Platon

Platon

?Biographies de Platon * La plus ancienne biographie de Platon qui nous soit parvenue est due a un auteur latin du IIeme siecle de notre ere, Apulee, dans son ouvrage « De Platone et dogmate eius » (Platon et sa doctrine). Cet ouvrage fait partie des Opuscules philosophiques et fragments, edites et traduits par J. Beaujeu, collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1973. * L’une des plus anciennes biographies de Platon qui nous soit parvenue est celle de Diogene Laerce, dans ses « Vies et doctrines des philosophes illustres », ecrites sans doute au IIIeme siecle de notre ere.

Le texte grec de cet ouvrage est accessible en librairie a un prix raisonnable dans l’edition en 2 volumes publiee dans la Loeb Classical Library avec traduction anglaise, due a R. D. Hicks ; la vie de Platon est dans le volume I (Loeb n° 184). Une traduction en francais de cet ouvrage, sous la direction de Marie-Odile Goulet-Caze, a ete recemment publiee par Le Livre de Poche, collection La Pochoteque, Paris, 1999. La vie de Platon y est traduite par Luc Brisson. Une traduction plus ancienne, due a Robert Genaille a ete recemment reeditee dans la collection de poche GF Flammarion.

Le volume

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
I (GF56) inclut, outre la vie de Platon, les vies des sept sages, de Socrate et ses disciples, des philosophes de l’Academie, d’Aristote et des peripateticiens. Le volume II (GF77) inclut les vies des philosophes cyniques, des stoiciens, des pythagoriciens, de philosophes que Diogene ne rattache a aucune ecole : Heraclite, Xenophane, Parmenide, Melissos, Zenon d’Elee, Leucippe, Democrite et Protagoras, des sceptiques et d’Epicure. La vie de Platon en edition bilingue, traduite par A. -Ph. Segonds est par ailleurs publiee isolement aux Belles Lettres, collection Les classiques en poche, n° 42, Paris, 1999. On trouve une vie de Platon au debut du Commentaire de l’Alcibiade d’Olympiodore, un philosophe neoplatonnicien d’Alexandrie qui vecut au VIeme siecle de notre ere. Cet ouvrage n’est pas disponible en francais. * Une autre biographie ancienne, associee a une introduction a la lecture des dialogues de Platon, se trouve dans les Prolegomenes a la philosophie de Platon, ouvrage dont l’auteur n’est pas identifie avec certitude, et qui pourrait etre ce meme Olympiodore ou un de ses disciples. Une edition du texte grec de cet ouvrage par L. G. Westerink, accompagnee d’une traduction en francais due a J. Trouillard, avec la collaboration de A.

Ph. Segonds, est disponible dans la collection Bude, Paris, 1990. * Pour des biographies recentes, outre celles que l’on peut trouver dans les multiples histoires de la philosophie, on peut citer : o Platon, par Abel Jeanniere, collection « Ecrivains de toujours », Seuil, Paris, 1994 : un ouvrage qui, comme tous ceux de cette collection, est richement illustre. o Platon et l’Academie, par Jean Brun, Que sais-je n° 880, PUF, Paris, 1960. o Platon, par Leon Robin, Paris, 1935, reedite dans la collection de poche Quadrige, PUF, Paris, 2000 : Leon Robin (1866-1947) est un grand specialiste de Platon, qui a traduit plusieurs ialogues pour la collection Bude (Le Banquet, Phedre, Phedon) et la presque totalite des dialogues pour l’edition de La Pleiade. Autour de Platon : les classiques grecs Pour resituer Platon dans son contexte et mieux le comprendre, il est important d’avoir une idee des auteurs et penseurs qu’il a pu lire et frequenter, et de l’histoire du monde grec de son temps. La liste qui suit donne un echantillon d’ouvrages dont la lecture peut contribuer a fournir cet eclairage.

Le texte grec de la plupart d’entre eux est disponible en ligne sur le site de perseus, avec une traduction en anglais, souvent reprise de la collection « Loeb Classical Library » (voir sur le site perseus, la liste des textes disponibles). Homere Tous les grecs cultives du temps de Socrate et Platon apprenaient a lire dans les ? uvres d’Homere, dont ils connaissaient par c? ur de larges extraits. Par ailleurs, des raphsodes, comme celui que met en scene Platon dans l’Ion, se produisaient en public pour declamer et sans doute mimer des passages de l’Iliade ou de l’Odyssee.

