorite monetaire, en general la banque centrale, agit sur l’offre de monnaie pour atteindre son objectif de stabilite des prix. – Outils : La Fed n’utilise pas d’objectifs intermediaires pour mener a bien sa politique monetaire ; elle pratique une politique de fine tuning (reglage fin), c’est-a-dire qu’elle reajuste ses taux plus frequemment que ses homologues. Elle se sert principalement de 2 taux ; le taux directeur et taux d’escompte.

Le taux d’escompte represente le taux d’interet que doivent verser les banques qui empruntent aux banques de la Reserve Federale. C’est le seul taux fixe directement par la banque centrale. Afin d’influer sur la stabilite des prix, la Fed use donc de son pouvoir pour faire varier le taux d’interet ou taux directeur, via les operations d’open market. En fait, lors d’une operation d’open market, la banque centrale propose par appel d’offres aux banques, a intervalle regulier, le rachat ou la vente d’une quantite donnee de titres ou d’effets au taux directeur d’interet qu’elle juge opportun de transmettre a l’economie.

Ainsi, en vendant ou en achetant des titres publics sur l’open-market, la Fed ou la BCE peut diminuer ou augmenter les reserves des banques. Ces operations qualifiees d’open market constituent l’instrument de stabilisation le plus important a la disposition de la banque centrale. Achat de titres Augmentation de la liquidite baisse des taux d’interet Vente de titres Reduction de la liquidite hausse des taux d’interet – Politique de la Fed :

Jusqu’en mai 2008, la Fed a toujours mene une politique de diminution des taux d’interet dans le but de relancer la croissance. Cependant, avec l’arrivee de la crise economique mondiale, elle s’est vue dans l’obligation de reduire une nouvelle fois son taux d’interet qui a alors atteint un record historiquement bas, inferieur a 0. 25% le 17 decembre 2008. Ainsi, le cout du credit aux Etats Unis a quasiment ete ramene a pres de zero, et le taux interbancaire au jour le jour (fed funds) atteint lui 0. 5%, son niveau le plus bas depuis 1954.

En vue d’ameliorer et donc de fournir plus de liquidite au marche, M Bernanke a tente de detendre les conditions sur les marches de credit. Suite aux effets devastateurs mais limites de la faillite de Bear Stearns et Lehman Brothers, la Fed a certes diminue son taux d’interet, mais egalement implante trois types de mesures ou programmes visant a retablir la confiance et la liquidite et donc a encourager le credit. En premier lieu, la Fed prete directement et a un panel plus large d’institutions financieres.

Ensuite, elle veille a alimenter les marches-cles de credit en termes de liquidite. Enfin, la Fed se place comme acheteur en dernier ressort des titres lies a l’immobilier puisqu‘elle achete des titres longs du Tresor a moyen terme le 25 novembre 2008 pour $100 milliard (GSE, Government-Sponsored Enterprise). Toutes ces mesures visent evidement a faire baisser les taux d’emprunt des entreprises ainsi que des menages. De meme, la politique de taux zero vise a rediriger les investisseurs vers les actifs plus risques en rendant les liquidites moins attrayantes.

Le systeme economique americain a donc pu continuer de fonctionner en relancant l’emprunt, mais l’affaiblissement du capital des banques a empeche un retour a la normale. De plus, ceci permet de reduire le chomage en reinjectant de la liquidite sur le marche. Neanmoins, cette relance entraine aussi une augmentation du taux d’inflation qui s’eleve aujourd’hui a environ 4. 94%. La Fed tente egalement de limiter le risque du credit – le risque qu’un emprunteur ne puisse pas rembourser – en imposant des prets garantis et des conditions plus restrictives aux institutions financieres.

L’objectif a long terme est de reduire ou renforcer ces conditions restrictives selon le besoin de liquidites. 2. LA BCE : a) Presentation & Objectifs : La BCE est la banque centrale en charge de la monnaie unique europeenne, l’euro. Actuellement dirigee par Jean-Claude Trichet a Frankfort depuis 2003, sa mission principale consiste a a maintenir la stabilite des prix au sein de la zone Euro et donc de definir la politique monetaire dans cette zone.

