Philosophie term s

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LA CONSCIENCE : INTRODUCTION : « avoir conscience de… » = savoir ; « Perdre/ reprendre conscience » = perception plus ou moins claire des phenomenes qui nous entourent et qui nous renseignent sur notre propre conscience ; Etymologiquement, Conscience vient du latin « cum scienta », ce qui veut dire avec ou accompagne de savoir. Donc, en fait, etre conscient signifie penser, agir, sentir, reflechir tout en le sachant : c’est donc savoir ce que l’on fait quand on le fait.

La conscience est alors assimilable a la connaissance, et c’est la caracteristique propre de l’homme et implique donc que l’homme occupe une place particuliere dans le monde car la conscience que l’on a de soi-meme permet de se penser, de se juger et d’autre part de penser tout ce qui entoure l’etre humain, lui permettant de changer et de vouloir changer ce qui est autour de lui. I- La conscience, distance de l’homme au monde et a lui-meme : On dit que les animaux et les bebes sont au monde, i. . qu’ils sont colles au monde, en font partie integrante et n’ont pas la capacite intellectuelle de s’en detacher. L’homme, lui, au contraire, par le simple fait d’avoir conscience

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de soi, a aussi conscience que le reste du monde n’est as lui, et donc, il s’en detache. L’homme fait partie du monde mais peut s’en defaire, ce qui lui permet de juger et de comprendre le monde, de questionner, de donner des explications et de transformer le monde en vue d’un objectif precis.

Ainsi, l’homme vit dans les soucis puisqu’il se projette dans l’avenir : il anticipe toujours alors que les animaux vivent colles au present. Donc, l’homme se separe du monde : il n’appartient pas au monde, c’est le monde qui lui appartient. Au premier abord, on pourrait croire que la Cs de soi est une connaissance de soi, autrement dit que la Cs de soi est immediate (sans intermediaire), mais en fait, cette Cs immediate que nous avons de tous de nous meme est superficielle : elle n’apprend pas qui je suis reellement ni le sens profond de soi.

Au second abord, cette connaissance n’est que partielle parce que si je faisais des choses en pleine connaissance de causes, je n’eprouverais ni remords ni regrets. Finalement, la conscience de soi, moins qu’un avantage, est plus une obligation d’une tache a accomplir, ou de quelque chose a accomplir. Le « je veux etre moi-meme » est plus une tache a effectuer dans le temps limite de la vie que la possession d’une reelle identite. On dit que l’homme est perfectible : il a tout au long de sa vie l’occasion de se erfectionner parce qu’il n’a pas de nature bien definie. Si la Cs instaure une distance avec moi-meme, l’homme, dans ce sens est double. Il y a donc deux « moi » en chaque personne : quand on se met en cause, il y a un « moi » qui juge, et un autre qui est juge. En effet, dans la formule « Je me juge », on a deux choses : le juge est sujet et fait par consequent partie du monde intelligible ; et le « moi » qui est juge est objet : il est dans le monde sensible et appartient donc au moi materiel ou encore, c’est un moi immediat.

C’est cette dualite qui est a la base de la philosophie : etre soi-meme est donc par definition impossible et la Cs de soi est tjs un ecart entre « moi » et « moi » : ce qui fait que je ne coincide jamais avec moi, car l’homme a tjs la possibilite de se perfectionner. Cette distance (du monde a l’homme et de l’homme a l’homme) implique un espace de reflexion donc le retour de la pensee sur soi-meme : c’est un acte mediat parce que la reflexion suppose que je me detache de la chose sur laquelle je reflechis pour y revenir ensuite. Le verbe reflechir est plus fort que le verbe penser dans sa signification.

II- La conscience, capacite de questionnement et de doute : Quand je pense, dans le meme temps, j’en prends conscience : la pensee englobe tous les phenomenes de l’esprit et de la reflexion ; la pensee peut acceder a un savoir veritable, par une critique sur les prejuges. Descartes affirme que la Cs et son correla qui est la pensee deviennent a la fois le fondement et le modele de toute verite. Le fondement est ce sur quoi repose un ensemble de connaissance. Il developpe ses idees dans deux livres principalement : Discours sur la Methode et Meditation Metaphysique.