C’est dire l’importance de la connaissance de ces textes fondateurs pour mieux comprendre Platon. Homere est de tres loin l’auteur le plus cite dans les dialogues : sur les 296 citations recensees par L. Brandwood dans son « Word Index to Plato » dans les 28 dialogues que je liste dans mes tetralogies, 131 viennent d’Homere, dont 93 de l’Iliade et 38 de l’Odyssee (citations explicites, ou emplois d’expressions typiquement homeriques) ; viennent ensuite, loin derriere, si l’on excepte Protagoras, dont la seule axime sur l’« homme-mesure » est citee 19 fois, Hesiode et Euripide, avec chacun 16 citations, puis Pindare avec 13 citations et Eschyle avec 12 citations ; le reste s’eparpille sur une multitude d’auteurs connus ou inconnus dont seuls quelques uns sont cites plus d’une fois. A cote des citations explicites et des emplois d’expressions homeriques, le nom d’Homere apparait 164 fois dans les dialogues. L’ensemble des citations d’Homere et des references a son nom, dialogue par dialogue, est recense sur une page de ce site accessible en cliquant ici. L’Iliade, texte grec et traduction en francais par Paul Mazon, avec la collaboration de Pierre Chantraine, Paul Collart et Rene Langumier, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1937-1938 : vol. I (chants I-VI) ; vol. II (chants VII-XII) ; vol. III (chants XIII-XVIII) ; vol. IV (chants XIX-XXIV). Cette traduction est reeditee par Les Belles Lettres, en edition bilingue, dans la collection Classiques en Poche, en trois volumes : vol. I (chants I-VIII) ; vol. II (chants IX-XVI) ; vol. III (chants XVII-XXIV) L’Odyssee, texte grec et traduction en francais par Victor Berard, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1924 : vol. I (chants I-VII) ; vol. II (chants VIII-XV) ; vol. III (chants XVI-XXIV) * L’Iliade et l’Odyssee, traductions en francais de Robert Flaceliere et Victor Berard, 1 volume, collection de la Pleiade, Gallimard, Paris, 1955 * On trouve aussi au Livre de Poche une traduction de l’Odyssee (1 volume) due a Victor Berard * Parmi les nombreuses editions de poche des ? uvres d’Homere, on retiendra celles de la collection GF Flammarion : L’Iliade, traduite en francais par Eugene Lasserre, GF60, Paris, 1965 o L’Odyssee, traduite en francais par Meredic Dufour et Jeanne Raison, GF64, Paris, 1965 * et encore, dans la collection Folio classique de Gallimard : o L’Iliade, traduite en francais par Paul Mazon, preface de Pierre Vidal-Naquet, Collection Folio classique n° 700, Gallimard, Paris, 1975 o L’Odyssee, traduite en francais par Jean Berard avec une preface de Paul Claudel, Collection Folio classique n° 254, Gallimard, Paris, 1973 L’Odyssee, nouvelle edition, traduite en francais par Philippe Brunet, Collection Folio classique n° 3235, Gallimard, Paris, 1999 * Une traduction francaise de l’Iliade et de l’Odyssee par Leconte de Lisle (1818-1894) est disponible en ligne sur le site Philoctetes Hesiode Moins populaire et plus aride qu’Homere, Hesiode, poete beotien qui vecut a a fin du VIIIeme et au debut du VIIeme siecle avant J. C. , n’en est pas moins un autre pilier de l’education des grecs de l’epoque classique. Sa Theogonie est une genealogie des dieux de la mythologie grecque a partir du chaos primordial. La Theogonie, Les Travaux et les Jours, Le Bouclier, texte grec et traduction de Paul Mazon, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1919 * La Theogonie, Les Travaux et les Jours, traduction en francais de Claude Terreaux, Arlea, 1995 * La Theogonie, Les Travaux et les Jours, et autres poemes, traduction en francais de Marie-Christine Leclerc, Classiques de Poche, Le Livre de Poche, Paris, 1999 * La Theogonie, Les Travaux et les Jours, Poemes homeriques, traduction de Jean-Louis Bakes, Folio classique n° 3467, Gallimard, Paris, 2001 Une edition de La Theogonie dans la collection GF Flammarion est en preparation Pindare Pindare est un poete plus recent qui vecut a la fin du VIeme et au debut du Veme siecles avant J. C. , c’est-a-dire environ un siecle avant Socrate et Platon. Beotien comme Hesiode, il etait considere par les anciens comme le maitre de la poesie lyrique. Beaucoup de ses poemes furent ecrits pour des circonstances officielles, et en particulier pour celebrer des victoires dans les differents jeux panhelleniques, souvent a la demande des vainqueurs, qui le payaient pour cela.

L’essentiel des ? uvres de lui qui nous sont parvenues consiste en quatre cycles portant les noms des quatres jeux panhelleniques : Olympiques, Pythiques, Nemeennes et Isthmiques. * Olympiques, texte grec et traduction d’Aime Puech, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1922 * Pythiques, texte grec et traduction d’Aime Puech, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1922 * Nemeennes, texte grec et traduction d’Aime Puech, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1923 Isthmiques et Fragments, texte grec et traduction d’Aime Puech, Collection Bude, Les Belles Lettres, Paris, 1961 * ? uvres completes, texte grec et traduction de Jean-Paul Savignac, Editions de la Difference, 1990 Les poetes tragiques : Eschyle, Sophocle, Euripide Eschyle, le premier auteur de tragedies, issu d’une famille noble d’Eleusis, vecut de 525 environ a 456 avant J. C. ; Sophocle, originaire de Colone, en Attique, vecut de 495 a 406 avant J. C. ; Euripide, naquit dans l’ile de Salamine en 480 avant J. C. et il mourut en 406, la meme annee que Sophocle.

