Poemes

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Il n’y a pas d’amour heureux Rien n’est jamais acquis a l’homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un etrange et douloureux divorce Il n’y a pas d’amour heureux Sa vie Elle ressemble a ces soldats sans armes Qu’on avait habilles pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu’on retrouve au soir desoeuvres incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n’y a pas d’amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma dechirure Je te porte dans moi comme un oiseau blesse

Et ceux-la sans savoir nous regardent passer Repetant apres moi les mots que j’ai tresses Et qui pour tes grands yeux tout aussitot moururent Il n’y a pas d’amour heureux Le temps d’apprendre a vivre il est deja trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs a l’unisson Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare Il n’y a

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pas d’amour heureux Il n’y a pas d’amour qui ne soit a douleur Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri Il n’y a pas d’amour dont on ne soit fletri Et pas plus que de toi l’amour de la patrie

Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs Il n’y a pas d’amour heureux Mais c’est notre amour a tous les deux Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946) ET TON REGARD… Le soleil eclaire l’eau Au fond de tes yeux le ciel mis a nu Et ton regard comme une reponse a ma soif. T’AI-JE DEJA DIT T’ai-je deja dit Que le bleu de tes grands yeux Me fait voir le soleil Meme les jours de pluie T’ai je deja dit Que les heures s’inversent Et que le temps s’amenuise Sous l’eclat de tes rires T’ai-je deja dit Que la douceur de ta peau Laisse des traces Sur les chemins de mes silences T’ai-je deja dit Que le parfum fruite De ton absence

Embaume chacun de mes poemes T’ai-je deja dit Je t’aime (Berege) Jacques Prevert CET AMOUR Cet amour Si violent Si fragile Si tendre Si desespere Cet amour Beau comme le jour Et mauvais comme le temps Quand le temps est mauvais Cet amour si vrai Cet amour si beau Si heureux Si joyeux Et si derisoire Tremblant de peur comme un enfant dans le noir Et si sur de lui Comme un homme tranquille au milieu de la nuit Cet amour qui faisait peur aux autres Qui les faisait parler Qui les faisait blemir Cet amour guette Parce que nous le guettions Traque blesse pietine acheve nie oublie Parce que nous l’avons traque blesse pietine acheve nie oublie

Cet amour tout entier Si vivant encore Et tout ensoleille C’est le tien C’est le mien Celui qui a ete Cette chose toujours nouvelles Et qui n’a pas change Aussi vraie qu’une plante Aussi tremblante qu’un oiseau Aussi chaude aussi vivante que l’ete Nous pouvons tous les deux Aller et revenir Nous pouvons oublier Et puis nous rendormir Nous reveiller souffrir vieillir Nous endormir encore Rever a la mort Nous eveiller sourire et rire Et rajeunir Notre amour reste la Tetu comme une bourrique Vivant comme le desir Cruel comme la memoire Bete comme les regrets Tendre comme le souvenir Froid comme le marbre Beau comme le jour

Fragile comme un enfant Il nous regarde en souriant Et il nous parle sans rien dire Et moi j’ecoute en tremblant Et je crie Je crie pour toi Je crie pour moi Je te supplie Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment Et qui se sont aimes Oui je lui crie Pour toi pour moi et pour tous les autres Que je ne connais pas Reste la La ou tu es La ou tu etais autrefois Reste la Ne bouge pas Ne t’en va pas Nous qui sommes aimes Nous t’avons oublie Toi ne nous oublie pas Nous n’avions que toi sur la terre Ne nous laisse pas devenir froids Beaucoup plus loin toujours Et n’importe ou Donne-nous signe de vie Beaucoup plus tard au coin d’un bois

Dans la foret de la memoire Surgis soudain Tends-nous la main Et sauve-nous. Faire l’amour alors qu’il me defait Faire l’amour alors qu’il me defait, Et tout defait, l’amour meme defaire, Le defaisant, le rendre plus parfait, Le parfaisant, l’eprouver plus contraire. Se delecter aux plaies qu’il me fait, Chanter l’honneur de mon fier adversaire ; Et de cent maux endures en effet Ne rapporter qu’un bien imaginaire. Cacher son mal de crainte de le voir, Crier merci de faire son devoir, En meme temps se louer et se plaindre, Se detester et se faire la cour Se mepriser et soi-meme se craindre, C’est en deux mots la defaite d’amour.

