Philosophie Le travail

Philosophie Le travail

Le travail Intro: Le travail est une activité consciente (diff sommeil) qui nécéssite un effort physique et/ou mental dans un but déterminé qui transforme le donné initial. Aristote distingue deux types d’activité qui peuvent correspondre à deux modalités du travail: -La Poièsis: action par laquelle le sujet modifie la matière hors de lui (le bois devient la table). C’est la production. A ce genre appartient tous les arts et métiers et même aujourdhui l’industrie. -La Praxis: action par laquelle le sujet se modifie lui-même/ modifie sa propre nature (les cours).

Cest la formation, l’apprentissage. Alors que la Poièsise un or 10 manifeste un désir d’ oil’ est un travail sur soi- chose que ce que no extérieure et us avons, la praxis désir d’être autre Dans son sens moderne, c’est surtout de la Poièsis qui semble renvoyer le concept de travail. Mais dans tout travail Paièsis et Praxis sont étroitement liés comme le suggère le fameux adage « Cest en forgeant (Poièsis) qu’on devient forgeron (Praxis) ». Le travail n’est Jamais uniquement pour l’homme une transformation de la nature mais aussi une transformation de sa propre nature.

En cultivant son jardln à l’instar de Candide, l’homme se cultive. – Une activité spécifiquement humaine. a) L’objectivation

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d’un projet. Marx affirme qu’il ne faut pas s’arrêter à l’état primordial du travail par lequel l’homme est un un être naturel capable d’agir sur la nature tq les animaux, en effectuant des tâches « Infra-laborieuses »: la cueillette et la chasse. Le travail est une matérialisation volontaire d’une idée ainsi il apparait donc comme une transformation consciente de la nature. Autrement dit, travailler suppose l’existence préalable d’un projet à réaliser.

Il en résulte que le produit du travail est l’extériorisation ou l’objectivation d’une intention humaine. C’est cette intention/volonté qui impose au travailleur les gestes ? accomplir et les techniques à utiliser. Par conséquent le travailleur n’agit jamais au hasard, il est contraint par le projet qu’il a en tête et l’objectif qu’il s’est fixé. Cette capacité à se représenter des buts et à organiser ses actions d’après ses représentations suffit à distinguer le travall des activités instinctives des animaux. b) La médiation de l’outil.

Il y a une seconde différence entre l’activité animale et le travail: alors que l’animal se sert de son corps comme un outil, l’homme nterpose entre l’objet qu’il fabrique et lui-même des outils puis des machines qu’il emploi afin de faciliter et augmenter sa puissance d’action. un outil est un objet qui augmente la puissance du corps humain ou la précision du geste. L’homme primitif commence par se servir de la pierre d’abord sans la modifier pour frotter trancher puis il crée lui-même son outil en transformant la matière naturelle.

L’outil apparaît donc comme un intermédiare entre l’homme et la nature: il est le prolongement du corps anatomique. Mais c 10 un intermédiare entre l’homme et la nature: il est le rolongement du corps anatomique. Mais ces outils improvisés ne sont pas fabriqué à l’avance, ne sont pas mis en réserve ou préparés. Ils sont fournis par la nature et utilisé dans l’urgence du moment. Leur utilisation n’est que momentanée et n’a lieu que lorsque le besoin immédiat s’en fait ressentir. La fabrication de l’outil suppose que l’homme soit capable de différer la satisfaction de ses besoins immédiats.

Alors que l’activité animale n’évolue que très peu, le travail humain au contraire ne cesse d’évoluer et de se perfectionner. Pascal développe, dans sa Préface du Traité u vide (1 663), l’idée progressiste selon laquelle les connaissances et expériences sont acquises par une génération et transmissinles aux générations sulvantes. Ce cumul rend possible une amélioration des savoirs et des savoirs-faire donc de la technique. Ces acquis culturels forment alors une sorte de mémoire collective.

Cette faculté de cristallisation des connaissances constitue une donnée distinctive de l’espèce humaine. Cest elle qui fait du travail un acte générique. c) Un acte générique. Lhomme ne peut pas accomplir les gestes les plus ordinaires sans mettre à contribution le travail d’autrui: c’est la solidarité orizontale fondée sur le partage des tâches, spécialisation, échanges. Cest la division du travail Ily a aussi la solidarité verticale, celle qui nous permet de profiter des travaux de nos ancêtres et nous fait travailler pour nos successeurs.

Par son travail l’homme fait éclate travaux de nos ancêtres et nous fait travailler pour nos Par son travail l’homme fait éclater les limites de son existence indlviduelle: il ne travaille plus seuelement pour lui mais pour l’homme en général. Cest ce que Marx appelle la « vie générique active i’. A partir de là, l’ensemble des moyens scientifiques et techniques u travail est le fruit de la pensée et du labeur de toutes les générations antérieurs. Par conséquent lorsqu’un homme travaille, son activité est habitée par toute l’humanité antérieure.

Son travail est l’expression de toute la vie générique de l’homme, de toutes les créations accumulées du genre humain. Transition: le travail se caractérise par une acitivité consciente. La subordination consciente de la volonté à ce but crée un état de tension désagréable. C’est pourquoi le labeur est jugé bien souvent pénible. Or cette pénibilité du travail est souvent vécue comme une servitude. l- La dialectique du travail et de la liberté. a) Le travail: la plus basse de toutes les activités humaines.

Le travail a été dévalorisé pendant la majeure partie de l’histoire des hommes, notamment dans l’Antiquité. D’ailleurs, le mot « travail » a pour origine latine tripalium, qui désigne un instrument de torture. De même, on dit d’une femme qui accouche qu’elle est « en travail ». Le travail est bien associé à la souffrance. Ce mépris du travail a sans doute eu lieu parce que nous confondons un peu travail et emploi. L’emploi nous semble quelque chose de valorisant parce que c’est ce qui nous permet u 0