POESIE6 TEXTE D ETUDE ANALYSE

POESIE6 TEXTE D ETUDE ANALYSE

L’INVITATION AU VOYAGE Charles BAUDELAIRE (1821 -1867) 1 Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, 5Aimer et mourir Au pays qui te ressemble Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont I IOSi mystérieux De tes traitres yeux, Brillant à travers leu or 12 Sni* to View Là, tout n’est qu’ordre et beaut , Luxe, calme et volupté. 1 5Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre ; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs 20Aux vagues senteurs de l’ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds,

La splendeur orientale, Tout y parlerait 25À l’âme en secret Sa douce langue natale. refrain, heptasyllabes et pentasyllabes : forte musicalité. Étude prélimnaire 1 ère strophe : Invitation au voyage / Comparaison entre la femme et le paysage 2ème strophe : Description de la chambre 3ème strophe : Paysage de ville Chaque distique (composé de 2 vers) comporte 5 syllabes, c’est un pentamètre ou pentasyllabe. Il y a aussi une heptasyllabe (7). Vers 23 :  » orientale  » à Diérèse (prononcer une syllabe en 2 temps ) L’emplacement des diérèses (VIO, V23, V38) prouve la régularité des rythmes.

Les mots illustrent l’exotisme, illustrant

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le pays. Les heptasyllabes embrassent des distiques de pentasyllabe. Les heptasyllabe sont des rimes féminines (e muet). ÉTUDE DE LA 1ère STROPHE – V 1-2 : riche,  » s  » eu ‘ et  » r ». Masculine. Autres sons : ‘ « a » ce qui renforce la rime. V 3-6 : riche,  » s’ b ‘i et I Féminine V 4-5 : suffisante,  » i  » et  » r Masculine V 7-8 : riche,  » ou • V 9-12 : riche,  » a ‘ et  » m Féminine -V 13-14 : suffisante, : suffisante, i’ z i’ et  » en : suffisante, ‘ eu  » et  » r ‘ le poème présente une  » et  » e .

Masculine V 10-11 : suffisante,  » i  » et  » eu Masculine ? Masculine ‘et’ ETUDE DE LA 2ème STROPHE : v 15-16 -v 17-20 v 18-19 -V 21-22 Masculine : riche,  » en  » b  » et  » r Féminine : suffisante, uline PAGF 7 9 ÉTUDE DE LA 3ème STROPHE :  » on  »  » n » « a  » aimer’,  » i  » « e – v 29-30 : pauvre,  » au Masculin v 31-34 ‘ on  » et  » d Féminine : suffisante,  » i  » et  » r’ . Masculine v 32-33 v 35-36 ‘ ch  » et  » an Masculine riche,  » i  » é  » et  » r Féminine -v 37-40 : – v 38-39 : riche,  » d l’, « o  » et  » r’ RÉPÉTITIONS DE SON . 1ère strophe : m  » i’ I t » et 2ème strophe :  » d ‘ m 3ème strophe •  »  »  » au « ,  » d  » ‘ monde . ENJAMBEMENTS • v 15-16-17 v 2-3 v 7-8-9 canaux et  » Tous les vers s’enchaînent sans qu’il y ait de rejet et de contre- rejet ce qui renforce l’harmonie. Elle est aussi accentuée par des vers courts sans césure (coupure). Introduction Invitation a un lieu privilégié, d’élection sensé apporté un remède, réconfort au poète qui est au prise avec le spleen. Il est représentatif de l’Idéal mais rend ses racines dans le Spleen.

La quête de ces lieux pass l’évocation de la femme PAGF poème: – l’invitation elle- même ->v6 – pays mystérieux ->v12 Ils obéissent au même modèle, le rythme est le même. Ce qui fait le lien entre les deux c’est la correspondance entre Marie Daubrun et la description du paysage: « pays qui te ressemble ». C’est sa ressemblance avec le tableau qui en fait d’elle un lieu d’élection, un port natal. Cette correspondance entre Marie Daubrun se rapporte au monde et a l’âme. Elle est une sorte d’équilibre dans la vie de Baudelaire entre Jeanne Duval qui est le péché, la tentation de la chair et Mme Sabatier qui est au contraire l’Idéal.

La femme est un double du poète: sœur, elle est qualifiée de douceur. Qualité commune au paysage et à la femme, ce qui permet la communion de l’un avec l’autre. L’affectif et l’esthétique sont associes à une fascination: charme, mystérieux, traitre. La beauté du regard à qqch de magique. la douceur dont est qualifiée Marie D. s’oppose a traître qui ne peut s’expliquer que parce qu’il est avec charme et mystérieux. Le pays où les amants se retrouvent est un pays ou le temps est suspendu, un pays non soumis aux atteintes du temps.