Auteur:Vital d’ AUDIGUIER DE LA MENOR Amour me tue, et si je ne veux dire Amour me tue, et si je ne veux dire Le plaisant mal que ce m’est de mourir : Tant j’ai grand peur, qu’on veuille secourir Le mal, par qui doucement je soupire. Il est bien vrai, que ma langueur desire Qu’avec le temps je me puisse guerir : Mais je ne veux ma dame requerir Pour ma sante : tant me plait mon martyre. Tais-toi langueur je sens venir le jour, Que ma maitresse, apres si long sejour, Voyant le soin qui ronge ma pensee, Toute une nuit, folatrement m’ayant Entre ses bras, prodigue, ira payant Les interets de ma peine avancee.

Auteur:Pierre de RONSARD L’amour Passer ses jours a desirer, Sans trop savoir ce qu’on desire ; Au meme instant rire et pleurer, Sans raison de pleurer et sans raison de rire ; Redouter le matin et le soir souhaiter D’avoir toujours droit de se plaindre, Craindre quand on doit se flatter, Et se flatter quand on doit craindre ; Adorer, hair son tourment ; A la fois s’effrayer, se jouer des entraves ; Glisser legerement sur les affaires graves, Pour traiter un rien gravement, Se montrer tour a tour dissimule, sincere, Timide, audacieux, credule, mefiant ; Trembler en tout sacrifiant, De n’en point encore assez faire ;

Soupconner les amis qu’on devrait estimer ; Etre le jour, la nuit, en guerre avec soi-meme ; Voila ce qu’on se plaint de sentir quand on aime, Et de ne plus sentir quand on cesse d’aimer. Auteur:Adelaide DUFRENOY J’crois que les histoires d’amour c’est comme les voyages en train, Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en etre un, Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare, Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard. Les trains demarrent souvent au moment ou l’on s’y attend le moins, Et l’histoire d’amour t’emporte sous l’oeil impuissant des temoins,

Les temoins c’est tes potes qui te disent au revoir sur le quai, Ils regardent le train s’eloigner avec un sourire inquiet, Toi aussi tu leur fais signe et tu imagines leurs commentaires, Certains pensent que tu te plantes et que t’as pas les pieds sur terre, Chacun y va de son pronostic sur la duree du voyage, Pour la plupart le train va derailler des le premier orage. Le grand amour change forcement ton comportement, Des le premier jour faut bien choisir ton compartiment, Siege couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place, Tu choisis quoi une love story de premiere ou d’seconde classe.

Dans les premiers kilometres tu n’as d’yeux que pour son visage, Tu calcules pas derriere la fenetre le defile des paysages, Tu te sens vivant tu te sens leger tu ne vois pas passer l’heure, T’es tellement bien que t’as presque envie d’embrasser le controleur. Mais la magie ne dure qu’un temps et ton histoire bat de l’aile, Toi tu te dis que tu n’y es pour rien et que c’est sa faute a elle, Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t’ecoeure, Faut que tu te leves que tu marches tu vas te degourdir le coeur. Et le train ralentit et c’est deja la fin de ton histoire, En plus t’es comme un con tes potes sont restes a l’autre gare,

Tu dis au revoir a celle que tu appelleras desormais ton ex, Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex. C’est vrai que les histoires d’amour c’est comme les voyages en train, Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en etre un, Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare, Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard. Pour beaucoup la vie se resume a essayer de monter dans le train, A connaitre ce qu’est l’amour et se decouvrir plein d’entrain, Pour beaucoup l’objectif est d’arriver a la bonne heure, Pour reussir son voyage et avoir acces au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut il prendre le bon, Moi je suis monte dans deux trois rames mais c’etait pas le bon wagon, Car les trains sont capricieux et certains sont inaccessibles, Et je ne crois pas tout le temps qu’avec la SNCF c’est possible. Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en greves, Et leurs histoires d’amour n’existent que dans leurs reves, Et y’a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention, Mais forcement ils descendront dessus a la prochaine station, Y’a celles qui flippent de s’engager parce qu’elles sont trop emotives, Pour elles c’est trop risque de s’accrocher a la locomotive,

Et y’a les aventuriers qu’enchainent voyages sur voyages, Des qu’une histoire est terminee ils attaquent une autre page. Moi apres mon seul vrai voyage j’ai souffert pendant des mois, On s’est quitte d’un commun accord mais elle etait plus d’accord que moi, Depuis je traine sur les quais je regarde les trains au depart, Y’a des portes qui s’ouvrent mais dans une gare je me sent a part. Il parait que les voyages en train finissent mal en general, Si pour toi c’est le cas accroche toi et garde le moral, Car une chose est certaine y’aura toujours un terminus, Maintenant tu es prevenu la prochaine fois tu prendras le bus.