Philosophie suis-je ce que j’ai conscience d’être

Philosophie suis-je ce que j’ai conscience d’être

En ce sens, la dissertation ne peut se faire directement, selon une alcoolique inspiration. Cette inspiration est le plus souvent celle de l’opinion. La dissertation comme réflexion est justement la capacité à critiquer son opinion pour produire autre chose qui soit de l’ordre de la pensée. Le plan apparaît donc comme fondamental et on ne saurait trop le recommander aux élèves. L’introduction et la conclusion ainsi que les transitions répondent à la même fonction : montrer que l’on réfléchit et que l’on structure sa réflexion, que pond ne se contente pas d’opiner.

Le caractère personnel de la dissertation ne doit donc pas se confondre avec la démarche qui consiste à avoir ses propres opinions ou des avis personnels car ces opinions et ces avis n’ont rien de vraiment personnel et ne sont pour la plupart que la répétition d’idées reçues qui nous viennent donc des autres. Au contraire, ce qui montre une réflexion personnelle, c’est bien plutôt une capacité propre à savoir douter de son opinion et à conduire par soi-même sa pensée.

Les « parties » ou « mouvements » sont là pour montrer de quelle manière les opinions peuvent être remises en question et dépassées. Avoir le sens du problème philosophique, c’est

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précisément se montrer apte à effectuer ces dépassements. LA NOTION DE PROBLÈME Il faut absolument distinguer le problème du sujet lui-même. Beaucoup d’élèves croient que l’introduction a pour but d’amener le sujet. Or la vraie spécificité de l’introduction est de poser et de formuler clairement un problème. Toute la difficulté tient à voir le problème qui se « cache » derrière le sujet.

Le problème naît de la confrontation, au sein même de notre esprit, entre l’opinion et sa réfutation possible : c’est parce que notre esprit est encombré d’opinions et qu’il dispose en même temps d’une capacité penser par lui-même qu’il y a problème, c’est-à-dire confrontation e thèses différentes, voire opposées. Ainsi, pour le sujet « suis- je ce que j’ai conscience d’être on conçoit aisément que, selon l’opinion commune, la conscience est un savoir qui peut donc aussi être un savoir de soi-même.

grâce a la conscience, je sais ce que je suis, donc je suis ce que j’ai conscience d’être : il y a identité entre ce que je suis et ce dont j’ai conscience. Mais il apparaît aussi que ce savoir sur soi n’est pas toujours clair et que je peux donc me tromper sur moi-même. Cet SI savoir sur sol n’est pas toujours clair et que je peux donc me tromper sur moi-même. Cette confrontation entre, d’une part l’opinion et d’autre part ce qui est susceptible de la mettre en échec, fait que la réponse au sujet peut être affirmative et négative.

Ce sujet pose donc ici le problème des limites éventuelles de la conscience humaine et plus précisément de la connaissance de soi : si la conscience a des limites, il est clair que ses informations ne coïncideront pas toujours avec ce que je suis réellement. La réponse au sujet pourra alors être négative. Si au contraire, je ne trouve aucune limite ou erreur ou déformation possible à la conscience, alors ses informations sur moi pourront être tenues pour vraies. Dans ce cas, la réponse sera plutôt positive.

Ou encore, il se peut que la conscience ait des défauts mais qu’il soit possible de les surmonter ou de les corriger. Dans ce cas, la réponse devient nuancée : non, je ne suis pas toujours ce que j’ai conscience d’être, mais à certaines conditions, il se peut que je le sois. C’est alors le problème en lui-même qui devient la question centrale bien plus que le sujet lui-même : en traitant le problème des limites éventuelles de la conscience de soi, je pourrais répondre à la question : « suis-je ce que j’ai conscience d’être V.

Ensuite, il convient d’avoir en vue l’objet même de la philosophie. Les plus mauvaises dissertations sont en ce sens les dissertations dites « non philosophiques ». Même si elles s’efforcent de poser un problème, s’il n’est pas philosophique, la dissertation rate sa vocation même. Poser un problème, silo n’est pas philosophique, la dissertation rate sa vocation même.

On peut ainsi poser au départ, avant même la première dissertation, les grandes lignes de la démarche philosophique : il s’agit de réfléchir sur vomie en ayant en vue, quelle que soit la question posée, une question plus large englobant toutes les autres : « qu’est-ce que l’homme 7′ (akan) Ceci signifie du même coup le caractère nécessairement abstrait de la dissertation philosophique : on devra faire abstraction de tous les hommes particuliers (ici et maintenant : par exemple en France aujourd’hui) pour se consacrer à l’homme dans sa dimension universelle.