Nous ont ete conservees d’Eschyle, 7 tragedies, dont une trilogie complete (Les Perses, Les Sept contre Thebes, Les Suppliantes, la trilogie de l’Orestie : Agamemnon, Les Choephores, Les Eumenides, et Promethee enchaine) ; de Sophocle, 7 tragedies aussi (Ajax, Antigone, Les Trachidiennes, OEdipe-roi, Electre, Philoctete, OEdipe a Colone), plus des fragments d’une huitieme (Les Limiers) ; d’Euripide, 19 tragedies plus des fragments de quelques autres (Alceste, Medee, Les Enfants d’Heracles, Hippolyte, Andromaque, Hecube, Les Suppliantes, Electre, Les Troyennes, La Folie d’Heracles, Iphigenie, en Tauride, Ion, Helene, Les Pheniciennes, Oreste, Les Bacchantes, Iphigenie a Aulis, Rhesos, Le Cyclope). * Dans la collection La Pochotheque, du Livre de Poche, on trouve un volume qui regroupe la traduction en francais de l’ensemble de ces ? uvres, par Victor-Henry Debidour : Les tragiques grecs, Eschyle, Sophocle, Euripide, Le Livre de Poche, Paris, 1999 * Chaque auteur est publie separement dans la collection de poche GF Flammarion : o Eschyle, Theatre complet, traduction et notes, par Emile Chambry, GF8 Sophocle, Theatre complet, traduction et notes de Robert Pignarre, GF18 o Euripide, Theatre complet, vol. I : Iphigenie a Aulis, Electre, Oreste, Iphigenie en Tauride, traduction et notes par H. Berguin et G. Duclos, GF46 o Euripide, Theatre complet, vol. II : Rhesos, Les Troyennes, Hecube, Andromaque, Helene, Le Cyclope traduction et notes par H. Berguin et G. Duclos, GF93 o Euripide, Theatre complet, vol. III : Les Bacchantes, Alceste, Heracles furieux, Les Pheniciennes, traduction et notes par H. Berguin et G. Duclos, GF99 o Euripide, Theatre complet, vol. IV : Ion, Medee, Hippolyte, Les Heraclides, Les suppliantes, fragments, traduction et notes par H. Berguin et G. Duclos, GF122 De nouvelles editions, avec dossier, de certaines de ces tragedies sont disponibles dans cette meme collection : o Eschyle, L’Orestie (Agamemnon, Les Choephores, Les Eumenides), traduction, introduction et notes par Daniel Loayza, GF1125, Paris, 2001 o Eschyle, Les Perses, traduction, introduction et notes par Danielle Sonnier et Boris Donne, GF, Paris, 2001 o Sophocle, Antigone, traduction de Robert Pignare, presentation de Charles Guittard, GF1023, Paris, 1999 o Sophocle, OEdipe-roi, traduction, introduction et notes de ? , GF, Paris, 2000 o Euripide, Theatre complet I, GF856 o Euripide, Theatre complet II, Iphigenie en Tauride, Helene, Electre, GF Les tragiques grecs sont aussi disponibles dans la collection de La Pleiade : o Les tragiques Grecs : Eschyle, Sophocle, traduction de Jean Grosjean, introduction et notes de Raphael Dreyfus, Gallimard, Paris, 1967 o Les tragiques Grecs : Euripide, traduction de Marie Delcourt-Curvers, Gallimard, Paris, 1962 * Les textes grecs sont edites dans la collection Bude aux Belles Lettres : o Eschyle, tome I, Les Suppliantes, Les Perses, Les Sept contre Thebes, Promethee enchaine, traduction de Paul Mazon, 1920 o Eschyle, tome II, Agamemnon, Les Choephores, Les Eumenides, traduction de Paul Mazon, 1925 o Sophocle, tome I, Les Trachidiennes, Antigone, texte grec etabli par Alphonse Dain, traduction de Paul Mazon, 1955 Sophocle, tome II, Ajax, OEdipe-roi, Electre, texte grec etabli pr Alphonse Dain, traduction de Paul Mazon, 1955 o Sophocle, tome III, Philoctete, OEdipe a Colone, texte grec etabli par Alphonse Dain, traduction de Paul Mazon, 1967 o Euripide, tome I, Le cyclope, Alceste, Medee, Les Heraclides, traduction de Louis Meridier, 1961 o Euripide, tome II, Hippolyte, Andromaque, Hecube, traduction de Louis Meridier, 1960 o Euripide, tome III, Heracles, Les Suppliantes, Ion, traduction de Henri Gregoire et Leon Parmentier, 1959 o Euripide, tome IV, Les Troyennes, Iphigenie en Tauride, Electre, traduction de Henri Gregoire et Leon Parmentier, 1959 Euripide, tome V, Helene, Les Pheniciennes, traduction de Henri Gregoire et Leon Parmentier, avec la collaboration de Fernand Chapouthier, 1950 o Euripide, tome VI. 1, Oreste, texte grec etabli par Fernand Chapouthier, traduction de Louis Meridier, 1959 o Euripide, tome VI. 2, Les Bacchantes, traduction de Henri Gregoire et Jules Meunier, 1959 o Euripide, tome VII. 1, Iphigenie a Aulis, traduction de Francois Jouan, 1983 o Euripide, tome VIII. 1, Fragments, Aigeus-Autolykos, traduction de Francois Jouan et Herman Van Looy, 1998 o Euripide, tome VIII. 2, Fragments, traduction de ? La comedie : Aristophane Aristophane, le plus grand poete comique grec, est ne a Athenes en 445 avant J. C. et mort en 380.

C’etait un contemporain de Socrate, et Platon le mentionne dans L’Apologie et le met en scene dans Le Banquet. Aristophane, de son cote, a mis en scene Socrate dans sa comedie Les Nuees, ou il en donne un portrait pour le moins different de celui qu’en donne Platon dans ses dialogues. Il propose aussi, dans Les Guepes, une caricature de la justice de son temps qui aide a imaginer ce que pouvaient etre les juges au proces de Socrate. Les 11 comedies de lui qui nous sont parvenues (Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuees, Les Guepes, La Paix, Les Oiseaux, Lysistrata, Les Thesmosphories, Les Grenouilles, L’Assemblee des Femmes, Plutus) nous aident a nous faire une idee de al vie quotidienne au temps de Socrate. * Une excellente traduction des ? vres completes d’Aristophane par Victor-Henry Debidour, qui transpose heureusement les jeux de mots si nombreux chez Aristophane et parvient a retrouver dans un francais moderne le style comique de celui-ci, est disponible en deux volumes dans la collection Folio de Gallimard : o Aristophane, Theatre complet I : Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuees, Les Guepes, La Paix, texte traduit, presente et annote par Victor-Henry Debidour, Folio, Gallimard, Paris, 1965 o Aristophane, Theatre complet II : Les Oiseaux, Lysistrata, Les Thesmosphories, Les Grenouilles, L’Assemblee des femmes, Plutus, texte traduit, presente et annote par Victor-Henry Debidour, Folio, Gallimard, Paris, 1966 * Le theatre d’Aristophane est disponible aussi en collection de poche dans la collection GF Flammarion : Aristophane, Theatre complet I : Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuees, Les Guepes, La Paix, traduction et notes de Marc-Jean Alfonsi, GF115, 1966 o Aristophane, Theatre complet II : Les Oiseaux, Lysistrata, Les Thesmosphories, Les Grenouilles, L’Assemblee des femmes, Ploutos, traduction et notes de Marc-Jean Alfonsi, GF116, 1966 * Le theatre complet d’Aristophane est aussi disponible dans la collection de La Pleiade : o Aristophane, Theatre complet texte edite et traduit par Pascal Thiercy Gallimard, Paris, 1997 * Les textes grecs sont edites dans la collection Bude aux Belles Lettres : o Aristophane, tome I, Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuees, traduction de Victor Coulon et Hilaire Van Daele Aristophane, tome II, Les Guepes, La Paix, traduction de Victor Coulon et Hilaire Van Daele o Aristophane, tome III, Les Oiseaux, Lysistrata, traduction de Victor Coulon et Hilaire Van Daele o Aristophane, tome IV, Les Thesmosphories, Les Grenouilles, traduction de Victor Coulon et Hilaire Van Daele o Aristophane, tome V, L’Assemblee des femmes, Ploutos, traduction de Victor Coulon et Hilaire Van Daele o Aristophane, Lysistrata, traduction Hilaire Van Daele, Classiques en poche, Bilingue, Les Belles Lettres Les historiens : Herodote et Thucydide Herodote est ne a Halicarnasse, en Asie Mineure, vers 480 avant J. C. est est mort en 425. Il est considere comme le pere de l’Histoire.

