plaidoirie sur l’euthanasie

plaidoirie sur l’euthanasie

Chantal Sébire souffrait d’un esthésioneuroblastome, autrement dit : une tumeur très rare des sinus et de la cloison nasale. N’ayant aucun échappatoire, Chantal Sébire va demander à la Justice et au président de la République( Nicolas Sarkozy à ce moment là) le droit de mourir dans la dignité. Son cas va alors raviver le débat sur l’euthanasie. Tout d’abord, qu’est ce que l’euthanasie ? Cest avant tout le droit de mourir avec dignité.

Ily a deux types d’euthanasie : -L’euthanasie dite « active » où un tiers administre à un malade to vien « ext une substance létale L’euthanasie dite « en arrêtant l’alimenta le patient dans un co quelques jours. p g r sa mort. opper un traitement, ificielle et on plonge la mort au bout de Dans les deux cas, le but est de soulager la personne en lui donnant la mort. L’euthanasie active contrairement à « la passive » est interdite en France. A ce jour, deux thèses s’affrontent : Faut-il maintenir en vie un homme (quitte à aller à l’encontre de ses dernières volontés) ?

Ou faut-il l’aider, l’accompagner, afin d’abréger ses souffrances ? Nous sommes là car nous comptons plaider pour la liberté de hoix : celle

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du droit à mourir dans la dignité. Certains diront que c’est un crime, principalement en référence ? notre origine judéo-chrétienne, qui considère la vie co comme un don de Dieu, que nul autre que lui ne peut retirer. Pourtant à notre avis, il ne s’agit pas là d’un crime : donner la mort pour soulager ; c’est surtout et avant tout, accompagner la personne à la fin de sa VIe. La mort est un sujet auquel personne ne peut échapper ni être indifférent.

La médecine qui a beaucoup évolué, peut se vanter davoir fait de nombreuses avancées dans la guérison et la ecouverte de nouveaux traitements. Elle n’est pour autant , pas encore en droit d’accompagner de manière active une personne dans la mort. Il est vrai que I’ on peut actuellement de manière passive mettre fin à la vie grâce au député Leonneti qui a instauré un droit au «laisser mourir», avec des soins palliatifs. Le fait qu’un médecin ne puisse aider une personne à mourir est contraire au serment d’Hippocrate .

Le serment d’Hippocrate est prêté par les médecins occidentaux à la prise de leur fonction ; ce serment promulgue le respect du patient, ainsi que de ses choix. Voici un extrait de ce serment : « •Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. •Je ferai tout pour soulager les souffrances. DJe ne prolongerai pas abusivement les agonies h.

Ce serment contraste avec l’ancien serment jugé archaïque. Voici un extrait de l’ancien serment : «Je dirigerai le régime des mal 2 serment jugé archaïque. Voici un extrait de l’ancien serment : ? Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif » On peut voir qu’à I ‘époque il était alors interdit d’avorter, plutôt ironique non ?

Sachant que les parents avaient le droit de se débarrasser de l’enfant à sa naissance. Le cas de l’avortement prouve que l’homme a évolué et qu’il est emps d’avancer avec son temps, de légaliser l’euthanasie. A notre avis, il est temps de commencer à penser non pour les patients, mais avec eux et les aider dans leur choix. De plus le président de la République, François Hollande, lors de la prise de son pouvoir à fait une liste de promesse qu’il s’engageait à tenir.

Dans cette liste, l’engagement 21 stipule « Introduire la possibilité de bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité, dans des conditions précises et strictes » qui n’a pas pour but d’utiliser ‘euthanasie active mais d’arrêter les soins palliatifs dans certains cas rare, afin de soulager le malade, de le laisser terminer sa vie dans la dignité. Cet engagement n’a pas encore été réalisé et est en retard, il aurait du être présenté au Parlement avant la fin juin 201 3.

La vice présidente de l’association pour le Droit de Mouri 3 au Parlement avant la fin juin 2013. La vice présidente de l’association pour le Droit de Mourir en Dignité, Nicole Boucheton a publiquement critiqué le fait que cette promesse n’a toujours pas été appliqué « J’aurais aimé rofiter de cette engagement et ne pas avoir à m’exiler en Suisse » Elle est atteinte d’un cancer du rectum, les solutions envisagés pour son traitement lui semblent trop lourdes. Elle a donc décidé de partir en Suisse afin de mourir dignement.

En effet, en Suisse l’assistance médical au suicide est autorisée. Contrairement à l’euthanasie où le médecin injecte le sédatif, dans le cas de l’assistance au suicide c’est le patient qui s’injecte lui même la dose mortelle. La dose est préparé auparavant par le corps médical. Donc si l’euthanasie active ou l’assistance au suicide serait égalisé en France, de nombreuses personnes dans le cas de Mme Boucheton, pourrait mourir dignement et sans souffrances, sans à avoir s’exilé dans des pays autorisant cette pratique.

Il est vrai que La loi Leonneti a fait avancer les choses. On peut alors se demander pourquoi vouloir passer à une euthanasie active ? Tout simplement car elle est rapide et contrairement ? l’euthanasie passive, on est sûr que la personne puisse partir sans douleur. D’ailleurs on peut se demander si la loi Leonneti est un abrègement des souffrances, si elle va dans la continuité des ouleurs infligées aux patients ? Pour illustrer notre propos, voici le cas d’Hervé Pierra. Hervé Pierra l’âge de 20 4 patients ?