Il reprend l’adage socratique « je sais que je ne sais rien » mais le pousse a l’extreme, en instaurant un doute methodique et hyperbolique qui consiste a se defaire des idees recues et de toutes les croyances, puisque par definition, elles ne peuvent etre vraies. C’est donc un instrument dont le but est de trouver une verite qui puisse servir de fondement aux autres. Descartes est un anti-aristotelicien : il doute de tout, ce qui instaure une revolution en philo : en effet, si une chose resiste au doute, alors elle est ferme et assuree et donc vraie.

Pour ce faire, il a recours a la meditation : mediter consiste a raisonner et a venir a soi pour trouver le fondement de la verite. Le doute est le debut du raisonnement et prouve une certaine liberte. Descartes doute des sens parce qu’ils sont trompeurs, mais ne le sont-ils pas tout le temps ? De meme, il doute des sciences puisqu’il y a forcement une ou des erreurs de raisonnement, qu’on appelle paralogismes mais aussi des pensees qui lui viennent quotidiennement a l’esprit. Quelle est alors la seule et unique certitude qui resiste a ce doute methodique ?

Il reste le « moi » comme Cs et comme capacite a penser : il dira donc « Cogito ergo sum ». Toute pensee est consciente car toujours accompagnee du savoir de celui qui pense. Cela implique que la Cs de soi est en meme temps connaissance de soi : l’individu est transparent a lui-meme parce que non seulement il pense, mais en plus il a Cs de le faire. Le probleme est : je sais que je suis, mais je ne sais pas qui je suis : il faut donc savoir « ce que je suis, moi qui suis certain que je suis » On peut remarquer que dans sa citation, Descartes passe du « je » au « moi ».

Le « moi » est une identite, une realite permanente : c’est le fait d’etre unique, ce que l’on nomme la substance (ce qui reste en soi sur les apparences) ; mais c’est aussi ce qui unifie les diverses perceptions et pensees de l’homme. Aussi nombreuses soient-elles, « il est de soi si evident que c’est moi qui doute, qui entend et qui desire, qu’il n’est pas ici besoin de rien ajouter pour l’expliquer ». Cette certitude l’amene a faire du sujet une substance pensante, separee du corps. Son « je suis une chose qui pense » introduit une dualite entre le corps et l’ame.

III- Problemes que posent la transparence et l’immediatete de la Cs : Affirmer « je suis une chose qui pense » ne me dit pas qui je suis et ne me renseigne pas non plus sur ma reelle identite. Cette identite, loin d’etre immediate et evidente est finalement problematique puisqu’elle est a faire et c’est pour Kant, le fruit d’un veritable travail. Bien sur, le « je » est necessaire pour pouvoir penser et s’approprier ses pensees, mais il ne donne aucune connaissance reelle sur soi-meme. Etre Cs signifie seulement qu’il est possible pour le sujet de prendre ses etats de Cs pour objet de Cs, i. . de reflechir et de faire un retour sur soi. Il faut donc distinguer la Cs immediate qui accompagne tous mes actes de la conscience mediate ou reflechie qui permet au sujet de faire un retour sur soi-meme. Donc, il y a deux moments : d’abord celui durant lequel je pense, et un autre durant lequel j’ai conscience d’etre conscient. ces deux moments sont correlatifs car la conscience des actes est en meme temps conscience de soi, sinon, on perdrait son identite. Husserl dira « Toute conscience est conscience de quelque chose » et introduit par cela l’intentionnalite.

Ce qui caracterise la Cs est qu’elle est toujours en relation a autre chose qu’a elle-meme et il y a donc implication d’une distance du sujet a l’objet qu’il vise, qui peut etre le monde exterieur ou le sujet lui-meme. La Cs vise toujours quelque chose d’exterieur a elle, avec quoi elle ne peut jamais se confondre. Avant toute reflexion, etre Cs, c’est etre present dans le monde, donc s’y inscrire et lui donner un sens . Par cela, la Cs donne un sens aux choses exterieures qui n’en ont pas forcement un. Selon Hegel, un animal est un vivant parmi les vivants.

Il dit aussi que l’homme est double et qu’il a, tout comme les animaux, une conscience immediate mais aussi un esprit, puisqu’il pense, et agit en connaissance de cause. Selon Pascal, la pensee est l’essence de l’homme : il a Cs d’etre miserable, mais il est malgre cela, il est grand parce qu’il en a conscience, ce qui est different des animaux. La pensee, c’est l’expression du roseau : l’homme est superieur a ce qui peut le tuer. L’attache de l’homme est de bien penser en vue de bien agir. Ainsi, il nous incombe de bien utiliser ce pouvoir que nous sommes les seuls a posseder.