Son Enquete, en 9 livres denommes du nom des 9 muses, raconte les guerres mediques et prend pretexte de ces evenements pour s’interesser a bien d’autre chose du passe pour tenter d’expliquer ces guerres et les resituer dans leur contexte. Thucydide, issu d’une famille noble d’Athenes, vecut au Veme siecle avant J. C. et participa a la guerre du Peloponnese, entre Athenes et Sparte, qui fit rage de 431 a 404 avant J. C. , et qu’il raconte dans son Histoire (jusque vers 411). * Les deux Histoires, celle d’Herodote et celle de Thucydide, sont regroupees dans un volume de la Pleiade : Herodote, Thucydide, ? uvres completes, introduction par Jacqueline de Romilly, Herodote traduit par A. Barguet, Thucydide traduit par D. Roussel, Gallimard, Paris, 1964 L’Enquete, d’Herodote, est disponible en collection de poche chez Folio, dans une traduction d’Andree Barguet : o Herodote, L’Enquete, livres I a IV o Herodote, L’Enquete, livres V a IX * L’Histoire, de Thucydide, est disponible en collection de poche, chez Folio et dans la collection GF Flammarion : o Thucydide, La guerre du Peloponnese, introduction de Pierre Vidal-Naquet, traduction de Denis Roussel, Folio Classique, Gallimard o Thucydide, La guerre du Peloponnese, I, traduction et notes de Jean Capelle, GF81 o Thucydide, La guerre du Peloponnese, II, traduction et notes de Jean Voilquin et Jean Capelle, GF88 * Le texte grec d’Herodote, edite et traduit par PH. -E. Legrand, est publie dans la collection Bude aux Belles Lettres : Herodote, Introduction o Herodote, Livre I, Clio o Herodote, Livre II, Euterpe o Herodote, Livre III, Thalie o Herodote, Livre IV, Melpomene o Herodote, Livre V, Terpsichore o Herodote, Livre VI, Erato o Herodote, Livre VII, Polymnie o Herodote, Livre VIII, Uranie o Herodote, Livre IX, Calliope o Herodote, Index * Le texte grec de Thucydide, edite et traduit par Jacqueline de Romilly, est publie dans la collection Bude aux Belles Lettres : o Thucydie, T. I : Livre I o Thucydie, T. II. 1 : Livre II o Thucydie, T. II. 2 : Livre III o Thucydie, T. III : Livres IV-V o Thucydie, T. IV : Livre VI-VII, avec L. Bodin o Thucydie, T.

V : Livre VIII, avec Raymond Weil Les philosophes presocratiques et les sophistes Il est usuel d’appeler « presocratiques » les philosophes anterieurs a Socrate et leurs « eleves », memes contemporains de Socrate, voire posterieurs : les sept sages, dont Thales, Pythagore et les pythagoriciens, Heraclite, Parmenide et les Eleens, Empedocle, Anaxagore, Democrite et quelques autres. Quand aux sophistes, tels Protagoras, Gorgias, Prodicos, Hippias, ce sont des contemporains de Socrate que Platon a mis en scene dans plusieurs dialogues, dont certains portent le nom de l’un ou de l’autre d’entre eux. Il ne nous reste que des fragments des ? uvres de tous ces penseurs.

Ces fragments ont ete edites Herman Diels en Allemagne dans un ouvrage de reference appele Fragmente der Vorsokratiker, en 1903, et reedites depuis et ameliores par W. Kranz. Une traduction en francais de ces fragments, due a Jean-Paul Dumont, a ete publiee en 1988 dans la bibliotheque de la Pleiade, sous le titre Les Presocratiques. Une selection de ces textes est disponible en collection de poche chez Folio sous le titre Les ecoles presocratiques. On trouve aussi une selection de fragments de tous ces auteurs dans le volume : Les penseurs grecs avant Socrate, de Thales de Milet a Prodicos, traduction, introduction et notes de Jean Voilquin, GF31, Flammarion, Paris, 1964

Il existe aussi des editions individuelles des fragments de tel ou tel auteur. On peut citer : * Heraclite, Fragments, GF Flammarion (en preparation) * Parmenide, Sur la nature ou sur l’etant, fragments presentes (avec texte grec), traduits et commentes par Barbara Cassin, Points Essais, Seuil, Paris, 1998 * Parmenide, Le poeme, presente avec texte grec et traduit par Jean Beaufret, Quadrige, PUF Certains de ces textes sont disponibles en ligne sur le site Philoctetes, avec le texte grec des fragments traduits et des traductions en anglais et en francais : * Thales * Anaximandre * Heraclite * Parmenide * Zenon d’Elee Les orateurs : Lysias, Isocrate, etc.