D’où le rôle paradoxal de l’exemple dans la dissertation philosophique : s’il sert à illustrer par le particulier un argument universel – valable pour tout homme alors il est bon de l’utiliser, car il permet une meilleure compréhension de ce qui est abstrait. Mais s’il remplace parfument en se voulant une preuve, alors on ne saurait l’accepter. L’INTRODUCTION L’introduction a pour tâche d’amener et de poser clairement le problème philosophique. Il a donc plusieurs difficultés à cela. ) Trouver le problème lors du travail préparatoire Tout d’abord, il faut trouver le problème grâce à une analyse préalable du sujet. Ce travail doit être le premier dans le travail préparatoire puisque c’est la tentative de résolution de ce problème qui structure toute l’entreprise de la dissertation. Pour cela, il est possible de voir quelles sont les différentes réponses u sujet proposé et sur quels arguments ou quels pré 4 FO SI possible de voir quelles sont les différentes réponses au sujet proposé et sur quels arguments ou quels présupposés ces réponses reposent.

Par exemple, pour le sujet « suis-je ce que j’ai conscience d’être il apparaît que je suis tenté de répondre par l’affirmative ( ma conscience est ce qui me permet de savoir qui je suis et ce que je suis parce que telle est précisément sa fonction et tel est son sens même :science de soi). Toutefois, je ne peux m’empêcher de constater que je ne me connais pas parfaitement, que parfois ce sont les autres qui me révèlent oui-même, et donc que la conscience ne me renvoie pas toujours une image exacte et fidèle de ce que je suis vraiment.

Opposer ainsi une objection à l’opinion première constitue un paradoxe. C’est ce point de départ qui montre que la réponse au sujet ne va pas de soi, et donc qu’il y a un problème, c’est-à-dire un obstacle empêchant une réponse simple et unique à la question posée. 2) Formuler le problème A partir du paradoxe, le problème doit être formulé et apparaît comme ce qu’il faut résoudre si l’on veut répondre au sujet lui-même : la conscience de soi a-t-elle des limites, des imperfections, ou bien peut-on s’ fier entièrement lorsqu’ s’agit de se connaître ?

Ici, la formulation du problème apparaît comme la réaffirmation claire et synthétique du paradoxe. 3) Rédiger et structurer l’introduction Ensuite, lorsqu’ s’agit de rédiger l’introduction, une autre difficulté apparaît : comment bien amener le problème ? Comment le formuler clairement en le distinguant du sujet ? Ou encore le problème ? Comment le formuler clairement en le distinguant du sujet ? Ou encore, comment structurer son introduction pour faire apparaître une problématique ?

Plusieurs démarches ont bien évidemment possibles et l’important reste la formulation même du problème. Cependant on peut conseiller le cheminement suivant : *a) annoncer le thème précis du sujet par une première phrase (pour reprendre notre exemple précédent, le thème serait la conscience humaine et plus précisément la conscience de soi : ceci permet de montrer que l’on a compris la spécificité du sujet et qu’on ne le confond pas avec un autre, ou encore qu’on sait le délimiter). Bu) énoncer la réponse la plus évidente à la question ainsi qu’un argument sur lesquels elle repose et montrer qu’il existe pendant une autre réponse possible à la question (voire plusieurs autres réponses) et énoncer également un argument qui peut la fonder. Ceci constitue le paradoxe de départ. *c) Poser le sujet ainsi justifié et formuler à partir de là le problème *d) annoncer éventuellement le plan si possible sous forme de questions, pour indiquer sommairement le parcours réflexe qui va suivre (comment allons-nous résoudre le problème) EXEMPLE D’INTRODUCTION POUR LE SUJET : SUIS-JE CE QUE J’AI CONSCIENCE D’ÊTRE ? Les a), b), sont là à titre indicatifs pour reprendre les étapes intentionnées précédemment mais deux paragraphes suffisent : SI (a et b), 52 (c et d)] ($1) : annonce du thème et radote a) La conscience humaine semble faire de l’homme e de se représenter le 6 FO SI a) La conscience humaine semble faire de l’homme un être capable de se représenter le monde qui l’entoure mais elle le rend aussi apte à se représenter à lui-même et donc à se connaître. ) On peut donc penser aisément qu’elle est une « science » de soi -même et que ses informations correspondent ce que je suis réellement, que mon être par conséquent coïncide avec la conscience que J’en ai. Cependant, on ne saurait oublier que parfois nous nous mentons à nous-même ou bien que nous avons du mal à nous connaître, et ce malgré tous nos efforts. Notre conscience de soi semble parfois incomplète ou infidèle. 52) : formulation du problème et annonce du plan c) Peut-on alors poser avec certitude que l’on est ce que l’on a conscience d’être, et que l’image de soi que nous renvoie notre conscience reflète parfaitement ce que nous sommes ? Le problème semble être le suivant : peut-on se fier entièrement à la conscience lorsqu’ s’agit de se connaître ou bien la conscience de soi démet-elle des limites ? De) Tout d’abord, quelles seraient les certitudes de la conscience de soi ? Quelles seraient d’autre part les fragilisés et les obscurités de cette même conscience ?