Hervé Pierra l’âge de 20 ans, est tombé dans un profond coma végétatif qui a duré 8 ans. Pendant plus de 18 mois, ses parents ont demandé l’application de la loi Leonneti. Le comité d’éthique de Cochin donne son aval ainsi que le docteur Régis Aubry (missionné par Jean Leonetti). Pourtant quelques mois plus tard, les parents dlHervé témoignent l’horreur de la fin de vie de leur fils Je cite : « Après le retrait de la sonde gastrique, notre fils est mort près 6 Jours cauchemardesques, sans aucune sédation, brûlant, cyanosé et faisant des bonds dans son lit, comme électrocuté.

Il s’agit, dans notre cas, qui a été médiatisé, d’un « laissé crever », comme l’a écrit le député Jean Leonetti dans son livre À la lumière du crépuscule Les médecins avaient eu peur d’être accusés d’euthanasie active si notre enfant avait été sédaté et surtout si son décès était intervenu trop rapidement. » La loi Leonetti stipule que la sédation est mise en place pour soulager la douleur et non pour accéder à la mort, même si elle risque de la hâter.

Dans le cas d’Hervé le but était clairement de lui ôter la vie et non de le soulager de ses souffrances puisqu’il n’éprouvait plus rien. La question qui se pose c’est pourquoi alors l’avoir laissé agoniser ? I s’agissait, en fait, de faire passer la mort comme une « non- euthanasie » . A notre avis, c’est une forme de « maltraitance institutionnalisée ». Le principe S institutionnalisée Le principe fondateur de notre société : Tu ne tueras point ! st abusivement et de manière éhontée utilisée pour fermer la porte à tout débat. Or la compassion n’est pas et ne doit pas être « un homicide olontaire » ! C’est l’institution (c’est-à-dire l’homme) qui, en décidant que la mort n’est pas autorisée, se substitue à un Dieu et se condamne à des doubles peines : celle de ne plus pouvoir vivre et celle de ne pas avoir le droit de mourir. Philippe Bataille fait partie de ceux qui dénoncent cette absurdité, il est l’ auteur du livre « À la vie à la mort. ? Il relate le cas édifiant, entre autres, d’un prématuré non viable auquel on a appliqué la loi Leonetti : on l’a laissé mourir de faim et de soif Pourtant, à ce jour les sondages montrent que des Français ont favorables à l’euthanasie active . Du coup,la question que I ‘on peut se poser c’est : pourquoi face à cette majorité ne met-on pas en œuvre la légalisation de l’euthanasie ? Sans doute à cause de ses dérives : Les dérives grandissantes dans d’ autre pays ayant accepté cette légalisation.

Cest le cas plus particulièrement de la Belgique, qui, bien que seul pays au monde pratiquant l’euthanasie d’enfants, fût lieu d’horreurs. Distelmans,psychiatre, fait parti de ceux appelé lors d’euthanasie a effectuer. Il est considéré comme étant le bourreau en chef de a Belgique et véritable gourou de sa pratique. Il aurait fait étant le bourreau en chef de la Belgique et véritable gourou de sa pratique. Il aurait fait euthanasier une de ses patientes sans raison apparente.

En effet dans ce cas prées, il est nullement établi que la patiente aurait voulu en finir avec la vie. Elle était en bonne forme physique et pensait que sa détresse émotionnelle pouvait être traitée. Le plus terrible dans l’histoire c’est que personne dans sa famille ou parmi ses amis n’a été prévenu. En Belgique et aux Pays-Bas, les médecins ont le droit d’injecter n produit mortel sur la base de la souffrance physique ou psychologique. Pire encore, il est prévu d’étendre Feuthanasie aux aliénés mentaux ne pouvant juger par eux-mêmes de leur état. ?liminer les indésirables voilà la pire des dérives, tout ça nous ramène à une époque que tous préfèrent oublier….. Les dérives sont le principal suet qui empêche l’application de la loi mais que valent-elles en comparaison des douleurs et des conditions de vie de ceux qui désirent avoir droit à l’euthanasie. La première affaire que je vais présenter est connu sous le nom d’affaire Imbert. Cette affaire secoua l’opinion en 2003. En 2000 Vincent Humbert à l’âge de 20 ans fût victime d’un grave accident de la route, le rendant aveugle, muet et tétraplégique.

Il a tout de même gardé toute sa lucidité ainsi que l’usage de son pouce droit. Le 20 novembre 2002 Grâce au son pouce et a son ouïe avec l’aide de son animatrice Chantal, il rédigea sa requête de « droit de mourir Sa requête fût avec l’aide de son animatrice Chantal, il rédigea sa requête de « droit de mourir Sa requête fût destiné au Président de la République dans laquelle il va demander l’abrègement de ses souffrances. Le 24 septembre 2003 la mère de Vincent va passer à l’acte et va lui donnant d’importantes doses de sédatifs.

Vincent Humbert entre dans un coma profond et est alors admis dans le service de réanimation du Dr Frédéric Chaussoy. Le docteur Chaussoy avec l’accord de la famille va mettre un terme à la vie de Vincent. La mère de Vincent et le docteur seront inculpé en janvier 2004 puis auront droit à un non lieu en 2006. Pourtant l’euthanasie clandestine est appliqué dans de nombreux hôpitaux en France et des médecins sont inculpés pour l’avoir pratiqué. Mais meritent-ils d’être emprisonnés pour avoir ccepter d’aider un patient qui souffre,aé à partir dignement ?

Non, nous ne le pensons pas. Aider le patient à s’acquitter de ses souffrances est le principe même du médecin. Alors pourquoi ne pas légaliser l’euthanasie active qui permettrait à des patient condamnés de mourir sans souffrance. Pourtant, comme 96 %de nos compatriotes, nous pensons que toute personne à le droit de mourir dans la dignité et de demander l’euthanasie dite « active » Alors nous vous laissons méditer cette phrase « A quoi bon rêver d’une nouvelle aube, si on ne pense qu’aux erreurs futures et non aux futurs bien-faits ? » 8