La frontiere entre sophistes et orateurs n’est pas toujours tres claire, dans la mesure ou la plupart des sophistes se faisaient payer tres cher pour apprendre a leurs eleves a bien parler a l’assemblee et a savoir se defendre au trbunal. Les auteurs dont il est ici question sont de ceux dont nous possedons des discours politiques et des plaidoyers, souvent ecrits pour le benefice de clients qui les payaient pour cela, parfois ecrits pour leur propre defense. A Athenes, en effet, l’inculpe devait plaider lui-meme sa cause devant le tribunal, mais il pouvait faire appel a ce que l’on appelait un « logographe » (etymologiquement, un « redacteur de discours ») pour lui ecrire sa defense.

Lysias, l’un des fils de Cephale, marchand d’armes syracusain installe au Pyree a la demande de Pericles, fut un democrate engage, qui faillit mourir avec son frere Polemarque lors de la tyrannie des Trente et ne dut son salut qu’a sa fuite, comme il le raconte lui-meme dans le discours Contre Eratosthene (discours 12). Platon en fait un personnage muet dans la Republique, qui se passe chez son pere Cephale et avec la participation active de son frere Polemarque, et le parodie dans le Phedre, qui commence par la lecture d’un discours suppose etre de lui. Les discours qu’il nous a laisse vont de l’Oraison funebre (discours 2, qu’il est interessant de comparer au Menexene de Platon, qui est une parodie de ce genre de discours) a des plaidoyers pour des affaires de la vie de tous les jours, qui nous donnent un apercu tres vivant de la vie quotidienne a Athenes au temps de Socrate et Platon.

Ainsi, par exemple, Le discours Sur le meurtre d’Eratosthene (discours 1) est un plaidoyer pour la defense d’un mari ayant tue l’amant de sa femme surpris en flagrant-delit d’adultere, qui vaut tous les romans sur un tel sujet et montre que les choses n’ont guere change depuis ce temps lointain en matieres d’amour. Isocrate, qui est mentionne a la fin du Phedre, est presque contemporain de Platon, et tint a Athenes une ecole concurrente de l’Academie de Platon, dont l’enseignement etait plus centre sur la rhetorique. Certains de ses discours montrent qu’il assimilait plus ou moins la « philosophie » qu’enseignait Platon (qu’il ne nomme pas explicitement) a de la sophistique.

Vers la fin de sa vie, il ecrivit des discours qui etaient plutot des « lettres ouvertes », pour prendre position sur les grands problemes de son temps et en particulier sur la position que devait prendre Athenes face a Philippe de Macedoine, dont la puissance grandissante inquietait les Grecs. Les discours d’Andocide sont interessants, car ils consituent l’une des seules sources, avec quelques sections de l’Histoire de Thucydide, de notre connaissance de l’affaire de la parodie des mysteres d’Eleusis et de celle de la mutilation des Hermes, dans lesquelles fut compromis Alcibiade juste au moment ou il devait prendre, avec Nicias, la tete de l’expedition de Sicile, qu’il avait convaincu les Atheniens d’entreprendre. Et Alcibiade est le personnage qui, apres Socrate, apparait le plus souvent dans les dialogues. Les discours qui nous restent de Lysias sont publies dans la collection Bude : o Lysias, T. 1, Discours I-XV, texte grec edite et traduit par L. Gernet et M. Bizos, Les Belles Lettres, Paris o Lysias, T. 2, Discours XVI-XXXV, Fragments, Lettres, texte grec edite et traduit par L. Gernet et M. Bizos, Les Belles Lettres, Paris * Les Discours d’Isocrate sont publies dans la collection Bude : o Isocrate, Discours, T. 1, texte grec edite et traduit par Georges Mathieu et Emile Bremond, Les Belles Lettres, Paris, 1929 (ce volume contient : Contre Euthynous, Contre Callimachos, Contre Lochites, Sur l’attelage, Trapezitique, Eginetique, A Demonicos, Contre les Sophistes, Helene, Busiris) o Isocrate, Discours, T. , texte grec edite et traduit par Georges Mathieu et Emile Bremond, Les Belles Lettres, Paris, 1938 (ce volume contient : Panegyrique, Plataique, A Nicocles, Nicocles, Evagoras, Archidamos) o Isocrate, Discours, T. 3, texte grec edite et traduit par Georges Mathieu et Emile Bremond, Les Belles Lettres, Paris, 1942 (ce volume contient : Sur la paix, Aeropagitique, Sur l’echange) o Isocrate, Discours, T. 4, texte grec edite et traduit par Georges Mathieu et Emile Bremond, Les Belles Lettres, Paris, 1962 (ce volume contient : Philippe, Panathenaique et le Lettres) * Les Discours d’Andocide sont publies dans la collection Bude : o Andocide, Discours, texte grec edite et traduit par Georges Dalmeyda, Les Belles Lettres, Paris, 1966 La medecine : l’ecole Hippocratique

L’approche « scientifique » (pour l’epoque) de la medecine qui se developpa en particulier chez les Asclepiades, dont le plus celebre representant est Hippocrate de Cos (460-vers 370 avant J. C. ), contemporain de Socrate, influenca Platon, qui utilise souvent l’exemple de la medecine dans ses dialogues et mentionne plusieurs fois Hippocrate lui-meme (Protagoas, Phedre). Un corpus important d’ouvrages attribues a Hippocrate est parvenu jusqu’a nous, mais il est probable que tous ces ecrits ne sont pas de lui. La lecture de quelques uns de ces ouvrages est interessante pour se faire une idee de ce qu’etait cette medecine dont parlait si souvent Platon. Une selection d’ecrits d’Hippocrate traduits par Emile Littre a ete recemment publiee dans la Bibliotheque Classique du Livre de Poche, et une autre au Seuil : Hippocrate, De l’art medical, textes presentes, commentes et annotes par Danielle Gourevitch, traduction d’Emile Littre, introduction par Danielle Gourevitch, Mirko Grmek et Pierre Pellegrin, LP18, Le Livre de Poche, Paris, 1994 (ce recueil inclut : Serment, La loi, Du medecin, Des airs, des eaux et des lieux, De la maladie sacree, De la nature de l’homme, Du regime salutaire, De l’ancienne medecine, De l’art, Des fractures, Des articulations, Des plaies a la tete, De l’officine du medecin, Epidemies (livres I et III), Pronostic, Aphorismes, Prenotions coaques, Des maladies (Livre I), Des vents) * Hippocrate, Connaitre, soigner, aimer : Le serment et autres textes, textes presentes et annotes par Jean Salem, traduction d’Emile Littre, Point Sagesses n°142, Seuil, Paris, 1999 La collection Hippocratique, texte grec et traduction en francais, est publiee en plusieurs volumes dans la collection Bude. Les mathematiques