De meme, elle doit s’occuper de conduire les operations de change, de detenir et gerer les reserves officielles de change des pays de la zone Euro, et elle doit finir par promouvoir le bon fonctionnement des systemes de paiement. La politique monetaire a pour fonction de maintenir la stabilite des prix, ce qui permettrait a long terme une amelioration du niveau de vie de la population ainsi que de preserver le pouvoir d’achat de l’euro. C’est par le biais des variations des taux d’interet a court terme que la politique monetaire aura une influence sur l’economie et donc avoir un role dans la stabilisation des prix.

La BCE a egalement d’autres buts tels que la croissance economique, le plein-emploi et l’equilibre exterieur. b) Politique monetaire : – Outils : Les principaux instruments dont se sert la BCE pour mettre en ? uvre sa politique monetaire sont les trois taux directeurs suivants : ? Le taux du pret marginal  qui est l’equivalent du taux d’escompte de la Fed ; c’est donc le taux d’interet paye pour la « facilite marginale de pret » ; ? Le taux de remuneration des depots ou taux de facilite des depots est le taux auquel sont remuneres les depots places par les banques et autres etablissements financiers aupres de la BCE ; Le taux de refinancement (le plus important) ou taux Refi permet de reguler le marche par l’apport ou le retrait de liquidites. – Politique de la BCE: Jusqu’au 8 juillet 2008, la BCE pratiquait une politique d’augmentation des taux d’interet en vue de limiter l’inflation. Pourtant, le 15 septembre 2008, la banque centrale europeenne a decide de diminuer son taux d’interet a cause des risques sur la croissance devenus preponderants. Le taux directeur principal de la BCE se situait a 2. 50% le 04/12/08 puis a 2% au 15/01/09, tandis que le taux de pret marginal est porte a 3. 5% et le taux de remuneration des depots a 1. % (diminution de 0. 5%) au 21 janvier 2009. Ainsi, depuis octobre 2008 la BCE diminue ses taux directeurs ce qui entraine un relachement monetaire par injections de liquidite. Bien que l’un des objectifs principaux de la BCE soit de controler l’inflation annuelle (taux en-dessous ou aux environ de 2%), le but n’a pas ete totalement attient puisque le taux d’inflation s’eleve aujourd’hui a environ 3%. En realite, en diminuant le taux d’interet, le taux des obligations publiques a 2 ans de la zone euro, un actif liquide et sur, est descendu a un niveau exceptionnellement bas, proche du taux de remuneration des depots.

Ceci montre que la politique monetaire n’a eu aucun impact sur la demande interieure ; les injections de liquidites n’ont pas suffit a depasser le manque de confiance de la population par rapport aux marches financiers. La BCE n’a donc pas reussit a relancer le credit en raison d’une preference infinie des agents economiques pour les actifs liquides. Actuellement, la politique monetaire se trouve piegee dans une trappe a liquidite ; tous les agents ont une preference absolue pour la liquidite. Dans ce cas, la BCE doit faire appel a la politique budgetaire.

En jouant sur l’interaction entre ces deux types de politique economique, la BCE peut avoir une influence sur la demande interieure de la zone euro. Cet ensemble et les interactions entre la politique monetaire et la politique budgetaire forme ce que l’on appelle le policy-mix. 3. Conclusions : Les operations d’open market sont donc le principal instrument utilise par les banques centrales pour atteindre l’objectif de taux d’interet ; soit le diminuer comme le fait la Fed en vue de relancer l’economie par l’emprunt et en remettant plus de liquidite sur le marche. Ceci provoque egalement plus d’inflation mais fait baisser le taux de chomage.