Enfin, serait-il possible de dépasser ces limites pour croire encore à une coïncidence avec soi ? LE PLAN : Les grands mouvements : On conseille aux élèves trois parties plutôt que deux ou quatre, mais cela ne peut rester qu’un conseil. Le premier temps peut être ainsi celui de l’opinion (exposé de la réponse la plus évidente à la question posée et erre manière de traiter le problème). Le dieux la réponse la plus évidente à la question posée et erre manière de traiter le problème).

Le deuxième temps peut être celui de la remise en question de cette opinion (Emme manière de traiter le problème). Le troisième temps serait celui du dépassement possible du deuxième temps, pour approfondir davantage la réflexion et ne pas se contenter d’une simple réfutation de l’opinion : même la réfutation peut se voir réfutée à son tour par un autre point de vue. Il est clair que ce mouvement pourrait se prolonger en une quatrième ou une cinquième partie, mais aléa peut sembler trop ambitieux pour une dissertation en 4 heures.

On recommande également aux élèves de respecter au maximum la formulation du sujet lorsqu’ déterminent les idées directrices des grandes parties : chacune doit se rapporter directement au sujet et répondre au sujet. Par exemple, pour reprendre l’exemple précédent, un premier mouvement peut exposer la réponse la plus immédiate à la question : oui, je suis ce que j’ai conscience d’être, car la conscience est par définition une science (cum sciaient : science qui m’accompagne) donc elle me renseigne sur ce que je suis et ne se trompe pas. On peut ici analyser tout ce que m’apprend la conscience sur moi-même et qui est vrai.

Dans un deuxième temps, on peut envisager les obstacles qui pourtant me rendent obscur à moi-même : je ne suis pas toujours tel que je le crois et ma conscience peut me livrer des informations fausses ou incomplètes sur ce que je suis. Dans un troisième temps enfin, et pour ne pas rester sur un éventuel échec de la conscience de s éventuel échec de la conscience de soi, on peut se demander si, malgré tout, ces obstacles sont indépassables et si, par certains moyens (à envisager), on ne peut pas lever les obscurités ui nous entourent et ainsi mieux se connaître.

Ce respect scrupuleux à l’égard de la formulation même du sujet permet de ne pas déroger à la règle de base de la dissertation : traiter le sujet, rien que le sujet et tout le sujet. Sans cette attention en effet, on risque de traiter un autre sujet, ou bien de le déborder, ou encore de le traiter de façon incomplète ou partielle.

Ainsi le sujet « suis-je ce que j’ai conscience d’être ressemble au sujet : « la conscience de soi est-elle une connaissance de soi Mais si fond respecte la formulation propre à chaque sujet dans ‘élaboration du plan, on ne risque pas de prendre l’un pour l’autre : la progression pour traiter le second sujet sera de cet ordre par exemple : er mouvement consacré à l’identité présumée entre conscience de soi et connaissance de soi (on insiste sur ce qui fait de la conscience une connaissance, indépendamment de savoir ce que je suis), deuxième mouvement consacré à la différence entre la conscience de soi et la connaissance de sol (on insiste sur ce qui échappe à la conscience de soi, sur ce qu’elle ne peut pas savoir, sur ce qui la rend imparfaite ou incomplète) et le troisième mouvement eut enfin porter sur les différents moyens pour parvenir à une connaissance de soi : comment faire de la conscience de soi et malgré ses imperfections, une oc une connaissance de sol : comment faire de la conscience de soi et malgré ses imperfections, une connaissance de soi.

On voit ici que malgré leurs similitudes, nos deux sujets ne portent pas sur le même problème : le premier interroge ce que je suis (par rapport à ce que je crois être) alors que le second interroge la conscience que j’ai de moi-même (par rapport aux exigences de toute connaissance). Les sous-mouvements : Leur rôle est à la fois de montrer des qualités d’argumentation et des qualités d’analyse. Ils permettent de développer ce qui, sous la simple forme du plan, reste synthétique. Mais on recommande plusieurs paragraphes (trois est là aussi le nombre généralement conseillé) comme si un seul paragraphe ne pouvait aller au bout de l’idée exprimée dans le grand mouvement correspondant.