Les mathematiques, et en particulier la geometrie, ont fait d’importants progres du temps de Socrate et Platon, en partie d’ailleurs grace aux activites de Platon lui-meme et de ses collegues a l’Academie, dont Eudoxe de Cnide, dont les ? uvres, aujourd’hui perdues, ont sans doute inspire plusieurs chapitres des Elements d’Euclide. La majeure partie des ? uvres de ces mathematiciens est aujourd’hui perdue et ne nous est connue que par les references qui y sont faites par les auteurs posterieurs. Certaines de ces references sont regroupees, en texte grec avec une traduction en anglais, dans le volume suivant de la collection Loeb: * Greek Mathematical Works, vol. I: Thales to Euclid, Greek text and English translation by Ivor Thomas, The Loeb Classical Library (#335), Harvard University Press, 1939, rev. 1980, 1991 Xenophon

Xenophon est un contemporain de Platon qui frequenta aussi Socrate dans sa jeunesse, avant de partir en Asie Mineure avec l’expedition des Dix-Mille, qu’il raconte dans son Anabase (expedition ou il cotoya Menon, que Platon met en scene dans le dialogue qui porte son nom). Xenophon ecrivit plusieurs ouvrages mettant en scene Socrate : les Memorables, ainsi que l’Economique, qui leur fait suite, et, comme Platon, un Banquet et une Apologie de Socrate. Il a aussi compose une suite a l’histoire de Thucydide, appelee les Helleniques. * L’edition en 3 volumes des ? uvres completes de Xenophon, traduites par Pierre Chambry, chez Garnier Flammarion (T. I : Cyropedie, Hipparque, Equitation, Hieron, Agesilas, Revenus, GF139 ; T.

II : Anabase, Economique, Le Banquet, De la Chasse, La Republique des Lacedemoniens, La Republique des Atheniens, GF142 ; T. III : Les Helleniques, L’apologie de Socrate, Les Memorables, GF152) n’est plus disponible en librairie. Une reedition dans un groupement different a commence avec : Xenophon, L’Anabase, Le Banquet, traduction et notes de Pierre Chambry, GF956. * On trouve aussi en poche : o Xenophon, Le Banquet, L’Apologie de Socrate, textes etablis et traduits par Francois Ollier, presentation par Leo Strauss, traduite de l’anglais par Olivier Sedeyn, Tel n°242, Gallimard, Paris, 1994 * Les ? uvres completes de Xenophon, texte grec et traduction francaise, sont publiees dans la collection Bude. On notera en particulier : o L’anabase, T.

I, livres I-III, texte grec edite et traduit par Paul Masqueray o L’anabase, T. II, livres IV-VII, texte grec edite et traduit par Paul Masqueray o Le Banquet, L’Apologie de Socrate, texte grec edite et traduit par Francois Ollier o Les memorables, T. I, Introduction, livre I, texte grec edite et traduit par Paul Masqueray (les autres volumes, contenant les livres II a IV, sont epuises) Aristote Aristote est le plus celebre des eleves de Platon. La lecture de ses critiques de ce qu’il dit etre les opinions de Platon, ou de ceux qu’il appelle les platoniciens, est interessante, pourvu que l’on ne prenne pas pour argent comptant tout ce qu’il attribue a d’autres, Platon compris.