D’un autre cote, la BCE elle, augmentait ce taux jusqu’en octobre 2008 en consequence de quoi on constatait moins de monnaie sur le marche. Ainsi, l’inflation restait limitee mais le chomage etait en hausse constante. Ici ce sont les objectifs des politiques monetaires qui determinent eux-memes le type de politique a mettre en ? uvre. Les deux banques centrales americaine et europeenne ont en effet des objectifs differents ; la Fed a pour but de lutter contre l’inflation et de veiller au maintient de l’activite economique a un niveau satisfaisant, tandis que la BCE cherche plus a assurer la stabilisation des prix.

Neanmoins, le changement de politique de la BCE montre qu’apparemment la baisse des taux d’interet serait plus efficace en periode de crise ou recession comme en ce moment. [pic] Le graphique permet de comparer les taux des deux politiques au cours de ces 8 dernieres annees ; il semble qu’aucune des deux strategies n’aie reussit a contourner la crise d’aujourd’hui. Alors que doivent faire les autorites economiques ? Augmenter ou diminuer leurs taux d’interet avec les consequences qui s’en suivent ? Ou tout simplement « laisser aller », « laisser faire » puisqu’il s’agit de cycles ?

Mais le « laisser faire » pose alors un probleme d’ordre social particulierement lie au chomage… Conclusion La Fed et la BCE ont donc toutes les deux tente de faire face a la crise via deux types de strategies : la diminution des taux d’interet, pratiquee par la Fed et la BCE a partir d’octobre 2008, soit l’augmentation des taux directeurs comme l’a fait la BCE jusqu’en juillet 2008. L’injection de liquidites a pour objectifs de relancer la croissance, favoriser le plein emploi, et donc faire diminuer le chomage. Mais en contre partie la monnaie perd de sa valeur, d’ou une augmentation du taux d’inflation.

Il existe de nombreux moyens pour lutter contre la crise, mais les politiques monetaires sont plus ou moins efficaces a relancer la croissance, se bornant plutot pour l’instant a limiter les degats. Chaque strategie presente ses avantages et ses defauts, et les autorites economiques se trouvent forcees de choisir entre deux problemes : l’augmentation de l’inflation, ou celle du chomage. Peut-on alors veritablement parler de politiques monetaires dans la trappe, alors que les aleas de l’economie font que les banques centrales ne peuvent agir qu’au cours terme ? Lexique/Sources

Taux d’interet nominal : Taux sans correction de l’inflation. Taux d’interet reel : taux d’interet nominal apres correction de l’inflation. La politique monetaire est l’action par laquelle l’autorite monetaire, en general la banque centrale, agit sur l’offre de monnaie pour atteindre son objectif de stabilite des prix. La trappe a liquidite est une explication fournie par Keynes lorsque l’Etat est incapable de stimuler l’economie via la monnaie proposee sur le marche. Dans un contexte de recession, il est possible de diminuer le taux d’interet et ainsi d’augmenter la masse monetaire.

Cependant les agents reagissent par rapport a leur prevision du taux d’interet ; s’il est eleve, ils attendent qu’il baisse et conservent donc moins de liquidite ; s’il est faible, les agents pensent que le taux va augmenter et veulent conserver leurs liquidites. Il existe alors un taux critique pour lequel la demande de monnaie est parfaitement elastique et pour lequel tous les agents ont une preference pour la liquidite (ils pensent tous que ce taux va augmenter). SOURCES : http://www. federalreserve. gov/ ttp://www. ecb. int/ecb/html/index. fr. html http://fr. wikipedia. org/wiki/Accueil Macroeconomie, Blanchard et Cohen, pages 539-541 Macro-economie, Samuelson, et Nordhaus, pages 739 741 http://www. banque-france. fr/fr/poli_mone/poli_mone. htm Articles sur l’intranet de l’IESEG : « Missions et activites de la BdF » « Instruments politiques monetaires » « Les banques francaises sont solides » « impact_macro_crise_bancaire » Stiglitz Elements de Macroeconomie, Sobry et Verez, page 280 ———————– [pic]