Lumière et eau: Soleils mouillés oxymore et preuve que l’on est devant un tableau (pluriel) Éclat de l’œil mouille des larmes Musique des vers: Les allitérations (soleils mouillés, ciels brouillés), dans la ultiplicité des consonnes liquides suggestion de l’humidité. Refrain. il renvoie a la strophe et la résume, il est toujours le même et a chaque fois le même sens. Il annonce la suite des les 2 autres strophes. 2eme strophe on 2 fois le même sens. Il annonce la suite des les 2 autres strophes. On laisse la lumière des ciels et on passe à la peinture d’un intérieur.

Jeu de lumière d’un intérieur: luisant, poli, miroirs. Le jeu des lumières unifient les 3 strophes: le: yeux de Marie D. 2e: meubles luisants.. 3e: lumière du soleil couchant Baudelaire invite au conditionnel Marie D. ? se représenter le lieu ou ils vivraient. Idée de calme et de volupté dans cette 2e strophe. Ce qui fait la beaute de cet intérieur est inséparable de l’ordre et du calme. Ordre calme et volupté sont d’ailleurs cités dans le refrain. Cette maîtrise est rendu sensible dans le rythme du refrain. Le mouvement est d’abord ralenti puis suivi d’une accélération en trois élans: luxe, calme, volupté.

Beauté et volupté font écho Ordre et beauté – calme et volupté. Idéal de vie sensuelle raffinée, dans un monde clos ou les amants pourront « s’aimer a loisir », ‘s’aimer et mourir ». Tranquillité d’une maison hollandaise. Sens Ily a 2 sens: toucher (poli) et vue Puis il y a les sensations olfactives qui arrivent avec les fleurs. Les senteurs elle-même se mêlent entre elles. Connotation de la richesse, de l’exotisme pour le parfum: tulipe, dahlia. Vague rappelle ce qu’il y avait d’indécis dans le paysage de la le strophe. A la fin de la strophe il y a une correspondance posée entre la splendeur du lieu et l’âme du poète.

L’âme entend dans cet univers un langage secret « comme de confuses paroles », c’est bien la douce langue natale; douce langue natal: PAGF s 2 douceur de l’amour entre le poète et Marie D.. Double jeu des correspondances verticales ou l’âme se reconnait et des correspondances horizontales entre les éléments qui composent la chambre. Intérieur évoqué, refuge sentimental des amants, lieu esthétique. Parce que ce lieu de beauté est un domaine ou l’âme trouve son épanouissement. 3eme strophe Vois v29 -> songe a la douceur v2 Cest l’Invitation en elle-même. Songe » et devenu « vois » donc les amants sont sur place et contemple la ville depuis la chambre que B. a décrite dans la 2e strophe. Il voit des bateaux. Le regard de la femme ouvre le domaine du rêve, ouvre sur le monde. Le fil directeur de ce poème c’est la correspondance entre la femme et le monde. La dernière strophe c’est celle de l’offrande a la femme placée au centre du tableau. Offrande de toutes les richesses pour « assouvir ton moindre désir ». Moment du poème ou tout s’apaise: dormir, couchant, s’endort. La douceur a qqch de léthargie, léthargie qui est celle de la fin d’un jour paisible. Plénitude de l’assouvissement.

Refrain: calme et volupté. Cest la vision d’un couchant car c’est un tableau: les soleils (pluriel). Ils sont peut être dans une galerie de tableaux. Une ville qui évoque des peintres phéniciens (Carpaccio) même qualité de lumière: dominantes rouges et or des couleurs qui colorent « les champs, les canaux, la ville entière le monde ». Conclusion Le dernier mot du poème apparaît comme une conclusion parce que ce p PAGF 19 monde » que ce poème qui ressemblait a une berceuse s’achève sur le sommeil qui est sans doute aussi celui du couple 10. L’image des « soleils couchants » rappelle une image antérieure, qu’elle complémente: laquelle?

Quelle position ces deux images ont-elles dans le texte? Quelle importance ce détail a-t-il pour la structure du poème? (vers 35) 15. Chacune des trois strophes évoque un tableau distinct, mais qui complémente les deux autres. Comparez ces trois tableaux. Quel est le caractère particuliere de chacun? Quiont-ils en commun? Quelle strophe se distingue le plus des deux autres? Pourquoi? Voyez-vous quand même un « mouvement » dans le poème? Troisième partie : Les sonorités (40 minutes) 1 . Trace écrite sur les sonorités 2. À l’oral, classe entière : Dans la première strophe, relevez les rimes et leurs caractéristiques. . Trace écrite sur l’enchainement des rimes 4. À l’oral, classe entière : Dans « L’Invitation au voyage », les rimes sont-elles plates, croisées ou embrassees ? 5. Trace écrite sur l’allitération et l’assonance 6. Sur brouillon, individuellement, puis mise en commun : Dans le poème, relevez les allitérations, les assonances (et les anaphores). 7. Sur brouillon, individuellement, puis mise en commun (éventuellement, travail à la maison) : En tenant compte de la versification et des jeux sonores du poème, quels sont les éléments qui apparentent Lilnvitation au voyage  » à une chanson ? 7 2