Car, au contraire de Platon, qui etait maitre en l’art de critiquer les opinions des autres de l’interieur et dans leur (in)coherence propre, Aristote a la facheuse tendance a tout ramener a son propre systeme, et a vouloir critiquer les autres comme s’ils n’etaient que des precurseur de sa verite, qu’ils n’avaient bien entendu pas encore maitrisee. Je suis convaincu que plusieurs dialogues critiquent sans le dire des opinions qu’Aristote attribue justement a Platon, a commencer par le Parmenide, ou le choix d’un personnage (historique, et futur tyran) homonyme d’Aristote pour servir de pale interlocuteur a Parmenide dans son « jeu laborieux » est loin d’etre une simple coincidence !… Aristote, issu d’une famille de medecins, n’a pas su suivre Platon hors de la caverne et jusqu’au sommet de la colline (voir l’allegorie de la caverne), mais surtout, il n’a pas compris ce que Platon avait compris et qui l’a pousse a ecrire des dialogues plutot que des traites dogmatiques, savoir, qu’il est plus important d’aider les lecteurs a se poser les bonnes questions et de les faire penser par eux-memes pour arriver a leurs propres reponses, sur des questions ou il est impossible de « demontrer » scientifiquement quoi que ce soit, que de leur servir des reponses toutes faites et des « demonstrations » qui n’en sont pas… Ceci etant, pour une premiere approche, on pourra lire avec profit la Metaphysique, pour voir ce qu’Aristote y dit des « idees », l’Ethique a Nicomaque, pour avoir une idee du point de vue d’Aristote sur les questions d’ethique, sa Politique, pour son approche de la politique, et son De anima, pour y trouver les fondements de sa psychologie. * Sont disponibles en collection de poche, entre autres : o Metaphysique, vol. 1, livres a-z, traduction et notes J. Tricot, Vrin, Paris, 1974 Metaphysique, vol. 2, livres h-n, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 1974 o Ethique a Nicomaque, traduction et notes de Jean Voilquin, GF43, Flammarion, Paris, 1965 (ancienne edition) o Ethique a Nicomaque, traduction et notes de Richard Bodeus, GF947, Flammarion, Paris, 2004 (nouvelle edition) o Politiques, traduction et notes de Pierre Pellegrin, GF490, Flammarion, Paris, 1990 o De l’ame, traduction et notes de Richard Bodeus, GF711, Flammarion, Paris, 1993 o Petits traites d’histoire naturelle, traduction et notes de Pierre-Marie Morel, GF979, Flammarion, Paris, 2001 (en particulier pour le « De la sensation et des sensibles ») Histoire des animaux, traduction et notes de Janine Berthier, Folio essais n°241, Gallimard, Paris, 1994 (pour se faire une idee d’Aristote le naturaliste) o Physique, traduction et notes de Pierre Pellegrin, GF887, Flammarion, Paris, 2001 (dans cet ouvrage, Aristote etudie certaines notions generales comme le temps et le mouvement) o Traite du ciel, traduction de Catherine Dalimier et Pierre Pellegrin, GF1036, Flammarion, Paris, 2004 o Organon, chez Vrin (ces ouvrages constituent toute la « logique » d’Aristote) : + Organon, I : Categories ; II : De l’interpretation, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 1979 + Organon, III : Premier analytiques, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 1992 Organon, IV : Seconds analytiques, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 2000 + Organon, V : Topiques, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 1997 + Organon, VI : Refutations sophistiques, traduction et notes de J. Tricot, Vrin, Paris, 1995 o Organon, publication en cours dans la collection GF Flammarion ; sont disponibles : + Seconds analytiques, edition bilingue, traduction de Pierre Pellegrin, GF1186, Flammarion, Paris, 2005 o Rhetorique, traduction et notes de Meredic Dufour et Andre Wartelle, Tel N°295, Gallimard, Paris, 1998 (c’est la traduction issue de l’edition Bude de cet ouvrage) o Poetique, traduction de J.

Hardy, Tel N°272, Gallimard, Paris, 1996 (c’est la traduction issue de l’edition Bude de cet ouvrage) (ces deux derniers ouvrages donnent une idee d’Aristote « critique litteraire » et professeur de rhetorique) * On trouve, dans la collection Bude, certaines des ? uvres d’Aristote (toutes n’y ont pas ete publiees), avec le texte grec et la traduction en francais, entre autres : o Politique, Livres I-II, texte etabli et traduit par Jean Aubonnet, Les Belles Lettres, Paris, 1991 o Politique, Livres III-IV, texte etabli et traduit par Jean Aubonnet, Les Belles Lettres, Paris, 1999 o Politique, Livres V-VI, texte etabli et traduit par Jean Aubonnet, Les Belles Lettres, Paris, 1973 o Politique, Livres VII, texte etabli et traduit par Jean Aubonnet, Les Belles Lettres, Paris, 1986 Politique, Livres VIII et Index, texte etabli et traduit par Jean Aubonnet, Les Belles Lettres, Paris, 1986 o Physique, Livres I-IV, texte etabli et traduit par Henri Carteron, Les Belles Lettres, Paris, 1926 o Physique, Livres V-VIII, texte etabli et traduit par Henri Carteron, Les Belles Lettres, Paris, 1931 o De l’ame , texte etabli et traduit par A. Jannone et E. Barbotin, Les Belles Lettres, Paris, 1981 o Du ciel, texte etabli et traduit par Paul Moraux, Les Belles Lettres, Paris, 1965 o Meteorologiques, Livres I-II, texte etabli et traduit par Pierre Louis, Les Belles Lettres, Paris, 1982 o Meteorologiques, Livres III-IV, texte etabli et traduit par Pierre Louis, Les Belles Lettres, Paris, 1982 De la generation et de la corruption, texte etabli et traduit par Charles Mugler, Les Belles Lettres, Paris, 1966 o Petits traites d’histoire naturelle, texte etabli et traduit par R. Mugnier, Les Belles Lettres, Paris, 1953 o De la generation des animaux, texte etabli et traduit par Pierre Louis, Les Belles Lettres, Paris, 1962 o Les parties des animaux, texte etabli et traduit par Pierre Louis, Les Belles Lettres, Paris, 1993 o Rhetorique, Livre I, texte etabli et traduit par Meredic Dufour, complement bibliographique d’Andre Wartelle, Les Belles Lettres, Paris, 1938, 1991 o Rhetorique, Livre II, texte etabli et traduit par Meredic Dufour, Les Belles Lettres, Paris, 1931, 1991 Rhetorique, Livre III, texte etabli et traduit par Meredic Dufour et Andre Wartelle, Les Belles Lettres, Paris, 1973, 1989 o Poetique, texte etabli et traduit par J. Hardy, Les Belles Lettres, Paris, 1932, 1985 o La constitution d’Athenes, texte etabli et traduit par Georges Mathieu et Bernard Hassoulier, Les Belles Lettres (cet ouvrage est interessant sur le plan historique, car il retrace l’histoire d’Athenes pour expliquer l’evolution de sa « constitution » ; il est aussi disponible dans la collection Classiques en poche Bilingue) Les personnages des dialogues de Platon Un ouvrage particulierement interessant pour l’etude des dialogues de Platon, malheureusement (pour les rancais) disponible en anglais seulement, est The People of Plato, A Prosopography of Plato and Other Socratics, by Debra Nails, Hackett, Indianapolis/Cambridge, 2002, dans lequel on trouve toutes les informations biographiques et autres connues sur tous les personnages mentionnes dans les dialogues, avec les sources et une discussion critique de celles-ci, plus diverses autres informations sur la Grece et l’Athenes du temps de Platon. Commentaires des dialogues de Platon Comme l’a dit A. N. Whitehead, « La plus sure description d’ensemble de la tradition philosophique europeenne est qu’elle consiste en une serie d’annotations a Platon » (A. N. Whitehead, Process and Reality, 1929).

Dans ces conditions, on n’est jamais loin de Platon lorsqu’on lit les ? uvres d’un philosophe, quel qu’il soit. Si l’on se souvient de plus que Platon, a mon avis, n’a pas ecrit ses dialogues pour nous dire ce que lui pensait, mais pour nous faire penser, il est plus important de lire ses dialogues et de se laisser interroger par eux que de lire les commentaires de ceux qui pretendent nous expliquer ses reponses, qu’il s’est justement bien garde de nous donner ! Ceci etant, on peut vouloir confronter sa propre comprehension (ou incomprehension) des dialogues a celles d’autres penseurs. Mais alors, il ne faut pas se limiter aux commentateurs recents.

Les « commentaires » de Platon commencent avec Aristote et se poursuivent tout au long de la tradition philosophique occidentale. Il ne nous reste que des fragments des philosophes de l’ancienne et de la nouvelle Academie, les successeurs de Platon a la tete de l’ecole qu’il avait fondee. Mais on peut vouloir lire certains ouvrages de Ciceron (comme sa Republique, inspiree de celle de Platon, dont il traduisit certains dialogues en latin), ou des Stoiciens, d’Epicure et de son ecole, des Cyniques ou des Sceptiques, qui, tous, considerent Socrate comme le modele du sage, chacun le tirant a lui, a partir des images qu’en avaient donne ses « compagnons », dont Platon.

On est mieux servi sur la tradition Neoplatonnicienne, commencee avec Plotin, dont les Enneades nous ont ete conservees en entier. Mais ce sont aussi les premiers peres de l’Eglise qui ont ete influences par Platon, Justin (le premier sans doute a tenter de concilier la philosophie grecque, et surtout celle de Platon, avec la theologie chretienne naissante), Eusebe de Cesaree (dans les ouvrages qu’il ecrit pour convertir les elites en prenant appui sur la culture profane de son temps, toute petrie de philosophie grecque), Origene (qui fut condamne pour avoir trop voulu « rationnaliser » la theologie chretienne a la lumiere de Platon), et bien d’autres.

Et c’est en faisant un detour par le platonisme de Plotin que Saint Augustin revint du manicheisme au christiannisme (on pourra lire sur ce point les pages qu’il ecrit a ce propos dans ses Confessions). il faudrait encore parler des philosophes arabes, qui commentaient les ouvrages de Platon a cote de ceux d’Aristote a une epoque ou la plupart de ceux-ci etaient ignores de l’Occident chretien, puis de la redecouverte de Platon a la Renaissance. Plus pres de nous, on peut penser a Nietzsche et a ses demeles avec Socrate et Platon, ou a Heiddeger, qui a traduit et commente certains textes de Platon. Et meme chez les philosophes qui ne le nomment pas explicitement, il est interessant de voir comment ils sont influences par les problemes qu’il a pose.

Bref, une bibliographie des commentaires de Platon qui ont subi l’epreuve du temps et nous confronteraient a de grands penseurs reviendrait a une liste des ouvrages de philosophie disponibles dans toutes les bonnes bibliotheques !… C’est pourquoi je laisse ici a chacun le soin de faire son choix selon ses gouts. Si je devais neanmoins choisir un ouvrage recent en guise d’introduction aux dialogues, je mentionnerais le Platon de Monique Dixsaut, Vrin, Paris, 2003, qui n’est pas une biographie de Platon, mais un commentaire des dialogues structure non par la chronologie supposee de ceux-ci, mais par un plan d’etude thematique qui parcourt successivement les questions suivantes : Ecrire des dialogues, Parler dans une langue, Savoir, Essences et formes, L’un et le multiple, L’ame, La cite et le monde, Le bien.

Je ne suis pas en accord avec tout ce qu’ecrit Monique Dixsaut, qui accorde encore trop d’importance a mon gout aux problemes de l’etre, mais cet ouvrage, sous reserve qu’il ne soit pas vu comme un substitut a la lecture des dialogues eux-memes, met bien en evidence la plupart des problemes poses par Platon dans ceux-ci, bien que dans un ordre qui n’est pas celui que je crois que Platon avait adopte en structurant ses dialogues (du meme auteur, on pourra aussi lire Le naturel philosophe, essai sur les dialogues de Platon, Vrin – Les Belles Lettres, Paris, 1985 ; Platon et la question de la pensee, Vrin, Paris, 2000 ; Metamorphoses de la dialectique dans les dialogues de Platon, Vrin, Paris, 2001 ; Monique Dixsaut a aussi traduit le Phedon dans la nouvelle edition des dialogues chez GF Flammarion). On pourra aussi lire avec profit l’ouvrage collectif Lire Platon, realise sous la direction de Luc Brisson et Francesco Fronterotta et publie dans la collection Quadrige par les Presses Universitaires de France (PUF), Paris, 2006.

Cet ouvrage regroupe de courts chapitres ecrits par des specialistes de plusieurs pays et regroupes sous les themes suivants : Predecesseurs et contextes historiques (4 chapitres), La philosophie, les discours et les savoirs (4 chapitres), Le sensible et l’intelligible (3 chapitres), Le corps et l’ame (3 chapitres), Gouvernement de soi et gouvernement de la cite (4 chapitres), La posterite (1 chapitre). La encore, je ne suis pas toujours d’accord avec les presupposes et les conclusions de tel ou tel des auteurs, qui restent tous dans le cadre de l’hypothese de dialogues autonomes ecrits tout au long de la vie de Platon et classes en trois groupes (jeunesse, maturite, vieillesse), mais il n’en reste pas moins que cet ouvrage balaye de maniere assez complete les divers problemes poses par les dialogues et met bien en evidence les questions qu’ils posent aujourd’hui aux specialistes, meme si les reponses proposees ne sont pas toujours celles qui ont ma faveur.